Les vingtièmes Journées Paysannes nationales se tiennent les 20 et 21 février, au prieuré de Souvigny, dans l'Allier., autour du thème Espoirs et espérance paysanne.


L’histoire paysanne de la France au XXe siècle a été traversée d'espoirs et de réalités : l'aventure de la Jeunesse Agricole Catholique (JAC), les syndicats locaux fondateurs des coopératives, des mutuelles et des caisses de crédit agricole, la première politique agricole commune européenne avec la préférence communautaire etc. Mais d'autres espoirs ont été déçus, suivis cependant ces dernières années d'« une prise de conscience soudaine que la terre était bien cette matrice de la vie qu’il fallait connaître, aimer, respecter, protéger et même courtiser. » Peu après leur création, un évêque disait : « Les Journées Paysannes voient le jour pour nourrir l’Espérance paysanne. »

Contact : www.journees-paysannes.org

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Un homme politique peut-il être saint ?
Etude d'un cas : Edmond Michelet

Dans son émission mensuelle sur Lumière de l'Espérance
(la radio du dimanche de Radio Courtoisie)
dimanche 7 février à 12h (rediffusion à 16h et minuit)
Denis Sureau s'entetiendra avec Bernard Zeller,
auteur de "
Edmond Michelet est-il un saint ?"

 
 
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Mgr Michel Santier, évêque de Créteil, s’est exprimé au nom de la Conférence des évêques de France, suite aux propositions de la mission parlementaire sur l'interdiction du port de la burqa. Voici le texte intégral de sa déclaration :

 

Comme président du Conseil pour les relations interreligieuses de la Conférence des évêques de France, je n’ai pas voulu prendre la parole avant que la Mission parlementaire chargée de faire des propositions à propos du « voile intégral » n’ait donné ses conclusions.

Je regrette que la Mission n’ait pas cru bon d’entendre l’avis des responsables religieux chrétiens et juifs, alors qu’elle a reçu d’autres courants de pensée. La lettre que j’ai écrite au président de la Mission aurait, au moins, mérité une réponse.

Le Conseil national du culte musulman, par son président, Monsieur Moussaoui, a clairement déclaré que le « voile intégral » n’est pas un signe religieux et que le Coran ne demande pas qu’il soit porté par les femmes.

Il faut raison garder. Le nombre de femmes portant le voile intégral étant très limité, les décisions prises ne doivent pas conduire à stigmatiser les croyants musulmans.

La proposition d’une résolution qui a l’accord des responsables du culte musulman et, semble-t-il, des différents partis politiques peut être un acte important. Mais je suis très réservé sur l’opportunité d’une loi qui ne résoudra pas la question.

Si un texte de loi était adopté, le risque pour les femmes musulmanes portant ce voile intégral est qu’elles ne sortent plus de chez elles et soient encore plus marginalisées. Ainsi le résultat pourrait être contraire à l’effet recherché et conduire, par réaction, à une augmentation du nombre de femmes portant cet habit.

Les citoyens français, et parmi eux les catholiques, ne doivent pas se laisser envahir par la peur et la théorie du choc des civilisations. Il est essentiel de distinguer la majorité de nos concitoyens musulmans qui demandent à pouvoir pratiquer librement leur culte et une minorité qui, tout en se réclamant de l’islam, cherche à déstabiliser les démocraties.

Si nous voulons que les chrétiens en situation de minorité dans les pays à majorité musulmane disposent de tous leurs droits, nous devons dans notre pays respecter les droits de tous les croyants à l’exercice de leur culte. Le dialogue en vérité entre croyants permet de dépasser les méfiances réciproques. Le chemin sera long et exigeant. La voie du respect mutuel permettra d’améliorer le vivre ensemble dans notre pays.

