Passage de relais à France catholique : son directeur Frédéric Aimard, 65 ans, laisse la place au journaliste Aymeric Pourbaix, 45 ans, qui, après Radio Notre-Dame, avait donné un nouveau souffle éditorial au magazine Famille chrétienne, avant de prendre la direction de l'agence I.Media à Rome. Ce passage est lié à la vente de l'hebdomadaire à Vincent Bolloré.
France catholique est l’un des plus anciens titres de la presse catholique française. Créé en 1924 en tant qu'organe de la puissante Fédération nationale catholique du Général de Castelnau, des auteurs talentueux y ont collaboré : Jean Le Cour Grandmaison, Jean de Fabrègues, les pères Louis Bouyer et Bernard Bro, Pierre Emmanuel, Robert Masson. Son principal éditorialiste est actuellement Gérard Leclerc. En situation financière difficile – comme la plupart des journaux –, France catholique cherchait un repreneur. Deux offres ont été déposées : celle de la maison d’édition Première Partie dirigée par Pierre Chausse et éditrice du trimestriel Limite ; et celle du groupe Bolloré, qui a été retenue, à travers sa filiale les Editions du Point du Jour. Le chiffre d'affaires de France catholique (environ 500 000 euros) est modeste à côté du groupe du milliardaire breton (18 milliards), mais ce dernier soutient déjà discrètement plusieurs oeuvres catholiques, dont le Foyer Jean Bosco - Mater Amoris, vaste maison dans le 16e arrondissement de Paris qui dispose de plus de 160 lits destinés à l’accueil de jeunes étudiants provinciaux et étrangers mais aussi de chambres d’accueil pour jeunes malades et personnes âgées.
Baudouin Ier et Fabiola ont été roi et reine des Belges de 1951 à 1993, soit plus de quarante ans. Ils présentent l’originalité d’avoir été tous deux des catholiques sincères et fervents, comme on n'en voit guère aujourd’hui à la tête des États. C’est cette dimension religieuse que montre Bernadette Chovelon, écrivain et historienne, auteur notamment de plusieurs livres de spiritualité conjugale dans l’esprit du père Caffarel, fondateur des Équipes Notre-Dame. Baudouin (1930-1993), devenu roi à 20 ans, a été conseillé par le cardinal Suenens, figure marquante du concile Vatican II, et marqué par une pionnière du Renouveau charismatique, Veronica O’Brien. C’est par sa médiation qu’il rencontra l’aristocrate espagnole Fabiola de Mora y Aragon (1928-2014) et l’épousa en 1960. Tous deux affrontèrent avec foi des problèmes tant personnels (l’impossibilité d’avoir des enfants) que politiques, avec le vote de la loi sur l’avortement – Baudouin préférant démissionner plutôt que de la signer (les parlementaires demandèrent ensuite son retour sur le trône). Ce courage lui valut bien des critiques, mais il fut néanmoins largement admiré par son peuple. Garant de l’unité d’un pays divisé, il illustra la difficulté d’être un dirigeant chrétien authentique dans un monde qui ne l’est plus.
Le Comité d'éthique, qui ignore depuis toujours les fondamentaux de la morale, se déclare pour la fabrication d'orphelins de père au profit des lesbiennes. Voici les premières réactions:
ALLIANCE VITA : Face au vide éthique, mobilisation générale pour l’enfant !
Alliance VITA dénonce les recommandations du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui prône le basculement de tout notre système procréatif vers la PMA sans infertilité, alors que c’est la lutte contre l’infertilité qui devrait mobiliser les pouvoirs publics.
