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Les catholiques et la démocratie

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Les relations complexes entre les catholiques et la démocratie ont fait l'objet d'un colloque du Collège Supérieur (institut para-universitaire lyonnais), dont les actes viennent de paraître.

Une première partie, historique, présente des figures de chrétiens du XIXe siècle confrontés à l'avènement de la démocratie libérale : Lamennais, Montalembert, Lacordaire, Ozanam (contributions d'Anne Philibert, du P. Daniel Moulinet et de Jean-Noël Dumont).

Dans une deuxième partie, le P. Paul Valadier montre comment le vieux philosophe Jürgen Habermas s'ouvre sur le tard à une certaine reconnaissance du facteur religieux, Frédéric Crouslé décortique allègrement la démocratie-chrétienne et Chantal Delsol s'inquiète des dérives de la démocratie contemporaine.

Dans une troisième partie, Thibaud Collin démonte le concept de laïcité ouverte, Denis Sureau présente la déconstruction théologique de la raison séculière et de la laïcité développée par John Milbank et le mouvement Radical Orthodoxy, et Vincent Aubin tente de dégager les traits d'un esprit laïque. Au milieu de tout ce petit monde, Jacques Barrot apporte son témoignage de vieux routier démocrate-chrétien qui espère encore et malgré tout dans l'«État de droit» et le Conseil constitutionnel...dont il est membre.me partie, le P. Paul Valadier montre comment le vieux philosophe Jürgen Habermas s'ouvre sur le tard à une certaine reconnaissance du facteur religieux, Frédéric Crouslé décortique allègrement la démocratie-chrétienne et Chantal Delsol s'inquiète des dérives de la démocratie contemporaine.

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Les catholiques et la démocratie

Actes du colloque 2010 du Collège Supérieur

Le Collège Supérieur/Ed. de l'Emmanuel, 

186 p., 25 €

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Sommaire de Chrétiens dans la Cité n°266

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Au sommaire du n°266 :

  • Comment voter ?
  • Travail du dimanche : c'est reparti
  • Un Tourangeau parachuté à Ajaccio : Mgr Olivier de Germay
  • Le tour de France de l'Alliance VITA contre l'euthanasie
  • 2,2% de pratiquants réguliers
  • Viande et laïcité
  • Passe d'armes sur la laïcité
  • Recension : La bataille de l'euthanasie
  • Initiatives : les écoles de vie

 

et les Brèves, les nominations...

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Petite théologie du juste vote

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Jusqu'à quel point peut-on appliquer le principe du moindre mal au vote ? État de la question.

 Lors des précédentes élections présidentielles de 2007, des débats nourris avaient permis de dégager deux grandes options morales concernant le vote des chrétiens. La première revient à appliquer la règle du moindre mal ou, plus précisément, celle de la coopération matérielle éloignée au mal permise en vertu de raisons proportionnées : voter pour un candidat représentant le meilleur possibleafin d'éviter que soit élu un candidat plus mauvais. Cette option avait été défendue en 2004 par le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Parmi plusieurs questions posées par les évêques américains, il avait répondu à l'une d'entre elles concernant le vote : « Quant un catholique ne partage pas la position d'un candidat en faveur de l'avortement et/ou de l'euthanasie, mais vote pour ce candidat pour d'autres raisons, on considère cet acte comme une coopération matérielle éloignée, permise en vertu de raisons proportionnées. » (Documentation catholique, 17/10/2004, n°2322).

