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De la grande distribution comme structure de péché

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Dans l'arsenal de la grande distribution contre le repos dominical on trouve le procédé consistant à offrir à un client du samedi un bon de réduction valable exclusivement un dimanche :

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Et c'est ainsi qu'Auchan, détenu par la famille Mulliez, que l'on dit pourtant catholique, incite ses clients à violer le troisième commandement de Dieu.

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Le cardinal Rylko salue le réveil des consciences en France

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« L’engagement des laïcs dans la vie publique et l’avenir de la cité » : tel était le thème de'intervention donnée 16 novembre par le cardinal Stanisłas Ryłko, président du Conseil pontifical pour les laïcs, lors du XXVIe Colloque national des juristes catholiques, consacré au « Le Mariage en questions », à Paris. Extraits :

« Face aux graves défis de la postmodernité, nous, chrétiens, nous ne pouvons pas rester indifférents, ni nous taire !

Aujourd’hui, tout spécialement, une présence visible et incisive des chrétiens est nécessaire dans la vie publique, avec l’audace d’être vraiment un “ levain évangélique ”, le “ sel ” et la “ lumière ” du monde, en étant guidés par l’Evangile et par la Doctrine sociale de l’Eglise.

A notre époque, la culture dominante enferme la foi dans le domaine strictement privé, éliminant Dieu de la sphère publique. Nous assistons à une véritable “ christianophobie ” et à un dangereux fondamentalisme laïciste. Dans les démocraties occidentales, là où l’on parle de tant de tolérance, la liberté religieuse est même sérieusement menacée. Le pape Benoît XVI a parlé d’une périlleuse expansion de ce qu’on appelle la “ tolérance négative ” qui, pour ne pas importuner les non-croyants ou les autres croyants, élimine tous les symboles religieux de la vie publique. Ainsi - paradoxalement - au nom de la tolérance, on abolit la tolérance elle-même. Une telle situation requiert indéniablement des fidèles laïcs le courage d’aller à contre-courant et d’être dans le monde un “signe de contradiction”. En outre, elle les sollicite à sortir des sacristies et du cadre des discours internes à l’Eglise, en devenant des témoins persuasifs de l’Evangile au cœur du monde. Il est vrai que, dans la société occidentale, nous, les chrétiens, nous sommes une minorité. Toutefois, le vrai problème n’est pas là. Le sel est “minoritaire” dans la nourriture, mais il lui donne son goût ; le levain est “minoritaire” dans la pâte, mais il la fait fermenter. Notre vrai problème consiste à ne pas devenir insignifiants, “insipides”, à ne pas perdre la “saveur évangélique”

Comme chrétiens, en cette époque, nous sommes donc appelés tout particulièrement à être les gardiens de l’être humain, de sa dignité et de ses droits inaliénables. Mais pour accomplir une mission si haute et si importante, nous devons avoir un concept très clair de notre identité de disciples du Christ. Cette conscience est aujourd’hui loin d’être acquise, car elle est souvent chargée de problèmes. Le relativisme et la “pensée faible” engendrent des personnalités fragiles, fragmentées et incohérentes. Les modèles de vie imposés par la culture dominante sèment partout l’égarement et la confusion, même parmi les baptisés. Le cadre “identitaire” du chrétien moyen devient toujours davantage le résultat d’un ensemble de choix arbitraires et commodes.

Vivre à fond l’identité chrétienne signifie surtout décider de mettre Dieu au centre de sa vie. Il ne s’agit pas d’un Dieu quelconque, mais de ce Dieu qui s’est révélé dans le visage de Jésus-Christ.

 Comme nous pouvons le voir, le domaine d’engagement est extrêmement vaste et rempli de défis pour les laïcs catholiques. Il est vrai qu’aujourd’hui, bien souvent, la voix des chrétiens ressemble à celle de ceux qui crient dans le désert. Mais notre cri – même s’il est peu écouté et souvent contrarié par les médias – ne peut pas ne pas se faire entendre et il est d’une importance vitale pour l’avenir de l’humanité. D’ailleurs, dans la société française, il semble déjà porter quelques fruits tangibles. Il s’agit d’un réveil significatif des consciences de nombreuses personnes d’extractions religieuses et culturelles diverses, comme l’ont démontré les grandes manifestations pour défendre le mariage, qui ont vu une forte participation des catholiques.

