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Vingt propositions contre la tyrannie

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Dans De la tyrannie. Vingt leçons du XXe siècle (Gallimard, 102 p., 9,50 €), Timothy Snyder, historien américain de 48 ans, analyste des totalitarismes nazi et communiste, traumatisé par l'élection de Donald Trump, élabore un bréviaire de la résistance.

Pour préserver les libertés contre toute tyrannie à venir (y compris aux États-Unis), il propose une sorte de vade-mecum sous forme de vingt propositions. Elles sont inspirées de la lecture de grands auteurs antitotalitaires du XXe siècle, de George Orwell et Hannah Arendt à Vaclav Havel et Leszek Kolakowski. Tous ses arguments ne sont pas également convaincants (et leurs illustrations encore moins), mais la plupart de ses conseils valent la peine d'être médités. 

Par exemple : prendre soin de notre langage : « Évitez les formules que tout le monde prononce. Faites un effort pour vous dissociez de l'Internet. Lisez des livres » ; croire à la vérité : « Si rien n'est vrai, nul ne peut critiquer le pouvoir faute de base pour le faire. Si rien n'est vrai, tout est spectacle » ; examiner : « Essayez de comprendre par vous-même » ; contribuer aux bonnes causes ; rester calme quand survient l'impensable (refuser qu'une riposte au terrorisme passe par la suspension des libertés) ; prendre garde à l'État de parti unique ; se distinguer (ne pas suivre le mouvement)...

Un essai tonique pour savoir raison garder en des temps difficiles.


 

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L’action politique, ce passage pour quitter les causes d’iniquité

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"La question n’est pas de savoir si nous sommes de droite ou de gauche, mais de se demander si nous sommes à côté, où aux côtés, de ceux qui souffrent." Chrétiens dans la Cité est heureux de partager cette conviction que le P. Bernard  Devert, président-fondateur d'Habitat & Humanisme, développe dans cette chronique :

Un lecteur de mon blog me fait part en des termes amicaux, ce dont je lui sais gré, de sa désapprobation quant à mes prises de position favorables à l’APL et à la loi Solidarité et Renouvellement Urbains (SRU), Habitat et humanisme devant, me dit-il, rester à distance du politique.

Le Pape François vient à mon secours. Dans son message vidéo adressé aux participants d’une rencontre tenue à Bogota ces 1er et 3 décembre, il demande aux Chrétiens de s’engager dans la Cité, rappelant que la politique est une des formes les plus élevées de la caritas.

Le cœur n’est pas un sentiment mais un appel à un discernement pour changer et faire changer ce qui doit l’être afin de mettre un terme au plus vite aux situations inacceptables. Le sujet n’est pas de dénoncer mais d’engager des actions transformatrices, et pas seulement réparatrices. Quand le corps social est malade, il faut trouver les remèdes pour le guérir ; les soins ne sauraient relever du palliatif.

Ne point intervenir auprès des politiques sur la loi SRU, c’est consentir à des villes marquées par les discriminations, plus grave des ghettoïsations.

Dans la métropole phocéenne, le PLU ne prévoit l’application de la loi SRU que pour les opérations supérieures à 120 logements, d’où la difficulté de créer un habitat diversifié, alors qu’à Nice - qui n’est pas la ville réputée la plus sociale – le dispositif s’applique aux petits programmes, facilitant l’ouverture de logements à des prix maîtrisés. Conséquence pour notre association : 60 nouveaux logements diffus d’insertion à Nice en 2017, aucun sur Marseille.

Comme elles sont belles, dit le Pape François, les villes qui dépassent la méfiance malsaine et qui intègrent ceux qui sont différents et qui font de cette intégration un nouveau facteur de développement !

Au sujet de l’APL, Habitat et Humanisme loge par vocation des personnes ou familles dont le reste à vivre (après imputation du loyer et charges, assurance, électricité, frais de transports) est souvent inférieur à 100 € mensuels. Une survie !

Qui n’a pas entendu : 5€ de minoration d’APL, ce n’est rien ! Seulement, c’est beaucoup pour ceux qui n’ont rien.

