Insécurité sociale

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Après l’annonce du remboursement à 65% de la pilule du lendemain EllaOne des laboratoires HRA-Pharma, les mouvements pro-vie dénoncent cette nouvelle avancée de la culture de mort. L’Alliance pour les Droits de la Vie rappelle que les effets de la molécule utilisée ne sont pas clairement connus : l’acétate d’ulipristal ne fait-elle que retarder l’ovulation, ou bien a-t-elle un effet antinidatoire, c’est-à-dire provoque-t-elle la destruction de l’embryon déjà conçu ? Saisie par l'ADV, l'Agence française de sécurité sanitaires des produits de santé a répondu que « l’effet de cette molécule sur l’endomètre n’est pas élucidé. » L’ADV s’indigne doublement : « Les femmes qui prennent EllaOne ne savent pas si elles vivent ou non un avortement précoce. Et malgré cette incertitude, et les doutes qu’elle peut faire naitre chez les femmes, la Sécurité sociale décide de rembourser cette pilule. » De son côté, Laissez-les-vivre dénonce ce nouvel afflux d'argent pour « l'industrie de la mort » alors que la branche maladie de Sécu, qui pourrait connaître un déficit de 15 milliards d'euros cette année, restreint ses prestations : « Augmentation du forfait hospitalier de 16 à 18 euros, déremboursement total ou partiel de certains médicaments, taxation de 3,5% des mutuelles frais de santé, baisses de prix des médicaments remboursés, mode de calcul moins favorable pour les assurés des indemnités journalières d'arrêts de travail, baisse des tarifs chirurgicaux de la cataracte ne représentent que 600 millions d'économies, soit 2% du déficit maladie. Mais pour la pilule dite du surlendemain EllaOne : aucun problème ! » L'association ajoute : « Notons que des millions de français, et notamment d'enfants ne disposent pas de ressources suffisantes pour changer leurs verres correcteurs, ni se faire soigner les dents, tellement les remboursements « sécu » sont ridicules et que même les meilleures « mutuelles » sont loin de couvrir les frais réels d'optique et de chirurgie dentaire. »

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