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Contre le libéralisme

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Alain de Benoist, Contre le libéralisme, Rocher, 344 p., 19,90 €

Il serait dommage que les chrétiens s’abstiennent de lire les ouvrages du maître à penser de ce courant néopaïen naguère appelé Nouvelle droite, essayiste prolifique (une centaine de livres) et d’une curiosité inlassable. D’une part, parce qu’Alain de Benoist a évolué, préférant aujourd’hui Aristote aux néopositivistes qu’il admirait autrefois. D’autre part, parce que ses analyses en philosophie politique convergent en bien des points sur la doctrine sociale de l’Église. C’est le cas dans ce dernier ouvrage, qui compile plusieurs études passionnantes sur le libéralisme, perçu comme l’idéologie de la classe dominante et non la défense des libertés authentiques. S’il affirme hâtivement le christianisme ait une part de responsabilité dans l’origine de l’individualisme et le désenchantement du monde, Alain de Benoist reconnaît que les tentatives de conciliation du christianisme et du libéralisme et du ont échoué tant la philosophie sous-jacente de ce dernier (le primat de l’individu, avec ses intérêts et les « valeurs » qu’il se donne) est incompatible avec toute éthique véritable. De la critique de la pensée de Hayek à celle des équivoques du conservatisme, ce livre offre des vues stimulantes, toujours très documentées, qui méritent assurément le détour.
 

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L'éclairage d'Augustin Cochin sur les dérives de la démocratie

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Le journal Royaliste vient de publier un bel article suite à la parution des oeuvres d'Augustin Cochin sous le titre La Machine révolutionnaire (Tallandier, 2018), un livre qui connait un beau succès. La pensée de l'historien-sociologue s'avère plus que jamais actuelle.

 

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Catholique donc disqualifié? Le cas Bellamy

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Le n°370 de la lettre d'information Chrétiens dans la Cité aborde le "cas Bellamy" : le choix d’un catholique, François-Xavier Bellamy, à la tête de la liste LR aux élections européennes a fait l’objet de nombreuses critiques. La question est posée : peut-on être catholique et faire de la politique ?

Au sommaire

Renforcement de la loi de 1905 : inquiétudes partagées

La Communauté Saint-Martin recrute de jeunes missionnaires

Parent 1, parent 2 : un amendement "ridicule" selon l'Eglise

La Croix et Isabelle de Gaulmyn condamnés

Laïcité: les Français pour le statu quo

L'ambassade de France près le Saint-Siège attend toujours son ambassadeur

et bien d'autres informations...

Une recension de l'essai d'Alain de Benoist : Contre le libéralisme

Une présentation du Réseau Blaise Pascal

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Parent 1 / 2 : l'Eglise condamne un amendement ridicule

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Mgr Bruno Feillet, président du Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France et évêque auxiliaire de Reims a publié cette déclaration :

PÈRE ET MÈRE

 Une fois encore, nous constatons, à regret, une tentative au Parlement qui, au prétexte d’unifier les démarches administratives, déconstruit la réalité familiale. Il n’est pas indifférent pour un enfant de se recevoir, en particulier à travers les formulaires administratifs, d’un père et d’une mère. Loin d’être « arriérée » ou « dépassée » cette pratique de mettre « père » et « mère » permet à chacun d’entre nous de se repérer dans les générations qui se succèdent. L’école, en particulier, se doit de participer à cette perception profondément structurante.

Cette aseptisation administrative de la vie familiale représente le énième avatar de la théorie du genre qui voudrait qu’il soit indifférent d’avoir des parents de même sexe ou de sexe différents. De plus, dans aucune famille, y compris les rares familles où il y a deux adultes de même sexe, on ne se présente comme parent un et parent deux. Faut-il, enfin, se demander qui serait le numéro un et qui serait le numéro deux parmi les parents ? Et en cas de divorce, le numéro deux deviendra-t-il numéro un ? Nous voyons-là tout le ridicule de cet amendement.

Nous espérons que le bon sens puisse reprendre toute sa place pour le bien premier des enfants !

 

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Réforme Blanquer : Alliance Vita appelle à la désobéissance civile

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Alliance Vita communique :

Suppression des mots « père » et « mère » des formulaires scolaires : Alliance VITA appelle à la désobéissance civile.

Contrairement aux engagements des promoteurs de la loi Taubira, l’Assemblée Nationale vient d’imposer l’effacement des mots « père » et « mère » des formulaires scolaires au profit des formules « parent 1 » et » parent 2 ».

