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Sarko et les cathos

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Le 3 mars au Puy-en-Velay, Nicolas Sarkozy a célébré la chrétienté qui « nous a laissé un magnifique héritage de civilisation ». Dans la ligne de son livre La République, les religions, l'espérance (Cerf, 2004) et pour la troisième fois depuis le début de sa présidence, il a ainsi tenu un discours de tonalité très différente de celle de son prédécesseur qui avait bloqué toute référence aux racines chrétiennes dans le projet de traité constitutionnel européen. Les interprétations fusent.

Pascal Riché (site Rue89), comme la plupart des journalistes, y voit une opération « pour séduire les électeurs cathos-tradi déçus par la Marine Le Pen, occupée qu'elle est à vanter la loi de 1905 (et même le droit à l'avortement). L'offensive pour siphonner l'électorat du FN se poursuit donc. »

Plus bienveillant, Liberté politique s'interroge sur cette vision du fait religieux : « Vise-t-elle l'instrumentalisation de l’Église et du vote catholique ou traduit-elle un infléchissement, pour ne pas dire une rupture avec le laïcisme négatif de l'ère Chirac-Jospin ? Si les mots ne sont pas la chose, et le procès en hypocrisie fondé, faut-il un chef de l’État sincèrement fermé ou hypocritement ouvert ? »

Le journaliste catholique Hugues de Blignières (Discours du Puy-en-Velay : moi, j’y crois ! écrit-il sur son site Sedcontra.fr), anticipant les élections de 2012, vote déjà Sarkozy, dénonçant un soutien à Marine Le Pen qui, si elle est présente au second tour, assurera facilement la victoire du candidat de gauche.

Cette dernière position est contestée par Michel Janva (blog Le Salon beige) : « Il ne suffit pas qu'un candidat soit moins nocif qu'un autre pour qu'il soit licite de voter pour lui, en regard des points non négociables - points qu'Hugues Kéraly ignore superbement - et il n'y a pas de raison pour que nous nous contentions d'un candidat simplement "moins mauvais" que celui de la gauche. Nous avons l'ambition de viser de vrais progrès. Et c'est dans ce but, à 1 an du scrutin, qu'il faut agir. Un ralliement dès maintenant est profondément décevant. Et contre-productif. »

 

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Une théologie politique pour l'Afrique

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L'essai de Denis Sureau Pour une nouvelle théologie politique est à l'origine d'une réflexion de théologie politique appliquée à l'Afrique :Néo-colonialismes politique et religieux : les Africains face àafrica059.jpg leur nouvelle indépendance (L'Harmattan, 178 p., 17 €).

 

Son auteur est un théologien congolais de 45 ans,le P. Pierre Pierre Damien Ndombe Makanga Maya Nguba, actuellement doctorant en Allemagne. Il part du constat que la bonne santé spirituelle des Africains s'accompagne d'une mauvaise santé temporelle. Or la raison séculière, produisant un dualisme temporel/spirituel, est le frein principal du développement intégral du continent africain. L’Église est appelée à être un modèle de réconciliation du temporel et du spirituel.

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Quand des évêques boudent le CCFD

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Le Ccfd-Terre solidaire fête son cinquantième anniversaire avec une série d'événements à travers la France, dont le premier fut une messe à Notre-Dame de Paris célébrée par le cardinal André Vingt-Trois. Pourtant les relations ne sont pas au beau fixe entre l'ONG et une partie de l'épiscopat. Au financement de projets communistes dans le Tiers-monde dans les années 70 et 80 a succédé aujourd'hui le soutien d'opérations altermondialistes telles que le Forum social mondial.

Interrogé par La Croix (« Il y a plus de deux ans, lors de l’Assemblée plénière des évêques à Lourdes, certains ont reproché au Ccfd de ne pas agir suffisamment en concertation avec eux. » 5-6/03), Guy Aurenche, président du Ccfd répond : « Certains diocèses nous reprochent de ne pas prendre en compte leurs propres projets d’aides au développement, car ils ont parfois des engagements, du fait de jumelages, ou de la présence, sur leurs territoires, de prêtres d’origine étrangère. » L'avocat précise également que seulement entre 40 et 50% des partenaires du Ccfd sont officiellement liés à l’Église catholique.

Dans un article publié dans Témoignage chrétien sous le titre Ccfd : en union libre avec l'Église, Mgr Bernard Housset, évêque de La Rochelle et chargé de suivre le Ccfd à la Conférence des évêques de France, reconnaît que certains évêques refusent de relayer les opérations de Carême qu'il organise : « Certains confrères ne pensent pas comme moi, Il est heureux qu’il n’y ait pas l’unanimité. Avec le temps, la méfiance tombe et nous en parlons entre nous.(...) De toute façon, nous pouvons travailler dans un diocèse sans l’appui de l’évêque. »

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Una nuova teologia politica

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Le livre de Denis Sureau sur les penseurs anglo-saxons qui gravitent autour du mouvement Radical Orthodoxy, Pour une nouvelle théologie politique (Parole et Silence, 2008) vient d'être traduit en espagnol et publié par Nuevo Inicio, la maison d'édition créée par Mgr Javier Martinez, archevêque de Grenade : 

 

Una nueva teología política (en torno a la “Radical Othodoxy.”)

