La théologie politique chrétienne confrontée à l'islam

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Au Collège des Bernardins, dans le cadre du Séminaire de dialogue méditerranéen sur la modernité et le religieux dirigé par Jacques Huntzinger, ancien Ambassadeur de France, la séance du 18 mars 2013 avait pour thème Théologies et action commune chez les chrétiens et les musulmans.

Abdou Filali-Ansary a présenté son analyse sur la réforme de l'islam et Antoine Fleyfel sur la théologie politique contextuelle libanaise. Denis Sureau était chargé de présenter la théologie politique chrétienne. Il remarquait notamment dans son introduction :

Il m'arrive fréquemment d'entendre des propos de ce genre :

« L'islam est intrinsèquement totalitaire dans la mesure où il n'a pas appris à séparer la politique et la religion.

Sa vision de la société orientée tout entière vers le culte de Dieu est incompatible avec la démocratie.

Sa communauté des croyants qui transcende les appartenances nationales est une menace pour les États. »

En entendant ce type de discours, surtout lorsqu'il est tenu par des frères chrétiens, je me sens assez mal à l'aise. Je n'ai pas la compétence nécessaire pour juger si ces accusations sont reprochées à juste titre ou non à l'islam. J'ignore si l'islam « mélange » la religion et la politique, comme les journalistes l'affirment habituellement.

Mais de mon point de vue, qui est celui d'un catholique, je constate qu'il suffit aux adversaires de l’Église de remplacer le mot islam par celui de christianisme, pour obtenir une sentence de condamnation assez comparable.

Que faut-il en penser ?

Dans cet exposé, je m'appliquerai à montrer :

Premièrement qu'une saine théologie politique chrétienne ne saurait séparer la politique et la religion.

Deuxièmement, que Dieu est le bien commun de la société.

Troisièmement, que la communauté des croyants qui s'appelle l’Église, doit être distinguée du pouvoir politique."

Le texte complet de cette conférence peut-être lu ici.

 


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