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La lettre des chrétiens actifs

Chrétiens dans la Cité est une lettre d'information confidentielle vendue exclusivement sur abonnement. Ce blog ne publie pas les informations qu'elle contient mais n'est qu'une vitrine.

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Chrétiens dans la Cité
17 rue Manessier
94130 NOGENT SUR MARNE
contact@chretiensdanslacite.com

Qui sommes-nous ?

Chrétiens dans la Cité n'est pas une association mais une lettre d'information indépendante dirigée par Denis Sureau, 54 ans, journaliste et éditeur. Philosophe de formation, il a publié Retour à la politique (DMM, 1995,épuisé), Petite somme politique, anthologie de textes politiques de saint Thomas d'Aquin (Téqui, 1997) et Prières devant le Saint Sacrement, traduction et commentaire des prières de saint Thomas d'Aquin (Ed. de L'Emmanuel, 2002) et Pour une nouvelle théologie politique (Parole et Silence, 2008 et traduction en espagnol : Una nueva teologia politica, Nuovo Inicio, 2010).
Curriculum vitae détaillé CV2013 CV2013

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La nouvelle théopolitique


Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
Pour commander en ligne (à partir du site Transmettre)

Une nouvelle génération de théologiens se lève dans le monde anglo-saxon. Ils ont entre 30 et 50 ans et de l'énergie à revendre. Catholiques, anglicans, ou protestants, ils bouleversent les vieux clivages, remettent en cause les catégories installées. Disciples de saint Augustin et de Henri de Lubac, marqués par l'enseignement d'Alasdair MacIntyre et de Stanley Hauerwas, ils plaident pour le retour à une théologie libérée de tout complexe d'infériorité.


Revue de presse

Una nueva teologia politica

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Una nueva teología política (en torno a la “Radical Othodoxy.”)

  • Denis Sureau

  • EDITORIAL NUEVO INICIO

  • 232 páginas

 

 

  En esta Nueva teología política, Denis Sureau nos da a conocer a una nueva generación de teólogos políticos que irrumpe con fuerza en el mundo anglosajón. Enraizados en San Agustín y convencidos de la importancia de los escritos de Henri de Lubac, influidos por las enseñanzas de Alasdair MacIntyre y de Stanley Hauerwas, estos jóvenes pensadores rechazan la cautividad política de la Iglesia, fruto de la globalización liberal. Son etiquetados como tomistas subversivos,  aristotélicos revolucionarios, ortodoxos radicales o agustinianos posmodernos. Pero todos ellos, al nihilismo violento en que ha desembocado la salvación que prometía el estado moderno, le oponen una comunidad de referencia y de resistencia: la Iglesia. Sólo ella puede restaurar, mediante su praxis sacramental, una verdadera amistad política entre los hombres.

Caritas in veritate

Denis Sureau a publié un commentaire de la grande encyclique sociale de Benoît XVI
Caritas in veritate




Préface de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne.
192 pages - 6,50 €

 

La loi humaine a raison de loi dans la mesure où elle est conforme à la raison droite; et sous cet aspect, il est manifeste qu’elle dérive de la loi éternelle. Mais dans la mesure où elle s’écarte de la raison, elle est déclarée inique, et ainsi elle n’a pas raison de loi mais plutôt de violence. Et cependant une loi inique conserve quelque semblant de loi en raison de l’ordre émanant du pouvoir de celui qui la porte, si bien qu’elle dérive sous cet angle de la loi éternelle : « Tout pouvoir vient de Dieu » (Rm 13, 1).

Saint Thomas d'Aquin, Somme de théologie, I II 93 3

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Dans le Libre journal de Lumière de l'Espérance,

la radio du dimanche de Radio Courtoisie,

dimanche 26 mai à 12h

Denis Sureau s'entretiendra avec le sénateur Bernard Seillier

autour du thème

La France entre apostasie et sursaut.