 

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Mardi 26 janvier de 7h30 à 8h30,

Denis Sureau est l'invité de l'émission Le Grand Témoin animée par Louis Daufresne sur Radio Notre-Dame. Il s'entretiendra notamment autour de son essai Pour une nouvelle théologie politique (Parole & Silence, 2008) et du livre de William Cavanaugh Le Mythe de la violence religieuse (Editions de L'Homme Nouveau). Fréquences : Ile-de-France et Oise (100,7), Marseille (89,6), Aix-en-Provence (101,9), Vallée du Rhône (106,8), Poitiers (94,7), Laval (87,6) et Chartres (106,2). Et sur le site www.radionotredame.net

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Le comité de soutien de La Marche pour la vie du dimanche 17 janvier s'est s'étoffé de nouvelles personnalités dont de nombreux nouveaux évêques parmi lesquels le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon :

Evêques titulaires : Aillet (Bayonne, Lescar et Oloron) - Aubry (Saint Denis de la Réunion) - Bagnard (Belley-Ars)- Barbarin (Lyon)- Batut (auxiliaire de Lyon) - Boulanger (Sées) – Breton (Aire et Dax) - Castet (Luçon) - Cattenoz (Avignon) - Centène (Vannes) – Delmas (Angers) – - Fort (Orléans) - Jacolin (Mende) – Kratz (auxiliaire de Strasbourg) – Perrier (Tarbes-Lourdes) – Rey (Fréjus-Toulon) – Séjourné (Saint Flour).

Evêques émérites : Bouchex (Avignon) - Fihey (Coutances) - Frikart (auxiliaire de Paris) – Gaidon (Cahors) - Madec (Fréjus-Toulon) - Poulain (Périgeux) – Séguy (Autun, Chalon et Mâcon).

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Le Père Bernard Devert, fondateur d'Habitat et Humanisme, lance cet appel, déjà signé par d'importantes personnalités religieuses :

 

« Noël est là. L’Enfant Jésus fait notre joie ! Mais dehors des familles frappent à notre porte. Que demandent-elles ? Rien de plus que la Sainte Famille: un toit… En France, certaines familles dorment dans leur voiture, d’autres dans des campements de fortune quand ce n’est pas dans des centres d’hébergements saturés. Ni l’Etat ni les associations ne parviennent à les aider, faute de place. 100 000 SDF hantent nos rues quand, de l’autre côté du digicode ou de la grille, 450 000 logements privés sont inoccupés !

Pour que cesse ce scandale, à la suite de l’appel des Evêques de France du 7 novembre dernier, Habitat et Humanisme se mobilise et lance à tous les chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté dans notre pays un défi : faire ensemble le plus beau des cadeaux de noël, trouver un toit pour mille familles. Impossible, me direz-vous. Pas si sûr. En 25 ans Habitat et Humanisme a relogé plus de 10 000 familles, soit près de 500 par an. Alors pourquoi pas 1000 dans les tout prochains mois ?

A cette exigence nous sommes appelés ; ensemble, refusons cette injustice et devenons ces rois mages que le Christ attend aujourd’hui.

 Comment ?

 Pour cela, je vous propose trois solutions concrètes :

  • Nous confier un logement vacant

Moyennant toutes les garanties nécessaires, nous nous engageons à faire fructifier votre bien tout en lui conférant rapidement une utilité sociale.

  • Découvrir l’épargne solidaire

A chaque fois que 30 familles acceptent de confier 1000 euros à la Foncière d'Habitat et Humanisme, à l’autre bout de la chaîne c’est une famille qui est relogée.

  • Prendre contact avec notre responsable local

Dans chaque diocèse nous irons voir ensemble les élus, les responsables associatifs et les paroisses pour identifier ces logements vacants et trouver rapidement des solutions.

 

Que devons-nous faire, interrogent ceux qui rencontrent Jean-Baptiste ? Défaire les enfermements pour que recule l’enfer de l’exclusion.

« Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront rassasiés. » Matthieu. 5.6.

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Dans sa tribune publiée par Le Monde (9/12), Nicolas Sarkozy demande aux croyants de pratiquer leur culte avec une « humble discrétion ». Voici quelques réactions... parmi beaucoup d'autres.

