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Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
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Una nueva teología política (en torno a la “Radical Othodoxy.”)
Denis Sureau
EDITORIAL NUEVO INICIO
232 páginas
En esta Nueva teología política, Denis Sureau nos da a conocer a una nueva generación de teólogos políticos que irrumpe con fuerza en el mundo anglosajón. Enraizados en San Agustín y convencidos de la importancia de los escritos de Henri de Lubac, influidos por las enseñanzas de Alasdair MacIntyre y de Stanley Hauerwas, estos jóvenes pensadores rechazan la cautividad política de la Iglesia, fruto de la globalización liberal. Son etiquetados como tomistas subversivos, aristotélicos revolucionarios, ortodoxos radicales o agustinianos posmodernos. Pero todos ellos, al nihilismo violento en que ha desembocado la salvación que prometía el estado moderno, le oponen una comunidad de referencia y de resistencia: la Iglesia. Sólo ella puede restaurar, mediante su praxis sacramental, una verdadera amistad política entre los hombres.

Les nouvelles menaces sur la vie ont été l'occasion de multiples initiatives lancées par les catholiques pour tenter d'endiguer l'avancée de la culture de mort (lire page 2). La multiplication d'actes antichrétiens révèle le vrai visage d'une laïcité qui est tout sauf apaisée : profanation impunie des sépultures, attaques contre le pape, affaire de l'agenda européen purgé des fêtes chrétiennes, disparition annoncée d'émissions religieuses sur l'audiovisuel public, remise en cause des aumôneries d'hôpitaux... Dans ce contexte, les catholiques – en particulier les plus jeunes – font l'apprentissage de nouveaux modes d'intervention dans la société : campagnes via l'internet, happenings, actions ciblées, information alternative. Minoritaires dans une société massivement sécularisée, ils vivent de plus en plus la condition de dissidents ou de résistants. Les blogs ont remplacé les samizdats.
Dans un récent dossier, le quotidien La Croix (27/1) constate que « l'heure n'est certainement plus à l'enfouissement » et que « les milieux d'Église, sous l'impulsion des plus jeunes générations, ont appris à maîtriser les nouveaux canaux de communication, à créer et mobiliser des réseaux pour exercer une influence sur les débats sociaux, avec une authentique créativité. » Cependant l'éditorialiste estime que ce dynamisme risque de faire croire que l'Église veut « imposer ses vues » dans le débat public, ce qui lui semble répréhensible. Outre que l'on imagine difficilement l'Église « imposer » quoi que ce soit compte tenu de ses faibles forces, ce genre de craintes s'apparente plutôt à un complexe d'infériorité mal digéré. Faire pression sur l'opinion n'a rien de condamnable en soi, pourvu que les méthodes utilisées soient moralement acceptables. Et elles sont complémentaires plutôt qu'exclusives d'un travail d'évangélisation : il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Mais il est vrai que les grands mouvements chrétiens, qui proposaient un engagement dans la durée, sont en crise. Même s'ils touchent encore plusieurs centaines de milliers de personnes (entre 350 000 et 400 00 membres actifs, selon l'épiscopat), rares sont ceux qui parviennent à enrayer la chute de leurs effectifs. Toutes les organisations d'action catholique vieillissent irrésistiblement (et certaines disparaissent). Face à la difficulté qu'ont les jeunes en général et les jeunes chrétiens en particulier à échapper au zapping permanent et à s'engager dans la durée (ce qui implique de se former), de nouvelles formes d'activité « théopolitique » restent à inventer.