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Pour une autre économie : un dossier Limite

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La revue trimestrielle Limite, animée par jeunes catholiques se réclamant de l'écologie intégrale, annonce dans sa dernière livraison avoir « 2034 abonnés et un peu plus de 4000 lecteurs réguliers ».  C'est un bon début.

Sa dernière livraison comporte notamment un fort intéressant dossier critique sur « l'impasse du productivisme et l'espérance d'une économie réconciliée avec elle-même ».

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157 nouvelles écoles indépendantes

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Le développement des écoles indépendantes s’accélère : 31 ouvertures en 2011, 93 en 2016, 157 cette année. Elles sont aujourd’hui 1462, de la maternelle à la terminale, très diversifiées, et expérimentant des méthodes inconnues de l’enseignement public ou sous contrat. La plupart des nouveaux établissements sont aconfessionnels (seulement 12 sont catholiques, 3 protestants, 3 juifs et 1 musulman) et pratiquent des pédagogies actives ou nouvelles : écoles démocratiques, éco-citoyennes, Montessori… S’y ajoutent des écoles bilingues, internationales ou régionalistes, ou pour publics spécifiques, ou encore dans des quartiers difficiles (5 nouveaux établissements d’Espérance Banlieues).

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Au sommaire du n°364

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Le n°364 de la lettre d'information Chrétiens dans la Cité vient d'être envoyé aux abonnés.

Pour vous abonner (version papier ou PDF, au choix).

Au sommaire de ce numéro :

Chrétiuens dans la Cité # 364 page 3
Page 3 du n°364

ANALYSE :  Le pape et les tueurs à gages - texte du discours dénonçant les atteintes à la vie

AGENDA

BREVES : Laurent Landete - Guy-Emmanuel Cariot - Catholiques en mission - Semaines sociales 2018 - Prix de l'AES - Limite pour une autre économie - Stagnation des effectifs de l'enseignement catholique - Maisons de retraite chrétiennes

INFOS : Trois nouveaux Accueils Louis et Zélie - Bolloré reprend France catholique - Les glissements politiques des catholiques - Les 20 ans du Cèdre - 157 nouvelles écoles hors contrat 

LECTURE : Dorothy Day, La longue solitude

INITIATIVES : la Fondation des Monastères

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Refuser la misère, une option ? Non, une impérative urgence 

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A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre la misère, voici les réflexions du Père Bernard Devert, président-fondateur d'Habitat & Humanisme.

Le 17 octobre, depuis 1987, est la journée mondiale du refus de la misère, à l’invitation du Père Joseph Wrezinski, Fondateur d’ATD-Quart Monde, qui mourra un an plus tard.

L’intuition novatrice de cet homme de foi, né pauvre, demeuré jusqu’au terme de sa vie parmi les siens, fut de considérer que le devoir de la Nation n’était pas seulement de contribuer à ce que les personnes vulnérables le soient moins, mais à ce qu’elles aient leur place pour apporter à la Société cette part d’humanité qui lui manque. 

La misère n’est pas une fatalité ; elle est la somme d’iniquités accumulées et de jugements à charge de ceux que la vie blesse et détruit. Une écoute et un autre regard s’imposent pour ne point pactiser avec l’inqualifiable. 

Mesurons ce que veut dire il n’y a pas de place. Tel est le leitmotiv qu’entendent les plus violentés par la misère. Téléphonant au 115, ils attendent longtemps, trop longtemps, que leur interlocuteur décroche, non pas qu’il soit dans l’indifférence - bien au contraire - mais les appels sont si nombreux, et les places si limitées que ceux qui les reçoivent sont submergés. 

L’impossibilité d’être accueilli, alors que la nuit est parfois bien avancée, suscite alors des heures inquiètes et dangereuses. 

Le petit-matin est annonciateur de la répétition infernale d’un enfermement dont les sans-domicile s’évadent souvent par des addictions. Que de regards courroucés et méprisants leur rappellent qu’ils sont d’un autre monde ; ils le savent, il n’y a pas de place pour eux. 

Comment ne pas entrevoir les conséquences pour l’hygiène mental et corporel. Folie meurtrière à laquelle s’ajoutent les abus et sévices de toute sorte que subissent des êtres sans forces, oubliés sur les trottoirs. Une déshumanisation absolue qui se vit dans une grande insensibilité ! Ils n’ont pas de place, ou si peu. 