La crise du logement dure depuis trop longtemps pour ne pas reconnaître la nécessité d’effectuer des réformes, via un meilleur équilibre entre aide à la personne et aide à la pierre. Le changement, oui, s’il n’aggrave pas la situation des plus fragiles. Demander aux gouvernants de veiller à cette exigence, c’est faire de la politique pour que justice et amour s’embrassent.

La politique est un service. Encore faut-il la servir. La question n’est pas de savoir si nous sommes de droite ou de gauche, mais de se demander si nous sommes à côté, où aux côtés, de ceux qui souffrent.

Trop de personnes victimes de la pauvreté se trouvent dans un angle mort et s’y tiennent, refusant d’être considérés comme une charge. Au nom de la fraternité, qui n’existe que là où il y a de l’équité, les subsides devraient être entendus comme une entraide, mieux un investissement de la Nation, facilitant l’autonomie des blessés de la vie. Attention, cette conception du bien commun s’éloigne.

S’exprimer et agir au sein de la cité, c’est répondre à la question du Livre de l’humanité : qu’as-tu fait de ton frère ? Loin d’être passif, l’appel conduit à reconnaître que l’oraison est un problème politique, pour reprendre le titre du petit opuscule du Jésuite, Jean Daniélou, ouvrant grand les frontières.

La res publica n’a nul besoin de censeurs et de Ponce Pilate mais d’acteurs qui, dans la Cité, prennent  le risque d’initier ou soutenir les réformes pour un mieux vivre-ensemble.

Bernard Devert

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Un évêque courageux pour Paris

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Le pape François a choisi une belle personnalité de médecin devenu évêque pour le diocèse de Paris.

Né en 1951 à Versailles, sa famille était peu pratiquante, comme il l'a expliqué à Paris Match : « J'ai toujours eu la foi. Mais en dehors de ma mère qui allait à la messe, le dimanche, personne chez moi n'était pratiquant. (…) mon père, cheminot, ne mettait jamais les pieds à l'église.

D'ailleurs, je voulais me marier et j'attendais de trouver celle avec laquelle je fonderais une famille. Si, à 20 ans, la question de la vocation m'a effleuré, elle a mis douze années à mûrir.» Michel Aupetit a suivi des études de médecine et exercé pendant onze ans le métier de généraliste à Colombes, en banlieue parisienne. Vocation tardive : en 1990, il bifurque vers le sacerdoce et rejoint le Séminaire de Paris. Ordonné prêtre en 1995, à l'âge de 44 ans, pour l’archidiocèse de Paris, il est vicaire (paroisses Saint-Louis-en-l’Île puis Saint-Paul-Saint-Louis) tout en assurant l'aumônerie de collèges. Entre 1997 et 2006, il enseigne également la bioéthique au CHU Henri Mondor à Créteil. En 2001, il devient curé de la paroisse Notre-Dame de l’Arche d’Alliance. De 2004 à 2006, Mgr Aupetit est doyen du doyenné Pasteur-Vaugirard. Entre 2006 et 2013, il est vicaire général de l’archidiocèse de Paris. En 2013, Mgr Aupetit est nommé puis ordonné évêque auxiliaire de Paris. Depuis 2014, Mgr Aupetit est évêque de Nanterre. En mars 2017, à l’Assemblée plénière des évêques de France, il est élu Président du Conseil famille et société. Lanceur d'initiatives d'évangélisation novatrices dans le diocèse de Nanterre (tel que le Pôle de recherche et d’initiative pour le service, la mission et l’évangélisation, Prisme), il a su se faire apprécier par les prêtres et les fidèles. 

