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Un regard prophétique sur l'histoire

Publié le par Denis Sureau

Les Editions de L’Homme Nouveau publient « Prophéties de l’Histoire », un livre du cardinal Billot (128 p., 13 euros, commander sur www.hommenouveau.fr).


Haute figure de la théologie thomiste du vingtième siècle naissant, Louis Billot (1846-1931) est inséparable du pontificat de saint Pie X, qui le créa cardinal et en fit l’un de ses plus proches collaborateurs. Ce jésuite profond, qui était aussi un esprit indépendant, a marqué des générations de prêtres jusqu’au milieu du XXe siècle. Ses grands traités, tous écrits en latin, faisaient autorité dans les séminaires. Figure éminente de ce que l’historien Emile Poulat appelle l’intransigeantisme (antilibéral, antisocialiste, antibourgeois, antimoderne), Billot était une intelligence spéculative impressionnante, très au-dessus de la moyenne, nourrie par une foi indéfectible. Même un théologien aussi hostile à son antimodernisme que le père Chenu voyait en lui un « théologien de grande classe », bien que son « intellectualisme » le rendît « fort peu sensible aux voies irrationnelles du mystère de la foi » !

Les textes qu constituent ce livre développent une réflexion sur le sens chrétien de l’histoire qui a peu d’équivalents au XXe siècle. C’est une sorte de nouveau discours sur l’histoire universelle qui évoque le destin des grands empires et des sept âges de l’Eglise figurés dans l’Apocalypse. Du songe mystique de Nabuchodonosor annonçant l’effondrement des empires terrestres à l’avènement du Royaume de Dieu à travers les sept âges de l’Eglise, le cardinal Billot promène son regard visionnaire sur l’aventure humaine. Développant un sens chrétien de l’histoire, le grand théologien se montre aussi un critique intransigeant du libéralisme sous toutes ses formes, pourvoyeur du nihilisme moderne et de la sécularisation.

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Bockel catholique blairiste

Publié le par Denis Sureau

Nommé secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Jean-Marie Bockel, 57 ans, père de cinq enfants, sénateur-maire de Mulhouse, est connu comme catholique pratiquant, rare socialiste ayant fréquenté le Groupe de spiritualité des assemblées parlementaires. Longtemps proche de Jean-Pierre Chevènement puis défenseur d’un « socialisme libéral » inspiré de Tony Blair, il déclarait il y a quelques années: « Je suis d'accord pour regretter la marginalisation du christianisme. Je suis profondément républicain et laïc. On observe toutefois une montée en puissance du fait religieux, dans ce qu'il a de meilleur et de pire. Dans ce contexte, il est bon que les chrétiens s'engagent, et qu'ils cessent d'avoir honte de s'affirmer comme tels. (…). Il est normal que l'Eglise rappelle ses convictions sur l'importance du principe de vie, cela ne me choque pas. C'est dans sa mission, et elle n'a pas à apporter un message de facilité. Mais en même temps, il faut tenir compte de la réalité sociale. J'ai voté la loi sur le Pacs, j'aurais voté celle sur l'avortement, même si je suis à titre personnel contre l'avortement, bien sûr. Comme chrétien, je revendique aussi mon libre arbitre. » (La Croix, 17 :1 :2003)

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L'Eglise contre Amnesty International

Publié le par Denis Sureau

Plus Cde financement catholique à Amnesty International, après la volte-face pro-avortement de l'organisation de promotion et de défense des droits de l’homme. Dans une interview accordée au National Catholic Register, le président du Conseil pontifical Justice et Paix, le cardinal Renato Martino, a exprimé son profond regret pour la prise de position d’Amnesty International, soulignant que se prononcer en faveur de la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse représente une trahison des objectifs institutionnels de l’organisation.
La conséquence inévitable d’une telle décision, selon le cardinal, sera la suspension du soutien financier à Amnesty International de la part des organisations et également des catholiques à titre individuel. Grâce à Dieu – affirme le cardinal Martino - il n'existe pas à un droit à l'avortement internationalement reconnu, comme l’a conclu la Conférence du Caire organisée par les Nations Unies sur la population, qui a exclu l’avortement comme moyen licite de contrôle des naissances. C’est justement Mgr Martino, alors nonce apostolique au Palais de Verre, qui guidait la délégation du Saint-Siège à cette occasion.
Les lobbies pro-avortement – soutient le cardinal dans l’interview au National Catholic Register – continuent leur propagande, qui se place dans le cadre de ce que le serviteur de Dieu Jean-Paul II appelait la « culture de mort » ; et il est extrêmement grave qu’une organisation méritante comme Amnesty International se plie maintenant aux pressions de tels lobbies.