Alliance VITA conteste l’injustice de cette disposition votée contre l’avis du Gouvernement – pour des motifs davantage juridiques que de fond – et appellera, si elle n’est pas annulée, à la désobéissance civile des parents attachés à la richesse de la parité dans le couple parental.

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« On nous prétendait que le mariage entre personnes de même sexe ne ferait rien perdre aux familles attachées à l’altérité sexuelle, celles que les promoteurs de cet amendement traitent aujourd’hui d’« arriérées ». En réalité, voilà qu’on vole aux familles et aux enfants deux précieux mots de la langue française, père et mère, qui sont surtout deux précieux repères pour l’immense majorité de nos concitoyens, tout cela pour céder à des revendications idéologiques ultra-minoritaires que nous avons toujours contestées. Par ailleurs, alors que l’égale dignité du père et de la mère est à protéger, cette réforme instaure une hiérarchie entre les parents en les numérotant. Ce n’est pas conforme à l’intérêt des familles : chacun mérite d’être appelé pour ce qu’il est, sans nier la dualité entre l’homme et la femme. Cette nouvelle offensive de la neutralisation du genre contredit un principe d’écologie humaine universel : tout enfant est né d’un homme et d’une femme. Nous inviterons, le moment venu, les parents à refuser de s’inscrire dans des cases qui prétendent effacer leur identité dans l’indifférenciation sexuelle. Au gouvernement de décider s’il prend le risque d’un mouvement de désobéissance civile des citoyens qui refuseront d’être neutralisés et numérotés. »

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Les dirigeants face à la crise du management

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Thierry Delcourt, auteur de Rendre les salariés heureux. Etre un bon chef face à la crise du management (à commander ici pour 16 € port offert) donnera une conférence à l'Ecole de guerre économique le lundi 11 février :

Les dirigeants face à la crise du management

196 rue de Grenelle 75007 Paris

 19h00 - 20h30

Inscription gratuite mais obligatoire

 

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Du mal-logement au ‘mal-vivre’

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Une chronique du Père Bernard Devert, président-fondateur d'Habitat & Humanisme :

Le mal-logement s’invite dans l’actualité avec le rapport de la Fondation Abbé Pierre, présenté ce 1er février.

Ce mal serait-il inguérissable pour devoir le dénoncer constamment depuis 65 ans, à la suite du célèbre appel de l’insoumis de Dieu en 1954. Le sujet n’est pas le mal-logement, mais les personnes qui ont mal. Comment pourrait-il en être autrement lorsqu’un toit décent n’est pas au rendez-vous de l’existence, ou qu’il faille attendre 10 ans pour l’obtenir !

Des milliards au niveau de l’Etat et des millions par les Collectivités locales sont investis dans le logement social, alors que la crise perdure et même s’aggrave. La Ville de Paris en 2018 a fait un effort important (500 M€) comme les métropoles. Qui gagne, la spéculation immobilière. 

Il n’est pas raisonnable de poursuivre ainsi ; les experts sont plutôt pessimistes quant à l’avenir. Le mal serait-il endémique ? Non, le diagnostic est mal posé, faute d’une réelle politique de l’aménagement du territoire avec, pour conséquence, un exode dévitalisant les petites et moyennes villes qui n’ont d’autres défenses que de mettre des panneaux à vendre ou à louer. En d’autres termes, c’est fini.

Ce triste exode enrichit-il la capitale et les grandes métropoles ; en tout cas, il participe largement à une capitulation que traduit le vocabulaire d’une fraction des classes moyennes ; elle ne parle plus de ses revenus mais de son reste à vivre, reprenant l’expression des plus fragiles, lesquels sont encore plus invisibles, absents du ‘grand débat national’.

Quelle que soit la qualité de la politique du logement d’abord, le logement social est inabordable. Un comble ! Aurions-nous perdu le sens des réalités pour ne pas nous laisser interroger par des alternatives possibles. 

Il nous souvient que la ‘Dame de fer’, Madame Thatcher, disait qu’elle ne voyait rien entre les individus et la Nation, sauf le marché, là où les forts gagnent et les faibles disparaissent. Une quasi-unanimité d’entre nous ne veut pas de cette approche et pourtant que voyons-nous, un marché de l’immobilier qui abandonne 15% de la population. Insupportable ! 

Ce constat souligne la difficulté de faire société, d’où une solitude qui augmente, participant à la société du vide.