 

 

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Denis Sureau es editor de prensa (del bimensual L'Homme nouveau , del periódico Chrétiens dans la Cité y de la revista mensual Transmettre) y teólogo. Diplomado por el Instituto de Estudios Políticos de París (1979), es también titular de un DEA en Historia (bajo la dirección de Raoul Girardet ) y otro en Filosofía (con Claude Polin en la Sorbona). Especialista en Teología Política, ha publicado, entre otras obras, un ensayo inspirado en el pensamiento de Joseph Ratzinger , Retour à la politique (1995) y una antología de los textos políticos de Santo Tomás de Aquin o, Petite somme politique (1997).

 

En esta Nueva teología política, Denis Sureau nos da a conocer a una nueva generación de teólogos políticos que irrumpe con fuerza en el mundo anglosajón. Enraizados en San Agustín y convencidos de la importancia de los escritos de Henri de Lubac, influidos por las enseñanzas de Alasdair MacIntyre y de Stanley Hauerwas, estos jóvenes pensadores rechazan la cautividad política de la Iglesia, fruto de la globalización liberal. Son etiquetados como tomistas subversivos, anarquistas eucarísticos, aristotélicos revolucionarios, ortodoxos radicales o agustinianos posmodernos. Pero todos ellos, al nihilismo violento en que ha desembocado la salvación que prometía el estado moderno, le oponen una comunidad de referencia y de resistencia: la Iglesia. Sólo ella puede restaurar, mediante su praxis sacramental, una verdadera amistad política entre los hombres.

 

Introducción

Capítulo 1 Las teologías políticas del siglo XX

El debate Schmitt-Peterson

La Acción Francesa y los neotomistas

De la "politische Theologie" a la "teología de la liberación"

Henri de Lubac en el recodo de la teología contemporánea


Capítulo 2 La Iglesia como comunión: después del Vaticano II

David Schindler o cómo ser americano, antiliberal y teólogo de la comunión

Tracey Rowland o el tomismo agustiniano posmoderno

Aidan Nichols o el sueño de la cristiandad


Capítulo 3 Moral: se levanta el viento

Alasdair MacIntyre o el aristotelismo revolucionario

Stanley Hauerwas o el Reino de la Paz

Jean Porter o la ley natural reencontrada

Therese Lysaught o la búsqueda de una bioética cristoforme


Capítulo 4 Radical Orthodoxy: la revolución de Cambridge

John Milbank o la superación de la razón secular

Catherine Pickstock o cómo una teólogo anglicana refunda la verdad sobre la misa.


Capítulo 5 Ejercicios de imaginación teopolítica

John Howard Yoder o la política de Jesús

Oliver O’Donovan o las raíces bíblicas de la política

William Cavanaugh o el anarquismo eucarístico

Emmanuel Katangole o la nueva teopolítica africana

Stephen Long o la critica teológica del capitalismo

Daniel Bell o pensar a Dios en la ciudad tras el fin de la historia

Apéndice La parentela europea

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Génération réseau

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Les nouvelles menaces sur la vie ont été l'occasion de multiples initiatives lancées par les catholiques pour tenter d'endiguer l'avancée de la culture de mort (lire page 2). La multiplication d'actes antichrétiens révèle le vrai visage d'une laïcité qui est tout sauf apaisée : profanation impunie des sépultures, attaques contre le pape, affaire de l'agenda européen purgé des fêtes chrétiennes, disparition annoncée d'émissions religieuses sur l'audiovisuel public, remise en cause des aumôneries d'hôpitaux... Dans ce contexte, les catholiques – en particulier les plus jeunes – font l'apprentissage de nouveaux modes d'intervention dans la société : campagnes via l'internet, happenings, actions ciblées, information alternative. Minoritaires dans une société massivement sécularisée, ils vivent de plus en plus la condition de dissidents ou de résistants. Les blogs ont remplacé les samizdats.

