Partager l'article ! Quand Justice et Paix ignore la subsidiarité: Le Conseil pontifical Justice et Paix a publié une note de douze pages ...

Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
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Una nueva teología política (en torno a la “Radical Othodoxy.”)
Denis Sureau
EDITORIAL NUEVO INICIO
232 páginas
En esta Nueva teología política, Denis Sureau nos da a conocer a una nueva generación de teólogos políticos que irrumpe con fuerza en el mundo anglosajón. Enraizados en San Agustín y convencidos de la importancia de los escritos de Henri de Lubac, influidos por las enseñanzas de Alasdair MacIntyre y de Stanley Hauerwas, estos jóvenes pensadores rechazan la cautividad política de la Iglesia, fruto de la globalización liberal. Son etiquetados como tomistas subversivos, aristotélicos revolucionarios, ortodoxos radicales o agustinianos posmodernos. Pero todos ellos, al nihilismo violento en que ha desembocado la salvación que prometía el estado moderno, le oponen una comunidad de referencia y de resistencia: la Iglesia. Sólo ella puede restaurar, mediante su praxis sacramental, una verdadera amistad política entre los hombres.

Le Conseil pontifical Justice et Paix a publié une note de douze pages intitulée Pour une réforme du système financier et monétaire international dans la perspective d'une autorité publique à compétence universelle.
La partie doctrinale du texte (la dimension morale des pratiques économiques et donc de la crise, la dénonciation du « libéralisme sans règles ni contrôles ») n'a pas suscité trop de critiques, et ceux qui les ont émises sont les mêmes qui contestent la pertinence de la Doctrine sociale de l’Église. Le désaccord porte surtout sur l'explication proposée et de la solution préconisée.
Le point faible du diagnostic serait qu'il négligerait la cause principale du chaos financier : les déficits budgétaires irresponsables accumulés par les États. Quant à la solution principale proposée – une autorité politique mondiale –, ses développements dépasseraient largement l'idée évoquée par Jean XXIII puis reprise par Benoît XVI dans son encyclique Caritas in Veritate.
Il semblerait que les auteurs de la note de Justice et Paix aient une vue fort confuse des implications du principe de subsidiarité qui, bien compris, est aux antipodes du principe bureaucratique et centralisateur qui fonde les Etats-nations que nous connaissons, et ne saurait d'aucune manière justifier un super-Etat mondial.
Car au lieu d'une autorité conçue en fonction du principe de subsidiarité, Justice et Paix glisse carrément vers une structure de pouvoir supra-étatique, un « Gouvernement mondial »garantissant « en plus d'un système de governance, un système de governmentde l'économie et de la finance internationale ».Seraient créés une« Banque centrale mondiale » pour« un contrôle monétaire mondial » et une « solidarité fiscale mondiale »incluant une taxation des transactions financières (revendication des altermondialistes).
Cet effort d'« imagination prospective »laisse pour le moins dubitatif, surtout lorsqu'il est présenté en référence avec l'expérience de l'Onu...
Heureusement, on a appris depuis que la note de Justice et Paix ne peut se prévaloir d'aucune autorité, puisqu'elle
a été publiée sans l'accord du Pape.