Pas davantage de place pour ces familles - souvent des femmes seules avec enfants – qui, après le drame des séparations, se voient contraintes de rechercher un logement adapté à leurs ressources pour que le ‘reste à vivre’, après le paiement des loyers et des charges, permette de vivre. 

Que de rejets au motif de la rupture avérée entre les revenus et le prix de la location. Il s’en suit l’errance, la perte des repères, le début d’un enfer parce qu’à un moment difficile de leur histoire, sombrent des personnes fragilisées, rassasiées de ce cri provocateur entendu pour la énième fois : il n’y a pas de place. A trop le savoir, on perd même le pouvoir de réagir. 

Victor Hugo, dans une lettre publique aux élus, proclamait : « Ayez pitié du peuple à qui le bagne prend ses fils et le lupanar ses filles. Que prouvent ces deux ulcères ? Que le corps social a un vice dans le sang. Nous voilà réunis en consultation au chevet du malade ». 

Ce soin exige un diagnostic du corps social dont nous sommes tous membres. Que faire pour trouver l’énergie nécessaire à une intervention qui sauve ? Il s’agit de réanimer les forces vives d’une société qui, voyant la lèpre qu’est la misère, se déciderait enfin à prendre les moyens de la guérir et non de se séparer des lépreux en les mettant à distance.

Le premier prendre-soin est de trouver des abris décents.

Il y a des logements vides, des bâtiments inoccupés comme des immeubles de bureaux désertés pour ne plus répondre à leur destination. L’heure est celle d’un recensement pour mobiliser les possibilités d’agir. 

Là, où vous êtes, n’hésitez pas à faire connaître ces ouvertures. Elles seront autant de fenêtres s’ouvrant sur une espérance née, il y a 31 ans, de l’appel d’un prophète qui, dans le regard de l’homme abandonné, découvrait des raisons de croire et d’offrir à la société plus d’humanité. 

Bernard Devert
17 octobre 2018

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La longue solitude de Dorothy Day

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Figure fascinante du catholicisme américain, Dorothy Day (1897-1980) avait raconté le récit de la première partie de sa vie dans ce livre dont la version française, parue une première fois en 1955, est rééditée aujourd'hui dans une traduction revue et corrigée.

Dorothy Day, La longue solitude, Cerf, 428 p. 25 €
Dorothy Day, La longue solitude, Cerf, 428 p. 25 €

Née à New York, cette passionnée eut toujours à cœur de combattre l'injustice sociale, d'abord dans l'anarchisme, le marxisme et le féminisme (elle fut emprisonnée lors d'une manifestation de suffragettes) puis, après sa conversion, dans un catholicisme radical. Sa vie de bohème fut traversée de drames (avortement inclus), mais aussi animée par une quête spirituelle exigeante. Après la naissance de sa fille, elle décide de la faire baptiser puis d'entrer en 1927 dans l’Église catholique, quitte à rompre avec son compagnon. En 1933, c'est un Français, Pierre (« Peter ») Maurin, qui l'initie à la doctrine sociale de l’Église. Elle fonde avec lui un journal,The Catholic Worker, puis un mouvement, fonde des Maisons d'hospitalité et des fermes chrétiennes communautaires.
Sa cause en béatification a été introduite en 2000. Une biographie va paraître prochainement qui permettra de connaître la seconde partie de sa vie, marquée notamment par un pacifisme largement incompris. Cette figure inspire les jeunes catholiques français qui ont créé le café associatif Le Dorothy à Paris, et dont  le président, Foucauld Giuliani, a donné une préface à cette belle autobiographie.

 

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Bolloré reprend France catholique

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Passage de relais à France catholique : son directeur Frédéric Aimard, 65 ans, laisse la place au journaliste Aymeric Pourbaix, 45 ans, qui, après Radio Notre-Dame, avait donné un nouveau souffle éditorial au magazine Famille chrétienne, avant de prendre la direction de l'agence I.Media à Rome. Ce passage est lié à la vente de l'hebdomadaire à Vincent Bolloré.