Voilà donc quelle est la vocation et la mission des laïcs catholiques dans la vie publique : être le sel de la terre et la lumière du monde !"

 

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Le Pape François : progressisme, mondialisation et apostasie

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Le 18 novembre, le Pape a vigoureusement dénoncé un progressisme qui revient à l'apostasie et une mondialisation qui mène à l'uniformité hégémonique : extraits donnés par Radio Vatican.

 

La « mondanité », amène « à négocier » non seulement « les valeurs », mais aussi la foi et les racines de la foi. Ainsi, le peuple s’éloigne de Dieu : « ce n’est pas la belle globalisation de l’unité de toutes les Nations, chacune avec ses us et coutumes mais unies, mais plutôt la globalisation de l’uniformité hégémonique, c’est le règne de la pensée unique. Et cette pensée unique est le fruit de la mondanité » « Cette « racine perverse de la mondanité » a été dénoncée par le Pape François dans son homélie lors de la messe célébrée ce lundi matin à Sainte Marthe.
Le Pape est parti de la Première Lecture de la messe, un passage du Livre des Maccabées : les guides du peuples, a-t-il expliqué, ne veulent plus qu’Israël soit isolé des autres nations et ainsi, ils abandonnent leurs propres traditions, pour aller négocier avec le roi. Ils vont « négocier » et pour cette raison sont enthousiastes. C’est comme si, a ajouté le Pape, ils se disaient « nous sommes progressistes, nous allons dans le sens du progrès vers lequel tous vont ». Il s’agit, a averti le Pape, « de l’esprit de progressisme adolescent » qui « pense qu’aller de l’avant dans n’importe quel choix est préférable au fait de rester dans les habitudes de la fidélité ». Ces gens, donc, négocient avec le roi « la fidélité au Dieu toujours fidèle » .
« C’est ce qu’on appelle l’apostasie », a poursuivi le Pape. « Ce n’est pas qu’ils sont en train de négocier certaines valeurs, non, ils négocient carrément l’essentiel, à savoir la fidélité au Seigneur ». « Aujourd’hui », avertit le Pape, on pense que « nous devons être comme tous les autres, nous devons être plus normaux, comme tout le monde fait, avec ce progressisme adolescent ». Et puis, faisait-il remarquer amèrement, « on connait la suite de l’histoire : les condamnations à mort, les sacrifices humains » « Vous pensez peut-être qu’aujourd’hui on ne les pratique pas, les sacrifices humains ? Et bien, que du contraire, on en pratique tellement, tellement. Et des lois existent même pour les protéger ».

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Solidaires en fin de vie !

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Cinq personnalités lancent un appel, Solidaires en fin de vie !, contre la légalisation de 'euthanasie : Anne-Dauphine Julliand, l'auteur du célèbre récit émouvant Deux petits pas sur le sable mouillé (Les Arènes, 2011), Jacques Ricot, philosophe spécialiste des soins palliatifs, Maryannick Pavageau, tétraplégique, Hervé Messager, le kiné de Vincent Humbert, et Tugdual Derville, fondateur d’À bras ouverts et délégué général d'Alliance Vita :

« Il est urgent que tous les citoyens qui ont le souci de préserver la vie et la dignité des personnes fragiles contre la tentation de l’euthanasie se réunissent et s’engagent. Nous refusons une société qui affirme que certains de ses membres auraient ''perdu leur dignité'' au point que leur mort soit préférable à leur vie. Nous voulons une société permettant aux personnes de traverser des situations de vulnérabilité sans qu’on les dise inutiles ou coûteuses, sans que soit remise en cause la valeur de leur vie. Nous voulons une société où aucune personne âgée fragile et sans défense ne risque d’être euthanasiée en marge du service d’urgence d’un hôpital. Décidés à édifier ensemble une société solidaire où les personnes fragiles auront une place de choix, nous invitons les Français à se mobiliser aujourd’hui, pour agir. »

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Les nouveaux béguinages fleurissent

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Après l'ouverture dans les prochains jours de celui de Perpignan, de nombreux béguinages sont à l'étude ou en cours de réalisation : ces résidences s'adressent aux personnes âgées qui souhaitent vivre et vieillir ensemble, dans un projet spirituel et fraternel. A Quimper, une réunion publique d'information se tiendra le 20 novembre à 18 h, à la Maison Diocésaine de Quimper, 41 boulevard Amiral de Kerguelen. A Ars, le permis de construire vient d'être déposé.

