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Provocation antichrétienne du pouvoir : résistons !

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Les évêques ont été une fois de plus floués par le pouvoir antichrétien. Mais puisqu'ils jugent à bon droit la jauge de 30 fidèles inapplicable, une seule solution s'impose : qu'elle ne soit appliquée dans aucune église dimanche prochain.

JAUGE À 30 PERSONNES CE DIMANCHE : UNE MESURE QUI DEMEURE IRRÉALISTE ET INAPPLICABLE

C’est avec regret que la Conférence des évêques de France (CEF) apprend que la jauge de 30 personnes par lieu de culte pour les célébrations est maintenue pour ce dimanche. Après l’appel du Président de la République à l’issue de son discours du mardi 24 novembre, elle attendait une rectification de cette mesure et la mise en place d’une « jauge réaliste » dès ce 28 novembre. Il n’en est rien ! 

Le Premier ministre explique sa fermeté par la situation épidémiologique ; néanmoins les protocoles présentés par les différentes religions auraient pu permettre des décisions plus facilement applicables et équitables. 

La CEF s’interroge sur les véritables critères utilisés par le gouvernement pour fixer les conditions de ce confinement. Certes les cultes ne sont pas des commerces mais traiter ainsi les religions, c’est considérer comme accessoire la foi de millions de croyants. C’est une grave erreur pour notre société tout entière. 

Le Premier ministre s’est engagé à ouvrir la discussion sans attendre pour permettre dès que possible une jauge proportionnée à la taille des édifices. La Conférence des évêques de France réclame une véritable concertation plus efficace pour aboutir à un accord. Dans ce contexte elle se réserve toujours la possibilité d’utiliser les moyens de droit appropriés. 

La Conférence des évêques de France réaffirme l’engagement plein et entier des catholiques dans la lutte contre cette épidémie et leur volonté de servir au plus grand bien de notre société. 

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La liberté de culte doit être « vraiment » rétablie

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Un message de l'association "Pour la messe" :

L'association « Pour la messe » demande des règles adaptées à la réalité des églises (nombre de m2 par personne) et à la situation épidémique de chaque territoire. Un suivi du protocole est par ailleurs indispensable pour s'adapter à l'évolution de l'épidémie. Il permettra d'alléger ou de renforcer le protocole sanitaire en fonction de la situation.

 A l'approche de l'allocution du Président de la République, des rumeurs font état d'une jauge de 4 ou 8 m2 par personnes à laquelle s'ajouterait une limite maximale de 30 à 50 personnes pour les lieux de cultes. Ces éléments seraient déraisonnables, non proportionnés à la réalité du terrain et ne permettraient pas la liberté de culte pour tous. Il est évident qu'une chapelle, une église de village et une cathédrale n'ont pas la même taille : le nombre de fidèles possible ne peut donc qu'être proportionné à la superficie des édifices.

 Par ailleurs, depuis des mois, le gouvernement n'a cessé de répéter l'importance d'avoir des mesures territorialisées. En Haute-Savoie, le taux d'incidence sur les 7 derniers jours est de 426. Ce même taux est de 46 en Charente Maritime, soit un rapport de 1 à 10. Cette diversité des situations épidémiques doit être prise en compte dans la définition et le suivi des protocoles sanitaires pour concilier au mieux la liberté de culte et l'objectif sanitaire.

 Mobilisée depuis plusieurs semaines pour le rétablissement de la célébration publique de la messe, l'association « Pour la messe » appelle les plus de 100.000 signataires de sa pétition pour la liberté de culte à porter dans la prière les décideurs publics et les évêques, ainsi que les malades et les personnels soignants. Vigilants sur les conditions du protocole sanitaire et remplis de confiance et d'espérance, ils attendent confirmation que la liberté de culte est « vraiment » rétablie.

 

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La France plonge dans la misère et la dépression - N°396

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Le 396e numéro de Chrétiens dans la Cité vient de paraître.

Pour s'abonner, cliquer ici

Au sommaire

ANALYSE : La France de la misère.

Les deux confinements ont déjà plongé un million de Français dans la pauvreté. Et les société devient dépressive. Les faits et les chiffres.

SUR LA TOILE : Une sélection de ressources numériques.