Cela doit intensifier l’engagement non seulement des catholiques, mais aussi de toute personne de bonne volonté, selon le cardinal Martino, pour la défense de la vie des enfants à naître, sans faire de distinctions impossibles entre les cas où le meurtre du bébé dans le sein maternel serait juste ou non. La suppression volontaire de toute vie humaine innocente – a-t-il rappelé – est toujours un délit et mine à sa base le bien commun de la famille humaine.

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Clochers en péril

Publié le par Denis Sureau

Plusieurs appels ont été récemment lancés pour attirer l’attention de l’opinion sur les menaces qui pèsent sur de nombreuses églises de France, avec des risques de démolition. Remis en octobre dernier, un rapport du sénateur Ump de la Meurthe-et-Moselle Philippe Nachbar (« Les monuments historiques : une urgence pour aujourd’hui, un atout pour demain », en ligne sur www.senat.fr) a dressé un état des lieux pour le moins inquiétant : « Dans un document finalisé en janvier 2003, la Direction de l'architecture et du patrimoine a mis en lumière « l'état sanitaire » préoccupant des monuments historiques, et en particulier des monuments classés. Elle évalue à 20% la proportion de ces monuments qui seraient en situation de péril, soit environ 2800 sur un total de 15 000. Suivant ces estimations, les édifices en grande difficulté appartiennent, dans leur grande majorité, à des communes de moins de 2000 habitants qui, à de rares exceptions près, ne disposent pas de ressources suffisantes pour financer les investissements nécessaires, sans l'aide de l'Etat ou d'autres collectivités publiques. » Eglises et chapelles sont les premières visées, et les démolitions ont déjà commencé. Même les cathédrales, dépendant directement de l’Etat, ne sont pas suffisamment entretenues. Un Observatoire du Patrimoine Religieux a été récemment créé pour promouvoir la connaissance et la mise en valeur du patrimoine spirituel de la France. Des comités de défense locaux se créent. La Tribune de l’art (www. latribunedelart.com) a récemment dénoncé la démolition d’églises en Anjou. Le site internet www.40000clochers.com a entrepris un recensement photographique des clochers, tout comme www.clochers.org). Les églises construites avant 1905 demeurent à la charge des collectivités locales, celles qui furent bâties ensuite étant à celle de l’Eglise.

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Sortir d'un christianisme repentant

Publié le par Denis Sureau

Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, à l'occasion de l'ouverture des Assises de la pastorale des jeunes, a déclaré le 28 avril (texte intégral consultable sur le site http://catholique-vannes.cef.fr):

 « Dans le monde actuel, un témoignage de foi qui resterait implicite serait inaudible. La foi doit être annoncée explicitement et exposée ouvertement… Il ne faut pas avoir peur d'affronter les questions de nos contemporains. Il faut se former au débat. Mais pour cela, il faut sortir d'un Christianisme honteux, d'un Christianisme repentant. Sous prétexte de liberté de conscience, de laïcité, on a parfois l'impression que le Christianisme est une maladie honteuse. Cette perspective paralyse notre volonté de l'annoncer. Non seulement il faut revendiquer pour lui la même liberté d'expression, le même temps de parole et le même respect que pour les autres courants de pensée, mais à la lumière de la foi nous devons aussi le considérer comme la Vérité. »

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Les cathos du Gouvernement

Publié le par Denis Sureau

Très ouvert, le gouvernement Fillon contient aussi plusieurs catholiques en dehors de la présidente du Forum des républicains sociaux, Christine Boutin, ministre du logement et de la ville. (On notera l’absence de tout ministère de la famille.) Xavier Darcos nommé à l’Education nationale est aussi un catholique convaincu, qui sur son blog défendit énergiquement Benoît XVI au lendemain du discours de Ratisbonne (« le catholicisme s'est habitué à ces distorsions : on peut le caricaturer, l'insulter, l'agresser, envahir ses églises, le tourner en dérision sans risque. Mais gare à qui touche une autre croyance. Là, on ne rigole plus. J'attends que des sans-papiers envahissent une mosquée ou une synagogue... »). On notera aussi la nomination du « chrétien de gauche » pratiquant Jean-Pierre Jouyet, deloriste (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes) et du président d'Emmaüs-France, Martin Hirsch (haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté). De plus, Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet du Président, a été commissaire nationale Guide des Scouts unitaires de France ; elle y a connu le P. Philippe Verdin, qui a pu par son intermédiaire éditer le livre de Sarkozy La République, les religions, l’espérance (Cerf, 2004).

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L'humanisme insuffisant

Publié le par Denis Sureau

Extraits de l'homélie de Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, le 28 avril:

"il ne suffit pas d'adhérer à des valeurs universelles, avec lesquelles, au fond, tout le monde est d'accord, du moins en paroles. Il est tellement inélégant de dire « moi, je ne suis pas solidaire, moi je ne suis pas fraternel, moi je ne suis pas humaniste, moi je ne suis pas tolérant ».

