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Partenariat Macif / Habitat et Humanisme

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Le groupe Macif a signé un partenariat avec la Fédération Habitat et Humanisme qui agit depuis 26 ans en faveur du logement et de l’insertion des personnes en difficulté. L'assureur soutiendra un programme de formation des bénévoles qui interviennent au domicile des personnes ou des familles. Le partenariat prévoit aussi le développement de mécénat de compétences, permettant de renforcer les capacités d’Habitat et Humanisme des actions d’information et de prévention sur les accidents de la vie courante et les risques santé (mal-être, addictions…). Ces opérations mobiliseront bénévolement des salariés et sociétaires de la Macif. Entreprise d’économie sociale, la Macif assure plus de 5 millions de sociétaires.

 

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Fermeture du collège de Juilly

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Fondé en 1638 par l’Oratoire de France, le prestigieux collège de Juilly (Seine-et-Marne) ferme ses portes. L’organisme de gestion (Ogec), incapable de rembourser une dette de 1,3 M €, a été liquidé par le tribunal de grande instance de Meaux, qui a précisé : « L’Ogec et l’Oratoire de France n’arrivent à s’entendre ni sur les orientations pédagogiques à privilégier pour attirer de nouveaux élèves ni sur la désignation d’un chef d’établissement capable de remobiliser l’équipe éducative ni sur les restructurations nécessaires ». L’établissement sous contrat accueillait 650 élèves, répartis entre une école maternelle et primaire, un collège et un lycée, en internat, demi-pension et externat.

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"Il n'y a pas de modèle familial"

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Intervenant à Toulon lors de l’assemblée générale de l’Union nationale des associations familiales de France (Unaf), Dominique Bertinotti, ministre chargée de la famille, a déclaré : « il n'y a pas de modèle familial : chacun invente le sien ». Elle a ensuite affirmé que le premier axe de sa politique serait d'« assurer l’égalité entre toutes les familles » et qu'elle entendait « ouvrir l’adoption et le mariage à tous les couples », tous ayant « les mêmes droits et les mêmes devoirs». Ces propos ont suscité de vives huées. Quelques minutes plus tôt, François Fondard, président de l'Unaf, avait déclaré que « l'adoption par un couple homosexuel est une mauvaise solution », expliquant : « Le mariage et l’adoption par des couples de même sexe ? Qui peut prétendre que cette réforme ne pose pas des questions vis-à-vis des enfants ? Une famille, c’est l’institutionnalisation de la différence des sexes. »

Dominique Bertinotti n'a pas précisé quand cette mesure serait présentée au Parlement. Elle a cependant tenté de se faire racheter par les représentants des associations familiales en promettant que « pas un euro ne sera ôté à la politique familiale » et que « l’universalité des allocations familiales sera préservée ».

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Ordinations 2012

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Selon la Conférence des évêques de France, 2012 verra 96 ordinations de prêtres diocésains, contre 111 l'an dernier. Mais il faut compléter ce chiffre par les membres de fraternités sacerdotales – à commencer par les dix ordinations de la Communauté Saint-Martin, en pleine forme, et dont le séminaire de Candé-sur-Beuvron va déménager faute de place – ou des communautés jadis « nouvelles » - 11 ordinations pour Saint-Jean, 5 pour la Communauté de l’Emmanuel, 5 pour le Chemin Neuf -, et par les prêtres religieux (3 dominicains, 3 franciscains, 2 assomptionnistes...). Soit au total près de 150 ordinations sacerdotales en France. Dix prêtres sont ordonnés pour Paris, 8 à Toulon, 4 à Lyon et à Metz... Près de la moitié des diocèses n'auront aucune ordination. Quelques diocèses n’en n'ont pas eu depuis longtemps : Saint-Flour depuis 2004, La Rochelle depuis 2005, Le Havre depuis 2006. Par ailleurs, 76 séminaristes, qui deviendront prêtres l’an prochain, seront également ordonnés comme diacres en vue de la prêtrise.