LES HOMMES : Mgr Jacques Habert - Pascal Praud - Madeleine du Fresne - Pape François

LES INFOS : Bataille pour la messe - Loi contre le séparatisme : gare aux dommages collatéraux - Cent visages d'une Eglise qui est belle - Guillaume de Thieulloy reprend le Bulletin d'André Noël - Jeanne d'Arc - Livres audio - Dons pour Notre-Dame

LECTURES : Objection de conscience et droits de l'homme, par Grégor Puppinck (Téqui, 174 p., 16 €)

INITIATIVES : La Table de Cana

 

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Mgr Jacques Habert de Séez à Bayeux-Lisieux

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Le pape François a nommé ce jour, Monseigneur Jacques Habert, évêque de Bayeux-Lisieux, suite à l’acceptation de la démission par le Pape François de Monseigneur Jean-Claude Boulanger pour raison d’âge. Monseigneur Habert était jusqu’à présent évêque de Séez.

Ordonné en 1989 pour le diocèse de Créteil, Monseigneur Habert fut vicaire à la paroisse Saint-Léonard de l’Haÿ-les-Roses et aumônier des lycées du secteur (1990-1997) ; vicaire des paroisses Saint-Pierre de Charenton, Saint-Charles de Joinville et des Saints-Anges-Gardiens de Saint-Maurice (1997-2002) ; curé de Charenton-le-Pont (2002-2010) ; modérateur de la charge pastorale des paroisses du secteur pastoral Charenton-le-Pont, Joinville-le-Pont, Saint-Maurice (2006-2010) ; vicaire épiscopal pour les séminaristes et pour les secteurs pastoraux de Nogent-sur-Marne et de Fontenay-sous-Bois (2010).

Depuis 2011, Monseigneur Jacques Habert était évêque du diocèse de Séez. Il est actuellement membre du Conseil pour les mouvements et associations de fidèles de la Conférence des évêques de France (CEF), évêque accompagnateur de l’Association des œuvres mariales et responsable du projet « Terre d’espérance».

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Au terme de la semaine de l'épargne solidaire

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Une chronique du Père Bernard Devert, président-fondateur d'Habitat & Humanisme : 

L’épargne solidaire s’est invitée à notre réflexion. On passe ou on lui donne une chance 

Qui n’est pas sensible à François d’Assise et à la simplicité de sa prière incarnée dans le réel : c’est en donnant que l’on reçoit en s’oubliant que l’on se retrouve.

Le Poverello a largement inspiré l’encyclique de François, Tous frères. Un grand texte soulignant l’importance du politique en forme de feuille de route, engagée, passionnante et exigeante.

Quelle hospitalité s’il n’y a pas de fraternité. Entendons la critique sévère du pape contre l’individualisme, ce virus mortifère contre lequel nous nous défendons peu. L’indifférence nous paralyse. Alors que nous entendons fort justement la nécessité de barrières, de réunions distanciées pour mieux respecter ensemble la vie, qu’en est-il du prendre-soin des relations sociales que François voudrait voir traversées par l’amitié.

Là où la tranquillité est recherchée, le lit impudique de l’indifférence s’étale. Que de paroles assassines si souvent prononcées : ce n’est pas mon problème.

Il est facile de parler de Dieu, en le plaçant là-bas, là-haut, entendez : à une place que nous lui assignons pour mieux se sécuriser sans prendre le risque de changer ce qui doit l’être en vue d’un monde plus humanisé. Le Royaume de l’amour n’appelle-t-il pas à désarmer à soi-même pour être acteur de paix et de justice.

Que de replis injustifiables - que l’on s’évertue à justifier - considérant que la Parole de Dieu est pour un autre monde alors qu’elle est là pour susciter un monde autrement. Un conflit permanent que le Fils de l’homme connut avec les grands-prêtres, les lévites et les communautés des Saducéens et des Pharisiens. 

Le pape François ne sort pas indemne de ses prises de position.

Ne rappelle-t-il pas l’Evangile, rien que l’Evangile, tout l’Evangile, à savoir la préférence que nous devons avoir pour les plus fragiles. Il ne s’agit pas de leur promettre une chance dans l’éternité, il s’agit ici et maintenant d’éterniser cette chance. Dieu ne pouvant diviniser que ce qui est humanisé (cf. François Varillon). 

François rappelle l’abîme insupportable - et si facilement supporté – entre le petit nombre qui possède les richesses et ceux qui n’ont rien, considérés comme rien. 

Si le pape François ne met pas en cause le droit de propriété, il ne l’absolutise pas, citant Jean Chrysostome : « ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens c’est les voler et leur enlever la vie ; ce ne sont pas que nos biens, ce sont aussi les leurs ». 

Avec le réalisme qui est le sien, fondé sur la Bonne Nouvelle, François nous invite à mettre en œuvre des réglementations plus justes, des entités plus solidaires. Déjà, en juin 2009 dans l’encyclique « Caritas in veritate », Benoît XVI, loin de jeter l’opprobre sur l’économie, soulignait la valeur de l’initiative et du risque, rappelant l’urgence de mettre en œuvre une économie portant une trace de gratuité.

