"Il n'y a pas de modèle familial"

Publié le

Intervenant à Toulon lors de l’assemblée générale de l’Union nationale des associations familiales de France (Unaf), Dominique Bertinotti, ministre chargée de la famille, a déclaré : « il n'y a pas de modèle familial : chacun invente le sien ». Elle a ensuite affirmé que le premier axe de sa politique serait d'« assurer l’égalité entre toutes les familles » et qu'elle entendait « ouvrir l’adoption et le mariage à tous les couples », tous ayant « les mêmes droits et les mêmes devoirs». Ces propos ont suscité de vives huées. Quelques minutes plus tôt, François Fondard, président de l'Unaf, avait déclaré que « l'adoption par un couple homosexuel est une mauvaise solution », expliquant : « Le mariage et l’adoption par des couples de même sexe ? Qui peut prétendre que cette réforme ne pose pas des questions vis-à-vis des enfants ? Une famille, c’est l’institutionnalisation de la différence des sexes. »

Dominique Bertinotti n'a pas précisé quand cette mesure serait présentée au Parlement. Elle a cependant tenté de se faire racheter par les représentants des associations familiales en promettant que « pas un euro ne sera ôté à la politique familiale » et que « l’universalité des allocations familiales sera préservée ».

Commenter cet article

polo 07/10/2012 15:20


Non au mariage gay et à la reconnaissance juridique de l'
homoparentalité 


I. Le langage 


La normalophobie.

L'habitude a été prise, depuis une douzaine d’années, d’utiliser
systématiquement les termes d’homosexualité ou d’hétérosexualité, au point que personne ne parle plus d'orientation sexuelle normale ou d'orientation sexuelle déviante. Certains sympathisants de
la cause homosexuelle refusent même l’emploi du terme « normal » quand il s’applique à la sexualité. Ils ne tolèrent pas que l’on puisse ainsi porter un jugement sur les orientations sexuelles
ni, par conséquent, réfléchir sur le mariage gay et l’homoparentalité. 


Des mots précis.

L'emploi d'un même terme pour désigner deux réalités différentes
conduit à des confusions.
On ne peut donner un même nom, en l'occurrence "couple" à l'union
homosexuelle et à l'union hétérosexuelle. En effet l'union d'un homme et d'une femme est différente de l'union entre deux hommes ou entre deux femmes, à moins de considérer que l'homme est
identique à la femme.
L'homosexualité est une forme d' intolérance à l'altérité sexuelle
alors que l'hétérosexualité fait vivre la complémentarité sexuelle. 

L'utilisation d'un même terme, "couple" pour désigner deux réalités
différentes, et même antagonistes, est anormale. 

A deux types d'unions différentes il faut donner des noms différents
: "couple", comme on l'utilise depuis toujours pour les unions hétérosexuelles et, pour les unions homosexuelles, on peut préconiser le terme "paire" car cette union concerne deux personnes de
sexe identique. 
Si le couple est composé de deux personnes c'est qu'il y a deux
sexes différents. Le chiffre "2", en tant que tel, n'ouvre aucun droit. S' agissant d’homosexuels, le sexe étant le même pour les deux personnes, cette reconnaissance juridique de la vie à deux
n’offre pas plus de pertinence qu’une reconnaissance juridique de la vie à trois, quatre ou cinq. 

Toute confusion dans les termes entraîne une confusion dans la
perception de ces deux réalités. Cette confusion peut amener à souhaiter un même régime juridique , en l'occurence le mariage, pour des unions qui sont différentes.

II. La loi et le mariage 

Le mariage n’a pas été créé pour permettre au législateur de
remettre en cause la liberté individuelle en se préoccupant de sexualité récréative, homo ou hétéro, ni pour s’occuper d’amour. Le maire n’a d’ailleurs pas à demander aux futurs époux s’ils
s’aiment ou non. Il ne leur demande pas non plus leur orientation sexuelle, cette dernière, quelle qu'elle soit, ne confère aucun droit. 

Le mariage est ouvert à tous. Il ne crée ni une injustice ni une
discrimination envers les personnes qui sont incapables d’établir une relation complète avec le sexe opposé. Leur déviance de l'orientation sexuelle est la seule cause de leur incapacité à se
marier.