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Sous le signe d'Antigone

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Dimanche 24 juin

sur Lumière de l'Espérance

(la radio du dimanche de Radio Courtoisie),

de 12h à 13h30 (rediffusion à 16h, minuit et sur www.radiocourtoisie.fr

Denis Sureau s'entretiendra avec

Remi Fontaine, éditeur et philosophe,

autour de son dernier livre

"Sous le signe d'Antigone" (Contretemps, 2012)

 

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Chrétiens dans la cité, laïcs dans l'Eglise

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Le quotidien La Croix (25-28/5) a publié les résultats d'une enquête sur Ces laïcs qui font tourner l’Église. En France, 9500 laïcs sont « en mission ecclésiale » : ce sont les « LME ». Ce chiffre est considérable comparé à celui des prêtres âgés de moins de 75 ans, qui ne sont plus que 7000.

Le manque de prêtres est la raison principale du recours à cette solution qui pèse de plus en plus lourdement sur les finances de l’Église.

Dans un certain nombre de diocèses, le départ d'un curé résident entraîne la nomination d'un laïc : le territoire demeure ainsi «quadrillé ».

Certains diocèses ont beaucoup de LME (622 à Lille, 345 à Clermont), d'autres moins (303 à Paris), certains peu (Cahors, Nîmes, Gap).

Les femmes sont les plus nombreuses – plus de 75% pour la moitié des diocèses. La proportion entre laïcs salariés et bénévoles est très variable : elle est forte dans des diocèses urbains (87% à Lyon), moindre dans les diocèses ruraux comme Périgueux. Le diocèse de Versailles compte 330 laïcs en mission ecclésiale – ce qui est beaucoup - mais seulement 24 salariés. Dans le cas des salariés, les rémunérations sont modestes et les contrats de travail plutôt bancals : si 3200 contrats de travail sont à durée indéterminée, les lettres de mission signées par les évêques prévoient une durée limitée. Toutefois peu de conflits seraient allés jusqu'aux prudhommes. L'outil juridique le plus fréquemment utilisé est la rupture conventionnelle : ni licenciement, ni démission, versement d'une indemnité. Des licenciements sont possibles lorsque le laïc a un comportement incompatible avec son employeur – en l’occurrence l’Église (ou plutôt l'association diocésaine).


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Entretien avec Henri Hude

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Dimanche 27 mai

sur Lumière de l'Espérance

(la radio du dimanche de Radio Courtoisie),

de 12h à 13h30 (rediffusion à 16h, minuit et sur www.radiocourtoisie.fr

Denis Sureau s'entretiendra avec

le philosophe Henri Hude,

auteur notamment de Préparer l'avenir (Economica, 2012).

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Faut-il sauver le mariage civil ?

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Le blog catholique Le Salon Beige publie une intéressante analyse d'un ancien juge aux affaires familiales, suivie d'un abondant débat :

"La récente victoire de F. Hollande comme président de la République ayant ouvert la perspective d’une prochaine adoption, en France, du mariage homosexuel, les réactions ne se sont pas fait attendre, particulièrement dans le monde catholique, pour s’opposer  à une telle réforme et défendre le mariage civil dans sa conception traditionnelle.

Pourtant, cette défense du mariage civil, même motivée par les meilleures intentions, me paraît constituer à la fois un contresens historique, un illogisme canonique et une erreur pastorale.
 
D’abord un contresens historique. Faut-il en effet rappeler que le mariage civil a été institué par une loi du 20 septembre 1792 contre le mariage religieux, en particulier contre le mariage catholique, et avait pour ambition explicite de remplacer celui-ci. Il est donc piquant de voir les catholiques les plus attachés aux principes et à la morale de leur religion se présenter comme les défenseurs les plus sourcilleux d’une institution mise en place pour mettre à bas l’influence du catholicisme en France.
 
Ensuite un illogisme canonique. Pourquoi, en effet, se préoccuper d’un mariage – le mariage civil – qui n’est pas celui des catholiques ?  Là encore, il importe de souligner que, pour les catholiques, le seul mariage valide est le mariage canonique, et la conclusion d’un mariage civil n’a, à ses yeux, pas plus d’effets que ne l’a la conclusion d’un mariage religieux aux yeux de l’Etat, c’est-à-dire aucun. On pourrait objecter que, traditionnellement, l’Eglise demande à ses fidèles de contracter une union civile. Mais elle le fait, d’une part parce que le mariage civil a longtemps été le seul moyen d’acquérir, pour les époux et les enfants du couple, des droits familiaux et patrimoniaux dont les concubins étaient largement dépourvus, d’autre part et surtout, parce que, encore aujourd’hui, le ministre du culte qui procède à un mariage religieux sans que ne luit ait été justifié l’acte de mariage civil encourt une peine d’emprisonnement de six mois ainsi qu’une forte amende !
 
