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L'Eglise ne fait pas de politique, elle est une politique

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A méditer par les chrétiens en ces temps d'exaspération politique :

"Je conteste l'idée même que l'éthique sociale chrétienne soit principalement une tentative pour rendre le monde plus paisible ou plus juste. En clair, la première tâche de l'Église en éthique sociale, c'est d'être l'Église — la communauté servante. Cette déclaration peut sembler Hauerwasprofondément intéressée, tant qu'on ne se souvient pas que ce qui fait de l'Église ce qu'elle est, c'est qu'elle soit la manifestation fidèle du Royaume de paix dans le monde.

En tant que telle, l'Église n'a pas d'éthique sociale , l'Église est une éthique sociale.

L'Église existe là où les histoires d'Israël et de Jésus sont racontées incarnées et écoutées, et nous croyons que, comme chrétiens, il n'y a rien de plus important que nous puissions faire. Mais raconter de cette histoire demande que nous soyons un peuple d'un genre particulier, pour que nous puissions, nous et le monde, entendre cette histoire en vérité. Cela veut dire que l'Église ne doit jamais cesser d'être une communauté de paix et de vérité, dans un monde où règnent le mensonge et la peur. L'Église ne permet pas au monde de lui fixer son ordre du jour à propos de ce qui constitue une « éthique sociale »; au contraire, une Église de paix et de justice doit fixer son propre agenda. Elle le fait tout d'abord en étant patiente au milieu de l'injustice et de la violence de ce monde, afin di pouvoir prendre soin de la veuve, du pauvre et de l'orphelin."

Stanley Hauerwas, Le Royaume de paix

Pour en savoir davantage, rendez-vous vendredi.

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Se libérer du porno par la prière

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La pornographie fait des ravages, en particulier auprès des adolescents : 80 % des jeunes de 14 ans ont été confrontés à des images crues, 70 % des 15-20 ans consultent des sites X.

Pour aider les personnes soucieuses de s’arracher à cette addiction, une initiative a été lancée : Libora (contraction de Liberi oratione, libérés par la prière).

Par le biais du site libora.org, chacun peut confier une intention (anonymat garanti) pour soi ou pour une tierce personne. Cette intention est confiée à une équipe de neuf chrétiens qui prient et jeûnent pendant neuf jours : une personne par jour jeûne et les neuf autres prient.

Quatre équipes sont déjà actives (Lille, Paris, Lyon et Aix en Provence) mais face au développement des demandes, Libera recrute.

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Au sommaire du numéro 343

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Le numéro 343 de la lettre d'informations Chrétiens dans la Cité vient de paraître. Au sommaire :

ANALYSE : Entre deux tours et deux choix : le dilemme des chrétiens au second tour des présidentielles.

AGENDA

LES HOMMES : Mgr Xavier Malle - Florence Couprie - Vincent Montagne

INFOS : Les renouveaux de la théologie politique - Quand l'Etat aide la presse chrétienne - L'Eglise progresse... sauf en Europe - Se libérer du porno - 10 000 salariés de l'Eglise dans l'attente - Renouvellement de la conférence épiscopale - Prix Spiritualités - Noun - Nouveaux modes de vie

LECTURES : Yves Chiron, Fatima. Vérités et légendes (Artège).

INITIATIVES : L'Arche

 

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Entre deux tours : les catholiques perplexes

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Selon un vaste sondage Harris Interactive pour La Croix réalisé le dimanche du premier tour, les deux tiers des catholiques pratiquants réguliers auraient voté à droite. Ce n'est pas une surprise, seulement la confirmation d'une tendance. Ils auraient fortement apporté leurs voix à François Fillon (44%) plutôt qu'à Emmanuel Macron (16%) et Marine Le Pen (16%), faibles résultats comparés aux choix des autres électeurs moins pratiquants ou « sans religion ». Jean-Daniel Lévy (Harris Interactive), commente : « La pratique religieuse continue d’être un frein au vote d’extrême droite. Avec le temps, la digue s’est un peu affaiblie mais elle tient toujours. » Le journal La Croix ajoute : « De ce point de vue, il sera intéressant de voir l’effet des appels de certains responsables de la droite catholique à voter pour Marine Le Pen au second tour. »

C'est le cas de Christine Boutin, qui a déclaré : «Ma décision est claire, c'est “pas de Macron”... Emmanuel Macron c'est l'incarnation de tout ce que je n'aime pas, c'est à l'opposé de mes valeurs qui ont rythmé ma vie politique. C'est le libéralisme libertaire, c'est la mondialisation, c'est l'argent, c'est la banque.»

