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Les Afc réagissent à l'attentat

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Les AFC sont sous le choc des événements qui se sont déroulés le 26 juillet dernier dans l'église de St Etienne du Rouvray. Elles sont particulièrement atteintes par la mort du Père Jacques Hamel, sauvagement égorgé alors qu'il célébrait la messe.
Les AFC ont été sensibles aux marques de compassion et de respect adressées par le Gouvernement et la société civile à la communauté catholique.
Avec de nombreuses autres, celle-ci est aujourd'hui la cible de la barbarie islamiste. Les ennemis désignés par Daech sont mutiples : ce sont ceux dont les opinions, les croyances ou les modes de vie diffèrent de ceux qu'ils professent.
Les AFC dont la mission est "la défense des intérêts matériels et moraux des familles" (statuts) souhaitent contribuer à l'élaboration des réponses qui garantissent l'intégrité physique et la sécurité de chaque personne.
Ces réponses devront porter à la fois sur la sécurité et la culture du respect mutuel :
- les failles de sécurité qui sont mises en évidence de manière régulière doivent être définitivement comblées. C'est nécessaire pour empêcher les individus dangereux de nuire mais surtout éviter de laisser penser que la puissance publique ne maîtrise pas la situation.
- l'action culturelle et éducative - qui exige aussi de mobiliser chaque personne et de s'appuyer sur chaque famille - doit pour sa part promouvoir une société où coexistent et s'expriment toutes les opinions, dans la paix, la fraternité et le respect des personnes. Cette culture de libre expression doit être l'effort premier d'une laïcité bien comprise, assumée et féconde.
Les AFC attendent des actions fortes de la part des gouvernants français dans ces deux domaines.

AFC

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Comme un hôpital de campagne (William Cavanaugh)

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L'édition américaine.
L'édition américaine.

Les éditions Desclée De Brouwer publieront le 16 octobre l'édition française de Field Hospital, le dernier livre de William Cavanaugh : Comme un hôpital de campagne. De l'engagement de l'Eglise dans un monde blessé. En novembre, le théologien catholique américain, aujourd'hui âgé de 53 ans, viendra en France pour donner des conférences, notamment à Lyon.

Partant de la comparaison développée par le pape François de l’Église comme hôpital de campagne, William Cavanaugh montre comme elle peut aider à soigner les blessures tant spirituelles que matérielles de notre monde. A l’intersection de la théologie, de l’économie, du politique et de la violence, il jette un regard neuf sur les pathologies de l’entreprise, la marchandisation de la politique et la théologie sous-jacente à la prétendue science économique. Dans le style clair qui a fait le succès de ses précédents livres, il déconstruit l’invention d’une « religion » artificiellement séparée de la vie quotidienne au profit de l’idolâtrie de l’État et de l’argent.

Dialoguant avec les penseurs de la démocratie radicale ou fugitive, Cavanaugh plaide à la suite de Benoît XVI en faveur d’une « autorité politique répartie ». Cet essai brillant est une invitation originale à stimuler l’imagination politique et un appel à créer des espaces mobiles et décentralisés où peuvent s’enraciner de nouvelles pratiques sociales et économiques. Plutôt que de condamner les maux de nos sociétés en les prenant de haut, l’Église doit sortir sur le champ de bataille non pour tuer ou mutiler mais, comme le corps médical qui risque sa sécurité et sa vie même, pour panser les corps et réchauffer les cœurs.

William Cavanaugh dirige un centre de recherches à l’Université DePaul de Chicago. Il a publié Eucharistie et mondialisation. La liturgie comme acte politique (Ad Solem, 2001), Être consommé. Une critique chrétienne du consumérisme (Éditions de L’Homme Nouveau, 2007), Torture et eucharistie. La théologie politique et le Corps du Christ (Ad Solem/Cerf, 2009), Le Mythe de la violence religieuse (Éditions de L’Homme Nouveau, 2009) et Migrations du sacré. Théologies de l’État et de l’Église (Éditions de L’Homme Nouveau, 2010).

Denis Sureau

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Il y a 100 ans : la mort du soldat Augustin Cochin

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Il y a 100 ans : la mort du soldat Augustin Cochin

Il y a 100 ans, le 8 juillet 1916, mourait à 39 ans Augustin Cochin, le plus profond historien de la Révolution (La Révolution et la libre pensée), génial précurseur de la sociologie du phénomène démocratique et de la mécanique totalitaire (Les Sociétés de pensée et la démocratie).

