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Au sommaire de Chrétiens dans la Cité n°296

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ANALYSE : Municipales pour tous

i les « manifs pour tous » ont été pour des catholiques une première expérience politique, les municipales sont pour un certain nombre d’eux une deuxième occasion d’engagement. A suivre...

AGENDA

INFORMATIONS

Le Grenelle de la famille

Un appel pour les chrétiens palestiniens

Ayrault et les chrétiens de gauche

Renouveau du scoutisme

Les Cristeros en France

BREVES

Nominations : Mgr Olivier Leborgne - Mgr André Marceau - François-Xavier Pérès - Jean-Baptiste de Franssu

Fermeture du dernier collège catholique de la Creuse

Les moines radiés de Fontgombault

Guide de l'Eglise de France

La pensée sociale du pape François

LECTURES

Jacques Ellul / Patrick Chastenet, A contre-courant

INITIATIVES

Les 10 principes du Manifeste pour la famille et pour l'enfant

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Municipales pour tous

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Si les « manifs pour tous » ont été pour des catholiques une première expérience politique, les municipales sont pour un certain nombre d’eux une deuxième occasion d’engagement.

Les élections municipales des 23 et 30 mars verront des candidats et des listes inspirés par les combats contre la loi Taubira et les projets gouvernementaux contre la famille. L’ampleur du phénomène est difficile à évaluer mais c’est un fait que les réseaux réactivés ou créés depuis fin 2012 (Associations familiales catholiques, Parti chrétien-démocrate, Manif pour tous…) ont servi d’incubateurs ou de viviers pour des candidatures d’un nouveau genre. Les jeunes professionnels (25-35 ans) sont largement représentés : La génération Manif pour tous débarque en politique, titrait récemment l’hebdomadaire Le Point (28/2).

Différents modes de candidature sont expérimentés. Première possibilité : rejoindre individuellement des listes « sans étiquette » ou « divers droite » (nombreuses dans les petites communes) ou encore d’union de la droite et du centre. La deuxième solution est l’entrisme, notamment au sein de l’Ump, qui a vu l’intérêt de récupérer des responsables de la Manif pour tous ses listes (ainsi celle d’Alain Juppé à Bordeaux qui accueille Édouard du Parc, chef d’entreprise de 42 ans, officiellement présenté comme cofondateur de la Manif pour tous en Gironde). Certains préfèrent le Front national dont un nombre notable de candidats, surtout dans les grandes villes, ont adhéré à la Charte proposée par La Manif pour tous ; toutefois le parti de Marine Le Pen s’est ostensiblement tenu à l’écart des manifestations de rue de 2013, estimant que les réformes sociétales ne sont que des diversions, et que les vrais problèmes sont économiques. La troisième forme d’engagement est collective, avec la constitution de listes plus ou moins explicitement issues des mobilisations contre le mariage homo – même si La Manif pour tous ne présente pas en tant que telle des candidats. C’est le cas à Toulon, où la liste « Tous pour la famille » est conduite la journaliste Geneviève Esquier (ancienne directrice de la rédaction de L’Homme Nouveau), qui vient de publier un essai intitulé Ce qu’annonce le chant du coq… (Éditions rassemblement à Son image) où elle salue le réveil de la France. Une expérience comparable est menée à Versailles, où la liste « Versailles Familles Avenir » entend « mettre la famille au cœur de la politique municipale ». Comme à Rambouillet (liste « Rambouillet pour tous »), à Nancy («Nancy Ville Humaine ») ou à Vannes (« Vannes à tribord »). Les résultats électoraux de ces listes seront à étudier.

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Les Cristeros en France

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Cristeros.jpgLe film Cristiada, sorti en 2012 au Mexique, au Chili et aux États-Unis, réalisé par Dean Wright, qui raconte la révolte des catholiques mexicains (1926-1929) contre la persécution gouvernementale, sortira le 14 mai dans les salles de cinéma sous le titre Cristeros. A l'initiative de cette distribution, Hubert de Torcy, qui dirige à la fois le mensuel catholique gratuit L'1visible et la société de vidéo Saje Production. Les distributeurs français doutent généralement du succès commercial de films d'inspiration chrétienne, malgré des réussites telles que Des hommes et des dieux ou The Tree of Life. Les Cristeros n'ont d'ailleurs pas conquis le public espagnol, malgré une réalisation enlevée et des acteurs de premier plan (Peter O'Toole, Andy Garcia, Eva Longoria). Qu'en sera-t-il de la France ? Tout dépend du taux de remplissage des salles le mercredi 14 mai, et surtout de la mobilisation des catholiques. D'ici là, il reste à convaincre les exploitants des salles de cinéma de tenter l'expérience. Un site internet a été créé où les internautes peuvent demander à voir le film près de chez eux (www.cristeros-lefilm.fr). D'autres films chrétiens de qualité mériteraient d'être diffusés en France.