Pourtant son successeur à la tête du Parti Chrétien-Démocrate (PCD), Jean-Frédéric Poisson, n'appelle pas à voter pour la candidate du Front national : « La catastrophe annoncée avec la dérégulation générale d’Emmanuel Macron n’est pas contrebalancée par une société bloquée et les grandes incohérences, notamment économiques, du projet de Marine Le Pen. » Le mouvement Sens Commun refuse de donner des consignes de vote, expliquant : « le vainqueur de ce scrutin, quel qu’il soit, ne saura réunir qu’une majorité divisée et impuissante, et nous continuons à croire que l’un et l’autre programmes seront dévastateurs pour notre pays : nous ne souhaitons ni le chaos de Marine Le Pen ni la déconstruction d’Emmanuel Macron. »

Cependant, comme en 2002, le rejet de certaines positions du Front national incite certains catholiques à soutenir sans enthousiasme un vote Macron. Soit implicitement, comme le suggère un communiqué de Mgr Olivier Ribadeau-Dumas, secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques de France, ou encore un éditorial de François Ernenwein dans La Croix. Soit explicitement, comme Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de La Vie, ou encore la CFTC qui, comme en 2002, appelle « à faire barrage à l'extrême-droite ».

Face à une telle alternative, il semble néanmoins probable que de nombreux catholiques opteront pour le choix de l'abstention ou du vote blanc.

Denis Sureau

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Une boîte divinement délicieuse

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Un frère, une soeur et une cousine lancent une initiative pour valoriser le savoir-faire monastique gourmet et l’épicerie fine des abbayes. Leur constat de départ : bien que souvent de qualité, ces produits ne sont pas toujours faciles à trouver. D'où le projet Divine Box.

Le concept de la box des monastères est simple : un abonnement mensuel à une boîte remplie des meilleurs produits monastiques, avec chaque fois un nouveau thème, comme par exemple les produits de la vigne, le goûter, autour de la ruche etc… Les clients peuvent s’abonner pour 3 mois, 6 mois, ou sans engagement de durée, et choisir entre deux deux formules : la Divine Box des curieux (environ 5 produits pour 29,90 €), ou la Divine Box des gourmands (environ 7 produits pour 39,90 €). Les produits livrés sont accompagnés d'un petit livret explicatif sur les produits monastiques et les abbayes qui les fabriquent.

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Génération Laudato Si'

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Une nouvelle génération de penseurs catholiques est en train d'émerger, irréductible aux catégories de leurs aînés.

A Lyon, ils s'appellent les Altercathos. Née d'une initiative d'élèves de l’École normale supérieure de la ville et de jeunes professionnels, l'association porte un nom révélateur. Catholiques mais alternatifs. Ils transgressent les clivages convenus. Certains ont fait leurs armes lors des mobilisations contre la loi Taubira et se retrouvent dans le mouvement toujours actif des Veilleurs. Ils ont créé Le Simone (45 rue Vaubecour, Lyon 2e), un café culturel pas comme les autres, associé à un espace de coworking, qui porte le nom de la philosophe Simone Weil. Ils y organisent des soirées sur des thèmes tels que L'économie collaborative : une alternative crédible au capitalisme financiarisé ou La vocation anti-catholique de la France : histoire du gallicanisme. Ils se retrouvent dans l'encyclique Laudato si' ou la contre-politique eucharistique du théologien catholique américain William Cavanaugh, qu'ils ont reçu en novembre.

Leur organe d'expression le plus caractéristique est le trimestriel Limite, qui se présente comme une « revue d'écologie intégrale ». Son ton est résolument nouveau dans le monde de la presse catholique, et ses collaborateurs sont pour la plupart jeunes et encore inconnus. Ils défendent, avec George Orwell et Jean-Claude Michéa, un « anarchisme conservateur ». Dans l'éditorial de leur cinquième livraison, riche de collaborations toniques, ils expliquent : « nous nous méfions tout autant de l’étatisme ventripotent que du libéralisme élastique, de l’inertie du premier que de la flexibilité du second. L’un comme l’autre, à la lumière de l’Histoire, nous paraissent de gigantesques broyeurs d’existence. De même, nous avons déjà soupé de l’ivresse des ''table rase'' et de l’hypnose de l’immuable. Nous avons goûté l’amère potion du progrès. (…) nous ne voulons pas ''casser la baraque'', mais l’habiter ; ''arracher l’individu à tous ses déterminismes'', mais le réconcilier avec sa nature. C’est pourquoi cette ''conversion écologique'' exige une redéfinition de la vie bonne : qu’est-ce qu’une existence décente ? » Il s'agit en quelque sorte d'un effort pour actualiser et repenser la doctrine sociale de l’Église et la présence des chrétiens dans le monde de la postmodernité. « Contre les transhumanistes, nous serons bioconservateurs. Contre les puissances d’argent, anarchistes. Contre toutes les idoles, blasphémateurs. Refusant l’''alternance sans alternative'' du clivage droite/gauche, Limite tendra la main à tous ceux qui combattent le double empire de la technique sans âme et du marché sans loi. » 

Denis Sureau

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Les renouveaux de la théologie politique

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L'Institut de théologie protestante organise une journée d'étude sur Les renouveaux contemporains de la théologie politique. Ce sera le vendredi 5 mai à l'IPT-Paris. 83 boulevard Arago, Paris 14e. Au programme :

10h-10h40 : Antoine Arjakovsky, Le royaume de Dieu, vu de 2017.

