Le quotidien La Croix (25-28/5) a publié les résultats d'une enquête sur Ces laïcs qui font tourner
l’Église. En France, 9500 laïcs sont « en mission ecclésiale » : ce sont les « LME ». Ce chiffre est considérable comparé à celui des prêtres âgés de moins
de 75 ans, qui ne sont plus que 7000.
Le manque de prêtres est la raison principale du recours à cette solution qui pèse de plus en plus lourdement sur les
finances de l’Église.
Dans un certain nombre de diocèses, le départ d'un curé résident entraîne la nomination d'un laïc : le territoire
demeure ainsi «quadrillé ».
Certains diocèses ont beaucoup de LME (622 à Lille, 345 à Clermont), d'autres moins (303 à Paris), certains peu (Cahors,
Nîmes, Gap).
Les femmes sont les plus nombreuses – plus de 75% pour la moitié des diocèses. La proportion entre laïcs salariés et
bénévoles est très variable : elle est forte dans des diocèses urbains (87% à Lyon), moindre dans les diocèses ruraux comme Périgueux. Le diocèse de Versailles compte 330 laïcs en mission
ecclésiale – ce qui est beaucoup - mais seulement 24 salariés. Dans le cas des salariés, les rémunérations sont modestes et les contrats de travail plutôt bancals : si 3200 contrats de
travail sont à durée indéterminée, les lettres de mission signées par les évêques prévoient une durée
limitée. Toutefois peu de conflits seraient allés jusqu'aux prudhommes. L'outil juridique le plus fréquemment utilisé est la rupture conventionnelle : ni licenciement, ni démission, versement d'une indemnité. Des licenciements sont possibles
lorsque le laïc a un comportement incompatible avec son employeur – en l’occurrence l’Église (ou plutôt l'association diocésaine).