 

La phrase exacte est la suivante : « Chrétien, juif ou musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance, chacun doit savoir se garder de toute ostentation et de toute provocation et, conscient de la chance qu'il a de vivre sur une terre de liberté, doit pratiquer son culte avec l'humble discrétion qui témoigne non de la tiédeur de ses convictions mais du respect fraternel qu'il éprouve vis-à-vis de celui qui ne pense pas comme lui, avec lequel il veut vivre. »

Venant après un développement sur l'islam, elle a suscité cette réaction du jésuite Pierre de Charentenay, rédacteur en chef de la revue Études : « Comment les musulmans de France ne ressentiraient-ils pas ces propos comme la stigmatisation de leur religion ! » Sur son bloc (ou blog), un internaute lui a fait remarquer que chrétiens et juifs étaient autant visés.

Ce que relève à son tour le journaliste René Poujol (Pèlerin), notant que les propos de Sarkozy « confortent l’idée d’une privatisation de la pratique religieuse, déjà bien présente dans une certaine conception de la laïcité à la Française. (...) Au nom de l’égalité entre les religions et du respect dû à l’incroyance, verra-t-on demain, des tribunaux interdire les sonneries de cloches au motif qu’il s’agit-là d’un appel 'ostensible' à la prière, contraire à la laïcité ? »

Isabelle de Gaulmyn (La Croix) ajoute : « Encore une fois, on tente de réduire le phénomène religieux a quelque chose de purement privé, à son unique dimension de conviction, oubliant que la religion est aussi un fait collectif, et qui s’inscrit dans la société… Les cathédrales, la basilique Montmartre ou les JMJ, sont-elles vraiment humbles et discrètes ? Demander aux religions de rester « humbles et discrètes » est un non-sens. Cela renoue avec une certaine tradition française laïciste que l’on croyait avoir dépassé. C’est aussi dangereux, car vouloir nier le religieux est la meilleure manière d’encourager ses manifestations les plus radicales. » Sur le site Rue89.com, un anonyme écrit : « si l'abbé Pierre et Sœur Emmanuelle étaient encore parmi nous, on les inviterait à faire moins de bruit.»

 

La formule est révélatrice de la conception moderne de la religion : une croyance intime que l'Etat prétendument neutre et pacifique doit savoir cantonner dans le domaine privé. Là-dessus, il est urgent de lire la puissante analyse de William Cavanaugh dans son dernier livre, Le Mythe de la violence religieuse (Ed. de L'Homme Nouveau). Il montre comment le pouvoir étatique moderne a créé ce mythe pour marginaliser « l'autre » religieux, contrastant avec le sujet séculier, rationnel et pacifique. Après avoir organisé ce que certains appellent « la captivité politique de l'Église dans la Babylone moderne », le mythe justifie aujourd'hui la guerre contre les sociétés musulmanes. Ce qui obscurcit par là-même notre compréhension de ce que l'islam peut réellement avoir de dangereux.

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Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, nous écrit  :

"Chrétiens dans la Cité apporte des informations utiles, souvent peu relayées par les médias français, concernant la vie de l'Eglise dans la cité, en particulier en ce qui concerne la dimension éthique et sociale. Pour sortir des "prêt-à-penser", des poncifs et des préjugés, il est nécessaire de disposer de telles informations...Lecteur assidu de Chrétiens dans la Cité, je vous encourage à le faire connaître et je vous prie de croire à mon soutien et à mon souhait, pour qu'il soit promu et connu."


Vous voulez connaître les initiatives prises par les chrétiens dans la vie sociale, économique et politique : famille, école, entreprise, institutions...

Vous ne pouvez pas tout lire

mais vous pouvez tout savoir...

... à condition bien sûr de disposer d’une publication sérieuse et concise, pour gagner du temps.


Depuis 1996, Chrétiens dans la Cité s’est affirmée comme une source indispensable pour tous ceux qui veulent des informations sûres, fiables, objectives, se référant à la doctrine sociale de l'Eglise.

 

Tous les 15 jours, Chrétiens dans la Cité offre sur quatre pages :

  • une analyse pointue d'un enjeu de société,
  • un agenda des principales réunions,
  • des brèves nouvelles,
  • une fiche sur un mouvement, 
  • l’analyse d’un livre de référence.

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de Chrétiens dans la Cité.

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Confrontée à la chute rapide du nombre de prêtres, les évêques français expérimentent de nouveaux modes d'organisation pastorale.