10h40-11h20 : Jacques Bibrac, Une théologie politique au-delà de la raison.

Stanley Hauerwas11h20-12h : Grégoire Quevreux, L’Église comme solution politique chez Stanley Hauerwas (photo ci-contre).

12h-14h : Pause.

14h-14h40 : Denis Sureau, La contre-politique eucharistique de William Cavanaugh.

14h40-15h : Adrien Boniteau, Anarchisme eucharistique ou anarchisme chrétien ? Une comparaison de William Cavanaugh et de Jacques Ellul.

15h-15h40 : Marc Boss, Théologie politique et théorie de la justice.

Contact : quevreux.gregoire@hotmail.fr

06 72 42 41 73

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Quand l'Eglise fait de la politique

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A l'occasion de l'approche des présidentielles, voici le discours de Monseigneur Dominique Rey, prononcé le 12 Janvier 2017.

L’Eglise défend « le politique », c’est-à-dire la politique au sens noble du terme, qui, en amont des déterminations partisanes, définit les conditions du vivre ensemble dans notre société, et qui précèdent « la » politique, le jeu politique, le discours médiatique. En ce sens-là, l’Eglise fait de la politique car elle cherche à promouvoir et mettre en œuvre le bien commun qui fonde le véritable débat démocratique, nourri par les valeurs et les orientations que nous avons en partage.

Notre société post-moderne, malgré sa richesse, continue de créer de la pauvreté et de l’exclusion. Ses divisions s’accroissent sous le triple effet de la massification, de l’atomisation et des communautarismes, et alors que la dématérialisation des relations humaines, accentuée par l’invasion du virtuel, menace les relations de proximité, de convivialité et de gratuité entre les personnes.

Dans ce contexte, notre pays vit un certain délitement de la politique, devenue désormais moins l’art noble du gouvernement que celui de la gouvernance ou du management. La parole publique, surabondante et hyper-médiatisée, se prend au jeu de la dialectique, devient l’otage de polémiques. Elle lasse le citoyen. Elle obscurcit les véritables enjeux sociétaux, anthropologiques et éthiques. Chacun a le sentiment que la politique est de plus en plus le fait d’incantations, de promesses et de règlements de comptes.

Pour réhabiliter la politique, l’Eglise propose 4 pistes pour nourrir l’engagement des chrétiens dans la cité.

  • La première est celle du dialogue. Le fonctionnement du jeu démocratique implique l’expression des divergences, l’argumentation rationnelle, et le respect de toutes les altérités. L’Eglise doit promouvoir le dialogue entre tous, sans préjugés, sans stigmatiser, avec toutes les périphéries de notre époque. Ce dialogue pour être fructueux, ne peut se concevoir sans rapport avec la raison, avec la vérité, sans quoi il ne peut manquer de sombrer dans le relativisme. Le débat public ne peut pas être mené sans respecter des principes d’humanité qui sont non-négociables. Ce sont des principes de liberté, en particulier dans l’éducation, de respect de la famille et de la vie (depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle), de solidarité avec les plus pauvres et les plus fragiles. Benoît XVI a pu parler de « dictature du relativisme » et le pape François n’a pas manqué de dénoncer une « démocratie d’opinion » qui pérore plus qu’elle ne débat, sans distinguer le fondamental du superficiel, faisant droit au pathos au lieu de la raison. L’Eglise s’efforce d’éclairer la raison dans son vrai discernement du bien commun, au-delà des procédures démocratiques. L’Eglise défend ainsi les racines de la démocratie pour l’empêcher de devenir un supermarché de revendications individuelles.
  • Pour vivre, ce dialogue a besoin de l’engagement de tous, deuxième vertu politique. A l’image de tous nos concitoyens, chaque chrétien est invité à s’engager. « S’impliquer en politique est une obligation morale pour le chrétien » a rappelé le pape François. Il affirmait encore : « la politique est le domaine de la plus vaste charité ».
  • La troisième piste est celle de l’interpellation. Un authentique débat doit se vivre au travers d’une parole libre. Dans un contexte conformiste de prêt-à-penser, ce n’est pas aisé de risquer une parole à contre-courant. L’Eglise a pu parfois donner le sentiment d’un effacement progressif et réel du débat public. Il me semble aujourd’hui qu’on assiste au mouvement inverse. En mal de repère et fragilisés par l’affaiblissement du discours public, les citoyens ont besoin d’interpeller clairement et efficacement ceux à qui ils confient le pouvoir. Face au délitement des identités personnelle, familiale, nationale, cette interpellation, pour l’Eglise, renvoie aux principes non négociables énumérés dans sa doctrine sociale et qui garantissent l’humanisation de notre société.
  • Le dernier point est celui de l’Incarnation. La politique, le service, l’engagement se vivent en actes concrets. Sous ce rapport, le succès politique repose sur la conformité entre une personne et son discours, son discours et ses actes, ses actes et la morale. L’Incarnation se vit donc au quotidien. On ne peut pas faire de politique hors sol, ou par procuration, juste derrière sa TV ou par internet. Etre chrétien, c’est déjà vivre entre nous ce que nous souhaitons voir se développer à l’échelle du pays, de notre région, ou de notre quartier.

