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Clochers en péril

Publié le par Denis Sureau

Plusieurs appels ont été récemment lancés pour attirer l’attention de l’opinion sur les menaces qui pèsent sur de nombreuses églises de France, avec des risques de démolition. Remis en octobre dernier, un rapport du sénateur Ump de la Meurthe-et-Moselle Philippe Nachbar (« Les monuments historiques : une urgence pour aujourd’hui, un atout pour demain », en ligne sur www.senat.fr) a dressé un état des lieux pour le moins inquiétant : « Dans un document finalisé en janvier 2003, la Direction de l'architecture et du patrimoine a mis en lumière « l'état sanitaire » préoccupant des monuments historiques, et en particulier des monuments classés. Elle évalue à 20% la proportion de ces monuments qui seraient en situation de péril, soit environ 2800 sur un total de 15 000. Suivant ces estimations, les édifices en grande difficulté appartiennent, dans leur grande majorité, à des communes de moins de 2000 habitants qui, à de rares exceptions près, ne disposent pas de ressources suffisantes pour financer les investissements nécessaires, sans l'aide de l'Etat ou d'autres collectivités publiques. » Eglises et chapelles sont les premières visées, et les démolitions ont déjà commencé. Même les cathédrales, dépendant directement de l’Etat, ne sont pas suffisamment entretenues. Un Observatoire du Patrimoine Religieux a été récemment créé pour promouvoir la connaissance et la mise en valeur du patrimoine spirituel de la France. Des comités de défense locaux se créent. La Tribune de l’art (www. latribunedelart.com) a récemment dénoncé la démolition d’églises en Anjou. Le site internet www.40000clochers.com a entrepris un recensement photographique des clochers, tout comme www.clochers.org). Les églises construites avant 1905 demeurent à la charge des collectivités locales, celles qui furent bâties ensuite étant à celle de l’Eglise.

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Sortir d'un christianisme repentant

Publié le par Denis Sureau

Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, à l'occasion de l'ouverture des Assises de la pastorale des jeunes, a déclaré le 28 avril (texte intégral consultable sur le site http://catholique-vannes.cef.fr):

 « Dans le monde actuel, un témoignage de foi qui resterait implicite serait inaudible. La foi doit être annoncée explicitement et exposée ouvertement… Il ne faut pas avoir peur d'affronter les questions de nos contemporains. Il faut se former au débat. Mais pour cela, il faut sortir d'un Christianisme honteux, d'un Christianisme repentant. Sous prétexte de liberté de conscience, de laïcité, on a parfois l'impression que le Christianisme est une maladie honteuse. Cette perspective paralyse notre volonté de l'annoncer. Non seulement il faut revendiquer pour lui la même liberté d'expression, le même temps de parole et le même respect que pour les autres courants de pensée, mais à la lumière de la foi nous devons aussi le considérer comme la Vérité. »

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Les cathos du Gouvernement

Publié le par Denis Sureau

Très ouvert, le gouvernement Fillon contient aussi plusieurs catholiques en dehors de la présidente du Forum des républicains sociaux, Christine Boutin, ministre du logement et de la ville. (On notera l’absence de tout ministère de la famille.) Xavier Darcos nommé à l’Education nationale est aussi un catholique convaincu, qui sur son blog défendit énergiquement Benoît XVI au lendemain du discours de Ratisbonne (« le catholicisme s'est habitué à ces distorsions : on peut le caricaturer, l'insulter, l'agresser, envahir ses églises, le tourner en dérision sans risque. Mais gare à qui touche une autre croyance. Là, on ne rigole plus. J'attends que des sans-papiers envahissent une mosquée ou une synagogue... »). On notera aussi la nomination du « chrétien de gauche » pratiquant Jean-Pierre Jouyet, deloriste (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes) et du président d'Emmaüs-France, Martin Hirsch (haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté). De plus, Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet du Président, a été commissaire nationale Guide des Scouts unitaires de France ; elle y a connu le P. Philippe Verdin, qui a pu par son intermédiaire éditer le livre de Sarkozy La République, les religions, l’espérance (Cerf, 2004).

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L'humanisme insuffisant

Publié le par Denis Sureau

Extraits de l'homélie de Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, le 28 avril:

"il ne suffit pas d'adhérer à des valeurs universelles, avec lesquelles, au fond, tout le monde est d'accord, du moins en paroles. Il est tellement inélégant de dire « moi, je ne suis pas solidaire, moi je ne suis pas fraternel, moi je ne suis pas humaniste, moi je ne suis pas tolérant ».

