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Cftc: campagnes pour une présidence

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A l'approche du cinquantième congrès de la Cftc qui se tiendra à Strasbourg du 28 au 31 octobre, la concurrence est vive entre Jacques Voisin, l'actuel président qui se représente, et son rival Joseph Crespo, président de la Fédération de la métallurgie et défenseur d'une « nouvelle Cftc » offrant davantage de services. Ce dernier, bien qu'en situation défavorable, ne manque pas de soutiens. Une confrontation qui se déroule alors que la réforme des règles de la représentativité syndicale est lourde de menaces pour le syndicat d'inspiration chrétienne, même si le nombre d'adhérents serait passé de 92 000 en 1993 à 142 000 aujourd'hui. Le résultat des élections prudhommales du 3 décembre sera un indicateur important de l'audience de la centrale. Jacques Voisin vient de s'expliquer sur sa vision du syndicalisme dans un livre d'entretiens avec Philippe Arondel, Ensemble, militer autrement (DDB, 158 p., 15 €). Il a aussi précisé sa position vis-à-vis des rumeurs de fusion : « La Cftc privilégie les coopérations syndicales ciblées, non les fusions d’appareils. La Cftc et la Cfe-Cgc partagent effectivement un certain nombre de valeurs et modes d’action syndicaux, ce qui explique les actions communes menées dans les entreprises, les branches ou au niveau interprofessionnel. Cependant, la Cftc refuse de limiter ces coopérations à certaines organisations syndicales plutôt qu’à d’autres: elle continuera à agir de concert avec toutes les organisations attachées au pluralisme syndical. C’est dans cet esprit qu’elle a lancé avec Force Ouvrière une pétition pour la défense de l’emploi, du pouvoir d'achat et des conditions de travail, pétition à laquelle la Cfe-Cgc n’a pas souhaité participer. En revanche, la Cftc refuse toute fusion, avec quelque organisation que ce soit. »

 

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Découvrez Chrétiens dans la Cité

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Chrétiens dans la Cité n'est pas d'abord un blog mais une lettre d'information dont le contenu n'est accessible qu'aux abonnés. Exceptionnellement, voici le dernier numéro au format pdf. cc213.pdf cc213.pdf

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UN CATHOLICISME VERT

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« Le rôle de l'Église catholique a été sous-estimé en ce qui concerne la redécouverte de la nature et sa préservation. » C'est la conclusion du livre très riche d'Olivier Landron sur Le catholicisme vert (Cerf, 528 p., 48 €).

On entend parfois l'accusation selon laquelle l'Église ne s'intéresserait pas à la défense de l'environnement. Ce sentiment était partagé par 68% des personnes interrogées dans un sondage de 2004. Réalité ou malentendu? Professeur à la Faculté de théologie d'Angers, Olivier Landron montre au contraire que les chrétiens ne sont pas restés inactifs sur ce front là. Dans son histoire des relations entre l'Église et la nature au vingtième siècle, il présente les divers aspects de la question. S'il est vrai que les théologiens français se sont peu intéressé à la nature ou au cosmos (Teilhard de Chardin faisant exception), il n'en va pas de même pour les artistes (Dom Robert, Maurice Denis, Olivier Messiaen), les écrivains exaltant la beauté de la Création (Charles Péguy, René Bazin, Henri Pourrat, Francis Jammes, Paul Claudel, Joseph Delteil et bien d'autres), des penseurs tels que Gustave Thibon et, aujourd'hui, ces écologistes influents que sont Jean Bastaire ou Jean-Marie Pelt.

Mais la réflexion n'est pas tout. Cet intérêt de l'Eglise pour la nature s'est manifesté par de nombreuses initiatives éducatrices. En témoigne l'essor du scoutisme et des colonies de vacances en plein air ou le renouveau des pèlerinages. Sur un mode plus politique, les chrétiens ont joué un rôle actif pour défendre la terre (Lanza del Vasto venant au secours des paysans du Larzac) comme ils sont actifs pour sensibiliser leurs contemporains à la sauvegarde de l'environnement (initiatives de Pax Christi France ou campagnes du Ccfd sur la question de l'eau). Ils ont été pionniers pour développer l'agriculture biologique (Raoul Lemaire, Georges Racineux, Dominique Florian) au nom d'une relation à la fois raisonnable et contemplative du paysan à la terre, défendue actuellement par les Journées paysannes ou la revue Terre et Foi. Dans son étude pleine de surprises, Olivier Landron s'intéresse aussi à des réalités peu connues, telles que les ermites (la France en compterait 300), les Frères missionnaires des campagnes ou les petites associations chrétiennes militant pour la protection animale et contre la corrida. Le tournant écologique de l'Église amorcé sous le pontificat de Jean Paul II s'accentue sous celui de Benoît XVI. Il reste aux chrétiens à entendre cet enseignement et à continuer à le mettre en pratique.