Pour Alliance VITA, il est urgent d’évaluer les techniques de procréation artificielle et leurs conséquences plutôt que d’en préconiser l’extension à des femmes seules ou en couple de même sexe, ce qui conduit à priver les enfants délibérément de père. Pour Tugdual Derville1, délégué général d’Alliance VITA : « A l’issue d’Etats généraux qui avaient confirmé l’attachement
des citoyens aux droits de l’enfant, le CCNE cède encore au lobby scientiste qui le compose largement. En réalité, la banalisation de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) a détourné les scientifiques des véritables recherches sur les causes de l’infertilité, notamment celles induites par les modes de vie – âge trop tardif des grossesses – ou par la dégradation de l’environnement, avec les perturbateurs endocriniens. La France est en retard en matière de thérapies de restauration de la fertilité. Voilà ce que veulent les Français de plus en plus confrontés à l’infertilité, plutôt qu’une fuite en avant vers la technique, qui passe par l’effondrement de toutes les digues protectrices de l’enfant. Au lieu d’aborder cet enjeu de santé publique majeur, le CCNE prône la voie du « tout PMA » qui ferait basculer notre pays dans un marché de la procréation indigne de l’humanité. Nous prévenons l’Exécutif que ces annonces font avancer d’un grand pas la mobilisation de rue citoyenne. »
En l’absence de consensus national, Alliance VITA réitère sa demande au gouvernement de maintenir un statu quo sur la PMA et à faire de la lutte pour la prévention de l'infertilité une grande cause nationale prioritaire. Alliance VITA lancera, dès le mois d'octobre, une grande campagne nationale de sensibilisation auprès du public pour l’informer sur les dangers du « tout PMA » et ses dérives vers un marché de la procréation où femmes et hommes sont traités en fournisseurs de matière première (sperme, ovocyte, utérus) et l'enfant comme un produit sur commande voire « sur mesure », comme l’a démontré dans son livre "Bébés sur mesure" Blanche Streb2, directrice de la Formation et de la Recherche d’Alliance VITA.
1 : cf. Le temps de l’Homme - pour une révolution de l’écologie humaine, Plon
2 : cf. Bébés sur mesure – Le monde des meilleurs, Artège.
Comité Protestant pour la Dignité Humaine : « PMA sans père » : le CCNE se perd.
Les états généraux de la bioéthique menés du 18 janvier au 7 juillet 2018, ont révélé l’extrême préoccupation des citoyens à propos des questions de filiation et l’attachement d’une très large majorité de la société civile au respect des droits de l’enfant. La levée de l’anonymat des donneurs de gamètes a aussi bien souvent été réclamée par les jeunes adultes nés au moyen d’une Insémination Artificielle avec Don de sperme (IAD). « Connaître ses parents et dans la mesure du possible être élevé par eux » est l’un des droits de l’enfant le plus réaffirmé également par les associations auditionnées par le CCNE, au nom de l’intérêt supérieur des enfants.
Le rapport définitif du Conseil Consultatif National d’Ethique aurait dû prendre en compte de telles doléances citoyennes qui rejoignaient d’ailleurs les avis formulés par le CCNE lui-même en novembre 2005 : « L’ouverture de l’AMP à l’homoparentalité ou aux personnes seules ouvrirait de fait ce recours à toute personne qui en exprimerait le désir et constituerait peut-être alors un excès de l’intérêt individuel sur l’intérêt collectif. La médecine serait simplement convoquée pour satisfaire un droit individuel à l’enfant ».
Mais le CCNE s’est manifestement perdu dans une réflexion plus politique qu’éthique. Il a cherché à relativiser et minimiser l’expression citoyenne. A une époque où la technique permet de dissocier procréation, sexualité, filiation, le bien de l’enfant est pour le moins bousculé par toutes ses dissociations où la priorité semble donnée à la notion récente de « projet parental » au détriment de l’enfant lui-même. D’ailleurs en ne voyant même pas d’inconvénient à la mise en œuvre de PMA «post mortem» (avec le sperme d’un homme décédé), quel « projet » de vie proposera-t-on aux enfants qui naîtront ainsi ?
Nous attendions du CCNE un écho sincère, authentique et éthiquement respectueux des opinions qui se sont majoritairement exprimées durant les états généraux de la bioéthique. Nous attendions du CCNE une réflexion éthique qui sache éclairer l’avenir de manière rassurante et sage, mais il n’en est rien. Toutes les inquiétudes demeurent : l’éloignement de la médecine de ses missions premières, la marchandisation du corps humain, la concurrence des dons de spermes (à peine suffisants aujourd’hui, ce qui obligerait les praticiens à trancher entre les demandes destinées à pallier une infertilité d’origine pathologique et les demandes sociétales pour une ou deux femmes), et de surcroît la mise au monde d’enfants qui n’auront, dans leur histoire, aucun père identifié, ni biologique, ni « social ».
