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Nouveau départ pour France catholique

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Racheté par le groupe Bolloré et dirigé dorénavant par Aymeric Pourbaix – qui avait su donner plus de consistance à Famille chrétienne lorsqu'il en dirigeait la rédaction –, l'hebdomadaire France catholique vient de lancer sa nouvelle formule.

Visant un public plus jeune, il se donne pour objectif de « contribuer à former intellectuellement et spirituellement les catholiques du XXIe siècle, pour les aider à transmettre leur foi et à s'engager dans le monde ». Le chroniqueur Gérard Leclerc poursuit sa brillante collaboration, tandis que de nouvelles rubriques sont créées.

Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, encourage le journal en affirmant : « L'identité est la condition de l'ouverture. » Le premier numéro de la nouvelle formule a été diffusé à 40 000 exemplaires.

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Scandales sexuels : l'Eglise doit juger - N°371

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Au sommaire de Chrétiens dans la Cité # 371 :

ANALYSE : La difficulté de la hiérarchie à sanctionner les comportements déviants de ses membres révèle une méconnaissance du rôle de la justice canonique, antérieure à la justice civile. Les explications de Denis Sureau.

INFOS

Foi et identité féminine - Votez pour la famille - 1,3 milliard de catholiques - Forum Zachée - Les aides d'Etat à la presse chrétienne - Agnès Thill sermonnée par LREM - Guide de l'Eglise de France - PMA : nouveau report ? - Profanations - Une session pour enseignants chrétiens - Une biographie de Frédéric Ozanam

RECENSION

Yann Raison du Cleuziou, Une contre-révolution catholique 

INITIATIVES

Les sites de rencontres chrétiens

Abonnez-vous : 40 € par an seulement

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L'Eglise a aussi sa justice

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 La difficulté de la hiérarchie a sanctionner les comportements de ses membres révèle une méconnaissance du rôle de la justice dans l'Eglise.

Un magistrat retraité, Denis Salas, vient de déclarer que le juge est « le garant de la morale commune, sans laisser aucune autre institution se substituer à lui. Y compris l’Église. » Et d’ajouter : « ce n’est pas à l’Église d’apprécier la gravité des fautes commises par ses membres, ni de définir ce qui est prescrit et ce qui ne l’est pas » (La Croix, 6 mars). C’est son point de vue, mais certainement pas celui de l’Église. En effet, l’Église dispose de son propre droit pénal, de sa propre justice, qu’elle exerce sur ses membres, et cela depuis ses origines. C’est l’enseignement même du Christ : si un frère vient à pécher et refuse d’écouter la communauté, c’est à l’Église de l’exclure, elle qui a reçu pouvoir de lier et délier (cf. Mt 18,15-18). Face à un cas d’un chrétien incestueux, saint Paul demande aux Corinthiens qu’il soit jugé et excommunié : Enlevez le mauvais du milieu de vous (1Co 5,13).

Or c’est une leçon qui n’a pas été retenue par les évêques qui, confrontés aux scandales sexuels du clergé, ont cru pouvoir se passer de la justice canonique et préféré étouffer les affaires. Cette politique contraire à la discipline de l’Église s’est révélée fort imprudente et se retourne aujourd’hui contre eux. Le cas du pédophile Père Bernard Preynat est ici exemplaire : bien que dénoncé dès 1991, Mgr Albert Decourtray s’était contenté de le mettre à l’écart un semestre avant de lui confier d’autres ministères, y compris auprès d’enfants ; son procès canonique n’a été ouvert que 25 ans plus tard et – pis encore – gelé en attente du jugement civil.

Pourtant l’Église dispose de ressources judiciaires adaptées à ce type de péchés : les manquements au célibat sacerdotal sont visés par Code de droit canonique (canon 277), qui précise notamment que l’évêque doit « porter un jugement sur l’observation de cette obligation ». En effet, « L’Église a le droit inné et propre de contraindre par des sanctions pénales les fidèles délinquants » (can. 1311). Au fil des siècles (la corruption des clercs ne datant pas d’hier), les tribunaux ecclésiastiques ont mis en œuvre toute une série de mesures : suspense, enfermement dans des monastères pour faire pénitence, privation de ressources, renvoi de l’état clérical, excommunication… Et s’il fallait aller plus loin, l’Église livrait le coupable au bras séculier afin que l’autorité civile le punisse à partir de ses propres lois. Où l’on voit que la justice de l’Église n’est pas exclusive de celle de la cité. Mais elle est toutefois première : saint Paul reproche vertement aux Corinthiens de faire appel, pour trancher leurs litiges, aux tribunaux païens, des gens que votre Église méprise. Plus encore, saint Paul écrit que ce sont les saints qui jugeront le monde (cf. 1Co, 6). Autrement dit : c’est à l’Église de juger le monde et non l’inverse. Prétention que lui refuse évidemment l’État séculier.