En juillet 1916, Augustin Cochin est sur la Somme. Sa dernière lettre est datée du 7 juillet ; il écrit : « Je suis au fond de mon trou, à moitié endormi au milieu de, quel tintamarre ! Le physique va bien, et le moral aussi, mais l’intellectuel n’existe plus. »
Georges Goyau rapporte la suite : « Augustin Cochin reçut l’ordre, au matin du 8 juillet, de gagner avec sa compagnie le calvaire d’Hardecourt. Déjà là-haut, sur sa croix, le Christ était blessé : la branche du crucifix était brisée : "Vois comme ils l’ont abîmé !" dit le capitaine Cochin à l’un de ses soldats. On s’élança, on atteignit le calvaire, on le dépassa. Une balle atteignit Augustin Cochin au cœur : un quart d’heure après il avait cessé de vivre, et le bras du Christ, sur le crucifix amputé, s’étendait dans le vide, en un effort de bénédiction ».
Le combat d’Hardécourt-aux-Bois fut très meurtrier : du 1er juillet 1916 au 30 novembre, plus de mille deux cents soldats périrent. En leur honneur, et pour honorer la mort héroïque de son fils, Denys Cochin fit bâtir sur les lieux mêmes une nouvelle église, qui fut inaugurée le 8 juillet 1922.
Une croix subsiste toujours au Nord du village d’Hardecourt-aux-bois, vers Guillemont (repéré Croix Cochin sur carte IGN 2408 E). On peut y lire sur des plaques : « Plus l’épreuve est dure, plus il est nécessaire d’y être », et : « Ici tomba le capitaine Augustin Cochin tué à l’assaut le 8.7.1916, blessé trois fois, le bras cassé, il retournait, infirme, au feu par amour pour sa patrie et ses soldats. »

Une édition des Oeuvres complètes d'Augustin Cochin est prête. Il reste à trouver un éditeur. Ce serait le plus bel hommage à rendre au capitaine Cochin.

Denis Sureau

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Deux nouveaux évêques auxiliaires à Paris

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Le Pape François a nommé Mgr Denis Jachiet et Mgr Thibault Verny évêques auxiliaires de l’archidiocèse de Paris. Mgr Jachiet était jusqu’à présent vicaire général du diocèse de Paris et Mgr Verny avait été nommé vicaire général du diocèse de Paris pour une prise de fonction à partir du 1er septembre 2016. À Mgr Jachiet a été assigné le siège titulaire épiscopal de Tigisi di Numidia et à Mgr Verny le siège titulaire épiscopal de Lamzella.
Ordonné en 1996 pour le diocèse de Paris, Mgr Denis Jachiet fut vicaire à la paroisse Notre-Dame de Grâce de Passy à Paris et aumônier du collège-lycée Saint-Jean de Passy entre 1997 et 2000. De 2000 à 2014, il fut responsable de la Maison Saint-Roch puis de la Maison Saint-Séverin (Séminaire de Paris) et directeur au Séminaire de Paris ainsi qu’enseignant à l’École Cathédrale et à la faculté Notre-Dame de Paris. Entre 2002 et 2009, Mgr Jachiet devint délégué diocésain pour les vocations religieuses et sacerdotales. En 2010, il fut nommé curé de la paroisse Saint-Séverin Saint-Nicolas à Paris et de 2013 à 2014 aumônier diocésain des Scouts unitaires de France. En 2014, il fut nommé vicaire général de Paris et chanoine titulaire de la Cathédrale de Paris.
Ordonné en 1998 pour le diocèse de Paris, Mgr Thibault Verny fut entre 1999 et 2005, aumônier du collège-lycée Janson-de-Sailly et du collège Eugène-Delacroix à Paris. Depuis 2005, Mgr Verny était curé de la paroisse Notre-Dame de Lorette et depuis 2007 doyen du doyenné Magenta-La Fayette. En 2014 il est nommé en plus, adjoint au service diocésain des vocations sacerdotales et religieuses. Il venait d’être nommé vicaire général de Paris pour une prise de fonction au 1er septembre.