Le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine en appelle au Président de la République afin que les états généraux de la bioéthique ne finissent pas en un simulacre d’écoute de la société civile venu s’échouer dans les sables mouvant d’intérêts partisans mais qu’ils constituent un rendez-vous citoyen solidement amarré sur le respect des droits des enfants.
Chrétiens dans la Cité # 363 aborde des thèmes suivants :
ANALYSE : Ce que les Français attendent de l'Eglise
LES HOMMES : Laurent Stalla-Bourdillon - Thierry Hubert
BREVES : Les élus chrétiens à Londres - Manuel anti-GPA - SOS Chrétiens d'Orient - Ethique et Famille - Marches pour la vie - Les Français contre la GPA
INFOS : Les réactions des mouvements chrétiens au plan pauvreté - Une plateforme pour les artisans chrétiens - Les 70 ans du BICE - Colocation solidaire : l'Association pour l'amitié - Défense de la procréation : les évêques s'expriment
LECTURE : Baudouin et Fabiola, par Bernadette Chovelon
Dans une déclaration signée par tous les évêques de France et intitulée La dignité de la
procréation (coédition Cerf, Bayard, Mame), l’Église catholique rappelle que la dignité de la personne inclut la procréation, « acte profondément et spécifiquement humain dont la manipulation entamerait gravement la valeur de fraternité qui fonde le pacte social en notre société. » Les évêques indiquent ensuite les trois principaux problèmes éthiques que pose l'assistance médicale à la procréation (AMP) : le devenir des embryons « surnuméraires », le recours à un tiers-donneur et le développement de l'eugénisme libéral. Ils expliquent les principaux obstacles éthiques que rencontre le projet d’ouverture de l'AMP aux femmes en couple ou aux femmes seules, notamment la nécessité d'une référence paternelle, le risque de marchandisation, le dévoiement de la mission de la médecine, le glissement prévisible vers la gestation pour autrui (GPA). L'Église « tient à faire connaître son inquiétude sur la société que préparerait une évolution législative étendant l’usage des techniques d’AMP. »
Dimanche 14 octobre 2018 se déroulera le 34e Pèlerinage pour la défense de la vie à Saint-Lambert-des-Bois (Yvelines), avec les encouragements de Mgr Eric Aummonier, évêque de Versailles.
Rendez-vous à partir de 9h30 au Mérantais (sur la D36, entre Voisins-le-Bretonneux et Châteaufort).
Départ à 10 h précises et marche (6 km).
Messe à 12 h 15 en l'église de Saint-Lambert-des-Bois.
Pot de l'amitié et pique-nique tiré du sac vers 13 h 15
Une chronique du Père Bernard Devert , président-fondateur d'Habitat & Humanisme :
La rentrée est un mot actuellement sur toutes les lèvres, ou presque.
Nombre de familles sont concernées par la rentrée des classes et/ou la rentrée universitaire. Il est aussi question de la rentrée littéraire et de la reprise des activités économiques sociales et politiques.
La rentrée est souvent présentée comme difficile, parfois rude. N’évoque-t-elle pas un temps nouveau qui, s’il n’est pas étranger à celui de la promesse et de l’espoir, est aussi confronté à trop de déceptions qui présagent mal du changement.
L’espoir est bousculé par trop de situations deshumanisantes faisant l’objet d’indignations sans susciter la mobilisation nécessaire pour les faire disparaître.
Comment oublier que la rentrée est douloureuse pour ceux qui se trouvent en marge, en attente d’un contrat de travail, ou qui se sentent oubliés d’une société d’où ils sont ‘sortis’ sans parvenir à reprendre place, leur place. En cette rentrée que de familles recherchent un logement adapté à leurs ressources sans le trouver.
Pour que cette rentrée ait vraiment du sens, il convient qu’elle traduise une attention plus grande à la solidarité. Il ne suffit pas de l’appeler mais de la construire, finalement se rendre présent là où des hommes et des femmes perdent pied.
Pour Jacques Ellul l’homme libre est celui qui décide d’espérer. L’espérance n’est jamais un futur mais un présent revisité pour transformer l’avenir.
