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Ad Lucem per Crucem : Kenya 2015

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Pâques 2015 au Kenya

Ad Lucem per Crucem : Kenya 2015

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Pâques, le ‘vivre ensemble’ que Dieu nous offre

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Méditation pascale du Père Bernard Devert, fondateur et président d'Habitat et Humanisme :

Comment aborder le ‘vivre ensemble’ au cours de cette Semaine Sainte qui, paradoxalement, lui offre une acuité singulière ?
Père, pardonne-leur dira le Crucifié qui n’entend retenir aucune de nos fautes alors qu’elles l’écrasent. L’immensité de ce pardon est signe d’une ouverture au-delà même de ce que nous pouvons imaginer. Le Fils de l’homme est venu nous sauver ; son incarnation dans l’accomplissement de sa mort est signe de sa détermination de vivre avec nous, parmi nous.
Il a fallu qu’au sordide se rajoute le cupide : ils se sont partagés mes habits et mon vêtement, ils l’ont tiré au sort (Ps 22).
Dieu était déjà à genoux, il est maintenant nu.
Que dire si ce n’est apprendre à se taire pour faire éclore le silence : un temps de discernement pour rejoindre le Christ dans sa passion, en d’autres termes nos frères pour qui la dureté de la vie n’est pas sans analogie avec le bois de la Croix.
Vous, frères enfermés dans des situations déshumanisantes, vous subissez la croix de nos indifférences. Au Golgotha, les disciples, les amis de Jésus avaient fui afin d’éviter les ennuis avec les forces du mal, d’autant plus protégées qu’elles avaient reçu la bénédiction des autorités religieuses !
Devant la croix de tant d’hommes, qui n’est pas effrayé de la légèreté de notre humanité, tenté de s’éloigner tant l’horreur devient menaçante pour son équilibre.
La Semaine Sainte nous met au cœur de la présence d’un Dieu si désarmant qu’il ne peut que nous désarmer nous invitant précisément à rechercher un autre équilibre qui ne se trouve que sur le chemin d’une attention à une plus grande équité.
La passion du Christ est un focus des déséquilibres. La puissance de Dieu que nous nommons à l’envi pour justifier la nôtre ne résiste pas à l’épreuve de la crucifixion. Le Fils de l’homme, dans le tragique qui l’envahit, sans secours ni recours, donne sans réserve le pardon et sa confiance, instaurant une autre traversée de la vie. Le don se substitue à la force qu’invalide la Croix.
L’économie du salut est un appel à entreprendre différemment pour que le trop-plein de peines que connaît notre monde se transforme en une plénitude d’espérance. L’éloge de la fragilité au Golgotha nous fait entrevoir ce passage.
La pierre du tombeau a roulé ; il n’est pas seulement vide mais ouvert, non pour recevoir d’autres corps mais pour que ce signe d’ouverture soit un appel à être du côté de la vie, de Dieu même.
Quel respect avons-nous de cette vie pour laisser des êtres à la rue ou dans un habitat indigne?
Jésus qui ne reste pas dans la mort pour la traverser nous appelle à devenir des passeurs. La tâche est immense. Les deux disciples sur Emmaüs ont bien compris le soir de Pâques que l’heure n’était pas de se mettre en retrait mais de revenir dans nos Jérusalem pour être des bâtisseurs de ponts.
Nos chemins de Croix ne peuvent être ceux du souvenir mais de la mémoire ; alors seulement le tragique s’estompera. La vie libérée qu'offre Pâques induit une plus grande responsabilité pour faire reculer la ‘mocherie’.
Avec Etty Hillesum dans l’ouvrage La vie bouleversée, faisons nôtre sa prière au Seigneur : que le désir que nous avons de Lui ne s’éteigne pas en nous. Nos engagements permettent d’en évaluer l’acuité.
Joyeuse fête de Pâques.

Bernard Devert
Pâques 2015

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Soloviev, Dieu et César

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Une méditation de Vladimir Soloviev, dans La Russie et l’Église universelle :

"L'humanité a cru qu'en professant la divinité du Christ elle était dispensée de prendre au sérieux ses paroles. On a arrangé certains textes évangéliques de manière à en tirer tout ce qu'on voulait, et on a fait la conspiration du silence contre d'autres textes qui ne prêtaient pas aux arrangements. On répétait sans cesse le commandement : «Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » — Pour sanctionner un ordre de choses qui donnait à César tout, et à Dieu — rien. Par la parole : «Mon Royaume n'est pas de ce monde», on tâchait de justifier et de confirmer le caractère païen de notre vie sociale et politique — comme si la société chrétienne dût fatalement appartenir à ce monde, et non pas au Royaume du Christ. Quant aux paroles : « Tout pouvoir m'est donné dans les cieux et sur la terre » — on ne les citait pas. On acceptait le Christ comme sacrificateur et comme victime expiatoire, mais on ne voulait pas de Christ-Roi. Sa dignité royale fut remplacée par toutes les tyrannies païennes, et des peuples chrétiens ont répété le cri de la plèbe juive : « Nous n'avons pas d'autre Roi que César! » Ainsi l'histoire a vu et nous voyons encore le phénomène étrange d'une société qui professe le christianisme comme sa religion et qui reste païenne — non pas dans sa vie seulement, mais quant à la loi de sa vie."