Rediifusion à 16h puis sur www.radiocourtoisie.fr

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La Caisse des Dépôts et Consignations a renouvelé sa convention de partenariat avec la société Foncière d’Habitat et Humanisme qui, depuis 27 ans, construit, achète et rénove partout en France des logements à destination des personnes en difficulté. Elle possède 2456 logements et va produire environ 380 nouveaux logements par an, au lieu des 200 à 250 qu’elle a produit ces cinq dernières années, en privilégiant les centres des villes et les « quartiers équilibrés ». Les opérations concernent des logements à l’unité ainsi que des habitats collectifs de type «pensions de famille » destinés à des personnes en grandes difficultés et isolées. Elle bénéficie de subventions et de prêts, notamment de la Caisse des Dépôts, qui va également participer au financement d’un ambitieux plan de travaux d'économie d'énergie. Pour financer la part fonds propres de ses opérations immobilières, la Foncière fait appel à des investisseurs solidaires qui souscrivent à des augmentations de capital : en 2012,

12,5 millions d'euros ont été collectés. La Foncière est l’outil patrimonial de l’association Habitat et Humanisme qui œuvre en faveur du logement et de l’insertion des personnes en difficulté. Reconnue d’utilité publique, la Fédération Habitat et Humanisme rassemble 54 associations couvrant 67 départements. Objectif : permettre aux personnes en difficulté d’accéder à un logement décent à faible loyer et de bénéficier d’un accompagnement de proximité favorisant une insertion durable.

 

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Le 284e numéro de Chrétiens dans la Cité vient de sourtir. Voici les principaux thèmes traités :

  • ANALYSE : Qui sont ces jeunes chrétiens qui se mobilisent contre le pseudo-mariage homo ?
  • L'avis n°120 du CCNE : éradication des trisomiques.
  • Habitat et Humanisme à la vitesse supérieure.
  • Rapprochement des Scouts de France et des Scouts musulmans.
  • Diaconia 2013 : le recadrage du cardinal Sarah.
  • Vers le 26 mai : la mobilisation ne faiblit pas.
  • Brèves : Jean-Paul Delevoye n'ira pas à Lille- Le 31e Pèlerinage de Chrétienté - Agrément pour les Afc - L'embryon revient au Parlement - L'Etat policier sommé de s'expliquer.
  • LECTURE : François Hollande, Dieu et la République, de Samuel Pruvot.
  • INITIATIVES : L'Eglise protestante unie de France.

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Le phénomène étonne les observateurs de toutes tendances, à gauche comme à droite : l'émergence, à travers la mobilisation contre le mariage homo, d'une nouvelle génération de catholiques déterminés.

 Dans un récent article, Le Nouvel Observateur(2/5) osait une Plongée dans la galaxie "catho-réac-décomplexée". S'il était rempli d'erreurs, son objet était néanmoins révélateur d'une prise de conscience. « C'est une vraie lame de fond », constate en le déplorant Christine Pedotti, nouvelle rédactrice en chef de Témoignage chrétien. Car si les jeunes chrétiens ne représentent pas la majorité des immenses foules des marches pour tous, la minorité active qu'ils constituent est néanmoins au cœur d'un dispositif que le quotidien Le Mondequalifie de « machine bien huilée ». Mais qui sont-ils ? Convient-il de leur appliquer le label Génération Benoît XVIou Jeunesse JMJ ? Les pistes sont brouillées : s'il y a parmi eux des chachas(charismatiques), des tradis, et même des tradichmatiquespassant du Pèlerinage de Chrétienté à Paray-le-Monial, la plupart n'ont pas d'affiliation particulière et encore moins de préférence politique partisane. Sans guère de formation doctrinale mais aimant les belles liturgies, immergés dans la culture internet et jonglant avec les réseaux sociaux, ils zappentd'un événement ecclésial à un autre, piochant ce qui leur convient. Et n'attendent pas les consignes d'un clergé qui, lorsqu'il est âgé, peine à les comprendre.