 

Il faut adhérer à Quelqu'un, écouter sa voix, Le suivre, recevoir de Lui la vie éternelle. Et c'est là que tout bascule !

 

Devant Jésus tout doit se déterminer !

 

Devant Jésus tous doivent se positionner !

 

Devant Jésus, chacun doit choisir !

 

On peut suivre le Christ ou lui jeter des pierres. Il faut choisir !

 

L'évangélisation, la pastorale doivent conduire à ce choix."


Source :  http://catholique-vannes.cef.fr

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Après l'élection

Publié le par Denis Sureau

Extraits d'un communiqué du collectif Catholiques en Campagne:

 Pour nous catholiques, le scrutin de ce deuxième tour a été suivi avec un certain détachement car aucun des deux candidats n’était porteur de nos valeurs : l’un comme l’autre ont montré au cours de leur campagne que leurs préoccupations étaient fort éloignées de nos attentes, et souvent même en opposition avec celles-ci.

Monsieur Sarkozy a été élu, nous en prenons acte. Qu’il sache que les catholiques, en nombre toujours plus grand, passeront son action au crible de la doctrine sociale de l’Église et qu’ils ne manqueront pas de faire entendre leurs voix et de se mobiliser pour faire barrage à tout ce qui porterait atteinte aux valeurs chrétiennes fondatrices de l’identité de la France.

Le temps n’est plus où les catholiques ne se manifestaient pas en politique. Ces élections l’ont montré et elles feront date en cela : un nombre important de catholiques ont pris conscience du fait que les affaires de la cité doivent être conduites en conformité avec l’enseignement de l’Église. Il nous appartient de faire en sorte que cet élan ne faiblisse pas, mais qu’au contraire les catholiques deviennent des acteurs incontournables de la scène politique française.

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Sur le vote des catholiques

Publié le par Denis Sureau

SELON UN SONDAGE REALISE A LA SORTIE DES URNES lors du premier tour des présidentielles (cf. La Croix, 24/4), le vote des catholiques « pratiquants réguliers » (allant à la messe au moins une fois par mois) s’est porté massivement sur Nicolas Sarkozy, avec 45%, suivi par François Bayrou (20%), Ségolène Royal (11%), Jean-Marie Le Pen (8%), Philippe de Villiers (7%), Arlette Laguiller (4%), Marie-George Buffet (3%) et Olivier Besancenot (2%). Les précédents sondages avaient annoncé le glissement à droite du « vote catho ».

QUE SONT LES CHRETIENS DE GAUCHE DEVENUS ? Ces chiffres confirment une évolution constatée depuis plu-sieurs années. En additionnant les voix pour Ségolène Royal et l’extrême-gauche, on obtient seulement 18% des pratiquants réguliers. Un chiffre révélateur. On aurait également pu s’attendre à ce que François Bayrou, héritier de la mouvance démocrate-chrétienne, fasse un score plus fort. Des personnalités aussi emblématiques qu’un Michel Camdessus, président jusqu’à peu des Semaines Sociales de France, avaient publiquement affiché leur soutien. Pourtant les « pratiquants réguliers » n’ont guère davantage voté pour le candidat Udf que l’ensemble des électeurs (18,5%). Ses déclarations ont pu heurter les croyants : du refus des drapeaux en berne lors de la mort de Jean Paul II au laïcisme revendiqué : « comme citoyen – et responsable public -, je ne reconnais aucune autorité au-dessus de ma conscience » etc.
 A DROITE, PHILIPPE DE VILLIERS a probablement ramassé une bonne part des voix des catholiques attachés à la défense de la vie et des valeurs morales. Un terrain délaissé pour une part par Jean-Marie Le Pen dont la campagne a heurté la frange la plus traditionnelle de l’électorat « national-catholique » : refus d’abroger la loi Veil, ouverture en faveur d’une euthanasie allégeant les dépenses de santé, défense de la laïcité etc. Nicolas Sarkozy s’est montré plus habile en multipliant les références au christianisme et à Jean Paul II ou en déclarant que « la religion catholique est l’un des fondements de l’identité française ». Même si, devant d’autres publics, il se déclarait pour l’avortement et la recherche sur les embryons, ouvrait les portes à l’euthanasie et affirmait que « l’amour hétérosexuel n’est pas supérieur à l’amour homosexuel ». Au jour où nous écrivons ces lignes (entre les deux tours), il est difficile de savoir si les catholiques soucieux de cohérence éthique passeront outre à ces atteintes aux « valeurs non négociables » énoncées par Benoît XVI et voteront néanmoins pour lui. Au nom d'une conception erronée du « moindre mal ». 

