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Chrétiens dans les cités

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Le prix Van Thuân, décerné par la fondation vaticane éponyme créée par Benoît XVI en 2007, a notamment récompensé cette année l'association Le Rocher-Oasis des Cités pour son projet du Fort de la Gavaresse. Cet ancien fort de la Marine française, situé dans la rade de Toulon, sera réhabilité pour à aider des jeunes des quartiers sensibles. Issu de la communauté de l'Emmanuel, Le Rocher est une mission d’évangélisation dans les quartiers « sensibles » des grandes zones urbaines. A la demande des évêques, des missionnaires, familles, célibataires et consacrés, sont envoyés en banlieue (Bondy – en Seine-Saint-Denis -, Lyon, Marseille, Toulon...). Ces missionnaires sont d’abord une présence chrétienne dans les quartiers, en habitant en HLM au cœur de la cité et en vivant leur foi (adoration, louange et eucharistie quotidiennes) à proximité de leur paroisse. Ils sont formés et les responsables diplômés pour le travail social. Dans chaque quartier, ils créent une association dont l’objectif est l’éducation des jeunes et le soutien éducatif des familles de la cité. Par leur vie fraternelle, leur service paroissial, l’organisation de temps forts fraternels et le dialogue interreligieux, ils veulent contribuer à redonner l'espérance.

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L'école catholique doit être catholique

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Dans une lettre adressée aux présidents des conférences épiscopales, la Congrégation pour l'éducation catholique réaffirme l'identité de l'école catholique. Elle commence par rappeler que « l'œuvre éducatrice, bien qu’accomplie par plusieurs acteurs, repose sur les parents comme premiers responsables de l’éducation » et que « cette responsabilité implique le droit de choisir une école qui garantisse une éducation conforme aux propres principes religieux et moraux. » L'école catholique doit être... catholique « est une véritable réalité d'Eglise, dans laquelle se fondent harmonieusement la foi, la culture et la vie. » En tant qu'expression de la communauté ecclésiale, « sa catholicité est garantie par les autorités compétentes », à savoir l'évêque diocésain. Le document romain précise également : « l’enseignement de la religion est une caractéristique essentielle du projet éducatif et on ne peut y renoncer. L’enseignement de la religion est différent et complémentaire de la catéchèse, car il s’agit d’un enseignement scolaire, qui ne réclame pas une adhésion de foi, mais transmet des connaissances sur ce qu'est le christianisme et la vie chrétienne. » Rome met aussi en garde contre un enseignement religieux se limitant à comparer les religions sous prétexte de « neutralité ».

 

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D'Action directe au logement social

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Ancien membre d'Action directe, condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité (en particulier pour avoir participé au meurtre de deux policiers lors d'un braquage en 1983), Régis Schleicher vient d'être embauché dans une antenne d'Habitat & Humanisme à Rillieux-la-Pape (près de Lyon). C'est le P. Bernard Devert, fondateur de ce mouvement de logement social, qui l'a recruté comme technicien administratif ans le cadre d'un régime de semi-liberté probatoire : âgé de 52 ans, l'ancien terroriste rejoint la prison de Lyon-Corbas la nuit et les week-ends. Souhaitant anticiper les critiques – notamment des donateurs d'Habitat & Humanisme - , le P. Bernard Devert s'est expliqué, notamment dans un entretien publié par La Croix (17/9) : «  Accueillir Régis Schleicher, ce n'est pas cautionner ou justifier ce qu'il a fait mais défaire un nœud de violence pour lui permettre d'entrevoir une autre réalité. J'ai voulu donner une marque de confiance à cet homme qui reconnaît sa responsabilité et ses fautes. Il tente véritablement de se racheter ..."

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Reconnaissons la mission des agriculteurs

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Texte intégral du communiqué des évêques bretons :

 

La crise agricole est là, profonde et complexe. Nous entendons le cri de désespoir des producteurs de lait qui en arrivent à détruire par épandage le fruit de leur travail. Notre société recevra-t-elle cet appel de détresse ? Ce geste, douloureusement paradoxal en pensant aux enfants mourant de faim dans le monde, interroge : comment en est-on arrivé là ? Quelle injustice pèse sur les agriculteurs ? Ne faut-il pas repenser de façon nouvelle la nature même de la production agricole ? Nous savons quels sentiments d’injustice et d’inquiétude face à l’avenir habitent des agriculteurs, en particulier des plus jeunes qui ont investi pour leur exploitation. La crise laitière a des conséquences, parfois dramatiques, sur leurs familles, sans compter les dommages qu’elle créera sur d’autres professions para-agricoles. Elle peut entraîner une crise en Bretagne. Nous encourageons la solidarité de proximité qui s’est mise en place ici ou là. Elle est vitale ! Que les chrétiens s’y engagent davantage. Il n’y a pas qu’à France Telecom qu’il est urgent d’être plus humain ! « La famille en rural doit retrouver sa juste place au cœur de l’ordre social. Les principes moraux et les valeurs qui la gouvernent appartiennent au patrimoine de l’humanité, et doivent avoir la priorité sur la législation… L’investissement dans le secteur agricole doit permettre à la famille d’assumer la place et la fonction qui lui reviennent. » (Benoît XVI, 16/10/2006)