La seconde option légitime le vote blanc ou l'abstention lorsque le candidat moins mauvais est décidément trop mauvais, lorsqu'il a dépassé les limites au-delà desquelles il n'y a plus de meilleur possible et que les raisons de voter pour lui ne sont pas proportionnées. La controverse avait tourné en 2007 autour de l'interprétation des « exigences éthiques fondamentales auxquelles on ne peut renoncer » (évoquées pour la première fois en 2002 dans la note du cardinal Ratzinger sur le comportement des catholiques dans la vie publique), et parmi elles trois « principes qui ne sont pas négociables » énoncés dans un discours de Benoît XVI le 30 mars 2006 aux participants d'un congrès du Parti populaire européen : « la protection de la vie à toutes ses étapes », la reconnaissance du mariage hétérosexuel et « la protection du droit des parents d'éduquer ses enfants ». Pour le P. Jean-Miguel Garrigues, théologien dominicain, il n'est permis de voter pour un candidat mauvais que s'il propose d'atténuer le mal provoqué par la législation existante (par exemple l'avortement) et si, bien évidemment, son programme ne comprend pas par ailleurs d'autres transgressions. Notons ici que les « exigences éthiques fondamentales » de la note Ratzinger de 2002 sont plus larges que les trois points de 2006 et englobent les questions économiques.

L'électeur chrétien est ainsi invité à un délicat discernement.

 

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William Cavanaugh à Paris

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Pour sa première venue en France, La Procure organise une grande rencontre avec William Cavanaugh, le mercredi 21 mars 2012 de 20 h 00 à 21 h 30 à la librairie La Procure (3, rue de Mézières, 75006 PARIS)


Né en 1962, William T. Cavanaugh étudie aux universités de Notre-Dame (USA), Cambridge (GB) et Duke (USA). Il est titulaire d’un doctorat en théologie (PhD – Duke University) obtenu avec une thèse remarquée sous la direction de Stanley Hauerwas : Torture et Eucharistie. Après avoir enseigné à University of Saint Thomas (Minnesota), il rejoint en 2010 le Center for the World Catholicism and Intercultural Theology à DePaul University.

Les recherches de William Cavanaugh le conduisent dans les champs de l’ecclésiologie, de la théologie politique, de l’éthique et des questions autour de la mondialisation et de la sécularisation. Il est également co-éditeur de la revue Modern Theology. Invité ces dernières années dans plus d’une douzaine d’université tant aux États-Unis qu’en Australie, Italie, Espagne, Belgique, Suède et Angleterre, il est reçu pour la première fois en France.

Une réflexion pertinente sur la place et le rôle des chrétiens dans la cité. Ses trois derniers livres ont été publiés par les Editions de L'Homme Nouveau.

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Au sommaire de Chrétiens dans la Cité n°265

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Au sommaire du n°265 de Chrétiens dans la Cité :

 

ANALYSE

  • La constitutionnalisation de la loi de 1905 préconisée par François Hollande inquiète les chrétiens

BREVES

  • Mgr Nicolas Brouwet à Lourdes
  • Les P'tits déj' de l'Ordre de Malte
  • Les Assises des Edc
  • Le boom des écoles alternatives
  • Un Observatoire des cultures et des religions
  • L'éloge du non-conformisme chrétien par Benoît XVI
  • Nominations et autres informations

LECTURES

  • Les catholiques et la démocratie

INITIATIVES

  • Les Entrepreneurs et dirigeants chrétiens

 

Pour recevoir ce numéro, abonnez-vous pour seulement 30 euros pour 1 an (voir ci-contre)

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Au sommaire de Chrétiens dans la Cité n°264

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Le n°264 de la lettre d'information Chrétiens dans la Cité développe les informations suivantes :

 

ANALYSE du vote des catholiques aux présidentielles selon les derniers sondages.

 

NOMINATIONS

  • Mgr Hervé Gaschignard
  • Mgr Pascal Wintzer.

RENCONTRES

  • Ecclesia Campus 2012
  • Les Journées Paysannes

 BREVES

  • Hollande : une laïcité de combat - Le candidat socialiste pour l'euthanasie
  • Le Grand Pari(s) de l'Eglise
  • Ni gauche ni droite
  • Un évêque à l'AG
  • Soli'run
  • La Marche pour la vie
  • Centre Marie de Nazareth
  • KTO sur la TNT
  • Un week-end pour les journalistes de l'Ouest

LECTURE

  • Les deux souverainetés et leur destin

 