 

Dans un récent dossier, le quotidien La Croix (27/1) constate que « l'heure n'est certainement plus à l'enfouissement » et que « les milieux d'Église, sous l'impulsion des plus jeunes générations, ont appris à maîtriser les nouveaux canaux de communication, à créer et mobiliser des réseaux pour exercer une influence sur les débats sociaux, avec une authentique créativité. » Cependant l'éditorialiste estime que ce dynamisme risque de faire croire que l'Église veut « imposer ses vues » dans le débat public, ce qui lui semble répréhensible. Outre que l'on imagine difficilement l'Église « imposer » quoi que ce soit compte tenu de ses faibles forces, ce genre de craintes s'apparente plutôt à un complexe d'infériorité mal digéré. Faire pression sur l'opinion n'a rien de condamnable en soi, pourvu que les méthodes utilisées soient moralement acceptables. Et elles sont complémentaires plutôt qu'exclusives d'un travail d'évangélisation : il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Mais il est vrai que les grands mouvements chrétiens, qui proposaient un engagement dans la durée, sont en crise. Même s'ils touchent encore plusieurs centaines de milliers de personnes (entre 350 000 et 400 00 membres actifs, selon l'épiscopat), rares sont ceux qui parviennent à enrayer la chute de leurs effectifs. Toutes les organisations d'action catholique vieillissent irrésistiblement (et certaines disparaissent). Face à la difficulté qu'ont les jeunes en général et les jeunes chrétiens en particulier à échapper au zapping permanent et à s'engager dans la durée (ce qui implique de se former), de nouvelles formes d'activité « théopolitique » restent à inventer.

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Vers une union protestante

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Protestants réformés (calvinistes) et luthériens vont former une seule union ecclésiale en 2013. Ce sera l'aboutissement d'un rapprochement commencé en 2007. L’Église évangélique luthérienne de France (36 000 membres) et l’Église réformée de France (300 000 membres) ont tenu une session conjointe de leurs synodes extraordinaires les 15 et 16 janvier. Cette assemblée a décidé que la future union s’appellera « Église protestante unie de France ». En sous-titre figurera l’indication : « Communion luthérienne et réformée ». Les pasteurs, qu’ils soient d’origine luthérienne ou réformée, seront agréés par une commission des ministères unique. Selon le communiqué final, « cette unicité veillera à maintenir la diversité des accents de chacune des traditions : spécificité du ministère pastoral ordonné pour la tradition luthérienne, diversité des ministères reconnus pour la tradition réformée. » L’Union nationale des associations cultuelles de l’Église réformée de France se transformera pour accueillir les associations cultuelles luthériennes et fournir ainsi le support juridique de l’union. Des unions analogues ont déjà été réalisées en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et en Alsace-Moselle (avec l'Union des Eglises protestantes d'Alsace et de Lorraine). Elles sont stimulées par la concurrence croissante des communautés évangéliques.

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Une complémentaire santé pour la vie

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Après le lancement de Fidélis-Vie, contrat d'assurance-vie éthique, voici maintenant Fidélis-Santé, une complémentaire santé respectueuse de la vie et de la famille. La tarification – très compétitive - ne tient compte ni de l'âge, ni du nombre d'enfants. Ce nouveau contrat est accessible aux particuliers et aux TNS (éligible loi Madelin).

Tél. 0811 031 032 ou contact@fidelis-sante.com

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Lancement de Diaconia 2013

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Le Conseil national pour la solidarité (CNS) de la Conférence des évêques de France a lancé un chantier de trois ans qui s'achèvera avec un grand rassemblement à Lourdes du 10 au 12 mai 2013 : Diaconia 2013 : servons la fraternité. Il s'agit d'attirer l'attention sur les pauvres et les initiatives prises par les chrétiens. Le projet s'inspire de l'expérience d'Ecclesia 2007, qui avait abouti à un congrès sur la catéchèse. Une cinquantaine de services d'Église et de mouvements catholiques s’associent à la démarche, notamment le Ccfd, le Secours catholique, la Société Saint-Vincent-de-Paul et les Équipes Saint-Vincent. Pour Mgr Bernard Housset, évêque de la Rochelle et Saintes, et président du CNS, « Le partage fraternel avec les plus fragiles et l’engagement social des chrétiens, animés par la charité, sont vitaux pour le développement de tous les humains – proches et lointains. C’est tout l’enjeu de Diaconia 2013 ! »

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12 000 marcheurs pour la vie

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La septième Marche pour la vie a réuni dimanche 23 janvier entre 12 000 et 13 000 personnes cette année, contre 9600 l'an dernier. Quatre évêques étaient présents : Mgr Dominique Lebrun (Saint-Etienne), déjà là en 2010, a été rejoint par Mgr Guy Bagnard (Belley-Ars), Mgr Marc Aillet (Bayonne, Oloron et Lescar) et Mgr Andras Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg (Autriche), qui avait participé également à une Veillée de prière. De nombreux prêtres diocésains étaient présents. Pour la première fois, le pape a soutenu et béni la Marche, déclarant qu'il « salue cordialement les participants et encourage toutes les personnes engagées dans le combat pour la vie à contribuer avec constance et courage à instaurer une nouvelle culture de la vie ». Des cars ont convergé de toute la France, rejoints par des délégations étrangères (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, République Tchèque, Roumanie). De nombreux jeunes se sont mobilisés par des réseaux sociaux sur l'internet, notamment Facebook. Pour la première fois, la Marche était annoncée dans les agendas des sites internet de la Conférence des évêques de France, de nombreux diocèses, et même de l'hebdomadaire La Vie.

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