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Les jeunes plus croyants qu'on ne l'imagine

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A l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse qui se dérouleront à Sydney la semaine prochaine, la fondation allemande Bertelsmann publie les résultats d’une enquête sur les croyances religieuses menée auprès de 21 000 individus à travers 21 pays. Les résultats obtenus font voler en éclat de nombreuses idées reçues: ·
 85% des jeunes adultes se déclarent « religieux » et près de la moitié (44%) se définissent comme « profondément religieux ». Seulement 13% d’entre eux ne sont pas croyants. · Il existe de forte disparités en fonction des régions géographiques :
Ainsi, 80% des jeunes protestants hors d’Europe s’estiment être « profondément religieux » contre 7% en Europe. De même pour les jeunes catholiques : 25% d’entre eux vivant en Europe se disent « profondément croyant », ce chiffre s’élèvent à 68% pour les sondés hors d’Europe. · Ces disparités régionales se reflètent également dans la pratique de la religion : ainsi 90% des jeunes adultes vivant dans des pays très religieux comme le Nigeria ou le Guatemala prient au moins une fois par jour, tout comme 75% des jeunes adultes vivant en Inde, Maroc et Turquie. A l’opposé, la prière quotidienne est accomplie par 9% des jeunes croyants Français, 8% des jeunes croyants Russes et 7% des jeunes croyants Autrichiens. · Si le déclin des croyances et pratiques religieuses s’observent en Occident, le sondage met en exergue une exception de taille : les jeunes américains des USA sont nettement plus croyants que dans les autres pays industrialisés. 57% d’entre eux prient quotidiennement. · Ainsi, si l’idée selon laquelle les jeunes d’aujourd’hui sont moins pieux que leurs aînés se vérifie en Europe, cela n’est pas une vérité à l’échelle mondiale. Au Brésil, au Nigeria et en Turquie, 90% des sondés croient en Dieu et en une vie après la mort ; ce chiffre s’élève à 80% en Israël, Indonésie et Italie. ·
Les résultats de l’enquête démontrent également une connexion entre les croyances religieuses des jeunes adultes et leur sexualité. En Europe, 7% des jeunes protestants estiment que leur religion a un impact sur leur sexualité, de même pour 12% des orthodoxes et 14% des catholiques. Hors d’Europe, 67% des Protestants estiment que leur religion a un impact sur leur sexualité, ce résultat est de 52% chez les catholiques.

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Les chrétiens et l'Algérie

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Dans un article paru dans Le Monde (4 juin) sous le titre Non, l'Algérie n'est pas antichrétienne, le P. Christian Delorme a écrit : « Ce qui fait fondamentalement l'unité de l'Algérie, en effet, c'est son islamité. Là demeure l'identité profonde de son peuple. L'existence de chrétiens européens, même naturalisés algériens, ne représentait pas une menace contre cette unité et cette identité. Il n'en va plus de même quand des Algériens issus de familles musulmanes deviennent chrétiens. Car alors reviennent aux mémoires les atteintes à la culture et aux institutions musulmanes qu'ont perpétrées les conquérants coloniaux. » Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, a réagi en rappelant « le droit fondamental et universel à la liberté de conscience et de religion, les exigences du dialogue interreligieux et la nécessité de l’existence d’un État de droit pour que ce dialogue soit possible... » L'abbé Fabrice Loiseau, supérieur des Missionnaires de la Miséricorde Divine (dont l'un des charismes est l'évangélisation des musulmans) a déclaré pour sa part: « Réduire la mission des évangéliques en Kabylie à une stratégie américaine est une méconnaissance totale de la réalité de ces conversions profondes et authentiques. Qu'il y ait parfois des maladresses dans ces missions, c'est indéniable, mais on ne peut nier un réel mouvement de conversion au christianisme dans les pays du Maghreb. Faut-il accuser le Christ d'avoir divisé son peuple ? Les premiers chrétiens sont-ils coupables d'avoir divisé l'empire romain ? Le P. Delorme se fait ainsi l'avocat de tous les régimes totalitaires qui ont accusé les convertis de mettre en péril l'unité de la nation. (...) Le plus dramatique serait que les autorités algériennes puissent se servir du texte du P. Delorme pour légitimer la persécution des chrétiens.(...) Hélas, il a toujours existé des chrétiens qui ont dénoncé leurs frères. »

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Evêques / Islam : une clarification

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La Commission doctrinale de la Conférence des évêques de France a publié une note intitulée Comment chrétiens et musulmans parlent-ils de Dieu ?

SI CHRISTIANISME ET ISLAM (et le judaïsme) sont des religions monothéistes, « la façon dont chrétiens et musulmans parlent de Dieu est très différente ». La notion de Trinité est refusée au nom du rejet du polythéisme et les chrétiens sont accusés d’avoir falsifié les Ecritures. L’incarnation est considérée par les musulmans comme une atteinte à la transcendance de Dieu. La crucifixion de Jésus fut une apparence ou une illusion (thèse d’un sosie crucifié à la place de Jésus, que Dieu a élevé auprès de lui). Jésus est seulement un homme, un grand prophète, né de la Vierge Marie, venu apporter un message provenant réellement de Dieu, mais qui a été déformé par les chrétiens. Pour l’islam comme pour le christianisme, il existe des Ecritures saintes, mais les conceptions de la révélation sont très différentes : prétendument éternel et incréé, le Coran est le fruit d’une dictée de Dieu à Mohammed. Pour les chrétiens, c’est Dieu qui a inspiré les auteurs bibliques qui ont rédigé les livres de la Bible en se servant des mots et des formes littéraires de leur temps, ce qui ouvre un espace à l’exégèse.