« L’Église doit être une contre-discipline face à la discipline du monde », affirme le théologien américain William Cavanaugh, qui a finement analysé l’affaiblissement de la visibilité de l’Église comme corps social, la tentation de la réduire à un pur royaume spirituel. Face aux scandales sexuels, l’épiscopat a été inspiré par un mauvais anti-juridisme. Dans la catéchèse, la notion même de jugement a été évacuée, comme si l’Église n’enseignait pas l’existence après la mort d’un double jugement : particulier puis général. Or si les sanctions pénales ont dans l’Église pour but de rétablir la justice (rendre à chacun ce qui lui est dû : ce qui implique de ne pas oublier les victimes), elles ont aussi une valeur médicinale : d’inciter le pécheur au repentir, à la réconciliation nécessaire au salut. La sanction la plus grave qu’est l’excommunication formelle revient moins à exclure le pécheur notoire de l’Église que de manifester qu’il s’est lui-même exclu, tout en offrant la possibilité de se réconcilier, moyennant des actes de pénitence. Cette séparation conforte ainsi la visibilité de l’Église. Pour sortir du bourbier où elle se trouve avec l’accumulation de scandales sexuels en tous genres, elle doit à nouveau affirmer et pratiquer son droit.

Denis Sureau 

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Quand Rome soutient le tyrannicide

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Les éditions Tallandier viennent de rééditer dans leur collection de poche Texto un livre passionnant de l'historien américain Mark Riebling, Le Vatican

des espions (512 pages, 11,50 €).  Si vous commencez à le lire, vous ne lâcherez pas, il se lit plus agréablement que de nombreux romans d'espionnage. Pie XII est accusé d'être resté silencieux face aux crimes nazis. Or nous découvrons qu'il a cessé de prononcer publiquement le mot "juif" le jour où il a donné le feu vert à l'assassinat d'Hitler, appliquant la théologie du tyrannicide à l'élimination du Führer. Plus encore, il n'a cessé d'être en contact avec la résistance allemande - dès avant la guerre et jusqu'en 1945 -, tel un véritable chef d'un réseau d'espionnage, avec des jésuites devenus des James Bond en soutane, des méthodes de transmission secrètes très efficaces, et un rôle diplomatique actif entre les militaires allemands antinazis (dont le fameux amiral Canaris) et l'Angleterre afin d'établir les conditions d'une paix après la mort du tyran. Le pape était persuadé qu'Hitler était un possédé, et l'on peut effectivement se poser la question comment il a pu échapper aux différentes tentatives d'attentats sans le soutien des puissances des ténèbres.

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Contre le libéralisme

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Alain de Benoist, Contre le libéralisme, Rocher, 344 p., 19,90 €

Il serait dommage que les chrétiens s’abstiennent de lire les ouvrages du maître à penser de ce courant néopaïen naguère appelé Nouvelle droite, essayiste prolifique (une centaine de livres) et d’une curiosité inlassable. D’une part, parce qu’Alain de Benoist a évolué, préférant aujourd’hui Aristote aux néopositivistes qu’il admirait autrefois. D’autre part, parce que ses analyses en philosophie politique convergent en bien des points sur la doctrine sociale de l’Église. C’est le cas dans ce dernier ouvrage, qui compile plusieurs études passionnantes sur le libéralisme, perçu comme l’idéologie de la classe dominante et non la défense des libertés authentiques. S’il affirme hâtivement le christianisme ait une part de responsabilité dans l’origine de l’individualisme et le désenchantement du monde, Alain de Benoist reconnaît que les tentatives de conciliation du christianisme et du libéralisme et du ont échoué tant la philosophie sous-jacente de ce dernier (le primat de l’individu, avec ses intérêts et les « valeurs » qu’il se donne) est incompatible avec toute éthique véritable. De la critique de la pensée de Hayek à celle des équivoques du conservatisme, ce livre offre des vues stimulantes, toujours très documentées, qui méritent assurément le détour.
 