 

Lors de leur dernière assemblée de Lourdes, les évêques ont réfléchi sur les réponses à apporter au problème désormais dramatique de la raréfaction des prêtres diocésains : ils ne sont plus que 7500 en activité, avec un âge moyen de 58 ans (ou 73 ans en incluant les 7500 autres prêtres retraités, dont beaucoup sont d'ailleurs encore actifs). Même à Paris, qui avait connu un fort rajeunissement de son clergé sous l'épiscopat du cardinal Lustiger, la chute est préoccupante : seulement une cinquantaine de séminaristes, 7 ordinations prévues en 2010 et 4 en 2011 (contre 19 en 1993). Un certain nombre de diocèses ruraux auront bientôt la taille des grosses paroisses d'antan, avec moins de dix prêtres.

Face à la pénurie, plusieurs modèles d'organisation (parfois combinés) sont actuellement expérimentés :

Le regroupement de paroisses. Cette solution qui a prévalu a vite montré ses limites. Un prêtre peut-il s'occuper de 60 clochers, comme dans le diocèse de Langres ? Le diocèse d'Agen est passé en dix ans de 420 à 26 paroisses mais dans cinq ans, il n'y aura plus 26 prêtres.

Le recrutement massif de diacres. Le diocèse de Saint-Dié (Vosges), qui n'a aucun séminariste et dont la dernière ordination remonte à 2003, a lancé une campagne de recrutement de diacres permanents. Les responsables pastoraux ont repéré 70 candidats (hommes mariés, âgés entre 35 et 55 ans) et l'évêque proposera cette mission à 30 d'entre eux.

Le recours aux laïcs. Il est institutionnalisé sous diverses formes dans plusieurs diocèses (Poitiers, Créteil, Tulle, Châlons-en-Champagne...). Des laïcs bénévoles ou salariés sont chargés de responsabilités pastorales, les prêtres venant pour administrer les sacrements. Plus largement, on estime que 500 000 laïcs sont actifs dans les paroisses. Mais ce vivier tend aussi à s'épuiser.

L'appel aux prêtres étrangers, souvent africains, parfois asiatiques. Une forme d'« immigration choisie » qui n'est pas inépuisable : l'Église d'Afrique a également besoin de pasteurs.

L'appel aux communautés nouvelles et traditionnelles. Un choix fait par le diocèse de Fréjus-Toulon, d'abord par Mgr Madec puis par Mgr Rey, et qui a permis d'éviter le regroupement des paroisses. Son séminaire compte 80 séminaristes. D'autres diocèses emboitent le pas (Avignon).

La création de pôles missionnaires. Proposition exposée à Lourdes par Mgr Lebrun : abandonner le maillage territorial et créer des pôles missionnaires autour de prêtres vivant en communauté. Des équipes itinérantes composées de prêtres, religieux et laïcs mèneraient des missions d'évangélisation auprès de communautés de base animées par des laïcs.


Il faut enfin noter que la proportion des vocations destinées à la forme extraordinaire du rite romain ne cesse de croître, atteignant aujourd'hui le quart des vocations totales.

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Le 23e Téléthon aura lieu les 4 et 5 décembre. La collecte précédente, en décembre 2008, a rapporté 105 millions d'euros à son organisateur, l'Association française contre les myopathies (AFM). Rappelons les principaux griefs adressés par les catholiques :

1/ L'utilisation des embryons pour la recherche. Le Téléthon finance le premier centre français de recherches sur l'embryon humain : l'Institut I-STEM, dirigé par le Dr Marc Peschanski. Rappelons que la recherche sur les embryons humains ne vise pas guérir des embryons malades, consiste à prélever des cellules de l'embryon (que l'on détruit) pour les utiliser comme matériau de recherche.

2/ La sélection des embryons sur critères génétiques : le diagnostic pré-implantatoire (DPI), dont l'AFM est l'un des principaux promoteurs. Quand un couple est porteur d'une maladie génétique, on lui propose de faire une fécondation in vitro, puis de rechercher sur les embryons obtenus ceux qui sont porteurs de la maladie et ceux qui ne le sont pas, les bébéthons. Seul l’embryon qui n'est pas porteur de la maladie est réimplanté, ses frères et soeurs sont tués.