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Transmettre publie son catéchisme

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Transmettre publie son catéchisme

Devenu un acteur influent de la catéchèse en France, Transmettre* vient de publier son propre parcours complet sur trois ans (CE2, CM1, CM2) : A la rencontre de Dieu (chaque année 100 pages, 19 €).

Conçu par Madeleine Russocka – auteur de nombreux guides de formation religieuse à succès – avec la participation de la Communauté Saint-Martin et la Fraternité Saint-Thomas-Becket, il a reçu l'imprimatur à usage catéchétique de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne. Transmettre édite aussi une revue mensuelle pour aider parents et catéchistes dans l'évangélisation des jeunes.
*Transmettre – 17 rue Manessier – 94130 Nogent-sur-Marne  01 48 76 72 91

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Emmaüs lance son bric-à-brac en ligne

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Emmaüs lance son bric-à-brac en ligne

La vente d'objets d'occasion par les particuliers sur internet est en fort développement, avec notamment Leboncoin.fr. Emmaüs, fort de ses 350 lieux de vente (boutiques, friperies, bric-à-brac...) et de ses 285 000 tonnes de marchandises collectées, ouvrira le premier octobre son propre marché en ligne, Labelemmaus.co : « L’ambition est de proposer sur Internet une véritable alternative aux sites marchands classiques, en portant les valeurs du mouvement Emmaüs: une deuxième vie pour les objets, une seconde chance pour les hommes ! » Ce projet est géré par une SCIC (société coopérative d’intérêt collectif) dont la gouvernance intégrera toutes les parties prenantes : salariés, vendeurs, partenaires économiques et institutionnels, particuliers sympathisants et acheteurs solidaires. Label Emmaüs offrira la possibilité d’acheter en ligne une sélection d’objets du quotidien ou de collection, du matériel high tech ou encore du mobilier de bureau à destination des professionnels. Donateurs, acheteurs et sympathisants pourront choisir de publier en ligne leur petite annonce solidaire et donner le gain de leurs ventes au profit d’Emmaüs, ou encore devenir sociétaire de la SCIC. Ce sont les personnes accueillies chez Emmaüs (« compagnons ») qui mettront en ligne les annonces et prépareront les commandes, bénéficiant d’une formation aux compétences numériques et logistiques. La coopérative emploiera également des personnes en insertion sur les métiers de demain tels que le développement web, le webmarketing, le support, la logistique et le service après-vente.

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Le numéro 331 est paru

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Le numéro 331 est paru

Le numéro de la lettre d'information Chrétiens dans la Cité vient de paraître, avec pour thèmes principaux :

ANALYSE : Résumé de la déclaration des évêques 2017, année électorale, quelques éléments de réflexion.

AGENDA

LES HOMMES : Mgr Didier Berthet - Mgr Emmanuel Gobilliard - Dominique Vermersch - Aymeric Pourbaix

INFOS : Le diocèse de Lille crée sa fondation - Création d'une association de parents - La liberté d'enseignement en danger - Emmaüs lance le bric-à-brac solidaire en ligne - Transmettre publie son catéchisme

A LA LOUPE : Réforme au Vatican - Epargne solidaire - Chasser le naturel ? - Ordinations 2016

LECTURES : Chrétien et moderne

INITIATIVES : Foyers de charité

Ce numéro sera envoyé gratuitement à toute personne nous en faisant la demande.

Pour vous abonner en profitant d'une offre découverte, cliquez sur ce lien.

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Chrétien et moderne ?

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Gallimard, 240 pages, 20 €
Gallimard, 240 pages, 20 €

Etre chrétien dans le monde moderne ? La question n'est pas nouvelle. Observateur attentif de nos sociétés, Philippe d'Iribarne, 79 ans, sociologue et directeur de recherches au CNRS, tente d'y répondre à frais nouveaux dans l'essai qu'il vient de publier. Il récuse d'emblée tant les propagandistes que les contempteurs de la modernité. Cette posture entre deux extrêmes n'est pourtant pas facile à tenir, comme nous allons le constater.

En effet, l'auteur développe une critique très lucide du projet d'émancipation moderne, ce "rêve illusoire d'une société hors sol": construire une société artificielle, négatrice des identités concrètes, des diversités culturelles, un monde autosuffisant, où la religion ne semble guère avoir de place.