 Au départ, ils étaient peu sensibles à l'engagement politique ou social. Or la mobilisation contre le mariage homo a eu un effet catalyseur. La riposte de l'appareil répressif d’État (exactions policières, mensonges officiels...) comme de son appareil idéologique (en connivence avec les gros médias) a eu pour effet de radicaliser leur perception du pouvoir. Mais pas à proprement parler leur comportement : la multiplication des actions symboliques, visibles et médiatisables, s'accompagne de la création orginale d'espaces de résistance non-violente (tel que le mouvement des Veilleurs) et de la légitimation d'une désobéissance civile aimant à se référer à Gandhi. Il serait hasardeux de prévoir l'avenir de ce mouvement social inédit : il peut s’essouffler ou bien rebondir sur les autres projets sociétaux annoncés (politique familiale, PMA, euthanasie), se conforter en tant que groupe de pression pouvant infléchir le résultat des futures élections (en soutenant ou boycottant des candidats), élargir l'engagement militant à d'autres causes culturelles ou sociales... Aujourd'hui, toutes ces pistes sont ouvertes.

 

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Nous vous proposons une offre exceptionnelle : un abonnement d'essai d'un an pour seulement 30 euros. Il suffit de cliquer ici.

 

Vous voulez connaître les initiatives prises par les chrétiens dans la vie sociale, économique et politique : famille, école, entreprise, institutions...

Vous ne pouvez pas tout lire

mais vous pouvez tout savoir...

... à condition bien sûr de disposer d’une publication sérieuse et concise, pour gagner du temps.

 

Depuis 1996, Chrétiens dans la Cité s’est affirmée comme une source indispensable pour tous ceux qui veulent des informations sûres, fiables, objectives, se référant à la doctrine sociale de l'Eglise.

 

Chrétiens dans la Cité offre sur quatre pages :

  • une analyse pointue d'un enjeu de société,
  • un agenda des principales réunions,
  • des brèves nouvelles,
  • une fiche sur un mouvement, 
  • l’analyse d’un livre de référence.

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Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, nous écrit  :


"Chrétiens dans la Cité apporte des informations utiles, souvent peu relayées par les médias français, concernant la vie de l'Eglise dans la cité, en particulier en ce qui concerne la dimension éthique et sociale. Pour sortir des "prêt-à-penser", des poncifs et des préjugés, il est nécessaire de disposer de telles informations...Lecteur assidu de Chrétiens dans la Cité, je vous encourage à le faire connaître et je vous prie de croire à mon soutien et à mon souhait, pour qu'il soit promu et connu."
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S'il est trop tôt pour cerner les orientations du nouveau pontificat, au moins est-il possible de connaître la personnalité du pape François.

 

Il faut d'abord souligner que si le jésuite est moins un théologien qu'un pasteur, sa théologie n'est pas très éloignée de celle de son prédécesseur. Il est d'ailleurs intéressant de noter qu'il est allé étudier en Allemagne la pensée de Romano Guardini, le principal inspirateur de Joseph Ratzinger. Tout comme il a exprimé à plusieurs reprises sa proximité avec Don Luigi Giussani et son mouvement Communion et Libération. Comme Benoît XVI, il a mis en garde contre un relativisme devenu totalitaire, et une Église qui se replie sur sa seule administration au lieu d'évangéliser.

 

Jorge Bergoglio n'est ni un « progressiste » (il défend notamment le célibat des prêtres) ni un « traditionaliste » (la question liturgique ne semble guère l'intéresser), mais son engagement dans la cité s'inscrit dans le grand courant d'un christianisme social récusant les« solutions totalitaires »1 qu'il énumère : « fascisme, nazisme, communisme ou libéralisme ». Sa position sur la théologie de libération est celle que le cardinal Ratzinger avait exposée dans ses deux instructions (surtout la seconde, plus affinée) : « dénonciation » de « l'infiltration idéologique » marxiste (légitimant le terrorisme), mais reconnaissance du « souci des plus pauvres ». Le contexte sud-américain, et plus spécialement argentin, marqué par l'explosion de la misère et l'atomisation de la société par le consumérisme et un « capitalisme sauvage », l'a rendu très sensible à responsabilité sociale des chrétiens. Attention aux plus faibles et défense de la vie vont pour lui ensemble : il a résisté avec autant de vigueur à l'idolâtrie de l'argent et à l'injustice qu'aux lois pour l'avortement ou le mariage homosexuel (qualifié de diabolique). Un autre point le rattache davantage à Jean Paul II : son patriotisme (« J'aime bien parler de patrie ») ; comme le pape polonais, il affirme que « la patrie est ce qui donne l'identité », « c'est ce que nous avons de plus précieux », c'est un héritage qui ne doit pas seulement être conservé mais développé (ni conservatisme, ni progressisme), face à la globalisation comprise « comme imposition unidirectionnelle et uniformisante de valeurs, de pratiques et de marchandises ».