C'est un pasteur courageux, avec une autorité naturelle, qui ne biaise pas avec la morale, mais son franc-parler est atténué par un sens de l'humour – parfois mordant – mêlé d'une sympathique bonhommie. Atout évident dans les combats pour la vie, c'est un expert reconnu des questions de bioéthique, auxquelles il a consacré plusieurs livres : Contraception – La réponse de l’Église (1999), L’Embryon, quels enjeux ? (2008), La Mort, et après ? (2009), L’Homme, le sexe et Dieu (2011), Construisons-nous une société humaine ou inhumaine ? (2016). Il a battu le pavé parisien lors des grandes mobilisations contre la loi Taubira, comme il a soutenu la Marche pour la vie. Quoiqu'intervenant peu dans les médias, il a participé à trois émissions de Radio Courtoisie (« la radio de toutes les droites... ») et est même venu longuement rencontrer les auditeurs et dédicacer ses ouvrages lors de la fête organisée par la station. 

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Jérusalem a une vocation spéciale à la paix

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Communiqué de la Conférence des évêques de France :

    
Paris, le 7 décembre 2017

JÉRUSALEM - TERRE SAINTE
« JÉRUSALEM A UNE VOCATION SPÉCIALE À LA PAIX »

Après la décision américaine de reconnaîitre Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël, je tiens à répercuter les propos du pape François lors de l’Angélus d’hier, mercredi 6 décembre : «

Je ne peux taire ma profonde préoccupation pour la situation qui s’est créée ces derniers jours, et en même temps j’adresse un appel vibrant afin que l’engagement de tous soit de respecter le statu quo de la ville, en conformité avec les Résolutions pertinentes des Nations Unies. Jérusalem est une ville unique, sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans, qui vénèrent en elle les Lieux Saints de leurs religions respectives, et elle a une vocation spéciale à la paix. »

Alors que nous attendons la venue en notre monde du Prince-de-la Paix, j’invite les catholiques à intensifier leur prière à cette intention en communion avec les communautés chrétiennes présentes en Terre Sainte.

+ Georges PONTIER
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des évêques de France

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Lorsque la démocratie devient totalitaire

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Avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation, brillant écrivain catholique (L’Infortune, Inigo…) et chroniqueur inspiré dans La Croix, Me François Sureau a plaidé à trois reprises

devant le Conseil constitutionnel la non-conformité à la Constitution de 1958 de trois dispositions législatives relatives à l’état d’urgence. Les textes de ces plaidoiries viennent d’être publiés sous la forme d’un petit livre implacable, d’une rare élégance de pensée et de style : Pour la liberté (Tallandier, 80 p., 7,90 €).

La première affaire concernait la création d’un délit consultation habituelle de sites internet terroristes – une mesure évidemment contraire à la liberté de communication, retoquée par le Conseil, puis réintroduite par les députés dans le Code pénal.

La deuxième visait « le fait de préparer la commission de l’infraction » avec « l’intention » de passer à l’acte – notions dangereusement floues. François Sureau souligne que même l’Inquisition n’est pas allée aussi loin.

La troisième disposition permettrait au préfet « d’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics » – restriction de la « liberté d’aller et venir » qui, prise contre le péril islamiste, a été aussitôt appliquée… aux écologistes pendant la COP 21 et à des Corses susceptibles de troubler un match de football ! Où l’on comprend que l’appareil répressif d’État peut tout autant être utilisé pour de nouvelles persécutions, y compris antichrétiennes.

Et c’est ce qu’a déploré Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, président de la Conférence des évêques de France, dans une lettre adressée le 6 juillet à Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, au sujet de projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. Ce texte prévoyait la fermeture des lieux de culte dans lesquels seraient tenus des propos pouvant inciter à la violence. On devine l’intention sous-jacente : la fermeture des mosquées salafistes. Or les prédicateurs subversifs peuvent déjà punis (art. 35 de la loi du 9 décembre 1905), « sans pour autant faire obstacle au libre exercice du culte par les fidèles », note Mgr  Pontier, qui s’interroge sur les modalités d’appréciation des propos incriminés et conclut que ces nouvelles mesures « sont d’application générale, et constituent un recul de la liberté de religion dans notre pays. »

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Au sommaire du numéro 351

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Le 351e numéro de la lettre d'information Chrétiens dans la Cité vient de paraître. Abonnez-vous en profitant de l'offre découverte à 30 euros seulement pour un an.