Ne sommes-nous pas appelés à rentrer dans cette espérance, jamais indifférente à la fraternité que Régis Debray définit comme une vieille dame, d’où l’urgence, dit-il, de ne pas la laisser faire tapisserie mais de faire avec elle quelques pas de danse.
Faisons danser la fraternité ; alors, la rentrée ne manquera pas d’allure !
Ces pas de danse, pour être une fête de l’inattendu, conduirait immanquablement à se poser la question que dois-je faire de neuf en cette rentrée.
Faire du neuf, un programme enthousiasmant, loin d’être décalé de l’attente confuse mais réelle d’un recul des iniquités tant elles sont facteur de troubles altérant la vision d’une société blessée et blessante mettant hors-jeu les plus fragiles
En cette rentrée, le Gouvernement présente le plan pauvreté. L’enjeu est d’importance pour la cohésion de la Société qui ne peut supporter plus longtemps ces ruptures qui l’enfièvrent et la détruisent.
La rentrée est aussi d’actualité pour les retraités ; le monde associatif, signe d’une gratuité qui n’a pas de prix, a besoin de leur engagement, du partage de leur expérience et de leurs disponibilités pour faire naître des espaces novateurs au sein desquels des personnes se reconstruisent.
Quel bonheur pour les uns et les autres d’être appelés à faire du neuf.
Le Pape François a nommé Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque métropolitain de l’archidiocèse de Reims, il était jusqu’à présent évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Paris.
Ordonné en 1991 pour l’archidiocèse de Paris, Mgr Éric de Moulins-Beaufort fut aumônier du collège Montaigne (1992-1993) ; directeur au séminaire de Paris et enseignant à l’École Cathédrale et au Studium du Séminaire de Paris (devenu Faculté de théologie Notre-Dame) ; aumônier du lycée Louis-le-Grand (1993-1995) ; curé de la paroisse Saint-Paul – Saint-Louis (2000-2005). En 2005, il devint secrétaire particulier de l’Archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, fonction qu’il occupa jusqu’en 2008. De 2009 à 2011, il fut professeur extraordinaire à la Faculté Notre-Dame et au Studium du Séminaire de Paris.
Depuis 2008, Mgr Éric de Moulins-Beaufort était évêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse de Paris.
Mgr Éric de Moulins-Beaufort est membre du Conseil de direction de l’Association internationale Cardinal Henri de Lubac, du conseil de rédaction de la revue Communio, du conseil de rédaction de la Nouvelle revue théologique.
Au sein de la Conférence des évêques de France, Mgr de Moulins-Beaufort est Président de la Commission doctrinale.
L’installation de Mgr de Moulins-Beaufort aura lieu le dimanche 28 octobre 2018, à 16h, en la cathédrale de Reims.
Né le 30 janvier 1962 à Landau (Allemagne).Ordonné prêtre le 29 juin 1991 pour l'archidiocèse de Paris.Nommé évêque auxiliaire de Paris le 21 mai 2008.Consacré évêque le 5 septembre 2008.
Études Études universitaires de Sciences économiques à l’Institut d’Études Politiques de Paris (Université Paris II).Études supérieures de théologie à l’Institut d’Études théologiques de Bruxelles (1985-1990), au séminaire français de Rome (1990-1992), à l’Institut catholique de Toulouse (1995-1997).
Diplômes Maîtrise de Sciences économiques.Diplôme de l’Institut d’Études politiques de Paris.Licence et doctorat en théologie.
Ministères 1992-2000 : Directeur au Séminaire de Paris (adjoint puis responsable de la Maison Saint-Roch) ; 1992-2009 : Enseignant à l’École Cathédrale et au Studium du Séminaire de Paris ; 1992-1993 : Aumônier du collège Montaigne ; 1993-1995 : Aumônier du lycée Louis-le-Grand ; 2000-2005 : Curé de la paroisse Saint-Paul-Saint-Louis ; 2005-2008 : Secrétaire particulier de l’Archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois ; Depuis 2008 : Évêque auxiliaire de Paris et vicaire général ; 2009-2011 : Professeur extraordinaire à la Faculté Notre-Dame et au Studium du Séminaire de Paris ; Depuis 2013 : Président de la Commission doctrinale de la Conférence des Évêques de France.