1 Voir surtout le livre d'entretiens Je crois en l'homme (Flammarion). Toutes les citations viennent de ce livre.

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Le Père Aidan Nichols, dominicain, est l'un des plus brillants théologiens britanniques actuels. Il est l'auteur prolifique d'une quarantaine de livres sur des sujets très variés, dont la pensée de Joseph Ratzinger. La publication de Christendom Awake a fait grand bruit dans le monde anglo-saxon, car ce livre programme invite l'Eglise à redynamiser toute la culture contemporaine, de l'architecture à la famille, de la philosophie à la spiritualité, ou de l'art à la politique. La sortie de son édition française était attendue. Les titres des chapitres sont autant d'appels à retrouver sa capacité de transformation et de renouvellement de toutes les activités humaines : réassocier foi et culture, réenchanter la liturgie, reconstituer une société de foyers, resacraliser la culture matérielle, repenser le féminisme, reconcevoir l'oecuménisme, reconquérir la Bible, recréer la vie religieuse, sauver les Saints Innocents, réimaginer l'Etat de chrétienté etc. C'est dans un dialogue permanent avec la culture contemporaine (y compris dans de ce qu'elle peut avoir de contestable) que le Père Aidan Nichols repense à frais nouveaux une nouvelle évangélisation intégrale (mais non intégriste). La « chrétienté » qu'il appelle de ses voeux n'est pas un rêve nostalgique d'un état historique disparu, mais une société qui prend au sérieux la Résurrection du Christ.

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Chrétienté, réveille-toi !

Redynamiser l’Église dans la culture

Aidan Nichols o.p.

Ed. de L'HHomme Nouveau, 320 p., 28 €

www.hommenouveau.fr

 

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La loi sur le mariage homo n'a été adoptée au Sénat que grâce au vote de sénateurs Ump et centristes. En effet, sur 348 sénateurs, 171 ont voté pour la loi Taubira contre 165 et 9 abstentions et 3 absences.

Voici le détail des sénateurs n'ayant pas suivi la tendance de leur groupe :

 Socialistes. Contre : Roland Povinelli, Richard Tuheiava. Abstentions :

Maurice Antiste, Claude Domeizel, Jean-Noël Guérini et Jeanny Lorgeoux.

 RDSE. Contre : Nicolas Alfonsi et Gilbert Barbier. Abstentions :

Jean-Pierre Chevènement, Pierre-Yves Collombat et François Vendasi.

 UMP. Pour : Christian Cointat, Jacqueline Farreyrol et Fabienne Keller. Abstentions : Alain Fouché, Yann Gaillard, Roger Karoutchi et Alain Milon.

 UDI-Union centriste. Pour :Chantal Jouanno. Abstention : Vincent Capo-Canellas.

 

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L'une des originalités de la communauté de Sant'Egidio est d'être intervenue en tant que médiateur sur la scène internationale. Certains l'appellent l'Onu duTrastevere (quartier romain de sa naissance), d'autres voient dans ses interventions pacificatrices l'invention d'une diplomatie parallèle parfois plus efficace que la diplomatie professionnelle et officielle, et le plus souvent complémentaire. Ce livre collectif raconte l'histoire de ces tentatives, menées au cours des dernières vingt-cinq années, du Mozambique à l'Algérie, du Guatemala au Burundi, de l'Albanie au Kosovo, du Liberia à la Côte-d'Ivoire... S'y ajoutent sa lutte contre le sida (75 000 malades secourus) et son combat pour l'abolition de la peine de mort. La méthode mise en œuvre s'appuie sur une conviction affirmée dans l'introduction par Andrea Riccardi, fondateur de Sant'Egidio : « même dans des conditions désespérées et complexes, la paix s'obtient à travers le dialogue, la rencontre, la médiation, l'accord ». Pourtant, sa communauté est un acteur international hors catégories : ni Ong, ni bras laïc du Saint-Siège, ni agence non gouvernementale, ni organisation nationale ou internationale. Mais une communauté chrétienne, experte en rapports humains, patiente et tenace, dont la faiblesse même devient une force.