Chrétiens dans la cité 351

Au sommaire :

ANALYSE : La politique comme service selon le pape François

AGENDA

LES HOMMES : Mgr Nicolas Souchu - P. Bernard Devert

INFOS : Journée Humanae Vitae - La Nuit du bien commun - Des diocèses contre le Téléthon - Cruxophobie : la croix du cimetière - Jésus en kiosque - Dorothy à Ménilmontant - Dialogue interconfessionnel - La Croix hebdomadaire - Misels au choix

LECTURES : Christophe Dickès, L'héritage de Benoît XVI (Tallandier)

INITIATIVES : Alliance Vita

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Un haut fonctionnaire fait son coming out catho

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Faire son coming out – c’est-à-dire révéler son homosexualité – a été longtemps difficile. Aujourd’hui, s’affirmer catholique et témoigner de sa foi suppose souvent une certaine force d’âme.

Ancien officier de marine et juriste, haut fonctionnaire (Conseil d’État), Christophe Eoche-Duval déclare publiquement sa foi. Dans son essai Vous serez dans la joie ! (Artège, 336 p., 15,90 €), Il refuse avec énergie d’être de ces « chrétiens Alka-Seltzer » dont la dissolution dans le monde conduit inéluctablement à leur disparition. Mais il l’a pourtant été jusqu’à ce que le mouvement social contre le mariage homosexuel contribue à sa prise de conscience. Une autre expérience a compté pour lui : la réalisation d’un spectacle vivant, joué en juillet 2016, Yeshua, reconstituant les noces de Cana. 
Il avait monté des spectacles historiques, mais c’était le premier à dimension évangélisatrice. Il en a tiré la conviction que les chrétiens peuvent et doivent braver, de manière décomplexée, un monde « presque redevenu païen » (on peut dire aussi : le Système). La réévangélisation prendra peut-être trois siècles (le temps qu’il a fallu à l’Église d’en finir avec les persécutions de l’Empire romain), mais cela ne doit pas nous décourager. C’est à une dissidence joyeuse mais lucide que nous invite Christophe Eoche-Duval.

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Séminaristes : - 30% depuis 2000

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Lors de leur assemblée plénière à Lourdes, les évêques ont réfléchi sur la formation des prêtres. A cette occasion, ils ont pris connaissance des dernières données statistiques, peu réjouissantes. Les ordinations sont passées de 142 en 2000 à 60 aujourd’hui.

Le nombre de séminaristes a chuté de 30 % en seize ans : 976 en 2000 contre 662 en 2016. Il n’y a eu que 165 entrées cette même année, avec une baisse régulière pour les Français (111 cette année), plus 46 pour les séminaristes venus d’ailleurs – aujourd’hui, 25 % des séminaristes proviennent d’autres pays que la France. Le séminaire de la Communauté Saint-Martin forme un séminariste sur six : 18 en 2000, ils étaient 109 en 2016. La moitié des séminaristes diocésains sont dans cinq séminaires :  Fréjus-Toulon, Toulouse, Issy-les-Moulineaux, Rennes et Paris. La France compte 32 séminaires et maisons de formation, auxquels s’ajoutent trois maisons à Bruxelles et le Séminaire français de Rome. La fermeture de certains d’entre eux est inéluctable, Rome demandant que chacun d'entre eux compte au minimum 20 séminaristes.

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Menace sur l'actionnariat solidaire : réaction du P. Bernard Devert (Habitat et Humanisme)

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L’Assemblée nationale, lors de la lecture publique du projet de loi de finances 2018, n’a pas validé le maintien des réductions d’impôts liées à l’actionnariat solidaire sur l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière, qui remplace l'ISF). En ce jour d'ouverture de la semaine de la Finance solidaire, comment ne pas s'inquiéter du projet de la loi de finance, annonçant un divorce entre fiscalité et solidarité ? Le Père Bernard Devert le président fondateur d'Habitat et Humanisme a réagi par cette chronique :

En terminer avec des mots qui desservent les plus fragiles

Depuis des années, nous récusons l’expression dommageable de ‘niche fiscale’. Les gouvernements successifs n’ont pas saisi - mais sans doute ne sommes-nous pas parvenus à nous faire entendre - que ce qu’ils appellent ’niche’ est souvent un espace précieux de générosité pour lutter contre les situations de misère et de pauvreté. 