Citant Vatican II (Lumen gentium n.16) et Jean Paul II à Casablanca en 1985 (qui relevait comme points communs : «nous croyons à l’importance de la prière, du jeûne et de l’aumône, de la pénitence et du pardon ; nous croyons que Dieu nous sera un juge miséricordieux à la fin des temps »), la Commission doctrinale évoque une « une relation réelle entre les croyants tournés ensemble vers le Dieu Créateur ». Mais elle ajoute aussitôt : « Notre perception du mystère de Dieu n’est pas la même. Pour les chrétiens, l’incarnation du Fils de Dieu a transformé les choses : Dieu, personne ne l’a jamais vu, le Fils Unique qui est tourné vers le sein du Père, nous l’a fait connaître (Jn 1,18). » Quant au dialogue théologique, il est au mieux difficile, car il exige, avec la sympathie pour préliminaire, « une réelle clarté de l’identité de la foi chrétienne. Ce que le Christ nous a fait connaître de Dieu est d’une exceptionnelle richesse : contempler la Trinité et en parler, c’est montrer comment elle est la source de notre vie spirituelle et de notre manière de nous comporter. » On le voit, la nouveauté de ce texte est de ne pas masquer les désaccords au nom d’un conception irénique du dialogue islamo-chrétien. Pour Jean-Marie Guénois (La Croix, 23/5), « indéniablement, l’Eglise catholique durcit le ton face à l’islam ».

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Catho donc écolo

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Denis Sureau s'entretiendra avec Patrice de Plunkett,
auteur de " L'Ecologie, de la Bible à nous jours"



Dimanche 1er juin
de 12h à 13h30 (rediffusion à 16h et minuit)
sur Lumière de l'Espérance, la radio du dimanche de Radio Courtoisie

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Haut conseil de la famille: le blocage

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La guerre est déclarée entre les associations familiales officielles et les syndicats. Objet du litige : la composition du futur Haut conseil de la famille, devant remplacer à la fois la conférence nationale de la famille, le conseil interministériel de la famille et le Haut conseil de la population et de la famille. Selon le projet de décret, les associations familiales officielles auraient autant de sièges que les syndicats, ce qui est jugé insuffisant pour les partenaires sociaux « financeurs de la branche » famille, selon leurs propres termes. Lors du dernier conseil d’administration de la Cnaf (Caisse nationale des allocations familiales), les 16 représentants des syndicats ont voté contre ce projet, face à 6 voix pour (5 Unaf, 1 personne qualifiée) et 2 prises d’acte (2 personnes qualifiées). Si le Gouvernement persiste, les cinq confédérations syndicales ainsi que le Medef, la Cgpme et l’Upa boycotteront cette instance, la privant ainsi de toute légitimité. Tous s’accordent cependant sur la nécessité de cette nouvelle institution.

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Le premier évêque chef d'Etat

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Embarras de Rome : porté par une coalition composée d’un ensemble de groupes de gauche et de droite opposés au parti Colorado, au pouvoir depuis 1947, un évêque (suspendu a divinis) a été élu président du Paraguay. Mgr Fernando Lugo a déclaré le soir de son élection : « Si mon attitude et ma désobéissance au droit canonique ont causé de la douleur, je demande sincèrement pardon aux membres de l'Eglise, et en particulier au pape Benoît XVI ». Il espère qu’« une solution satisfaisante » sera trouvée à ce problème canonique complexe. Le président de la Conférence épiscopale paraguayenne, Mgr Ignacio Gogorza, a déclaré qu'il attendait les indications du Saint-Siège. Né en 1951, entré à 20 ans dans la congrégation des Missionnaires du Verbe divin, Fernando Lugo avait été nommé évêque de San Pedro en 1994 par Jean Paul II. Marqué par la théologie de la libération et souhaitant s’engager en politique notamment pour défendre les paysans sans terre contre les latifundistes et les multinationales,

« l’évêque des pauvres » avait demandé à Benoît XVI la réduction à l’état laïc. Demande refusée par la Congrégation pour les évêques dont le préfet, le cardinal Giovanni Battista Re, expliquant que « l'épiscopat est un service accepté librement pour toujours ». En janvier 2007, l’évêque a été suspendu a divinis, peine lui interdisant de célébrer les sacrements (canon 1333, 1, du Code de droit canonique). Mais il continue à aller à la messe. Il se déclare progressiste, précisant : « "Je ne me sens ni de gauche, ni de droite : ma préoccupation pour les pauvres découle de mon option pastorale plutôt que d'une idéologie. »

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