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Le carême un temps pour éprouver la joie d'un changement

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Pour l'entrée en carême, voici une méditation du Père Bernard Devert, fondateur d'Habitat & Humanisme :

 

 

Entrons joyeusement dans ce temps du Carême. L’expression, si elle est paradoxale, est juste dès lors que nous sommes appelés non pas à lire mais à vivre les signes de résurrection.

 

Les faces de Carême ne témoignent pas de la foi ou alors ce n’est point comprendre l’acte du croire qui nous met face à nos obligations d’hommes et de femmes pour précisément faire face à ce qui en nous et autour de nous déshumanise. L’espérance procède toujours d’une parole qui donne chair à un ‘autrement’.

 

C'est la vie qui importe pour Dieu. Elle est inscrite dès les premières pages de la Bible : "Qu’as tu fait de ton frère". Cet appel est la clé d'un discernement, permettant, sans évasion ni illusion, de nous poser une autre question de la même veine : qu'as-tu fait de ton Père ? Le plus humain rejoint le plus divin.

 

Le carême est la promesse d’une mort traversée. Nous voici invités précisément à prendre un chemin, sans doute de traverse, qui va renouveler notre prière pour nous écarter de l’inessentiel et des illusions, d’où l’appel au jeûne non pas pour lui-même mais pour une plus vive attention à nos frères que la vie fragilise.

 

L’aumône n’est pas une fin en soi mais bien ce mouvement d’intériorité permettant d’habiter la Parole de Jésus : là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. Comment ne pas donner, se donner en partageant du temps, de ses relations, de son épargne pour que celui qui n’a pas de place la trouve enfin. Il ne s’agit pas seulement d’être solidaires mais d’être fraternels

 

Solidaires, nous le sommes lorsque vivant les mêmes risques il faut nous entraider ; la cordée est signe d’une solidarité ; la fraternité va au-delà. Sécurisés nous allons à la rencontre de celui qui ne l’est pas. N’est-ce pas cela précisément le sens de l’aumône ? Ton Père voit ce que tu fais dans le secret et te le revaudra.

 

Le réalisme spirituel du Christ ne nous autorise pas à nous évader des situations, de celles parfois si ‘moches’ que nous saisissons l’urgence de les changer, comprenant alors qu’il nous faut changer.

 

Aime et tu comprendras, dit Saint Augustin.

 

Pour comprendre, il faut entendre. N’est-ce pas ce temps de la prière, autre chemin permettant cette traversée à partir de laquelle le Seigneur appelle à prier avec Lui, comme il le demanda à ses disciples. La prière est souffle d’une libération. Alors vient le temps d’une disponibilité qui nous met enfin à distance de nos idées qui sont souvent nos barreaux invisibles, de nos avoirs qui nous enferment dans nos certitudes et de nos savoirs qui nous donnent l’illusion d’un certain pouvoir.

 

Sur ce chemin de carême, nous irons avec le Christ au désert. Là, il entendit le ‘diabolos’ lui demander d’être plus Dieu qu’homme. Jésus fit un choix, celui-là même d’être avec nous, parmi nous. Au diable, les fossoyeurs de l’incarnation !

 

Et nous, pendant ces quarante jours, qu’enverrons-nous au diable ? La misère pour la mettre en cendres.

 

Ce qui se joue en ce temps de carême, c’est une magnifique aventure d’humanité ! Alors comment la tristesse pourrait-elle trouver place.

 

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Désamour européen

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Selon un sondage publié par Le Figaro (15-16/2), l'Union européenne n’inspire de l’espoir, de la confiance, de la fierté ou de la satisfaction qu’à 32 % des Français, tandis que 45 % d’entre eux expriment de la déception, 12 % de l’indifférence, 7 % du rejet et 4 % de la peur, ce qui nous donne un total de 68 %. Le pourcentage d’opposants au retour au franc a chuté en deux ans de 62 % à 53 % : l’attachement à l’euro est ainsi de moins en moins partagé, comme si se répandait cette idée que la monnaie unique, loin d’être un facteur de prospérité, aurait quelque responsabilité dans la crise économique. L’euroscepticisme progresse, et les sociopolitologues s’attendent à une percée des partis antieuropéens – dont le Front national en France – lors des élections de mai.