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Lettre du Père Bernard Devert aux candidats

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Fondateur et président d'Habitat et Humanisme, le Père Bernard Devert adresse cette lettre ouverte aux candidats :

Lettre à Mesdames, Messieurs, les candidats à la Présidence de la République

Précarité et pauvreté rongent le tissu social. Est-ce par résignation, indifférence que le silence gagne du terrain au point que vos programmes politiques soient si peu précis sur le logement, alors qu’il est le premier marqueur des ruptures sociétales.

Il est injuste de dire que rien n’est fait, mais il est juste de s’interroger sur cette montée endémique des inégalités, entraînant l’isolement des plus démunis et ces rejets, signes de souffrance.

Acceptez-vous de nous partager vos diagnostics suivis des traitements que vous entendez mettre en œuvre pour guérir ce corps social enfiévré. La première urgence est celle de gestes d’hospitalité à l’égard de ceux qui vivent dans la rue et/ou dans des conditions déshumanisantes.

La politique ne se réduit pas à des actes de gestion, elle est une vision dynamique et enthousiaste à l’adresse des concitoyens pour faire se lever au sein de la Nation, des énergies et des synergies créatrices d’espoir. Les réponses sont toujours à la hauteur de la confiance.

Voulez-vous prendre l’engagement de défendre les plus vulnérables pour faire de l’habitat une des grandes causes nationales. Trois urgences :

  • réconcilier la Nation avec ses Cités.

Les ‘machines à loger’, affichant lèpre et détresse, sont à détruire. Le chantier à ouvrir doit s’articuler autour de trois exigences : les équipements et services publics de qualité ; une attention forte portée à la culture et à l’enseignement adapté. Il n’est pas tolérable de consentir à ce que les enfants de quartiers déshérités soient ‘punis’ par une discrimination brisant leur avenir ; enfin un habitat ‘désirable’, suivant l’expression du Président de l’USH, Jean-Louis Dumont.

  • introduire une politique de l’aménagement du territoire.

600 000 candidats espèrent un logement décent en Île de France. 60 000 personnes rejoignent chaque année ce territoire alors que les villes, petites et moyennes, affichent des milliers de logements vacants. La raison de cet exode serait l’accès au travail, mais les demandeurs d’emploi – plus de 5 millions – le trouvent-ils davantage dans les grandes agglomérations ? Le territoire ne peut rester étranger à la révolution du numérique, appelée à transformer la vie professionnelle et l’accès à l’habitat.

  • veiller au prendre-soin des personnes.

Le ‘reste pour vivre’ est pour trop de nos concitoyens une survie, d’où une approche des solidarités, comprise non en termes de coût mais d’investissements. Les surloyers de solidarité (SLS) - retenus en deuxième lecture comme une option par la loi ALLUR –s’imposeront aux fins d’atténuer les loyers et charges des plus démunis, suivant la requête présentée conjointement par ATD Quart Monde et HH. Les charges, sauf dans les foyers-logements, n’étant pas prises en compte dans le calcul de l’APL, l’habitat social est à réhabiliter en priorité pour réduire les frais de chauffage, impactant d’autant le reste pour vivre.

Nulle attaque dans ces propos, observant l’engagement de bien des acteurs publics et privés à refuser l’inacceptable. Vous qui vous présentez à la magistrature suprême, entendez cet appel pour la mise en œuvre d’un urbanisme et d’une politique sociale de l’habitat honorant les valeurs de notre société.

N’ayez pas peur de demander un effort, la Nation sera fière de le vivre, une chance pour se rassembler.

Bernard Devert

Fondateur d’Habitat et Humanisme

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