Soloviev, Dieu et César

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No logo pour l'évêque aux armées

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Dans le numéro de février d’Egmil (Église en monde militaire), Mgr Luc Ravel écrivait après les attentats de janvier : « Le chrétien se sent pris en tenaille entre deux idéologies. D’un côté, l’idéologie qui caricature Dieu au mépris de l’homme. De l’autre, l’idéologie qui manipule l’homme au mépris de Dieu. D’un côté, des adversaires déclarés et reconnus : les terroristes de la bombe, vengeurs du prophète. De l’autre côté, des adversaires non déclarés mais bien connus : les terroristes de la pensée, prescripteurs de la laïcité, adorateurs de la République. Dans quel camp se situer comme chrétien ? Nous ne voulons pas être pris en otage par des islamistes. Mais nous ne souhaitons pas être pris en otage par des bien-pensants. L’idéologie islamique vient de faire 17 victimes en France. Mais l’idéologie de la bienpensance fait chaque année 200 000 victimes dans le sein de leur mère. L’IVG devenue droit fondamental est une arme de destruction massive. » Ces propos virils ont fortement irrité le pouvoir qui a décidé que « cette publication ne pourra plus porter le logo du ministère de la Défense, les textes n’étant relus par aucune autorité ».

Dans son dernier numéro, Chrétiens dans la Cité publie une présentation du Diocèse aux armées françaises. Abonnez-vous!

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Des limites de l'entrisme

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Les élections départementales ont permis d’éprouver les fraîches vocations politiques de candidats issus de La Manif pour tous.

Les élections départementales ont été l’épreuve du feu pour de jeunes hommes et femmes sensibilisés aux débats politiques lors des mobilisations contre le mariage homosexuel. La Manif pour tous (LMPT) avait proposé aux candidats de signer une Charte aux propositions assez minimales, permettant de mesurer leur attachement à la famille, « socle fondamental de la société ». Sens commun, le courant issu de la mobilisation contre la loi Taubira au sein de l’UMP, avait demandé à ses candidats de la signer. Or curieusement deux d’entre eux ont refusé : Fatima Amarir, à Argenteuil (battue) et Paul Bazin de Jessey, élu à Nogent-sur-Marne (cet inspecteur des finances de 29 ans est le frère de Madeleine, porte-parole de Sens commun, nommée secrétaire nationale de l’UMP en charge des programmes de formation). Devant l’étonnement de certains sympathisants, Sens commun a précisé : « nous avons estimé que, même si nous pouvions être en désaccord sur certains points, les raisons qu’ils invoquaient pouvaient être entendues et ne retiraient rien à leur intégrité ni aux valeurs qu’ils défendaient et défendront demain en qualité de conseillers départementaux. » Paul Bazin ne pense pas que « l’intérêt supérieur de l’enfant est avant tout d’être élevé par son père et sa mère » dans la mesure où il rencontre « des familles où les parents n’éduquent pas leurs enfants, voire les déconstruisent au lieu de les élever ». Est-ce une raison pour refuser le modèle ? Son refus ne s’expliquerait-il pas plutôt par un jeu politique impliquant des compromis (voire des compromissions) ?


Autre exemple instructif : l’expérience d’Édouard du Parc, un chef d’entreprise de 42 ans, catholique, coordinateur de La Manif pour tous en Gironde, et admis sur la liste d’Alain Juppé à Bordeaux aux dernières municipales. C’est un modéré, estimant par exemple que « la doctrine FN [Front national] est complètement déconnectée du réel » (cf. www.edouard-du-parc.fr). Or ce responsable de la province Sud-Ouest de Sens Commun a regretté que son parti ait été écarté de la liste Gironde Positive : « le PCD (Parti Chrétien-Démocrate) et Sens Commun, alors membre à part entière de l’UMP, pour ce dernier, en ont été exclus. Il y a donc un simulacre de rassemblement ou un rassemblement orienté, ce qui est inacceptable. » Conseiller municipal de Bordeaux, il est délégué aux professions libérales et au quartier centre-ville. Un espace d’action restreint, tandis que les postes sensibles ont été confiés à d’autres… La municipalité est d’ailleurs ostensiblement gay friendly, et vient de subventionner un Festival Cinémarges (Sexe, Genres et Identités). Des limites de l’entrisme ?