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L'Art de la paix

La Communauté de Sant'Egidio sur la scène internationale

Roberto Morozzo della Rocca (dir.)

Salvator, 360 p., 23,50 €

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Dans une tribune libre publiée par La Croix (10/4/2013), Jean-Marie Muller, philosophe et écrivain, porte-parole national du Mouvement pour une alternative non-violente, réagit aux propos de François Hollande défendant a dissuasion nucléaire française : « C’est notre protection, c’est notre garantie. Il faut la conserver et même la moderniser. »

Or Jean-Marie Muller rappelle l'immoralité de l'arme nucléaire : « Il faut ici se ressouvenir de la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU du 24 novembre 1961 qui affirme que tout État qui emploie des armes nucléaires « doit être considéré comme commettant un crime contre l’Humanité et la civilisation. » Certes, par elle-même, la dissuasion n’est pas l’emploi, mais la menace de l’emploi. Mais, dès lors que l’emploi de l’arme nucléaire serait un crime contre l’humanité, la menace de l’emploi est déjà criminelle. Et la possession même de l’arme nucléaire, dont la seule justification est la menace de son emploi, est elle-même illégitime. »

Immorale, la dissuasion est également inefficace : « l’arme nucléaire ne nous protège d’aucune des menaces qui pèsent sur notre société, et surtout pas de la menace « terroriste ».(...) Il est remarquable que les responsables politiques qui justifient la dissuasion nucléaire feignent d’envisager sereinement la possibilité de l’emploi de l’arme nucléaire sans prendre aucunement en considération quelles seraient les conséquences absolument dramatiques de ces frappes nucléaires pour les autres et pour nous-mêmes, pour l’humanité et pour la terre entière. Non, l’arme nucléaire n’est pas une protection, elle est une menace. À l’évidence, il n’existe aucun scénario dans lequel le chef d’État français pourrait raisonnablement recourir à l’arme nucléaire pour protéger notre société. Inutilisable en temps de crise, l’arme nucléaire est inutile en temps de paix. »

Regrettant le coût de ce dispositif (4 milliards par an), Jean-Marie Muller conclut : « Dès lors que l’emploi de l’arme nucléaire serait un crime contre l’humanité, la menace de l’emploi est déjà criminelle. »

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Nous, juristes du monde,
Roberto ANDORNO, Docteur en droit, chercheur (Argentine)
Maria Gabriela AHUALLI STEINBERG, Procureur, Etat de Sao Polo (Brésil)
Fernán ALTUVE-FEBRES, Avocat, Lima (Pérou)
Julio ALVEAR, Professeur de droit, Santiago de Chili (Chili)
Marcello ANDRADE, Avocat, Sao Paulo (Brésil)
Ignacio BARREIRO, Directeur du bureau de Human Life International, Montevideo
(Uruguay)
Saffi BEN HALIMA, Professeur émérite de la faculté de droit de Tunis (Tunisie)
Alfonso DE RIVERO, Juriste, Ancien ambassadeur, Lima (Pérou)
Ricardo DIP, Juge à la Cour de Sao Paulo (Brésil)
Aviol FLEURANT, Professeur de droit international des droits de l'Homme, Avocat au
barreau de Port au Prince (République de Haïti)
Merab GVARAMIA , Full Professor of Law (Georgia)
Mariakutty KOCHUPURACKAL, Barister, Etat de Tamilnadu (Inde)
Mikhaïl N. KOUZNETSOV, Docteur ès sciences juridiques, professeur de l’Université de
Russie de l’amitié des peuples, professeur de droit, juriste, avocat (Fédération de Russie)
Carlos MAHIQUES, Professeur de droit et juge à la Cour de cassation de l'Etat de Buenos
Aires (Argentine)
Bernardo MANZANO-TORRES, Avocat, Guayaquil (Équateur)
Truong QUANG DUNG, barrister, Hanoï (Vietnam)
Pavel PARFENTIEV, Human Rights advocate, World Congress of Families Advisor for the
International Human Rights Law (Fédération de Russie)
Rodrigo PEDROSO, Avocat de l’État, Sao Paulo (Brésil)
Igor V. PONKIN, Doctor of science (Law), Law teacher (Fédération de Russie)
Horacio SÁNCHEZ DE LORIA, Avocat, Buenos Aires (Argentine)
Sesili SHAMATAVA, Assistant of barrister (Georgia)
Nino SULABERIDZE, Lawyer, Doctor of Law (Georgia)
Natalya TCHERNOVA, Avocat, Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie)
Vicente UGARTE DEL PINO, Ancien Président de la Cour de Cassation, Lima (Pérou)