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L'Eglise est anti-libérale et anti-socialiste

Publié le par Denis Sureau

Rompant avec les lectures idéologiques dominantes, un livre important vient de paraîire, celui de Bernard Laurent: L’enseignement social de l’Eglise et l’économie de marché (Parole et Silence, 368 p., 28 €). Il soutient la thèse que la Doctrine sociale de l’Eglise s’inscrit depuis toujours dans la filiation du catholicisme intransigeant défini par Emile Poulat comme « anti-moderne, anti-bourgeois, anti-révolutionnaire, anti-libéral, anti-socialiste ».
L’un des intérêts de ce travail – sans doute le plus important paru depuis longtemps ans sur ces questions - pour les chrétiens dans la cité est que son auteur est un professeur d’économie (EM Lyon), actuellement chercheur à Cambridge. Il peut ainsi, à sa façon, percevoir la spécificité de l’enseignement de l’Eglise qui, s’il ne situe pas dans le champ de l’analyse économique stricto sensu, scrute les évolutions sociales et économiques avec une lucidité souvent prophétique. Même si les « accommodements » voire les « contradictions » décelées par Bernard Laurent dans l’enseignement des papes sont souvent source de confusions.
L’auteur démontre la permanence de « l’opposition de l’Eglise au libéralisme idéologique et par voie de conséquence au jeu du marché concurrentiel » en retenant quatre terrains d’affrontement : la propriété privée, la conception de la justice, le rôle de l’Etat et la « relation au savoir d’intention scientifique ». Même si certains points et oublis (Pie XII) appellent des réserves, ce livre est une pièce essentielle du débat.

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L'évêque préféré de Golias nommé à Strasbourg

Publié le par Denis Sureau

Mgr Jean-Pierre Grallet a été nommé archevêque de Strasbourg. Il était évêque auxiliaire de cet archidiocèse important. C'est la consternation dans le clergé strasbourgeois le plus en consonance avec Benoît XVI.
En effet, Mgr Grallet est l'un des 5 évêques préférés de Golias, la revue ultra-progressiste de Lyon. Dans la dernière édition de son "Trombinoscope des évêques", Golias ne tarit pas d'éloges sur  cet "évêque géant" - pas seulement par sa taille : "esprit rigoureux et clair, puissante intelligence", "lucidité évangélique", "modeste avec son pull-over sans couleur"...
Cette nouvelle nomination s'ajoute à une série d'autres qui montrent que Benoît XVI ne contrôle pas la chaîne des nominations épiscopales, ce que l'affaire Wielgus avait déjà montré en Pologne. La plupart des évêques nommés sous son pontificat sont manifestement étranger à son esprit.

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Un évêque contre les indemnités indues

Publié le par Denis Sureau

Président du conseil épiscopal pour les questions familiales et sociales Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen, a publié un communiqué intitulé Avantages économiques et conséquences sociales Au sujet des indemnités de départ de dirigeants de grandes entreprises : « Les médias se font à nouveau l’écho d’indemnités de départ versées à des dirigeants d’entreprise qui, même inscrites dans les clauses d’un contrat initial, apparaissent injustifiées. Les grandes multinationales sont devenues des entités gigantesques. Leur gestion est difficile et exige un fort engagement personnel de la part de leurs dirigeants. Les contraintes et les risques sont multiples et complexes. Les rémunérations décidées par les conseils d’administration sont encadrées par la loi et pour la plupart fiscalisées. La volonté de transparence qui porte à la connaissance de tous ces pratiques est un progrès. Cependant la disproportion entre certaines indemnités de départ et les salaires moyens des employés des mêmes entreprises invite à la réflexion. En ce domaine, comme en d’autres, ce qui est légalement autorisé n’est pas nécessairement moral. Ces indemnités scandalisent les personnes aux revenus modestes et les personnes sans emploi. Justifier ces pratiques en invoquant les contraintes d’un marché mondialisé qui obligerait à s’aligner sur ce qui se vit aux Etats-Unis reste à démontrer. En intervenant dans le débat, nous ne faisons d’aucune manière le procès des dirigeants et des chefs d’entreprise qui, dans leur grande majorité, accordent une attention particulière aux exigences de l’équité et de la justice. Mais, s’il existe une exception française en matière sociale, elle doit inclure la moralisation des indemnités de départ des dirigeants d’entreprise. »

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