Le 23e Téléthon aura lieu les 4 et 5 décembre. La collecte précédente, en décembre 2008, a rapporté 105 millions d'euros à son organisateur, l'Association française contre les myopathies (AFM). Rappelons les principaux griefs adressés par les catholiques :
1/ L'utilisation des embryons pour la recherche. Le Téléthon finance le premier centre français de recherches sur l'embryon humain : l'Institut I-STEM, dirigé par le Dr Marc Peschanski. Rappelons que la recherche sur les embryons humains ne vise pas guérir des embryons malades, consiste à prélever des cellules de l'embryon (que l'on détruit) pour les utiliser comme matériau de recherche.
2/ La sélection des embryons sur critères génétiques : le diagnostic pré-implantatoire (DPI), dont l'AFM est l'un des principaux promoteurs. Quand un couple est porteur d'une maladie génétique, on lui propose de faire une fécondation in vitro, puis de rechercher sur les embryons obtenus ceux qui sont porteurs de la maladie et ceux qui ne le sont pas, les bébéthons. Seul l’embryon qui n'est pas porteur de la maladie est réimplanté, ses frères et soeurs sont tués.
3/ La recherche qui utilise des fœtus avortés. Des travaux sur les maladies de Parkinson et de Huntington entraînent des greffes de cellules neurales extraites de fœtus avortés. Il faut utiliser de 3 à 10 fœtus pour un patient et il s'agit de fœtus dont les cellules neurales ne sont pas encore mortes pour que la greffe réussisse.
Ajoutons que l'AFM n'hésite pas à déclencher des procès contre ceux qui dénoncent ces pratiques moralement condamnables.

Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
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Penseurs de la Cité de Dieu présente dans la cité des hommes, les nouveaux théologiens refusent la « captivité politique de l'Église » et la mondialisation libérale. Produit d'une raison séculière et donc rétrécie, la modernité fondée sur la violence s'achève dans le nihilisme. S'employant à déconstruire le mythe de l'État moderne salvateur, ils lui opposent l'Église, véritable communauté de référence et de résistance. Puisant dans ses ressources - notamment liturgiques -, elle peut restaurer une amitié politique fondée sur la participation au Christ.
Thomisme subversif, anarchisme eucharistique, aristotélisme révolutionnaire, orthodoxie radicale, augustinisme postmoderne, théologie postlibérale : au-delà du choc
des mots, la théologie politique du XXIe siècle est née.
Revue de presse

Denis Sureau is the author of essays about Thomas Aquinas and politics. He is Editor-in-Chief of the French catholic Editions de L'Homme Nouveau.
Book summary
Introduction
Chapter I - The political theologies of the twentieth century
The Schmitt-Peterson debate
Action Française and Neo-Thomisms
From "Political Theology" to "Liberation Theology"
Henri de Lubac at the turn of contemporary theology
Chapter 2 - The Church as Communion: After Vatican II
David Schindler or how to be American, anti-liberal, and theologian of communion
Tracey Rowland or postmodern Augustinian Thomism
Aidan Nichols or the revival of Christianity
Chapter 3 - Morality: the wind rises
Alasdair MacIntyre or revolutionary Aristotelianism
Stanley Hauerwas or the Kingdom of Peace
John Porter or natural law rediscovered
Therese Lysaught or the search for a Christian bioethics
Chapter 4 - Radical Orthodoxy: the Cambridge revolution
John Milbank or beyond secular reason
Catherine Pickstock or how an Anglican theologian rethinks the truth about the Mass.
Chapter 5 - Exercises of theopolitical imagination
John Howard Yoder or the politics of Jesus
Oliver O'Donovan or the Biblical roots of politics
William Cavanaugh or Eucharistic anarchy
Emmanuel Katongole or the new African theopolitics
Stephen Long or theological critique of capitalism
Daniel Bell or to think of God in the city after the end of history
Appendix: European Cousins