France catholique est l’un des plus anciens titres de la presse catholique française. Créé en 1924 en tant qu'organe de la puissante Fédération nationale catholique du Général de Castelnau, des auteurs talentueux y ont collaboré : Jean Le Cour Grandmaison, Jean de Fabrègues, les pères Louis Bouyer et Bernard Bro, Pierre Emmanuel, Robert Masson. Son principal éditorialiste est actuellement Gérard Leclerc. En situation financière difficile – comme la plupart des journaux –, France catholique cherchait un repreneur. Deux offres ont été déposées : celle de la maison d’édition Première Partie dirigée par Pierre Chausse et éditrice du trimestriel Limite ; et celle du groupe Bolloré, qui a été retenue, à travers sa filiale les Editions du Point du Jour. Le chiffre d'affaires de France catholique (environ 500 000 euros) est modeste à côté du groupe du milliardaire breton (18 milliards), mais ce dernier soutient déjà discrètement plusieurs oeuvres catholiques, dont le Foyer Jean Bosco - Mater Amoris, vaste maison dans le 16e arrondissement de Paris qui dispose de plus de 160 lits destinés à l’accueil de jeunes étudiants provinciaux et étrangers mais aussi de chambres d’accueil pour jeunes malades et personnes âgées.

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Baudouin et Fabiola, un couple chrétien

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Artège, 216 p., 14,90 €

Baudouin Ier et Fabiola ont été roi et reine des Belges de 1951 à 1993, soit plus de quarante ans. Ils présentent l’originalité d’avoir été tous deux des catholiques sincères et fervents, comme on n'en voit guère aujourd’hui à la tête des États. C’est cette dimension religieuse que montre Bernadette Chovelon, écrivain et historienne, auteur notamment de plusieurs livres de spiritualité conjugale dans l’esprit du père Caffarel, fondateur des Équipes Notre-Dame. Baudouin (1930-1993), devenu roi à 20 ans, a été conseillé par le cardinal Suenens, figure marquante du concile Vatican II, et marqué par une pionnière du Renouveau charismatique, Veronica O’Brien. C’est par sa médiation qu’il rencontra l’aristocrate espagnole Fabiola de Mora y Aragon (1928-2014) et l’épousa en 1960. Tous deux affrontèrent avec foi des problèmes tant personnels (l’impossibilité d’avoir des enfants) que politiques, avec le vote de la loi sur l’avortement – Baudouin préférant démissionner plutôt que de la signer (les parlementaires demandèrent ensuite son retour sur le trône). Ce courage lui valut bien des critiques, mais il fut néanmoins largement admiré par son peuple. Garant de l’unité d’un pays divisé, il illustra la difficulté d’être un dirigeant chrétien authentique dans un monde qui ne l’est plus.
 

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PMA pour les lesbiennes : la guerre est déclarée

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Le Comité d'éthique, qui ignore depuis toujours les fondamentaux de la morale, se déclare pour la fabrication d'orphelins de père au profit des lesbiennes. Voici les premières réactions: 

ALLIANCE VITA : Face au vide éthique, mobilisation générale pour l’enfant !

Alliance VITA dénonce les recommandations du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) qui prône le basculement de tout notre système procréatif vers la PMA sans infertilité, alors que c’est la lutte contre l’infertilité qui devrait mobiliser les pouvoirs publics.

Pour Alliance VITA, il est urgent d’évaluer les techniques de procréation artificielle et leurs conséquences plutôt que d’en préconiser l’extension à des femmes seules ou en couple de même sexe, ce qui conduit à priver les enfants délibérément de père.  Pour Tugdual Derville1, délégué général d’Alliance VITA : « A l’issue d’Etats généraux qui avaient confirmé l’attachement

des citoyens aux droits de l’enfant, le CCNE cède encore au lobby scientiste qui le compose largement. En réalité, la banalisation de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) a détourné les scientifiques des véritables recherches sur les causes de l’infertilité, notamment celles induites par les modes de vie – âge trop tardif des grossesses – ou par la dégradation de l’environnement, avec les perturbateurs endocriniens. La France est en retard en matière de thérapies de restauration de la fertilité. Voilà ce que veulent les Français de plus en plus confrontés à l’infertilité, plutôt qu’une fuite en avant vers la technique, qui passe par l’effondrement de toutes les digues protectrices de l’enfant. Au lieu d’aborder cet enjeu de santé publique majeur, le CCNE prône la voie du « tout PMA » qui ferait basculer notre pays dans un marché de la procréation indigne de l’humanité. Nous prévenons l’Exécutif que ces annonces font avancer d’un grand pas la mobilisation de rue citoyenne. »

En l’absence de consensus national, Alliance VITA réitère sa demande au gouvernement de maintenir un statu quo sur la PMA et à faire de la lutte pour la prévention de l'infertilité une grande cause nationale prioritaire. Alliance VITA lancera, dès le mois d'octobre, une grande campagne nationale de sensibilisation auprès du public pour l’informer sur les dangers du « tout PMA » et ses dérives vers un marché de la procréation où femmes et hommes sont traités en fournisseurs de matière première (sperme, ovocyte, utérus) et l'enfant comme un produit sur commande voire « sur mesure », comme l’a démontré dans son livre "Bébés sur mesure" Blanche Streb2, directrice de la Formation et de la Recherche d’Alliance VITA. 