appelons contre le danger de réification des enfants à adopter

 

Depuis la Déclaration de Genève de 1924 sur les droits de l'enfant jusqu’à la Convention de New York relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989 et la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale du 29 mai 1993, le droit universellement consensuel repose sur trois fondamentaux convergents : d'une part, la famille est formée d’une mère et d’un père, d'autre part, l’enfant a droit à une famille, enfin, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être garanti par la société.

 

Une famille est formée d’une femme et d’un homme.

 

Reprenant la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 (article 16), les deux grands Pactes de l’ONU, le Pacte international des droits civils et politiques (article 23) comme le Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels (article 10) ont cette formule admirable : " La famille est l'élément naturel et fondamental de la société ". Elle revient comme un leitmotiv dans tous les préambules. Ce postulat a pour corollaire le suivant, aussitôt énoncé par le Pacte : " Le droit de se marier et de fonder une famille est reconnu à l'homme et à la femme " (article 23 précité).

L'humanité ne procède pas de la génération spontanée ni du clonage des êtres humains. L'humanité est une famille de familles. La sauvegarde de l'humanité passe donc par la protection de son origine, l'union d'une femme et d'un homme, et de son cadre, la famille.

L’article 23 du Pacte de 1966 procède tout simplement du principe de réalité humaine ; il en appréhende le fruit naturel, si on ose dire. Droit naturel et droit positif sont unis à jamais pour définir les " parents " comme l'union d'une femme et d'un homme formant une " famille " et lui réserver cette définition.

 

Une mère et un père, un droit fondamental pour l’enfant

 

La famille est pour l’enfant la condition de " l'épanouissement harmonieux de sa personnalité" (principe 6 de la Déclaration des droits de l’enfant du 20 novembre 1959). Le lien de causalité que font ces textes entre le " besoin d’amour " de l’enfant et le fait de "grandir sous la responsabilité de ses parents " est fondamental (principe 6 précité). Au-delà du droit de l’enfant à sa famille naturelle, autant qu’il est possible, est consacré un droit de l’enfant sans famille à une mère et un père adoptifs.

Ce droit se traduit dans la Déclaration du 3 décembre 1986 sur les principes sociaux et juridiques applicables à la protection et au bien-être des enfants selon un enchaînement admirable qui mérite d’être cité. Si l'enfant ne peut être élevé par ses parents naturels, il faut envisager de le confier à une " autre famille de remplacement " (article 4), car " le but premier de l'adoption est de procurer une famille permanente à l'enfant que ses parents naturels ne peuvent prendre en charge " (article 13).

La Convention de New York n'admet l'adoption dans une " famille adoptive " (article 21) qu'à défaut du droit de l'enfant de connaître et d'être élevé par ses parents (article 7). Les articles 20 et 21 sont dominés par l'idée que l'adoption opère une interpolation de la mère et du père naturels.

La Convention de La Haye n'envisage pas d'autre adoption internationale que celle dont le but est de donner à l'enfant des parents à l'égard desquels pourra s'établir " un lien de filiation" (article 2). Si elle n'envisage pas exclusivement ces " parents adoptifs " (article 5) sous l'angle exclusif d' " époux ", il résulte de son article 2 que cette situation matrimoniale est la première à être considérée.