 

Chacun a droit à la nourriture. Elle est indispensable. Elle est source de vie. Nul n’a le droit de spéculer sur elle. La terre a été confiée aux hommes pour qu’ils la cultivent afin de donner des aliments à tous. Les agriculteurs le savent. Cela confère une dignité spécifique à leur métier qu’ils aiment et qui n’est pas comme les autres : produire de la nourriture ne peut être assimilé à une action commerciale. Les agriculteurs ont droit à une reconnaissance de leur travail par une juste rémunération qui leur permette de vivre avec leur famille et de conduire leur exploitation. Ils ont droit à une espérance dans une profession qui mérite d’être mieux appréciée des consommateurs. La production agricole a ses critères propres qui demandent à être reconnus et respectés pour que soit garantie la justice. Industriels, grande distribution ou consommateurs, sommes-nous prêts à payer au juste prix les produits de notre agriculture ? Certes, il faut trouver la régulation idoine.

Mais sera-t-elle équitable pour tous ? Et suffira-t-elle ? « La crise nous oblige à nous donner de nouvelles règles et à trouver de nouvelles formes d’engagement, à miser sur les expériences positives et à rejeter celles qui sont négatives. La crise devient ainsi une occasion de discernement et elle met en capacité d’élaborer de nouveaux projets. C’est dans cette optique, confiants plutôt que résignés, qu’il convient d’affronter les difficultés du moment présent. » (Benoît XVI, Caritas in veritate, 21) Nous avons confiance dans le dialogue vrai, fait d’écoute et de respect, entre tous les acteurs concernés, dans lequel les chrétiens s’engagent. Nous espérons qu’il fera émerger une approche nouvelle de l’agriculture, et conduira à des décisions nationales, européennes et internationales justes pour chaque agriculteur. Ce dialogue est urgent !

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Mains ouvertes

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Pour répondre à des besoins urgents, la Fondation Notre-Dame a décidé de créer un fonds de solidarité intitulé « Mains ouvertes ». Objectif : apporter un soutien financier à une personne ou à une famille, dès lors qu'elle est accompagnée par une association travaillant avec l'une des 110 paroisses de Paris. La dotation initiale du fonds s'élève à 100 000 euros. Les besoins qui peuvent être pris en charge sont déjà bien définis : impayés de loyers susceptibles de provoquer des expulsions; retards de paiement; aide complémentaire pour permettre à la personne de s'engager dans une formation; dettes de frais d'obsèques d'un parent lorsque qu'un descendant direct se retrouve en recherche d'emploi; aide complémentaire pour le séjour en maison de repos après une hospitalisation; acquisition d'un fauteuil électrique pour une personne polyhandicapée, etc. A titre d'exemple, le premier bénéficiaire est un enfant d'une famille monoparentale en difficulté sociale afin de participer à la prise en charge de ses frais de scolarité et de cantine. Les besoins sont examinés depuis le 1er août. La Fondation Notre-Dame s'engage à répondre dans un délai de cinq jours maximum, sur la base d'une présentation de la situation transmise par l'association qui établit la demande de soutien. Créée par le cardinal Lustiger, il y a dix-sept ans, la Fondation Notre-Dame a pour vocation d'encourager, d'accompagner et de financer des projets dans les domaines de la solidarité, de l'éducation et de la culture. Chaque année, avec un budget de 12 millions d'euros, elle apporte notamment son aide à une soixantaine de projets non cultuels liés à des associations parisiennes. Plus de 400 projets d'associations ont été soutenues depuis son lancement.

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Dimanche: la bataille commence

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L'Institut Civitas a publié un communiqué qui appelle les chrétiens à se mobiliser après le vote de la loi sur le travail dominical : « C'est maintenant que commence le véritable combat ! » Explications.

 

Le Conseil constitutionnel, saisi par les parlementaires de l'opposition, vient de valider l'essentiel de la loi Mallié à propos du travail dominical. (...) Mais ne nous trompons pas. Point de défaitisme. C'est maintenant que les Français peuvent agir. C'est maintenant que les catholiques doivent s'organiser et faire entendre leur voix. C'est maintenant que les commerçants de proximité doivent structurer leur défense. C'est maintenant que nous tous, devons nous adresser aux élus municipaux et concentrer notre pression sur les mairies. Car si la loi Mallié est certes votée, c'est maintenant de la décision des maires que dépendra une grande part de l'application de cette loi néfaste, antichrétienne, antifamiliale et antisociale.