P. Bernard Devert

Cette expression fait naître en moi une colère – j’espère qu’elle est juste – Que trouve-t-on dans ces niches ? Non des chiens qui aboient, mais des personnes aux abois qui ne disent rien, brisées par la grande précarité, jusqu’à connaître la honte d’être pauvres. 

Un comble, les oubliés de la Société se terrent jusqu’à ne point solliciter les aides auxquelles ils ont droit. Le non recours aux prestations qui leur sont ouvertes représente plus de 10 milliards d’euros. Ce constat, mis en exergue par ATD Quart-Monde, doit mettre un terme immédiat aux clichés mensongers présentant les pauvres comme des profiteurs. 

Assez de ces vilénies colportées qui tentent d’enlever à ceux qui n’ont rien leur dernière richesse : l’estime de soi. Que leur reste-t-il alors ? Ne nous étonnons pas de ces suicides physiques ou psychologiques, ou encore de ces foyers détruits, non seulement pour des raisons de ressources, mais de par ces jugements qui disqualifient, armant les regards qui assassinent considération et respect. 

Agir pour refuser l’inacceptable n’est pas une option, mais une obligation. La finance solidaire en offre la possibilité pour être le carburant d’une économie attentive aux situations de fragilité. Les règlementations qui s’annoncent risquent de le tarir pour privilégier d’autres ressources concourant à la financiarisation d’une économie asséchant le réel au profit du virtuel. 

Les parlementaires sont alertés, mais, au nom des équilibres budgétaires, que d’inerties laissent nos concitoyens en situation de déséquilibre, d’où des ruptures qui coûtent cher à la Société. L’heure est enfin de comprendre l’urgence de prévenir, plutôt que d’attendre l’irréparable outrage pour intervenir. 

Cette épargne solidaire, même si elle a considérablement progressé en quelques années, demeure très ténue en comparaison de la masse monétaire pléthorique privilégiant des intérêts négatifs aux investissements solidaires qui pourtant garantissent le capital en créant ces biens primaires qui manquent cruellement, l’emploi et le logement.

Terrible cette addiction à la course folle de la puissance qui a pour conséquences la globalisation des marchés et la création de méga entreprises qui ne sont pas sans susciter des déséquilibres entre les multinationales et les Etats. 

Les quatre premières capitalisations de Wall Street représentent plus de 2680 Mds$, soit plus de 40% du PIB de la France. 

Face à tous les Goliath qui surplombent de leur superbe, le Livre de l’humanité rappelle qu’il y a des David qui ne comptent apparemment pour rien, jugés trop faibles, trop vulnérables. Seulement, leur intelligence inventive confère à la fragilité une vision qui n’est pas sans donner sens à la vie pour comprendre que, seul, l’amour protège et construit. 

N’abandonnez pas votre engagement pour une nouvelle économie dont l’objectif est d’inverser les valeurs : une préférence à l’homme, à tous les hommes plutôt que de servir les puissances idolâtres aveuglées par ce qu’elles ont et veulent avoir encore. 

Certes nous sommes des nains par la taille, mais la finalité qui nous porte est si grande et si créatrice d’espérance que nous ne saurions sombrer dans un pessimisme délétère. Ensemble, demeurons les pionniers de cette économie solidaire ; elle concourt au refus de la misère, témoignant d’un combat contre l’indifférence à l’aujourd’hui de ces femmes, hommes et enfants perdus, sans avenir. 

Laissez-moi vous partager cette belle expression de l’économiste Jean Boissonnat : « à force d’imaginer le bien, on finit par y contribuer ». 

Bernard Devert
Novembre 2017

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