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Une Petite histoire de l'Eglise pour une grande aventure

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Découvrir la grande aventure chrétienne dans une Petite histoire de l'Eglise (1) qui tient en 200 pages, c'était une beau défi que Francine Bay a su relever. Avec son style alerte, allié à un souci de rigueur dans l’exposition des faits, Francine Bay retrace vingt siècles de'évenements heureux et malheureux. De saint Pierre au Pape François, elle fait revivre les drames et joies vécus par le peuple chrétien. Résumant les grandes évolutions, elle rétablit la vérité sur des événements parfois controversés, qu’elle illustre de brefs récits captivants. Les figures lumineuses des saints – et d’autres plus sombres – se détachent à travers les bouleversements religieux, politiques et culturels.
Ce livre est destiné aux jeunes – il peut être utilisé en complément du programme d’histoire pour les collégiens –, mais aussi et surtout aux étudiants et à tous les adultes. Il est très pratique, avec des nombreux encadrés, des cartes, un aide-mémoire des grandes dates de l'histoire de l'Eglise, des tableaux (les hérésies des premiers siècles, les principaux ordres religieux, les encycliques célèbres), la liste chronologique des papes et un Index. Bref, un livre qui trouvera sa place dans toute bonne bibliothèque familiale.
(1) Transmettre, 204 pages, 19 euros, disponible sur www.transmettre.fr et dans les librairies religieuses).

Francine Bay, Petite histoire de l'Eglise, Transmettre, 2015

Francine Bay, Petite histoire de l'Eglise, Transmettre, 2015

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Au sommaire du numéro 311

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Le numéro 311 de la lettre Chrétiens dans la Cité est paru. Au sommaire :

EDITO : Pour une conversion écologique

AGENDA

LES HOMMES : David Macaire - Hervé Giraud - Pierre de Lauzun

INFOS : La Manif pour tous et les départementales - Loi sur la fin de vie : dérives euthanasiques - Le dossier Michelet envoyé à Rome - AFC vs Gleeden - De Lyon à Erbil - Fonds éthiques - Fêtes évincées - Economie de communion

LECTURES : Vers le bien commun, de Pierre Coulange

INITIATIVES : Les associations pour chrétiens séparés

Pour recevoir ce numéro, abonnez-vous !

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Catéchisme : une crise sans fin

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Denis Sureau, éditeur de Chrétiens dans la Cité et de Transmettre, revue pour l'évangélisation de l'enfance, a publié dans le numéro de mars du mensuel La Nef un article intitulé Catéchisme: une crise sans fin. Il montre comment les nouveaux documents catéchétiques n'apportent pas de solution convaincante au problème de la transmission de la Foi.

Interrogé par le site Atlantico, le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le culte divin, a déclaré : "On a renoncé à enseigner le catéchisme. On a créé quelque chose qui n’est pas un catéchisme, en n'intégrant pas par exemple certains éléments doctrinaux. Le refus d’enseigner le catéchisme, ou d’apprendre par cœur, fait que lorsque les enfants ont fini le catéchisme, ils ne savent rien du tout, ni les prières ni les évangiles. Je pense que notre responsabilité existe, car nous n’avons pas fait tout notre travail."

Catéchisme : une crise sans fin

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Le dominicain David Macaire archevêque de Fort-de-France

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Le P. David Macaire o.p., prieur du Couvent des Dominicains de la Sainte-Baume et recteur du Sanctuaire de la Sainte-Baume, a été nommé archevêque de Fort-de-France, Il succède à Mgr Michel Méranville, atteint par la limite d’âge. Né en 1969 à Nanterre (il est le plus jeune évêque de France), ayant fait profession religieuse en 1995, le P. David Macaire a été ordonné prêtre en 2001. Il est titulaire d’une licence de philosophie et d’une maîtrise (licence canonique) de théologie. Entre 1995 et 2015, le P. David Macaire a été aumônier de collège et de lycée, ainsi que de Scouts d’Europe et de Scouts Unitaires de France. Entre 2001 et 2011, il a assuré les charges de Père-Maître des frères étudiants au couvent de Bordeaux puis de Prieur du Couvent des Dominicains de Bordeaux. A partir de 2002, il a été vicaire en paroisse dans le diocèse de Bordeaux, conseiller spirituel des Equipes Notre Dame et assistant des Fraternités Laïques Dominicaines. Il a également enseigné la théologie. Depuis 2011, il est Prieur du Couvent des Dominicains de la Sainte-Baume et Recteur du Sanctuaire de la Sainte-Baume. Il est aussi exorciste diocésain du diocèse de Toulon depuis 2012.

Le dominicain David Macaire archevêque de Fort-de-France

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