Dans un chapitre fort pertinent, Philippe d'Iribarne montre comment ce projet moderne réserve un destin cruel aux pauvres, aux handicapés, aux malades en fin de vie - tous ceux qui "n'ont pas accès à une pleine dignité de citoyen". Il y a aussi dans ce livre une déconstruction de la "postmodernité", sa tolérance molle, sa "société liquide", ce dialogue qui recherche le consensus au lieu de chercher la vérité. Or d'un point de vue chrétien, l'attention évangélique aux personnes n'implique pas un égal respect des "choix de vie" et des doctrines : le Christ accueille les pécheurs mais il ne cautionne pas le péché.

Compte tenu de ces analyses, on pourrait imaginer que Philippe d'Iribarne appelle les chrétiens à retrouver le sens de l'Eglise comme contre-société. Eh bien non. Il affirme plutôt que la modernité peut être profitable aux chrétiens. Mais il faut reconnaître qu'il est ici beaucoup moins convaincant. Sa volonté de rapprochement le conduit à s'en prendre à certaines vérités de la foi catholique - les dogmes - et à la nature même de l'Eglise. En fait, il adopte une perspective qu'on peut qualifier de protestante, caractérisée dans un éloge du "libre examen" et une pratique de la sola Scriptura au détriment du Magistère. S'appuyant sur les thèses sulfureuses du dominicain Claude Geffré, il s'en prend à l'enseignement des papes et des évêques sur des points tels que l'infaillibilité, l'Immaculée Conception ou l'Assomption, évoquant des "spéculations théologiques incertaines" et des "traditions contingentes". . Il dénonce "la prétention de dire la vérité" revendiquée par la papauté. Plus largement, il semble rejeter la certitude que peut apporter la foi, et justifie le doute. Pourtant, comme le rappelle le Catéchisme de l'Eglise catholique, le doute volontaire est contradictoire avec foi (je n'évoque pas ici l'état mystique qui s'appelle la "nuit de la foi"). C'est même un péché. Le Christ dénonce d'ailleurs très souvent le manque de foi de ses disciples, "hommes de peu de foi", ou de "petite foi". Ajoutons que la certitude que donne la foi est supérieure que celle que donne la raison.

Il est en fin de compte fort révélateur qu'une tentative d'accommodement avec la modernité implique une dénaturation profonde du christianisme. Jacques Maritain était plus conséquent lorsqu'il intitulait un de ses livres Antimoderne.

Denis Sureau

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2017 année électorale : une déclaration épiscopale

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2017 année électorale : une déclaration épiscopale

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a publié une déclaration intitulée "2017, année électorale, quelques éléments de réflexion". Notre résumé :

Cette déclaration s’adresse aux communautés chrétiennes et à l’ensemble des acteurs de la vie politique française ; des électeurs aux élus.S’appuyant sur l’actualité, elle s'articule autour de 7 points.
Démocratie et société de violence : les évêques souhaitent un un véritable débat national, qui évite "les crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l'importance du fait religieux et des religions".
Pour un projet de société : les évêques défendent une "économie de partage" et une attention aux délaissés. "Nous sommes responsables du respect de toute vie de son commencement à sa fin".
Vers un pacte éducatif : il s'agit non seulement de proposer une meilleure qualité d’éducation pour les jeunes mais de renforcer la cohésion familiale. Or les familles sont affaiblies par des lois qui notamment brouillent la filiation et favorisent les divorces.
Solidarité : Pour remettre la recherche du bien commun au cœur de notre société, "l'Etat doit gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale".
Migrants : "Est-il aujourd’hui tolérable que des millions d’hommes de femmes et d’enfants vivent sur notre territoire dans des conditions trop souvent inhumaines ?"
Europe : Le projet européen ne peut "se développer sans une véritable adhésion des peuples d’Europe",, ce qui suppose de "respecter davantage le fait historique et culturel des nations" et de pratiquer lune vraie subsidiarité.
Écologie : Un an après la COP21 qui s’est tenue à Paris en décembre et la parution de l’encyclique Laudato Si, des solutions doivent être développées pour protéger la « maison commune» et réinventer notre société pour un monde "moins destructeur et plus juste".

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