La diplomatie parallèle de Sant'Egidio

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L'une des originalités de la communauté de Sant'Egidio est d'être intervenue en tant que médiateur sur la scène internationale. Certains l'appellent l'Onu duTrastevere (quartier romain de sa naissance), d'autres voient dans ses interventions pacificatrices l'invention d'une diplomatie parallèle parfois plus efficace que la diplomatie professionnelle et officielle, et le plus souvent complémentaire. Ce livre collectif raconte l'histoire de ces tentatives, menées au cours des dernières vingt-cinq années, du Mozambique à l'Algérie, du Guatemala au Burundi, de l'Albanie au Kosovo, du Liberia à la Côte-d'Ivoire... S'y ajoutent sa lutte contre le sida (75 000 malades secourus) et son combat pour l'abolition de la peine de mort. La méthode mise en œuvre s'appuie sur une conviction affirmée dans l'introduction par Andrea Riccardi, fondateur de Sant'Egidio : « même dans des conditions désespérées et complexes, la paix s'obtient à travers le dialogue, la rencontre, la médiation, l'accord ». Pourtant, sa communauté est un acteur international hors catégories : ni Ong, ni bras laïc du Saint-Siège, ni agence non gouvernementale, ni organisation nationale ou internationale. Mais une communauté chrétienne, experte en rapports humains, patiente et tenace, dont la faiblesse même devient une force.

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L'Art de la paix

La Communauté de Sant'Egidio sur la scène internationale

Roberto Morozzo della Rocca (dir.)

Salvator, 360 p., 23,50 €

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