 

Le beau projet européen a du plomb dans l’aile. On sait l’attachement des chrétiens à l’espoir d’une Europe réconciliée, et le rôle joué par des hommes tels que Robert Schuman, Konrad Adenauer ou Alcide De Gasperi, dans la perspective d’une amitié commune dépassant les frontières et les égoïsmes nationaux. Il y avait chez ces catholiques convaincus la perception d’un bien commun européen à poursuivre inlassablement, tout en étant finalisé par un autre Bien commun (qui, dans le christianisme, n’est autre que Dieu). Adenauer écrivait à Schuman en 1951 que leur ambition était de « réaliser le nouvel édifice de l’Europe sur des fondements chrétiens ». On sait aussi malheureusement ce qui est advenu. L’esprit qui tend aujourd’hui à dominer les institutions n’échappe pas au nihilisme contemporain, à l’oubli des racines chrétiennes du continent et à l’exclusion de l’Église de l’espace public. La Charte européenne des droits de l’homme repose sur le relativisme, l’idéologie du genre, et le refus du respect de la vie. Les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme sont imprégnés de la même pensée faible, aux « valeurs » liquides, provisoires, interchangeables. Quant aux institutions européennes, on ne peut que constater qu’elles sont fondées sur une interprétation à l’envers du principe de subsidiarité. Leurs règles de fonctionnement sont à l’exact opposé d’un authentique fédéralisme qui impliquerait que l’échelon supérieur n’intervienne qu’exceptionnellement, à titre de soutien, d’assistance, de renfort (subsidium). L’eurojacobinisme bruxellois impose le contraire : c’est l’échelon supérieur qui définit la marge de liberté qu’il octroie en dessous de lui, et qui se réduit d’année en année, rongée par une gigantesque législation bureaucratique. Comment dès lors susciter chez les Européens un quelconque attrait pour un tel super-pouvoir ?

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L'Eglise au défi des religions

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Dimanche 2 février à 12h

dans l'émission Lumière de l'Espérance

(rediffusion à 16h et minuit et sur www.radiocourtoisie.fr)

Denis Sureau recevra le Père Basile Valuet osb

pour évoquer le dialogue interreligieux à l'occasion de la sortie de son livre L'Eglise au défi des religions (Artège).

 

eGLISE-ET-RELIGIONS119.jpg

 

Ce nouveau livre d'un théologien bénédictin de l'Abbaye Sainte-Madeleine du Barroux est le dernier élément d'une trilogie : après avoir présenté une vue d'ensemble des chrétiens non catholiques (Frères désunis, Artège, 2011) puis analysé les relations qu'entretient l’Église romaine avec eux (Quel œcuménisme, Artège, 2011), le Père Basile Valuet élargit son propos dans ce troisième opus aux non chrétiens – principalement les juifs et l'islam -, qui font l'objet du dialogue interreligieux. Il commence par rappeler le statut théologique des chrétiens avant Vatican II, marqué par la reconnaissance progressive de la possibilité d'une ignorance invincible de la vraie religion, puis la vision renouvelée offerte par le dernier concile, et amplifiée par les papes, spécialement Jean Paul II. Depuis les années soixante, le Saint-Siège a multiplié les initiatives, dont les plus spectaculaires (et les plus discutées) furent les réunions d'Assise. Une deuxième partie traite des relations tourmentées avec le peuple juif, et une troisième du dialogue islamo-chrétien – non moins complexe, en raison de la nature de l'islam, que le Père Basile présente sans naïve complaisance. Avec sa précision habituelle, il rappelle les événements, les rencontres, les interlocuteurs. Un état des lieux sérieux et bien documenté. 


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Chrétiens dans la Cité n°294 est paru

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Au sommaire de Chrétiens dans la Cité n°294 :

ANALYSE

La rencontre tendue du Pape François et du président François Hollande.

INFORMATIONS

Mgr Joseph de Metz-Noblat.

Un Evangile pour la société.

Bilan de la Marche pour la vie 2014.

Avortement : les derniers députés résistants.

Les évêques refusent l'euthanasie.

Menace sur l'école à la maison.

Un nouveau groupe d'édition catholique.

Naissance de la Fédération des médias catholiques.

Le Chemin Neuf à Lambeth.

Simplifier le divorce ?

LECTURE : La véritable histoire des Cristeros, d'Hugues Kéraly.

INITIATIVES : Les Serviteurs de la miséricorde.

 

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Avortement : de rares députés résistants

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Le projet de loi pour l'égalité entre les femmes et les hommes, qui banalise notamment l'avortement, a été adopté en première lecture le 28 janvier par 359 députés pour, 24 contre et 174 abstentions. Toute la gauche a voté pour. Voici le détail des votes de l'ump, des centristes et des non inscrits.