D'autres projets, moins avancés, sont envisagés à Lyon, Montauban, Nîmes, Valence, Romans, Mulhouse, Béthune et Paris. Ces projets sont accompagnés par Vivre en béguinage fondée par Thierry Prédignac, ancien directeur de l'agence de communication Magnificat, à Perpignan, spécialisée dans la collecte de fonds pour les milieux religieux et associatifs.

 

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Chrétiens dans la Cité n°290 est paru

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Le n°290 de Chrétiens dans la Cité est paru, avec pour informations principales :

 

  • Téléthon : les 3 objections de Mgr Marc Aillet
  • L'affaire de la nomination de l'évêque de Metz: question à Manuel Valls
  • Solidaires en fin de vie
  • Le Mej à Strasbourg
  • Maires sans conscience ?
  • L'évêque de Vannes comprend les Bonnets rouges
  • Les béguinages se multiplient
  • Les Marches pour la vie
  • Recension de l'essai de Jean-Philippe Larramendy : Tu ne convoiteras pas
  • Initiatives : les Veilleurs

 

et toujours l'agenda, les nominations, les congrès à venir etc.

 

Abonnez-vous pour seulement 30 € !

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L'Eglise face à l'oppression fiscale

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La révolte des Bonnets rouges invite les chrétiens à s'interroger sur la moralité de ce qu'il faut bien appeler l'oppression fiscale. Voici ce qu'en disait Pie XII en en temps où elle n'avait pris le caractère aussi fortement confiscatoire qui est le sien aujourd'hui :


Aux congressistes de l'Institut international des Finances Publiques , le 2 octobre 1948:

    Les besoins financiers de chacune des nations, (...) se sont formidablement accrus. La faute n'en est pas aux seules complications ou tensions internationales; elle est due aussi, et plus encore peut-être, à l'extension démesurée de l'activité de l'État, activité qui, dictée trop souvent par des idéologies fausses ou malsaines, fait de la politique financière, et tout particulièrement de la politique fiscale, un instrument au service de préoccupations d'un ordre différent.(...)

  Qui s'étonnera, après cela, du danger où se trouvent la science et l'art des finances publiques de descendre, faute de principes fondamentaux clairs, simples, solides, au rôle d'une technique et d'une manipulation purement formelles. C'est malheureusement ce qui se constate aujourd'hui en plusieurs domaines de la vie publique : échafaudage habile et hardi de systèmes et de procédés, mais sans ressort intérieur, sans vie, sans âme.(...)

  Pareil état de choses influe plus fâcheusement encore sur la mentalité des individus. L'individu en vient à avoir de moins en moins l'intelligence des affaires financières de l'État; même dans la plus sage politique, il soupçonne toujours quelque menée mystérieuse, quelque arrière-pensée malveillante, dont il doit prudemment se défier et se garder. Voyez-vous, c'est là qu'il faut, en définitive, chercher la cause profonde de la déchéance de la conscience morale du peuple  (...) en matière de bien public, en matière fiscale principalement. (...)

  Comment l'Église pourrait-elle contempler, indifférente, cette crise qui, en réalité, est une crise de conscience? Voilà pourquoi, s'adressant à ceux qui ont quelque part de responsabilité dans le traitement des questions de finances publiques, elle les adjure : Au nom de la conscience humaine, ne ruinez pas la morale par en haut. Abstenez-vous de ces mesures, qui, (...), heurtent et blessent dans le peuple le sens du juste et de l'injuste, ou qui relèguent à l'arrière-plan sa force vitale, sa légitime ambition de recueillir le fruit de son travail, son souci de la sécurité familiale, toutes considérations qui méritent d'occuper dans l'esprit du législateur la première place, non la dernière.(...)

  Le système financier de l'État doit viser à réorganiser la situation économique de manière à assurer au peuple les conditions matérielles de vie indispensables à poursuivre la fin suprême assignée par le Créateur : le développement de sa vie intellectuelle, spirituelle et religieuse.