L’acte du croire est un engagement ici et maintenant pour que, là où est le doute, nous mettions la foi, pour que, là où est le désespoir, nous mettions l’espoir suivant la prière prêtée à François d’Assise. Entrer dans l’inouï de cette ouverture, c’est préparer les jours de l’après si attendus. 

Interrogeons-nous : quelle part de l’épargne investissons-nous dans l’économie solidaire. Privilégier le réel sur le virtuel, l’économique sur le financier est un acte de transformation sociale. Il est à la portée de beaucoup ; de petites sommes peuvent être investies. Les petits ruisseaux ne font-ils pas les grandes rivières !

Qui n’entend pas la nécessité d’un autrement. Seulement, nous sommes habitués à des dérives. Facilement, nous les condamnons, mais finalement les pérennisons, se laissant habiter par l’idée que ce sont toujours les plus forts qui gagnent. Non ! ce qui gagne et a déjà gagné, c’est l’amour. 

l’Esprit vit. Il donne l’audace de risquer cette parole incroyablement humaine que Dieu ne cesse de prononcer : et les autres ? Une conviction : l’indifférence n’est pas de son côté. 

Se mettre du côté des autres, de ceux qui sont en souffrance, c’est privilégier un investissement dans une entreprise solidaire dont la raison d’être est de servir la cause des plus fragiles. 

Ensemble, soyons les avocats de cette cause.
 

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Respirer la liberté de culte

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A la suite de la demande exprimée par les évêques de France, des responsables de mouvements et d’associations engagés sur le terrain de la solidarité, interpellent le Président de la République pour le maintien du culte dans les édifices religieux.

Les temps sont difficiles et les Français sont en souffrance. Ils sont inquiets.

La crise sanitaire et son corollaire économique, les attaques terroristes islamistes sur notre territoire et en nos églises, contribuent à cette angoisse.

Le climat anxiogène alimenté par la pression médiatique, peut nourrir solitude et ressentiment.

Dans cet environnement, la recherche de la concorde civile passe par la responsabilité et la confiance en des corps intermédiaires, mais aussi par le respect et la sauvegarde de certaines libertés individuelles, socles de notre contrat social.

La liberté de croire et de pratiquer son culte représente une liberté fondamentale inscrite au cœur de chaque citoyen de France.

Le rassemblement dans les lieux de culte représente un moment unique où chacun est appelé à nourrir sa foi et à trouver l’apaisement et l’espérance que les temps appellent.

Cette dimension transcendantale de la vie humaine fait partie intégrante de la dignité de la personne et génère toutes les autres libertés, à commencer par la liberté de conscience.

La pratique du culte offre aux fidèles une consolation et une force qui les aideront vivre ce temps dans la paix et agir avec bonté et solidarité autour d’eux. « Une foi sans actes est comme un arbre sans fruits ».

Monsieur le Président, comprenez que les fruits de nos actes humanitaires et solidaires que l’Etat reconnaît et honore, sont puisés dans la rencontre avec le Seigneur, par le culte au sein de nos églises.

Faisant écho à la demande de nombreux mouvements et associations, d’évêques et de pasteurs, nous vous demandons, Monsieur le Président, de nous autoriser à puiser à cette source et de nous rassembler au sein de nos églises, dans le respect de conditions sanitaires que nous avons toujours respectées.

Signataires :

