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Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
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Una nueva teología política (en torno a la “Radical Othodoxy.”)
Denis Sureau
EDITORIAL NUEVO INICIO
232 páginas
En esta Nueva teología política, Denis Sureau nos da a conocer a una nueva generación de teólogos políticos que irrumpe con fuerza en el mundo anglosajón. Enraizados en San Agustín y convencidos de la importancia de los escritos de Henri de Lubac, influidos por las enseñanzas de Alasdair MacIntyre y de Stanley Hauerwas, estos jóvenes pensadores rechazan la cautividad política de la Iglesia, fruto de la globalización liberal. Son etiquetados como tomistas subversivos, aristotélicos revolucionarios, ortodoxos radicales o agustinianos posmodernos. Pero todos ellos, al nihilismo violento en que ha desembocado la salvación que prometía el estado moderno, le oponen una comunidad de referencia y de resistencia: la Iglesia. Sólo ella puede restaurar, mediante su praxis sacramental, una verdadera amistad política entre los hombres.

A l'occasion de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Benoît XVI, les médias ont glosé sur le rapport des catholiques à la politique. Sans voir l'essentiel : l'usure des notions de droite et de gauche.
Les générations passent, et avec elles les clivages théopolitiques. Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire La Vie – longtemps emblématique des « chrétiens de gauche » - développe, dans son livre Pourquoi le christianisme fait scandale (Seuil), une critique sévère des dérives de notre société qui pourrait être qualifiée de « réactionnaire », et présente le christianisme comme « la nouvelle contre-culture », thème que seul le journal L'Homme Nouveau avait développé jusqu'à présent.
De son côté, Christophe Geffroy, directeur du mensuel traditionaliste La Nef, accueille positivement l'ouvrage de Jean-Pierre Denis et se dit « heureux de constater que nous nous retrouvons désormais sur nombre de sujets essentiels » (n°219).
Issu de la Fraternité Saint-Pie X, membre aujourd'hui de l'Institut du Bon Pasteur, l'abbé Guillaume de Tanoüarn s'interroge sur son Métablog : « Il semble que les habits neufs de cette gauche chrétienne, son message d’aujourd’hui soit essentiellement à chercher autour de l’antilibéralisme – et de ce qu’en France on appelle pour faire vite l’antisarkozisme. Mais l’antilibéralisme, c’est aussi un thème très ancien de ce que l’on appellera «la droite chrétienne» la plus intransigeante. Il me semble que sous cette bannière, il n’est pas impossible que les frères ennemis du catholicisme français finissent par se rapprocher, en réalisant qu’ils ont finalement gardé beaucoup de choses en commun. » Et de suggérer les pistes d'un « programme commun des catholiques français » : la défense d'une « culture de vie, fondée sur l’amour, sur la famille, sur l’accueil et le respect de la vie depuis sa conception », la promotion de la subsidiarité contre le gigantisme financier et le magma bruxellois, le respect de la nature en mettant des limites à la consommation effrénée, la catholicité de l'Église comme seule réponse à la mondialisation etc.
L'essayiste Patrice de Plunkett ne voit pas de raisons pour les catholiques de voter davantage à droite qu'à gauche. « Rien, dans la politique des gouvernements de droite, ne peut être considéré comme plus évangélique que la politique des gouvernements de gauche. » A commencer par les nouvelles mœurs : c'est un président de droite, Valéry Giscard d'Estaing, qui légalisa l'avortement, et c'est Roselyne Bachelot, qui le promeut aujourd'hui.
Laissons le mot de la fin au philosophe Alasdair MacIntyre qui remarque que les débats contemporains opposent « presque exclusivement des libéraux conservateurs, des libéraux centristes et des libéraux de gauche » ?