3/ La recherche qui utilise des fœtus avortés. Des travaux sur les maladies de Parkinson et de Huntington entraînent des greffes de cellules neurales extraites de fœtus avortés. Il faut utiliser de 3 à 10 fœtus pour un patient et il s'agit de fœtus dont les cellules neurales ne sont pas encore mortes pour que la greffe réussisse.

Ajoutons que l'AFM n'hésite pas à déclencher des procès contre ceux qui dénoncent ces pratiques moralement condamnables.

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Dans un avis, le Comité consultatif national d’éthique a ouvert la possibilité du dépistage de la trisomie 21 lors du diagnostic pré-implantatoire (DPI).

Dans un communiqué intitulé Vers une utilisation eugénique du diagnostic pré-implantatoire, le cardinal André Vingt-Trois a déclaré : « Le DPI constitue une transgression éthique grave puisqu’il vise à éliminer des embryons non-conformes. Cette transgression a été acceptée par le législateur, en l’encadrant strictement pour la seule détection de maladies génétiques d’une « particulière gravité », reconnues incurables au moment du diagnostic. Le fait d’élargir cette recherche à la trisomie 21 constitue un pas supplémentaire vers une utilisation eugénique du DPI. Rien n’empêchera de l’étendre demain à la recherche d’autres affections, voire à la satisfaction de désirs personnels. C’est un signal extrêmement négatif adressé aux personnes atteintes de la trisomie 21 et à leurs familles. Sans cacher les difficultés rencontrées par les personnes trisomiques, il faut rappeler qu’il ne s’agit pas d’une anomalie mortelle. Ne sommes-nous pas devant un refus insidieux de nos sociétés modernes de l’accueil des personnes handicapées?»

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Denis Sureau s'entretiendra avec François Huguenin,
auteur de Résister au libéralisme. Les penseurs de la communauté
dans son émission dominicale sur Lumière de l'Espérance,
a radio du dimanche de Radio courtoisie
Dimanche 15 novembre
à 12h, 16h et minuit.


Paris 95.,6 MHz - Caen 100,6 MHz - Chartres 104,5 MHz - Cherbourg 87,8 MHz -
Le Havre 101,1 MHz - Le Mans 98,8 MHz
Pour toute la France, en clair, sur le bouquet CanalSat
Pour le monde entier sur www.radiocourtoisie.net
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Le conseil du presbyterium de Lyon, instance représentative des prêtres du diocèse, invite chacun d’entre eux à donner un mois de leur salaire à une association caritative soutenant les victimes de la crise. La somme proposée est de 900 euros mais « chacun donne ce qu’il veut et ce qu’il peut ». Dans une lettre adressée aux prêtres, le conseil précise :

« Cet acte communautaire de solidarité n’appelle pas de publicité particulière, mais il ne veut pas rester secret non plus, pour qu’aux yeux des chrétiens ce geste de partage ait valeur d’encouragement. Cette proposition, faite par un jeune prêtre du diocèse, reprend pour l’essentiel une action de solidarité financière organisée par les prêtres d’un diocèse espagnol. »

Par ce geste qui se réfère notamment à l'encyclique sociale de Benoît XVI Caritas in veritate, les prêtres de Lyon veulent montrer que l'Église ne se contente pas de parler mais agit et veut inciter tous les chrétiens à agir à leur tour.

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Contre toute attente, l'assemblée générale de la communauté des Béatitudes qui s'est tenue du 19 au 31 octobre à Châteauneuf-de-Galaure (Drôme) n'a pas débouché sur de nouveaux statuts. En effet, après avoir exigé une refondation radicale séparant consacrés et laïcs afin notamment de préserver les familles (cf. Chrétiens dans la Cité n°218), le Vatican demande maintenant le maintien de son statut d'« association privée de fidèles de droit pontifical » (obtenu en décembre 2002) jusqu'à son érection en « association publique de fidèles de droit diocésain » en vue de devenir une « nouvelle famille ecclésiale de vie consacrée » permettant la coexistence des différents états de vie. Quelques communautés expérimentent cette formule dans le monde, par exemple la Fraternité missionnaire Verbum Dei (d'origine espagnole) qui comporte une branche cléricale, une branche de femmes consacrées et une branche de couples missionnaires. En attendant, le P. François-Xavier Wallaeys, modérateur général des Béatitudes, a été reconduit dans ses fonctions.