 

La société, garante de l’intérêt de l’enfant à avoir droit à une famille composée d’une mère et d’un père

 

L’article 5 de la Déclaration de 1986 prévoit que " pour toutes les questions relatives au placement de l’enfant auprès de personnes autres que ses parents naturels, l’intérêt bien compris de l’enfant doit être la considération primordiale".

La Convention de New-York consacre, au titre des principes généraux des droits de l’enfant, la prise en compte de " l’intérêt supérieur de l’enfant " " dans toutes les décisions qui concernent les enfants". Le respect de l’intérêt de l’enfant au droit à une famille de remplacement, composée d’une mère et d’un père, en remplacement de sa famille naturelle composée d’une femme et d’un homme, est garanti par le droit international, qui va même encore plus loin dans le concept de droit à remplacement. Il faut, conformément à l’article 20 de la Convention de New-York, qu’il soit « dûment tenu compte de la nécessité d'une certaine continuité dans l'éducation de l'enfant, ainsi que de son origine ethnique, religieuse,culturelle et linguistique".

C'est, à notre connaissance, le seul motif supérieur en droit international qui autorise à prendre en considération des différences. Au contraire du droit commun des droits de l’Homme, l'intérêt supérieur de l'enfant le commande et le légitime. La prise de conscience par un enfant adopté, progressivement à partir de l’âge de raison, qu’il a été privé de la chance d’une mère et d’un père adoptifs risque fort de se révéler traumatisante lorsqu’on connaît déjà les difficultés d’assumer puis d’accepter un abandon par ses parents naturels ou l’ignorance de ses origines. C’est parce que cette privation serait inhumaine que les droits de l’Homme l’interdisent.

Pour y parer, l’obligation " d’une certaine continuité " entre la famille naturelle de l’enfant et la "protection de remplacement" qui lui est garantie passe, précisément, par la reconstitution d'une cellule formée d'une mère et d’un père. La Convention de La Haye est encore plus nette: " Les adoptions ne peuvent avoir lieu que si les autorités compétentes de l'Etat ont constaté qu'une adoption internationale répond à l'intérêt supérieur de l'enfant " (article 4) et " ont constaté que les futurs parents adoptifs sont qualifiés et aptes à adopter " (article 5).

Sauf à violer le droit des gens, l'Etat d'accueil d’un enfant à adopter doit garantir à l’Etat d'origine de cet enfant ces obligations essentielles des Conventions de New-York et de La Haye. Dans son article 14, la Déclaration de 1986 énonce que " Lorsqu'elles examinent les placements possibles dans une famille adoptive, les personnes responsables du placement doivent choisir l'environnement le plus approprié pour l'enfant ". Pour s'assurer que les futurs parents adoptifs sont "qualifiés et aptes à adopter ", l'Etat d'accueil doit en particulier prendre en considération " leur situation personnelle, familiale, médicale, leur milieu social, les motifs qui les animent, leur aptitude à assumer une adoption " (article 15 de la Convention de La Haye) et l’Etat d'origine est habilité à prendre sa décision en tenant " dûment compte des conditions d'éducation de l'enfant ainsi que de son origine ethnique, religieuse et culturelle "

(article 16). La Convention de La Haye légitime par avance le refus de reconnaître comme qualifiés et aptes à adopter des candidats à l’adoption s’ils n’apparaissaient pas comme de futurs parents adoptifs, c'est-à-dire une mère et un père unis. Ainsi le droit international ne peut pas affirmer de manière plus forte que c’est un choix discrétionnaire de la famille adoptive qui est reconnu aux Etats, au nom de l’enfant.

La combinaison des ces trois principes internationaux fondamentaux permet de rejeter aussi catégoriquement que définitivement un prétendu droit à adopter ou d’aptitude indifférenciée à adopter comme étant contraire aux Droits de l’homme. Ce rejet n’est pas qu’une question de droit positif, ce qui lui ferait après tout prendre le risque d’une évolution des règles sous l’emprise d’une majorité tyrannique ou totalitaire, ce que l’histoire de l’humanité nous a hélas enseigné comme crédible.