L’urgence est de mettre en œuvre un pacte d’urbanisme avec les maires des moyennes et petites villes, en concertation avec les représentants de l’Etat, les présidents des métropoles et les partenaires sociaux avec un impératif, une industrialisation bénéficiant aux villes trop longtemps délaissées. 

Cette semaine, une des grandes figures du monde économique, M. Alain Mérieux, a lancé un appel pour lutter contre la pauvreté, via l’entreprise des possibles. Il a reçu un écho favorable. Les énergies qui se font jour pour plus d’équité doivent être accompagnées de la recherche d’une plus grande harmonie au sein des territoires, observant par exemple que le Président de la Métropole du Grand Lyon s’inquiète de cette nécessaire régulation. 

La distance entre Lyon et Saint Etienne est seulement de 60 km mais, dans cette dernière ville au beau passé industriel, que de logements vides ! Le marché s’est effondré. Le coût d’acquisition d’un logement en centre-ville est inférieur de plus de 3 fois à celui pratiqué dans la capitale des Gaules. 

Certes, le transport est essentiel à la réussite de ce pacte. Il coûtera infiniment moins cher que les investissements projetés dans les métropoles. Les temps et les conditions de déplacements ne sont pas étrangers au mal-vivre. Ne pas le reconnaître, c’est être sourds à la plainte de bien des habitants des banlieues qui s’interrogent sur le respect qui leur est réservé

Le ‘grand débat’ a remis au centre de la vie politique les maires qui ont une connaissance fine de leurs territoires, de leurs potentialités.

Naturellement il faudra du temps, mais rester indifférents à cet exode, c’est fermer les yeux sur une violence faite à ceux qui n’en peuvent plus du métro-boulot-dodo. L’heureuse quête de sens, qui transparaît dans les attentes, doit être suivie d’une meilleure attention au bien–être. Seule, une réelle politique de l’aménagement du territoire y concourra. En aurons-nous l’audace et la volonté.

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Gilets jaunes et catholicisme social - N°369

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Au sommaire de Chrétiens dans la Cité n°369 :

Des personnalités catholiques prennent la parole suite au mouvement des Gilets jaunes : l'Appel à la justice et à la paix - l'Appel pour un nouveaucatholicisme social - Des chrétiens gauche contre les Gilets jaunes

Les Hommes : Mgr Benoît Bertrand - Mgr Jean-Pierre Vuillemin

Actu : La Marche pour la vie - Les Gilets jaunes cathos - SOS Chrétiens d'Orient - Cathos écolos - Jean Vanier au cinéma - Bioéthique : un rapport transgressif - Réforme de la loi de 1905 : terrain miné

Lecture : Arnaud Bouthéon, Une jeunesse catholique de France

Initiatives : Wemps (Week-end Mission Prière Service)

 

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Mgr Benoît Bertrand évêque de Mende

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Le Pape François a nommé ce jeudi 17 janvier, Mgr Benoît BERTRAND évêque du diocèse de Mende, il était jusqu’à présent vicaire général du diocèse de Nantes.

 

Ordonné prêtre le 29 juin 1991 pour le diocèse de Nantes (Loire-Atlantique), Mgr Benoit BERTRAND fut aumônier des étudiants à Nantes ; professeur au Séminaire interdiocésain à Angers (1994-1996) ; professeur au Séminaire interdiocésain à Nantes puis supérieur du Séminaire interdiocésain Saint-Jean de Nantes.

Depuis 2010, Mgr BERTRAND était vicaire général du diocèse de Nantes.

Né le 1er juin 1960 à Nantes (Loire Atlantique).
Ordonné prêtre le 29 juin 1991 pour le diocèse de Nantes.
Nommé évêque de Mende le 17 janvier 2019.

Études
Université de Nantes, faculté de pharmacie.
Université pontificale Grégorienne, théologie, Rome.
Université pontificale du Latran, institut Jean-Paul II, Rome.
Séminaire français, Rome.

Diplômes
Doctorat en pharmacie (1983).
Doctorat en théologie (1995).

Ministères

1991-1992 : Étudiant à Rome ;
1992-1994 : Aumônerie des étudiants à Nantes et études de théologie ;
1994-1996 : Professeur au Séminaire interdiocésain, Angers ;
1996-2004 : Professeur au Seminaire interdiocésain, Nantes ;
2004-2010 : Supérieur au Séminaire interdiocésain Saint-Jean de Nantes ;
Depuis 2010 : Vicaire général de Nantes.

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