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Le retour de groupes entiers d'anglicans dans l'Église catholique romaine constitue un événement de première importance dans l'histoire de l'oecuménisme et du pontificat de Benoît XVI.

 

Bien qu'attendue depuis plusieurs mois, l'annonce de la publication d'une constitution apostolique permettant la réintégration de pans entiers issus de la Communion anglicane est un acte historique considérable. Contrairement à certains commentaires journalistiques hâtifs, le dispositif ne concerne pas seulement la Traditional Anglican Communion avec ses 400 000 fidèles et sa trentaine d'évêques, mais le mouvement Forward in Faith et tous les diocèses et paroisses anglicans intéressés, soit un potentiel de milliers de prêtres et de millions de fidèles à travers le monde. L'originalité du dispositif romain tient à la création d'ordinariats (diocèses) personnels, avec leur propre tradition et leur liturgie, à l'instar des catholiques de rit oriental. Rome n'a cependant pas cédé sur l'invalidité des ordinations anglicanes affirmée par Léon XIII en 1896 : les « prêtres » anglicans devront être ordonnés pour continuer leur ministère.

 

Pour le grand théologien anglo-catholique John Milbank, à l'origine du courant Radical Orthodoxy, cette initiative de Benoît XVI est remarquable pour quatre raisons (cf. L'Avvenire, 30/10). Premièrement, Rome reconnaît une certaine valeur à la tradition anglicane. Il est en effet prévu de conserver ce que le patrimoine liturgique et spirituel anglican a de bon. Deuxièmement, l'Eglise romaine montre qu'elle reconnaît que le catholicisme ne peut être réellement s'exprimer que dans la diversité culturelle. Troisièmement, elle accepte la possibilité d'un clergé marié comme elle le fait déjà pour les catholiques orientaux et certaines paroisses ex-anglicanes américaines. (Cependant, si les prêtres anglicans mariés pourront être admis au ministère sacerdotal dans l'Église, cette disposition ne s'appliquera ni aux évêques ni aux futurs séminaristes.) Quatrièmement, Benoît XVI prouve qu'il est aujourd'hui possible de réunir les chrétiens sous l'autorité du pape. La proposition de Benoît XVI constitue ainsi un acte oecuménique majeur dans l'histoire de l'oecuménisme catholique – un oecuménisme par le haut, qui vise l'unité de l'Église, et non « l'oecuménisme fondé sur un dialogue d'égal à égal » encore défendu par un Hans Küng (cf. Le Monde, 28/10). Les prochaines étapes annoncées sont, à court terme, la réintégration de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et, à plus long terme, le rapprochement avec une partie de l'Orthodoxie (notamment russe).

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La lettre des chrétiens actifs

Chrétiens dans la Cité
 
Ce bloc-notes n'est que la vitrine de Chrétiens dans la Cité, lettre d'information "papier" ouverte à toutes les initiatives politiques, sociales et économiques. Economie solidaire, théologie politique, nouvelle évangélisation, défense de la vie, école missionnaire, projets des communautés chrétiennes, doctrine sociale de l'Eglise: les chrétiens sont sur tous les fronts. Concise (4 pages), facile à lire, sans bavardages, parce que vous n'avez pas le temps de tout lire, mais vous voulez connaître l'essentiel.


Profitez de notre offre d'abonnement découverte : 
30 au lieu de 60 € pour un an. 
Vous pouvez vous abonner en ligne (paiement sécurisé) ou bien envoyer un chèque de 30 € à : 
Chrétiens dans la Cité
17 rue Manessier
94130 NOGENT SUR MARNE
Pour nous contacter

Qui sommes-nous ?