 

Aux membres de l'Association fiscale internationale , le 2 octobre 1956 :

 

  Aucun doute ne subsiste sur le devoir de chaque citoyen à supporter une part des dépenses publiques. Mais l'Etat de son côté, en tant que chargé de protéger et de promouvoir le bien commun des citoyens, a l'obligation de ne répartir entre ceux-ci que des charges nécessaires et proportionnées à leurs ressources. L'impôt ne peut donc jamais devenir pour les pouvoirs publics un moyen commode de combler le déficit provoqué par une administration imprévoyante, de favoriser une industrie ou une branche de commerce aux dépens d'une autre également utile. L'Etat s'interdira tout gaspillage des deniers publics ; il préviendra les abus et les injustices de la part de ses fonctionnaires, ainsi que l'évasion de ceux qui sont légitimement frappés. Les Etats modernes tendent aujourd'hui à multiplier leurs interventions et à assurer un nombre croissant de services ; ils exercent un contrôle plus étroit sur l'économie ; interviennent davantage dans la protection sociale de plusieurs catégories de travailleurs ; aussi leurs besoins d'argent croissent dans la mesure où se gonflent leurs administrations. Souvent des impositions trop lourdes oppriment l'initiative privée, freinent le développement de l'industrie et du commerce, découragent les bonnes volontés.(...)

  La garantie juridique des contribuables à l'égard du fisc vise à consolider les systèmes de sauvegarde, indispensables non seulement au contribuable, mais à l'Etat lui-même, qui risque, s'il néglige ces garanties, de démoraliser ses sujets et de les encourager à la fuite de l'impôt et à la fraude.

 

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Pas de trêve pour les drames

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Fondateur et président d'Habitat et Humanisme, le Père Bernard Devert lance cet appel :

 Cette trêve depuis 1956 protège, pour la période courant du 1er novembre, au 15 mars, les foyers sous le coup d’une décision judiciaire autorisant l’expulsion de leur logement.

 La chute annoncée est seulement retardée. Comment transformer cette cessation temporaire d’hostilité en un acte d’hospitalité ?

 La question n’est pas indifférente à la cohésion sociale et à la fraternité.

 Sur les 100 000 familles concernées, plus de10 000 seront confrontées à cette expulsion au sortir de l’hiver. Comment ne pas envisager qu’elles connaissent aussi un printemps.

 Loin des jugements faciles et destructeurs, reconnaissons que la montée des précarités conduit bien des familles, celles que nous voulons précisément aider, à un décrochage, le taux d’effort des loyers étant insupportable au regard des ressources.

 Quand le ‘reste pour vivre’ est inférieur à 100 € mensuels, voire moins, ne nous étonnons que ‘ça craque’.

 Quand 600 000 enfants sont victimes de la pauvreté, comment leurs parents ne viendraient-ils pas à parer aux déficiences avec le risque alors de loyers impayés. Il ne s’agit pas de justifier mais de comprendre.

 Le bien commun, dans cette attention à la fragilité de l’autre, devrait nous inviter à penser cette trêve non comme un simple sursis mais comme le temps d’un sursaut de responsabilités partagées pour des mesures concrètes qui atténueraient bien des drames.

Cinq interventions sont à mettre en œuvre. Deux relèvent principalement de l’Etat et des grands bailleurs sociaux soulignant que certains déjà s’engagent dans cette perspective pour la destination des surloyers ; les trois autres appellent l’intervention des acteurs associatifs.

  • mobiliser davantage les financements très sociaux comme le Prêt Locatif Aidé d’Insertion (PLAI) ou le Prêt Locatif à Usage Social (PLUS) pour que les loyers et charges soient en cohérence avec les ressources, observant que l’effort engagé pour la maîtrise des charges énergétiques doit être impérativement fléché vers les logements sociaux.

  • transférer les ‘surloyers’ et une quote-part des pénalités au titre de la loi SRU en déduction partielle du montant des loyers pour les familles les plus vulnérables. La loi ALLUR devrait prendre en compte cette disposition suivant amendement déposé par ATD Quart Monde et HH.

  • réduire la vacance des logements dans les territoires tendus. HH s’engage au développement de son dispositif ‘propriétaire et solidaire’ : 1 200 logements ont été mobilisés sur deux années. Des propriétaires louent au prix de 5 à 6 € mensuels, 70% de ces revenus étant exonérés des revenus fonciers, dans le cadre de la location/sous-location ; HH assure la garantie locative et l’accompagnement des familles.