Enfin une erreur pastorale. On ne peut, en effet, constamment demander aux catholiques de défendre le mariage civil et, dans le même temps, déplorer que ces derniers prennent au sérieux tous les aspects de ce mariage, en particulier la possibilité de le dissoudre. Ici réside sans doute une des causes essentielles de la « mentalité divorcialiste » que déplore si souvent le Pape, et en vertu de laquelle de nombreux catholiques, dès lors qu’un juge civil a prononcé leur divorce, sont persuadés que le lien conjugal qui les unit à leur conjoint est dissous et qu’ils peuvent conclure un nouveau mariage.
 
Par conséquent, pourquoi voler au secours d’une institution qui contribue à la ruine du mariage chrétien ? Pourquoi lier le destin des catholiques au mariage civil qui a été créé, nous l’avons dit, avec l’objectif explicite de remplacer, dans les mentalités, le mariage chrétien ? Ne faudrait-il pas, au contraire, refuser les fourches caudines du mariage civil et s’abstenir de passer devant Monsieur le maire ?
 
Aucun argument contre une telle « objection de conscience » n’apparaît décisif. En particulier, la disposition du code pénal qui interdit au ministre du culte de procéder à un mariage religieux sans que le mariage civil n’ait été préalablement contracté, n’est pas seulement contraire à la liberté de l’Eglise(en quoi faudrait-il que cette dernière, pour délivrer un sacrement, ait besoin d’une autorisation de l’Etat ?), mais elle serait sans doute sanctionnée par la cour européenne des droits de l’homme si elle venait à y être déférée, et ce au nom du principe de laïcité. Du reste, l’Autriche puis l’Allemagne, pour ce motif, ont abrogé récemment une pareille disposition. Enfin, la raison traditionnelle pour laquelle l’Eglise demandait à ses fidèles de se marier civilement – le bénéfice des droits familiaux et patrimoniaux qu’entraîne la célébration d’un mariage civil- est devenue largement caduque … avec l’adoption du pacs.
 
Je pense donc que, au lieu de perdre inutilement du temps à se battre contre un mariage homosexuel qui, selon toute probabilité, sera adopté, il serait préférable de choisir une autre stratégie, plus offensive, consistant à exiger du législateur qu’il lève l’obligation faite aux époux catholiques de se marier civilement avant toute union religieuse".


 

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Découvrir l'anarchisme chrétien

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Si l'anarchisme se définit par Ni Dieu ni maître, l'expression anarchisme chrétien est un oxymore. Mais si, comme l'affirme Proudhon, l'anarchisme, c'est« l'ordre sans le pouvoir », et que le pouvoir en question est résolument antichrétien et antihumain, la revendication d'un ordre authentique peut relever d'un anarchisme chrétien. C'est la conviction qui anime les deux jeunes auteurs de cet essai, aux côtés de figures aussi différentes que Tolstoï, Barbey d'Aurevilly, Baudelaire, Rimbaud, Bloy, Péguy, Bernanos, Lanza del Vasto, Jünger, le jeune anar012.jpgMounier, Ellul et beaucoup d'autres moins connus. Étrange et anarchique inventaire que celui-là, est tenté de penser le lecteur. Or à défaut de trouver dans toutes ses œuvres disparates et inégales les pierres de fondation d'une doctrine politique cohérente, on peut y observer des points de convergence étonnants : la critique de l’État tout-puissant et prédateur, la dénonciation de la domination de la machine, une défense souvent désespérée de la justice et des libertés, l'apologie non du chaos ou de la guerre civile mais au contraire d'une société tissée de relations authentiques, d'une communauté humaine véritable puisant ses ressources spirituelles dans un Évangile vécu dans sa radicalité. Ce livre invite à découvrir d'autres voies pour penser le monde présent sans oublier notre situation d'étrangers et d'exilés.

 

Jacques de Guillebon

Falk van Gaver

L'Anarchisme chrétien

Éditions de l'Oeuvre, 416 p., 29 €

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