Guillaume d’Aboville, Directeur Général Enfants du Mekong
Henri Baclet  / Auberge espagnole Sainte Catherine de Sienne
Jean-Paul Béchu, Fondateur d’Esperancia
Eléonore Billot de Lochner, Présidente du parcours Alpha
Stanislas Billot de Lochner, Fondateur de la Nuit du Bien Commun
Benjamin Blanchard, Directeur général de SOS Chrétiens d’Orient
Benoît de Blanpré, Directeur France de l’Aide à l’Eglise en Détresse
Arnaud Bouthéon, Délégué France Chevaliers de Colomb, cofondateur Congrès Mission
Hervé Bry, Responsable CFTC Métallurgie
François Bro de Comères, Responsable Mon Petit Bout de Chemin
François-Xavier Cazali, Prieur de la Communauté Saint Jean – Sainte Cécile Boulogne
Pierre Chevalier, Co-Président Economie de Communion
Pierre Collignon, Directeur de l’Ircom
Raphaël Cornu-Thénard, Fondateur du Congrès Mission
Jérôme Dernoncourt, Missionnaire de la Sainte Eucharistie
Pierre Deschamps, Président de CapitalDon
Eric Didio, Président de Credofunding
Mélanie Duflot, Présidente d’Anuncio et du congrès mission
Gwenaëlle Foillard, Fondatrice du mouvement Filles de Roi
Emmanuelle François, Présidente des Journées paysannes
Dominique Foyard, Présidente AFC du Compiègnois
Emmanuel Garaud, Co-Fondateur Association Civilisation de l’Amour
Abbé Yves Genouville, Assistant ecclésiastique de l’Aide à l’Eglise en Détresse
Anne Girault, Présidente de Femina Europa
Johan Glaisner, Directeur de l’Institut Pedro de Bettencourt
François Jusot, Fondateur des 2 rives
Benoîte Lallié, Présidente de l’Association Familiales Catholiques de Beauvais-Chantilly
Alex et Maud Lauriot Prevost, Co-Fondateurs de la Communion Priscille et Aquila
Jean-Marie Lefevre, Diacre, Conseiller Spirituel Yvelines Société Saint Vincent de Paul
Clément Lescat, Co-fondateur de l’association Au cœur des Hommes
Thomas Lesueur, Président Patronage du Bon Conseil
Bertrand Lethu / Yeshoua Editions
Jean-Baptiste Maillard, Directeur de Lights in the Dark
Alberto Maalouf, Président Association ND Mère de la Lumière
Augustin Meaudre, Fondateur de Genèses
Yves Meaudre Vice-Président Enfants du Mékong
Etienne Meslin, Président du Challenge des Cathédrales
Franck Meyer, Président du Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine
Diane Mizrahi / Présidente de Sagesse Evangélique pour tous
Anne-Genevière Montagne, Directrice Générale Anuncio
Pascale Morinière, Présidente de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques
François Morinière, Président des Entretiens de Valpré
Pierre Neuville, Responsable du club Delta
Charles-Etienne Pauchon, Administrateur du patronage du Bon Conseil
Aubry Pierens, Président de l’Association Saint Grégoire
Stanislas Péronnet, Président de l’Association  la Marche de Saint Joseph
Isabelle de Préville, Directrice de la Tilma
Jean-Marc Potdevin, Fondateur d’Entourage
Antonin Pujos, Secrétaire Général du Zermatt Summit
Patrick Recipon, Président du Réseau Vie
Philippe Royer, Président des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens
Philippe de Roux, Entrepreneur Social
Bruno de Saint Chamas, Président d’Ichtus
Sophie de Salaberry, Déléguée Générale du Fonds Vauban
Joël Thibault, Aumônier Holistic Sport
Hubert de Torcy, Directeur de Saje Production
Etienne Villemin, Fondateur de Lazare et du Village de François

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Allégez vos impôts en soutenant la presse catholique

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Vous connaissez la revue Transmettre et/ou la lettre d'information Chrétiens dans la Cité. Vous savez que nous oeuvrons pour l'évangélisation de l'enfance et de toute la société, dans la fidélité à l'Eglise catholique. A temps comme à contre-temps.

A l’approche de la fin d’année, nous lançons un appel à nos lecteurs. L’année est rude pour nos finances, en particulier en raison de la fermeture des librairies et de la suppression d’événements chrétiens qui nous permettaient de vendre nos publications Transmettre.

Vous avez jusqu’au 31 décembre pour pouvoir bénéficier d’une réduction de 66 % de votre don au titre de l’impôt sur le revenu (75 % pour les redevables à l’impôt sur la fortune immobilière.) Les entreprises peuvent aussi profiter d’une réduction de 60 %. Nous pouvons aussi recevoir des legs par voie de testament.

 Vous pouvez faire un don en ligne sur cette page

 Vous pouvez aussi envoyer un chèque libellé à l’ordre de la Fondation Radio Espérance à Chrétiens dans la Cité, 17 rue Manessier 94130 Nogent-sur-Marne. Nous le transmettrons à la Fondation Radio Espérance, qui vous enverra directement votre reçu fiscal.
Par avance, merci !

 

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Messe interdite: la riposte de l'Eglise

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Selon le décret n°2020-1310 du 29 octobre 2020, les églises sont autorisées à rester ouvertes mais « tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l'exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes » (art. 47). Face à cette attaque contre la liberté de culte, les composantes les plus actives de l'Eglise se mobilisent. Avec – et c'est la grande nouveauté – les évêques.