Chrétiens dans la Cité n'est pas une association mais une lettre d'information indépendante dirigée par Denis Sureau, 51 ans, qui édite également la revue mensuelle Transmettre pour l'évangélisation de l'enfance. Il est aussi président des Editions de L'Homme Nouveau. Philosophe de formation, il a notamment publié Retour à la politique (DMM, 1995), Petite somme politique, anthologie de textes politiques de saint Thomas d'Aquin (Téqui, 1997) et Prières devant le Saint Sacrement, traduction et commentaire des prières de saint Thomas d'Aquin (Ed. de L'Emmanuel, 2002). Ces dernières années, il contribue à faire connaître la nouvelle génération de penseurs chrétiens anglo-saxons, qu'il présente dans son livre Pour une nouvelle théologie politique (Parole et Silence, 2008). Il a assuré la direction éditoriale des livres de William Cavanaugh Etre consommé (Ed. de L'Homme Nouveau, 2007) et Le Mythe de la violence religieuse (Ed. de L'Homme Nouveau, 2009).
Curriculum vitae détaillé

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La nouvelle théopolitique


Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
Pour commander en ligne (à partir du site Transmettre)

Une nouvelle génération de théologiens se lève dans le monde anglo-saxon. Ils ont entre 30 et 50 ans et de l'énergie à revendre. Catholiques, anglicans, ou protestants, ils bouleversent les vieux clivages, remettent en cause les catégories installées. Disciples de saint Augustin et de Henri de Lubac, marqués par l'enseignement d'Alasdair MacIntyre et de Stanley Hauerwas, ils plaident pour le retour à une théologie libérée de tout complexe d'infériorité.

Penseurs de la Cité de Dieu présente dans la cité des hommes, les nouveaux théologiens refusent la « captivité politique de l'Église » et la mondialisation libérale. Produit d'une raison séculière et donc rétrécie, la modernité fondée sur la violence s'achève dans le nihilisme. S'employant à déconstruire le mythe de l'État moderne salvateur, ils lui opposent l'Église, véritable communauté de référence et de résistance. Puisant dans ses ressources - notamment liturgiques -, elle peut restaurer une amitié politique fondée sur la participation au Christ.

Thomisme subversif, anarchisme eucharistique, aristotélisme révolutionnaire, orthodoxie radicale, augustinisme postmoderne, théologie postlibérale : au-delà du choc des mots, la théologie politique du XXIe siècle est née.

Revue de presse

Caritas in veritate

Denis Sureau a publié un commentaire de la grande encyclique sociale de Benoît XVI
Caritas in veritate



Préface de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne.
192 pages - 6,50 €




 

For a New Theopolitics

A new generation of theologians is emerging in the anglo-saxon world. Catholics, Anglo-catholics or Methodists, they develop an alternative which rejects all celebrations of the secular reason. This book explores the origin and the themes of post-liberal political theology and presents fifteen scholars who bring fresh perspectives. From the « post-modern critical Augustinianism » of the Radical Orthodoxy project to the Communio circles or Ressourcement thomism, a new political theology is yet born.

Denis Sureau is the author of essays about Thomas Aquinas and politics. He is Editor-in-Chief of the French catholic Editions de L'Homme Nouveau.

Book summary

Introduction

Chapter I - The political theologies of the twentieth century

The Schmitt-Peterson debate

Action Française and Neo-Thomisms

From "Political Theology" to "Liberation Theology"

Henri de Lubac at the turn of contemporary theology

Chapter 2 - The Church as Communion: After Vatican II

David Schindler or how to be American, anti-liberal, and theologian of communion

Tracey Rowland or postmodern Augustinian Thomism

Aidan Nichols or the revival of Christianity

Chapter 3 - Morality: the wind rises

Alasdair MacIntyre or revolutionary Aristotelianism

Stanley Hauerwas or the Kingdom of Peace

John Porter or natural law rediscovered

Therese Lysaught or the search for a Christian bioethics

Chapter 4 - Radical Orthodoxy: the Cambridge revolution

John Milbank or beyond secular reason

Catherine Pickstock or how an Anglican theologian rethinks the truth about the Mass.

Chapter 5 - Exercises of theopolitical imagination

John Howard Yoder or the politics of Jesus

Oliver O'Donovan or the Biblical roots of politics

William Cavanaugh or Eucharistic anarchy

Emmanuel Katongole or the new African theopolitics

Stephen Long or theological critique of capitalism

Daniel Bell or to think of God in the city after the end of history

      Appendix: European Cousins

 
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