 

Il faut adhérer à Quelqu'un, écouter sa voix, Le suivre, recevoir de Lui la vie éternelle. Et c'est là que tout bascule !

 

Devant Jésus tout doit se déterminer !

 

Devant Jésus tous doivent se positionner !

 

Devant Jésus, chacun doit choisir !

 

On peut suivre le Christ ou lui jeter des pierres. Il faut choisir !

 

L'évangélisation, la pastorale doivent conduire à ce choix."


Source :  http://catholique-vannes.cef.fr

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Après l'élection

Publié le par Denis Sureau

Extraits d'un communiqué du collectif Catholiques en Campagne:

 Pour nous catholiques, le scrutin de ce deuxième tour a été suivi avec un certain détachement car aucun des deux candidats n’était porteur de nos valeurs : l’un comme l’autre ont montré au cours de leur campagne que leurs préoccupations étaient fort éloignées de nos attentes, et souvent même en opposition avec celles-ci.

Monsieur Sarkozy a été élu, nous en prenons acte. Qu’il sache que les catholiques, en nombre toujours plus grand, passeront son action au crible de la doctrine sociale de l’Église et qu’ils ne manqueront pas de faire entendre leurs voix et de se mobiliser pour faire barrage à tout ce qui porterait atteinte aux valeurs chrétiennes fondatrices de l’identité de la France.

Le temps n’est plus où les catholiques ne se manifestaient pas en politique. Ces élections l’ont montré et elles feront date en cela : un nombre important de catholiques ont pris conscience du fait que les affaires de la cité doivent être conduites en conformité avec l’enseignement de l’Église. Il nous appartient de faire en sorte que cet élan ne faiblisse pas, mais qu’au contraire les catholiques deviennent des acteurs incontournables de la scène politique française.

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Sur le vote des catholiques

Publié le par Denis Sureau

SELON UN SONDAGE REALISE A LA SORTIE DES URNES lors du premier tour des présidentielles (cf. La Croix, 24/4), le vote des catholiques « pratiquants réguliers » (allant à la messe au moins une fois par mois) s’est porté massivement sur Nicolas Sarkozy, avec 45%, suivi par François Bayrou (20%), Ségolène Royal (11%), Jean-Marie Le Pen (8%), Philippe de Villiers (7%), Arlette Laguiller (4%), Marie-George Buffet (3%) et Olivier Besancenot (2%). Les précédents sondages avaient annoncé le glissement à droite du « vote catho ».

QUE SONT LES CHRETIENS DE GAUCHE DEVENUS ? Ces chiffres confirment une évolution constatée depuis plu-sieurs années. En additionnant les voix pour Ségolène Royal et l’extrême-gauche, on obtient seulement 18% des pratiquants réguliers. Un chiffre révélateur. On aurait également pu s’attendre à ce que François Bayrou, héritier de la mouvance démocrate-chrétienne, fasse un score plus fort. Des personnalités aussi emblématiques qu’un Michel Camdessus, président jusqu’à peu des Semaines Sociales de France, avaient publiquement affiché leur soutien. Pourtant les « pratiquants réguliers » n’ont guère davantage voté pour le candidat Udf que l’ensemble des électeurs (18,5%). Ses déclarations ont pu heurter les croyants : du refus des drapeaux en berne lors de la mort de Jean Paul II au laïcisme revendiqué : « comme citoyen – et responsable public -, je ne reconnais aucune autorité au-dessus de ma conscience » etc.
 A DROITE, PHILIPPE DE VILLIERS a probablement ramassé une bonne part des voix des catholiques attachés à la défense de la vie et des valeurs morales. Un terrain délaissé pour une part par Jean-Marie Le Pen dont la campagne a heurté la frange la plus traditionnelle de l’électorat « national-catholique » : refus d’abroger la loi Veil, ouverture en faveur d’une euthanasie allégeant les dépenses de santé, défense de la laïcité etc. Nicolas Sarkozy s’est montré plus habile en multipliant les références au christianisme et à Jean Paul II ou en déclarant que « la religion catholique est l’un des fondements de l’identité française ». Même si, devant d’autres publics, il se déclarait pour l’avortement et la recherche sur les embryons, ouvrait les portes à l’euthanasie et affirmait que « l’amour hétérosexuel n’est pas supérieur à l’amour homosexuel ». Au jour où nous écrivons ces lignes (entre les deux tours), il est difficile de savoir si les catholiques soucieux de cohérence éthique passeront outre à ces atteintes aux « valeurs non négociables » énoncées par Benoît XVI et voteront néanmoins pour lui. Au nom d'une conception erronée du « moindre mal ». 

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