Lors du déconfinement, dans son ordonnance du 18 mai statuant en référé-liberté, le Conseil d'État, rappelant que la liberté de culte est une « liberté fondamentale », avait « ordonné » au Gouvernement de « lever l'interdiction générale et absolue de réunion ». Cette victoire avait été obtenue par la démarche d'instituts et associations traditionalistes, et non de l'épiscopat, ce qui avait étonné nombre d'observateurs. Dans une note, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) avait remarqué : « L’Église catholique s’est trouvée dans une position inconfortable : la décision, quoique conforme à la position qu’elle soutenait depuis le début du confinement, résulte d’un recours d’associations traditionalistes qui se sont frontalement opposées au décret pris par le Gouvernement, là où la Conférence des évêques de France avait choisi la voie de la négociation. » Mais la leçon a été retenue. Une avalanche de requêtes en référé-liberté ont été déposées auprès du Conseil d'Etat :

 Le 2 novembre au soir, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, président de la Conférence des évêques de France annonçait qu'il allait déposer un référé liberté au Conseil d’État, estimant que le décret portait « atteinte à la liberté de culte qui est l’une des libertés fondamentales dans notre pays ». Le communiqué précisait : « Mgr Éric de Moulins-Beaufort, après consultation de tous les évêques de France réunis en Assemblée plénière ce lundi 2 novembre, estime hors de proportion l’interdiction de célébrer la messe et d’autres sacrements en communauté. Pour les fidèles, ces célébrations sont vitales parce qu’elles sont une rencontre avec le Seigneur et avec leurs frères. Les fidèles catholiques restent totalement mobilisés contre l’épidémie et respectent l’ensemble des consignes sanitaires qui pèsent sur le pays depuis le début. »

D'autres évêques ont déposé aussi des référés liberté : Marc Aillet (évêque de Bayonne), Bernard Ginoux (Montauban), Jean-Pierre Cattenoz (Avignon), David Macaire (Saint-Pierre et Fort-de-France), Dominique Rey (Fréjus-Toulon), Eric Aumonier, et Mgr Bruno Valentin (Versailles)...

 Des associations de laïcs chrétiens dans la cité ont fait de même : les Associations familiales catholiques, Anuncio, Le Village de François, les Journées Paysannes, l'Ircom, Les Deux Rives, la Fondation de Service politique (éditrice de la revue Liberté politique) ainsi que Via ! La voie du peuple (ex Parti Chrétien Démocrate de Jean-Frédéric Poisson)...

 Des personnalités ont également déposé des recours : Charles Beigbeder, entrepreneur; Rémi Brague, philosophe; Chantal Delsol, philosophe; Fabrice Hadjadj, philosophe, Jean d’Orléans, comte de Paris; Pierre Manent, philosophe; Charles Millon, ancien ministre de la Défense; Jean Sévillia, historien et journaliste; Thibaud Collin, professeur de philosophie...

 Les instituts et associations attachées à la forme extraordinaire du rite romain, avec l'Agrif : Fraternité sacerdotale Saint-Pierre, Institut du Christ-Roi-Souverain-Prêtre, Institut du Bon Pasteur, Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, les associations Notre-Dame de Chrétienté (organisatrice du pèlerinage de Pentecôte à Chartres), Renaissance catholique, Oremus, le blog d'information Le Salon Beige, le journal bimensuel L'Homme Nouveau, Civitas...  

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Messes interdites à compter du mardi 3 novembre

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Les catholiques pourront se rendre dans les cimetières et assister aux messes de la Toussaint (1er novembre) et du 2 novembre (commémoraison des fidèles défunts). Des associations et instituts religieux ont déposé une requête en référé-liberté devant le Conseil d’État pour s'opposer à l'interdiction prévue à compter du 3 novembre.

Décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire

Article 47

I. - Les établissements de culte, relevant de la catégorie V, sont autorisés à rester ouverts. Tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l'exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes.
II. - Toute personne de onze ans ou plus qui accède ou demeure dans ces établissements porte un masque de protection.
L'obligation du port du masque ne fait pas obstacle à ce que celui-ci soit momentanément retiré pour l'accomplissement des rites qui le nécessitent.
III. - Le gestionnaire du lieu de culte s'assure à tout moment, et en particulier lors de l'entrée et de la sortie de l'édifice, du respect des dispositions mentionnées au présent article.
IV. - Le préfet de département peut, après mise en demeure restée sans suite, interdire l'accueil du public dans les établissements de culte si les conditions de leur organisation ainsi que les contrôles mis en place ne sont pas de nature à garantir le respect des dispositions mentionnées au présent article.

Article 56

Les dispositions de l'article 47 entrent en vigueur à compter du 3 novembre 2020. Jusqu'à cette date, les dispositions de l'article 47 du décret du 16 octobre 2020 susvisé restent en vigueur dans leur rédaction applicable au 29 octobre 2020.

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