UMP

11 Ump ont voté pour : Damien Abad, Nicole Ameline, Guy Geoffroy, Daniel Gibbes, Françoise Guégot, Nathalie Kosciusko-Morizet, Philippe Le Ray, Valérie Pécresse, Bérengère Poletti, Philippe Vitel, Marie-Jo Zimmermann.

21 Ump ont voté contre: Nicolas Dhuicq, Marianne Dubois (mais aurait voulu s'abstenir), Georges Ginesta, Jean-Pierre Giran, Philippe Gosselin, Henri Guaino, Christophe Guilloteau, Marc Laffineur, Jacques Lamblin, Guillaume Larrivé, Geneviève Levy, Alain Marleix, Olivier Marleix, Franck Marlin, François de Mazières, Philippe Meunier, Yannick Moreau, Jean-Frédéric Poisson, Josette Pons, Dominique Tian, Patrice Verchère.

161 Ump se sont abstenus.

 

Union des démocrates et indépendants

14 pour : Jean-Louis Borloo, Philippe Gomès, Francis Hillmeyer, Yves Jégo, Sonia Lagarde, Jean-Christophe Lagarde, Maurice Leroy, Hervé Morin, Bertrand Pancher, Franck Reynier, Rudy Salles, François Sauvadet, Francis Vercamer, Philippe Vigier.

12 abstentions : Thierry Benoit, Charles de Courson, Stéphane Demilly, Yannick Favennec, Philippe Folliot, Edouard Fritch, Jean-Christophe Fromantin, Michel Piron, Arnaud Richard, François Rochebloine, André Santini, François-Xavier Villain.

 

Pour les non-inscrits, deux députés ont voté pour (Sylvie Andrieux et Jean Lassalle), deux ont voté contre (Gilbert Collard, Marion Maréchal-Le Pen) ainsi que Véronique Besse, mais cette dernière a précisé qu'elle voulait s'abstenir. Gilles Bourdouleix s'est abstenu.

 

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Quand François rencontre François

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La rencontre du pape François avec le président François Hollande a été l'occasion d'aborder les questions sensibles, ce qu'espérait éviter le pouvoir. Le pape « utile » est un pape habile.

 

Les bons usages diplomatiques veulent que les nouveaux présidents de la République française se présentent au pontife romain dans les mois qui suivent leur élection. La rencontre du 24 janvier entre le pape et François Hollande fut à cet égard plutôt tardive. Et si, comme l'affirmaient certains journalistes, le « président normal » voulait redorer son blason vis-à-vis des catholiques auprès du « pape utile » (« le pape peut-être utile sur certains sujets », avait-il déclaré maladroitement le 14 janvier), l'objectif n'a pas été atteint. Ici, les images valent mieux que les mots : le pape François d'habitude si souriant a présenté un visage ostensiblement sombre et réprobateur. Face à son visiteur français, il s'est souvenu de ce qu'il disait, lorsqu'il était archevêque de Buenos Aires, sur les politiques « qui s'approchent de moi pour la photo ». Pis encore, contrairement à ce que l’Élysée a désespérément tenté de minimiser après la rencontre, le pape François a bien commencé par aborder des sujets très chauds, comme l'a officiellement confirmé le communiqué du Vatican énumérant « la famille, la bioéthique, le respect des communautés religieuses et la protection des lieux de culte ». Les convergences sur le réchauffement climatique ou n'ont pas suffit à dégeler une rencontre qualifiée par certains observateurs de « glaciale ». Ajoutons que les collaborateurs du pape, Mgr Pietro Parolin, secrétaire d’État, et Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations avec les États, ont à leur tour défendu la position de l’Église sur les dossiers conflictuels (loi sur le mariage homo, avortement, euthanasie...) avant d'échanger sur des thèmes plus consensuels (lutte contre le trafic d'êtres humains, migrants, etc.). Lancée par des jeunes catholiques, la supplique signée par plus de 122 000 personnes demandant au Saint-Père de se faire l'écho du malaise des catholiques de France, a atteint son objectif – même si le le pape n'avait pas besoin de cette lettre ouverte pour connaître les orientations du pouvoir actuel.

 

Si la visite à Rome fut « une occasion ratée pour le chef de l’État », pour reprendre le titre d'un article du vaticaniste Jean-Marie Guénois (Le Figaro, 25-26 janvier), ce fut peut-être parce que François Hollande considérait son interlocuteur comme un chef d’État et non comme le chef de l’Église catholique : il avait présenté la rencontre comme la « visite d'un chef d’État à un chef d’État ». Mais les proches du Saint-Père avaient précisé de leur côté que le Pape François recevrait le président français « comme pasteur et non comme chef d’État ».

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