Cathos, ne devenons pas une secte

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Journaliste et blogueur catholique, après avoir été dans sa jeunesse attiré par la Nouvelle droite néopaïenne (comme il le rappelle), Patrice de Plunkett montre du doigt des tentations sectaires chez les catholiques français. Première dérive : la complaisance de la bourgeoisie catholique pour un libéralisme et un capitalisme financier – « l'idole Argent » – pourtant condamnés par l'Eglise, notamment par le pape François, qu'il défend avec vigueur. L'auteur éreinte le « libéral-conservatisme » tel qu'il est promu par la philosophe Chantal Delsol ou a été incarné par François Fillon. Faire de la politique en s'enlisant dans des partis s'avère d'ailleurs stérile.

Deuxième piège ; l'identitarisme, idéologie qui, s'emparant du sentiment de la perte d'identité, lui injecte un contenu étranger voire hostile au christianisme : « rendre un culte aux pulsions de la chair et du sang » est une autre forme d'idolâtrie. « Rien ne sert de dire que ''la France est chrétienne'' quand les Français ne le sont pas. » Un « christianisme de patrimoine » conduit à un rétrécissement particulariste de la perception du bien commun (en particulier quant à la question des immigrés). « Au lieu de nous croire assiégés par la cathophobie », l'urgence est d'annoncer le Christ et de témoigner – bref d'évangéliser.

 

Patrice de Plunkett

Cathos, ne devenons pas une secte

Salvator, 150 p., 15,90 €

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