INITIATIVES

  • A Bras ouverts

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Les cathos votent Sarko

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Plusieurs sondages ont été récemment réalisés pour voir comment votent les catholiques. Les résultats sont évidemment imprécis, notamment en raison de la faible taille des échantillons des personnes interrogées se déclarant pratiquants réguliers (même si cette régularité est variable). Néanmoins de grandes tendances se dessinent. D'abord, la participation envisagée au premier tour s'annonce massive. Ensuite, dans le sondage TNS Sofres / Pèlerin (n° 6738) - qui présente l'avantage de distinguer pratiquants occasionnels et pratiquants réguliers (ici, allant à la messe au moins une fois par mois) -, les pratiquants réguliers votent à 50% Nicolas Sarkozy (le double que pour les non pratiquants), 15% Marine Le Pen, 14% François Bayrou et 13% François Hollande. On notera cependant, par rapport aux sondages et élections passées, une érosion du vote catholique pour Sarkozy. Au second tour, ils seraient 75% à voter pour le président sortant (contre 45% pour les non pratiquants) et 25% pour le candidat socialiste. Ces chiffres se retrouvent dans le sondage Ifop / Fondation de service politique, mais atténués, dans la mesure où les pratiquants réguliers ne sont pas ici distingués des occasionnels. Or les réguliers sont davantage « sarkozystes » (et légèrement moins « lepénistes ») que les occasionnels.

Il y a donc incontestablement un vote catholique, et ce vote est clairement marqué. Faut-il dire « à droite » ? Lorsqu'on les interroge, seulement 12% des pratiquants réguliers se situent à gauche, 22% au centre, 41% à droite, mais 25% n'affichent pas de préférence, ce qui révèle une mise à distance du système. Le sondage TNS Sofres montre curieusement que les dossiers prioritaires de la présidentielle sont à peu près les mêmes pour tous les Français, catholiques ou non : la défense de l'emploi, celle du pouvoir d'achat (toutefois moins importante pour les pratiquants réguliers), la réduction des inégalités et de la pauvreté, et la réduction de la dette publique (plus importante chez les réguliers). Selon ces résultats, 0% (zéro) des pratiquants réguliers considèrent importante la législation du mariage homosexuel et 5% la fin de vie et l'euthanasie : les « points non-négociables » sont jugés secondaires.

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Ni de gauche, ni de droite, catholique

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Le journaliste Jean-Claude Guillebaud s'interroge dans un numéro récent de l'hebdomadaire La vie (n°3462) sur la valeur incertaine des notions de "chrétiens de gauche" ou de "droitisation de l'électorat catholique". Il affirme : "l'espérance chrétienne n'est ni de droite, ni de gauche. La foi est rétive aux étiquettes."

Et il ajoute : "À ce sujet, les mutations que vivent nos sociétés rendent plus floue que jamais la césure entre les uns et les autres. Je connais des chrétiens plutôt « tradis », mais qui sont très combatifs à l'endroit du néolibéralisme dont les ravages sociaux sont avérés. À l'inverse, il existe nombre de chrétiens postconciliaires, plutôt ouverts dans leur approche du monde, mais viscéralement attachés à l'économie de marché, voire au néolibéralisme. Je pense à certains amis, défenseurs résolus du projet européen, mais que cet engagement prioritaire a conduit, peu à peu, jusque dans les parages de la « pensée unique »."

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Au sommaire de Chrétiens dans la Cité n°263

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Le n° 263 de Chrétiens dans la Cité vient de paraître. Au sommaire :

  1. Le sens de la mission de Jeanne d'Arc
  2. Nominations : François Maillot/Huguenin, Vincent Cabanac et Arnaud Dewavrin, Antoine Louis
  3. Eglise/Etat : dialogue sur les points de friction
  4. La vie religieuse en promotion
  5. 200 000 parents de famille nombreuse lésés
  6. Mgr Yves Boivineau président de Justice et Paix-France
  7. Au secours des entreprises
  8. Les Educateurs chrétiens face aux idélogies
  9. Brèves : Visemploi, Doctrine sociale, Economie de communion
  10. Recension : L'Action française, de François Huguenin
  11. Fiche : Claire Amitié

 

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