Une démonstration de l'existence de Dieu

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Voici comment prouver l'existence de Dieu en 7 points :
1. Tout ce qui a un commencement a une cause.
2. Si l'Univers spatio-temporel a une cause, il s'agit d'un être atemporel et non spatial.
3. Or l'Univers spatio-temporel a eu un commencement.
4. Donc l'Univers physique a une cause (atemporelle et non spatiale).
5. Il existe deux sortes d'être atemporel et non spatial: les abstractions et les esprits.
6. Les abstractions n'ont pas de pouvoir causal.
7. La cause de l'univers est un esprit.
Pour comprendre le point n°2, réfléchissez à ceci : si vraiment le temps a commencé d'exister, il est logiquement impossible que sa cause se soit trouvée dans le temps.
Le point n°3 s'établit à la fois par la logique (un passé infini est impossible) et par la cosmologie scientifique (qui induit la nécessité d'une singularité initiale).
Cette démonstration esr signée Frédéric Guillaud, auteur de Dieu existe. Arguments philosophiques (Cerf), dans un entretien publié dans le mensuel La Nef n°255, janvier 2014.

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Philippe Aucazou 17/01/2014 11:11


Est-ce que cela ne prouve pas, plus exactement, l'existence d'un principe créateur ?


@ Ajax :


Que voulez-vous dire sur les difficultés de passer d'une cause logique à une cause physique ?


 


 

Ajax 14/01/2014 09:43


Cette démonstration est mal organisée. Il n'y a pas 7 points mais 6 : le 2 est inutile. 


Par ailleurs elle a un côté tristement scolastique. La notion de cause, transposée du monde de la logique dans le monde physique, est terriblement approximative. Quant à classifier les êtres
"atemporels et non spatiaux", en dehors de la manie taxonomique que cela dénote, et du fait que cela pose la question de ce qu'on appelle "l'être" et qu'on a fort tendance à caractériser,
justement, par l'espace et le temps, on ne peut qu'admirer l'arbitraire qui conduit à affirmer qu'ils sont de deux sortes, abstractions et esprits. En postulant l'existence d'esprits atemporels,
non spatiaux et dotés de pouvoir causal (quoi que ce puisse signifier) on postule, grosso modo, ce que l'on veut démontrer...

GUILLAUD Frédéric 26/02/2015 13:05

Ma foi, non, cher Ajax, vous vous trompez. Sans le point n°2, on ne peut pas déduire le point n°4 (avec sa parenthèse). Ce raisonnement étant valide, la conclusion s'ensuit nécessairement. En revanche, il est évidemment possible de contester une ou plusieurs prémisses. Dites-moi précisément laquelle, et nous pourrons discuter.

F.G.