En effet, la loi Mallié crée :

- les Puce, « Périmètres d'Usage de Consommation Exceptionnel », limités aux zones urbaines de plus d'un million d'habitants, comme Paris, Aix-Marseille et Lille;

- les « Zones Touristiques d'Affluence Exceptionnelle ou d'Animation Culturelle Permanente », qui concernent officiellement 497 communes et 29 zones touristiques et qui, dans la réalité, peuvent inquiéter environ 5000 communes.

Et l'essentiel est ici : le classement d'une zone touristique sera opéré par arrêté du préfet sur proposition du maire.

 Si restauration de la France il doit y avoir, ce sera à partir de l'échelon local. Nous entendons bien le démontrer par cet exemple concret et user de toutes les techniques de lobbying pour dissuader un maximum de maires de satisfaire les seuls intérêts d'un libéralisme mercantile contre le bien commun. Dès la rentrée, organisons-nous ! Associations de catholiques, associations familiales, associations de commerçants, associations de consommateurs, associations culturelles, associations sportives, vous avez là un rôle extrêmement important à jouer. Le pouvoir des groupes de pression est une réalité : si Lyon, deuxième agglomération de France, est exclue de la loi Mallié, c'est en grande partie grâce au travail de lobbying d'associations catholiques militantes, comme le soulignait le journal Le Progrès du 20 mai 2009.(...)

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Radioscopie des catholiques

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L'institut de sondages d'opinion Ifop a publié le 15 août une synthèse de 135 sondages réalisés entre 2005 et 2009 sur les catholiques français. Le nombre de Français se disant catholiques est passé de 87% en 1972 à 64% aujourd'hui. Ceux qui déclarent assister à la messe tous les dimanches sont passés de 20% en 1972 à 4,5% aujourd'hui. 65% d'entre eux ont plus de 50 ans. Les catholiques demeurent sous-représentés dans les catégories populaires (ouvriers et employés), qui constituent seulement 18% des pratiquants contre 32% des Français. Les départements les plus christianisés demeurent à l'Est (Lorraine, Alsace, Franche-Comté), dans l'Ouest intérieur (de la Manche aux Deux-Sèvres et la Vendée), dans le sud du Massif Central (Cantal, Haute-Loire, Lozère) et dans les Pyrénées-Atlantiques. La pratique s'érode en Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges, ainsi qu'en Bretagne. Elle progresse dans une partie du bassin parisien : les Yvelines, les Hauts-de-Seine et Paris. Politiquement, le vote des catholiques s'accentue nettement à droite : 39 % des pratiquants se sentent proches de l'Ump (39% chez les pratiquants) et 13,8% du Mouvement pour la France et du France national (contre 10,3% pour l'ensemble des Français). L'électorat catholique centriste se maintient (12,9% des pratiquants) tandis que le vote « catho de gauche » s'efface (21%, soit 15 points de moins que la moyenne nationale).

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Philosophies de l'Action catholique

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La disparition en 1956 de l'Acjf (Association catholique de la jeunesse française), fondée en 1886 et fédérant les mouvements de jeunesse d'Actioncatholique (Jac, Joc...) aurait été le résultat d'un conflit entre deux conceptions de l'évangélisation et du rapport de l'Eglise au monde. Derrière ces deux visions,le P. Jean-Hugues Soret repère deux philosophies : celle de Maurice Blondel (qui a sa préférence) et celle de Jacques Maritain. Les maritainiens étaient soutenus par les évêques et avaient conquis la Joc. Les blondéliens imprégnaient surtout la Jac. Pour l'auteur, la victoire des premiers sur les seconds expliquerait la politisation des mouvements d'action de jeunesse (et leur déclin). Leur marxisation était en germe chez le Maritain d'Humanisme intégral développé par son disciple turbulent qu'était le P. Chenu. Pour le P. Soret, la philosophie de l'action de Blondel, plus réaliste tout en demeurant intégralement catholique, éviterait ces dérives. Une contribution originale à l'histoire des déchirements de l'Église de France au XXe siècle.

 


Philosophies de l'action catholique

Cerf, 496 p., 44 €

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L'Etat et la conscience

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L’Union internationale des juristes catholiques et la Confédération des juristes catholiques de France organisent un congrès international à Madrid les 12 et 13 novembre prochains sur le thème L'État et la conscience. Outre le cardinal Tauran et Mgr Burke, des conférenciers de qualité traiteront des questions brûlantes telles que celle de l'objection de conscience face à l'Etat moderne et post-moderne.

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