La cause de béatification d'Edmond Michelet (1899-1970) a été ouverte officiellement en 2006 en raison de son comportement admirable comme résistant et déporté. Son petit-fils, Mgr Benoît Rivière, évêque d'Autun, est un ardent défenseur de la cause. Celle-ci semble néanmoins compromise par le comportement d'Edmond Michelet comme homme politique et surtout ministre de la Justice entre 1959 et 1961. Le 4 juin 1960, il signait une ordonnance, pour rétablir la peine de mort en matière politique, abolie depuis 1848. Puis il demandait qu’elle soit appliquée aux généraux Challe et Zeller en mai 1961. Ceux-ci n’ayant été condamné qu’à 15 ans de détention criminelle, il a qualifié de « détestable » le réquisitoire du procureur général qui n’avait requis que la réclusion criminelle à perpétuité et de « scandaleux » le verdict du Haut Tribunal militaire institué spécialement. C'est ce que rappelle Bernard Zeller, sixième enfant du général, dans un petit livre intitulé Edmond Michelet est-il un saint? (La Doller, 136 p., 10 €) Sans répondre à la place de l'Église, il offre une biographie qui rappelle des faits et pose des questions précises.

Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
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Penseurs de la Cité de Dieu présente dans la cité des hommes, les nouveaux théologiens refusent la « captivité politique de l'Église » et la mondialisation libérale. Produit d'une raison séculière et donc rétrécie, la modernité fondée sur la violence s'achève dans le nihilisme. S'employant à déconstruire le mythe de l'État moderne salvateur, ils lui opposent l'Église, véritable communauté de référence et de résistance. Puisant dans ses ressources - notamment liturgiques -, elle peut restaurer une amitié politique fondée sur la participation au Christ.
Thomisme subversif, anarchisme eucharistique, aristotélisme révolutionnaire, orthodoxie radicale, augustinisme postmoderne, théologie postlibérale : au-delà du choc
des mots, la théologie politique du XXIe siècle est née.
Revue de presse

Denis Sureau is the author of essays about Thomas Aquinas and politics. He is Editor-in-Chief of the French catholic Editions de L'Homme Nouveau.
Book summary
Introduction
Chapter I - The political theologies of the twentieth century
The Schmitt-Peterson debate
Action Française and Neo-Thomisms
From "Political Theology" to "Liberation Theology"
Henri de Lubac at the turn of contemporary theology
Chapter 2 - The Church as Communion: After Vatican II
David Schindler or how to be American, anti-liberal, and theologian of communion
Tracey Rowland or postmodern Augustinian Thomism
Aidan Nichols or the revival of Christianity
Chapter 3 - Morality: the wind rises
Alasdair MacIntyre or revolutionary Aristotelianism
Stanley Hauerwas or the Kingdom of Peace
John Porter or natural law rediscovered
Therese Lysaught or the search for a Christian bioethics
Chapter 4 - Radical Orthodoxy: the Cambridge revolution
John Milbank or beyond secular reason
Catherine Pickstock or how an Anglican theologian rethinks the truth about the Mass.
Chapter 5 - Exercises of theopolitical imagination
John Howard Yoder or the politics of Jesus
Oliver O'Donovan or the Biblical roots of politics
William Cavanaugh or Eucharistic anarchy
Emmanuel Katongole or the new African theopolitics
Stephen Long or theological critique of capitalism
Daniel Bell or to think of God in the city after the end of history
Appendix: European Cousins