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L'éclairage d'Augustin Cochin sur les dérives de la démocratie

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Le journal Royaliste vient de publier un bel article suite à la parution des oeuvres d'Augustin Cochin sous le titre La Machine révolutionnaire (Tallandier, 2018), un livre qui connait un beau succès. La pensée de l'historien-sociologue s'avère plus que jamais actuelle.

 

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Catholique donc disqualifié? Le cas Bellamy

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Le n°370 de la lettre d'information Chrétiens dans la Cité aborde le "cas Bellamy" : le choix d’un catholique, François-Xavier Bellamy, à la tête de la liste LR aux élections européennes a fait l’objet de nombreuses critiques. La question est posée : peut-on être catholique et faire de la politique ?

Au sommaire

Renforcement de la loi de 1905 : inquiétudes partagées

La Communauté Saint-Martin recrute de jeunes missionnaires

Parent 1, parent 2 : un amendement "ridicule" selon l'Eglise

La Croix et Isabelle de Gaulmyn condamnés

Laïcité: les Français pour le statu quo

L'ambassade de France près le Saint-Siège attend toujours son ambassadeur

et bien d'autres informations...

Une recension de l'essai d'Alain de Benoist : Contre le libéralisme

Une présentation du Réseau Blaise Pascal

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Parent 1 / 2 : l'Eglise condamne un amendement ridicule

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Mgr Bruno Feillet, président du Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France et évêque auxiliaire de Reims a publié cette déclaration :

PÈRE ET MÈRE

 Une fois encore, nous constatons, à regret, une tentative au Parlement qui, au prétexte d’unifier les démarches administratives, déconstruit la réalité familiale. Il n’est pas indifférent pour un enfant de se recevoir, en particulier à travers les formulaires administratifs, d’un père et d’une mère. Loin d’être « arriérée » ou « dépassée » cette pratique de mettre « père » et « mère » permet à chacun d’entre nous de se repérer dans les générations qui se succèdent. L’école, en particulier, se doit de participer à cette perception profondément structurante.

Cette aseptisation administrative de la vie familiale représente le énième avatar de la théorie du genre qui voudrait qu’il soit indifférent d’avoir des parents de même sexe ou de sexe différents. De plus, dans aucune famille, y compris les rares familles où il y a deux adultes de même sexe, on ne se présente comme parent un et parent deux. Faut-il, enfin, se demander qui serait le numéro un et qui serait le numéro deux parmi les parents ? Et en cas de divorce, le numéro deux deviendra-t-il numéro un ? Nous voyons-là tout le ridicule de cet amendement.

Nous espérons que le bon sens puisse reprendre toute sa place pour le bien premier des enfants !

 

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Réforme Blanquer : Alliance Vita appelle à la désobéissance civile

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Alliance Vita communique :

Suppression des mots « père » et « mère » des formulaires scolaires : Alliance VITA appelle à la désobéissance civile.

Contrairement aux engagements des promoteurs de la loi Taubira, l’Assemblée Nationale vient d’imposer l’effacement des mots « père » et « mère » des formulaires scolaires au profit des formules « parent 1 » et » parent 2 ».

Alliance VITA conteste l’injustice de cette disposition votée contre l’avis du Gouvernement – pour des motifs davantage juridiques que de fond – et appellera, si elle n’est pas annulée, à la désobéissance civile des parents attachés à la richesse de la parité dans le couple parental.

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« On nous prétendait que le mariage entre personnes de même sexe ne ferait rien perdre aux familles attachées à l’altérité sexuelle, celles que les promoteurs de cet amendement traitent aujourd’hui d’« arriérées ». En réalité, voilà qu’on vole aux familles et aux enfants deux précieux mots de la langue française, père et mère, qui sont surtout deux précieux repères pour l’immense majorité de nos concitoyens, tout cela pour céder à des revendications idéologiques ultra-minoritaires que nous avons toujours contestées. Par ailleurs, alors que l’égale dignité du père et de la mère est à protéger, cette réforme instaure une hiérarchie entre les parents en les numérotant. Ce n’est pas conforme à l’intérêt des familles : chacun mérite d’être appelé pour ce qu’il est, sans nier la dualité entre l’homme et la femme. Cette nouvelle offensive de la neutralisation du genre contredit un principe d’écologie humaine universel : tout enfant est né d’un homme et d’une femme. Nous inviterons, le moment venu, les parents à refuser de s’inscrire dans des cases qui prétendent effacer leur identité dans l’indifférenciation sexuelle. Au gouvernement de décider s’il prend le risque d’un mouvement de désobéissance civile des citoyens qui refuseront d’être neutralisés et numérotés. »

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