Il est possible de mobiliser 2 000 logements dans les grandes villes, ce qui offrirait une réponse à 20% des familles qui, à la fin de l’hiver, ne peuvent pas garder leur logement au regard de la procédure d’expulsion mais aussi en raison d’un loyer insupportable.

  • participer au fonds de dotation HEDE, l’Humanisme à l’Epreuve de la Dépendance, proposée comme une cordée pour la traversée de passages difficiles.

  • mobiliser un bénévolat pour la durée de cette mission.

 La fraternité n’est pas un mot creux. Dans toutes les périodes de crise, elle a autorisé bien des ouvertures et des solidarités qui participent à un ré-enchantement de la Nation.

 A ce possible ne sommes-nous pas appelés.

 

Bernard Devert

Novembre 2013

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L'évêque de Vannes au secours des Bonnets rouges

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Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, a publié un vigoureux "Billet d'humeur" sur la révolte des Bonnets rouges :

L’identité et la dignité par le travail

Samedi dernier, des heurts violents ont opposé en Finistère manifestants et forces de l’ordre, au prix de blessés graves auxquels nous adressons personnellement aujourd’hui toute notre solidarité et l’assurance de nos prières pour leur rétablissement. J’appelle les Bretons à manifester concrètement leur solidarité envers ces travailleurs que menacent aujourd’hui la précarité et le chômage.

Le point  de cristallisation des colères se fait aujourd’hui sur les portails « écotaxe » mais le désarroi et le désespoir sont, plus largement, la conséquence du « matraquage  fiscal » généralisé qui empêche une part croissante de la population de vivre dignement de son travail. Les entreprises elles-mêmes sont prises à la gorge par une mondialisation sauvage effrénée qui les contraint à mettre la clef sous la porte les unes après les autres, victimes d’une concurrence déloyale.

En 2013, comme en 1675 lors de la Révolte des Bonnets rouges, ce sont les mêmes raisons qui poussent nos compatriotes à se lever : le travail -  leur travail -  est pour eux source et synonyme d’identité et de dignité. Le sursaut salvateur de leur identité et de leur dignité est sans doute ce qui explique le mieux leur soulèvement et leur forte détermination.

 « Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m'est étranger » disait le poète latin Térence. C’est le même constat qui nous pousse aujourd’hui à manifester notre solidarité aux personnes qui occupent les voies de circulation pour préserver la liberté constitutionnelle d’aller et venir mais surtout, pour les employés, la liberté de posséder une partie raisonnable du fruit de leur travail et, pour les employeurs, la possibilité de constituer une trésorerie suffisante pour investir et embaucher.

Les crises économiques et sociétales qui divisent depuis plusieurs années les Français ou les opposent à leurs gouvernants sont en partie dues à l’ignorance ou au refus de ce que doit être une véritable action politique : une attention, non seulement à l’intérêt général, mais surtout au « Bien commun », c’est-à-dire au bien de tous les hommes et de tout l’homme : l’homme, la femme, les enfants, ne peuvent se réduire à des objets de consommation égoïste pas plus qu’ils ne peuvent être réduits en esclavage par un ultra-libéralisme sauvage et agressif que ne parvient plus à maîtriser un Etat affaibli, qui s’est volontairement soumis aux directives supranationales d’une Union européenne ultra-libérale.

Samedi prochain, à Quimper ou en Morbihan, de grandes manifestations s’annoncent pour tenter de sauver une Bretagne au bord de l’asphyxie. Ne croyons pas que les problèmes rencontrés par les agriculteurs ou les routiers soient catégoriels et régionaux. Ces problèmes nous menacent tous, ici et partout en France. Le bien légitime des uns est aussi celui du corps social tout entier. C’est pourquoi j’encourage tous les Morbihannais, soucieux du bien des autres, au-delà de leurs diverses sensibilités, à manifester leur solidarité et leur engagement altruiste de la manière qu’ils jugeront la plus utile.

En ces jours où nous prions les Saints de Bretagne et les défunts de nos familles, et à l’occasion du 500ème anniversaire de sa mort, qu’Anne de Bretagne soit pour nous un guide, elle qui fit graver dans le marbre de son contrat de mariage « pas d’octroi sur mes terres », ce qui vaut encore aux Bretons aujourd’hui la gratuité de leurs voies expresses…

 

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