1 : cf. Le temps de l’Homme - pour une révolution de l’écologie humaine, Plon

2 : cf. Bébés sur mesure – Le monde des meilleurs, Artège.

 

Comité Protestant pour la Dignité Humaine« PMA sans père » : le CCNE se perd.
 
Les états généraux de la bioéthique menés du 18 janvier au 7 juillet 2018, ont révélé l’extrême préoccupation des citoyens à propos des questions de filiation et l’attachement d’une très large majorité de la société civile au respect des droits de l’enfant. La levée de l’anonymat des donneurs de gamètes a aussi bien souvent été réclamée par les jeunes adultes nés au moyen d’une Insémination Artificielle avec Don de sperme (IAD). « Connaître ses parents et dans la mesure du possible être élevé par eux » est l’un des droits de l’enfant le plus réaffirmé également par les associations auditionnées par le CCNE, au nom de l’intérêt supérieur des enfants.

Le rapport définitif du Conseil Consultatif National d’Ethique aurait dû prendre en compte de telles doléances citoyennes qui rejoignaient d’ailleurs les avis formulés par le CCNE lui-même en novembre 2005 : « L’ouverture de l’AMP à l’homoparentalité ou aux personnes seules ouvrirait de fait ce recours à toute personne qui en exprimerait le désir et constituerait peut-être alors un excès de l’intérêt individuel sur l’intérêt collectif. La médecine serait simplement convoquée pour satisfaire un droit individuel à l’enfant ».

Mais le CCNE s’est manifestement perdu dans une réflexion plus politique qu’éthique. Il a cherché à relativiser et minimiser l’expression citoyenne. A une époque où la technique permet de dissocier procréation, sexualité, filiation, le bien de l’enfant est pour le moins bousculé par toutes ses dissociations où la priorité semble donnée à la notion récente de « projet parental » au détriment de l’enfant lui-même. D’ailleurs en ne voyant même pas d’inconvénient à la mise en œuvre de PMA «post mortem» (avec le sperme d’un homme décédé), quel « projet » de vie proposera-t-on aux enfants qui naîtront ainsi ?

Nous attendions du CCNE un écho sincère, authentique et éthiquement respectueux des opinions qui se sont majoritairement exprimées durant les états généraux de la bioéthique. Nous attendions du CCNE une réflexion éthique qui sache éclairer l’avenir de manière rassurante et sage, mais il n’en est rien. Toutes les inquiétudes demeurent : l’éloignement de la médecine de ses missions premières, la marchandisation du corps humain, la concurrence des dons de spermes (à peine suffisants aujourd’hui, ce qui obligerait les praticiens à trancher entre les demandes destinées à pallier une infertilité d’origine pathologique et les demandes sociétales pour une ou deux femmes), et de surcroît la mise au monde d’enfants qui n’auront, dans leur histoire, aucun père identifié, ni biologique, ni « social ».

Le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine en appelle au Président de la République afin que les états généraux de la bioéthique ne finissent pas en un simulacre d’écoute de la société civile venu s’échouer dans les sables mouvant d’intérêts partisans mais qu’ils constituent un rendez-vous citoyen solidement amarré sur le respect des droits des enfants.
 

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Au sommaire du numéro 363

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Chrétiens dans la Cité # 363 aborde des thèmes suivants :

ANALYSE : Ce que les Français attendent de l'Eglise

LES HOMMES : Laurent Stalla-Bourdillon - Thierry Hubert

BREVES : Les élus chrétiens à Londres - Manuel anti-GPA - SOS Chrétiens d'Orient - Ethique et Famille - Marches pour la vie - Les Français contre la GPA

INFOS : Les réactions des mouvements chrétiens au plan pauvreté - Une plateforme pour les artisans chrétiens - Les 70 ans du BICE - Colocation solidaire : l'Association pour l'amitié - Défense de la procréation : les évêques s'expriment

LECTURE : Baudouin et Fabiola, par Bernadette Chovelon

INITIATIVES : Chrétiens témoins dans le monde

AGENDA

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Chrétiens dans la Cité - 17 rue Manessier - 94130 NOGENT SUR MARNE

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