Ce rejet se fonde sur l’abomination des abominations, l’esclavage, ancienne expression qui signifie la réification de l’homme. L'enfant adopté ne serait plus alors que le simple objet de substitution auquel un adulte prétendrait avoir droit, alors que, selon le droit international, c'est une famille de substitution à laquelle il pouvait prétendre. La liberté des adultes, notamment à travers leurs choix de vie, se nourrit du respect intégral du droit absolu des enfants, au nom des Droits de l’homme, à une famille d’une mère et d’un père unis. La majorité silencieuse des personnes qui font un autre choix que celui d’être parents naturels le comprend car l’enjeu éthique est au-delà des égo. La tentation de possession d’autrui est une menace récurrente qui guette la société humaine. Dans l’ordre de la procréation, cette tentation prend la forme revendicative du droit à adopter, du droit à un enfant, du droit à fabriquer un enfant, du droit à tel ou tel enfant ou encore du droit à cloner… Commencer à l’admettre, et toute l’immonde pelote se déroule vers le néoesclavagisme des temps prétendument modernes. Si les droits de l’Homme ignorent ces aspirations et leur refusent droit de cité, c’est parce qu’ils trouvent leur raison commune dans le devoir d’abhorrer toute forme de réification de l'être humain, forme modernisée de l'esclavage.

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Avec un résultat de 9,3% aux élections professionnelles, la Cftc est passée au-dessus du seuil de 8% imposé pour conserver sa représentativité.

La centrale chrétienne pourra donc participer aux négociations interprofessionnelles et ainsi au dialogue social national jusqu'en 2017. Ses résultats sont même en hausse par rapport à ceux de 2006 (8,4%). Elle demeure toutefois la plus petite des cinq grandes confédérations, derrière la Cgt (26,77%), la Cfdt (26%), FO (15,94%) et la Cfe-Cgc (9,43%).

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Une nouvelle offensive laïciste a été provoquée par la décision de la Cour de cassation favorable à la salariée de la crèche privée Baby Loup licenciée pour port du voile. Pour les juges, la laïcité ne s'applique pas aux entreprises privées. Le groupe Ump de l'Assemblée nationale a déposé ce jeudi une proposition de loi (qui sera discutée le 6 juin) pour permettre que le règlement intérieur des entreprises et des associations réglemente le port des signes et les pratiques manifestant une appartenance religieuse. Les socialistes vont également préparer un texte allant dans le même sens.

Des initiatives dangereuses, y compris pour les catholiques, alerte l'avocat Erwan Le Morhedec (www.koztoujours.fr) : « que ceux de mes amis catholiques qui se réjouiraient d’un éventuel élargissement de l’obligation de neutralité religieuse au sein des organismes privés (entreprises ou associations) parce que ça ferait la nique aux musulmans n’oublient pas que cet élargissement serait fait dans un état d’esprit d’hostilité à toutes les religions. Compte tenu des interprétations erronées qui ont déjà cours sur la laïcité, il ne manquerait pas d’inciter certains à contester ne serait-ce que l’expression d’une conviction religieuse. »

L’historien et sociologue des religions Philippe Portier souligne de son côté que l'extension de la laïcité à la sphère privée va à l’encontre de sa traditionnelle conception républicaine et ajoute : « Si une loi était votée, nous pourrions passer d’une pratique libérale, celle d’un contrôle de l’État a posteriori – on est puni si l’on a commis un méfait – à une perspective inverse d’un contrôle a priori : quiconque portant un signe religieux ostensible serait supposé apporter du désordre dans une société qui a besoin de cohérence » (www.la-croix.com).

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Voici les principaux thèmes abardés dans Chrétiens dans la Cité, numéro 282 :

ANALYSE :Après le 24 mars

AGENDA

NOMINATIONS : Benoît de Vergnette, Catherine Larrieu, Michel Lachenaud

INFORMATIONS 

La Cftc conserve sa représentativité
Répit pour les embryons
Quand le laïcisme menace l'entreprise
Mariage homo : Le message de Mgr Marc Aillet - Les violences policières - 170 juristes contre le projet - Le mouvement pour l'écologie humaine
L'Artisanat monastique
Lourdes morose
Diaconia 2013

RECENSION : L'Art de la paix. La Communauté de Sant'Egidio sur la scène internationale (Salvator)

INITIATIVES : Uniapac

 

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