Au sujet d'Orange stressé

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Suite à la multiplication des suicides à France Telecom, le Père Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France, a publié une déclaration intitulée Suicides au travail. Il s'interroge : « Qu'est donc cet économisme, faisant pression sur l'homme, au point de ne plus lui donner d'entrevoir une autre issue que de mettre fin à ses jours ? » Rappelant que le travail humain est une dimension fondamentale pour l'épanouissement et le bien commun, il ajoute : « Il est urgent que les acteurs, concernés par ce grave enjeu de société, se concertent afin d'endiguer ce désespoir devant lequel nul ne peut se résigner. Certaines pratiques managériales sont à revoir. La vie est un don et a une valeur inestimable. Une société qui ne procure plus de travail, ou qui en impose dans des conditions inacceptables, n'est plus digne d'elle-même. » Le texte du Père Podvin s'achève sur un extrait de l'encyclique Caritas in Veritate de Benoît XVI : « Des relations authentiquement humaines, d'amitié et de socialité, de solidarité et de réciprocité, peuvent également être vécues, même au sein de l'activité économique, et pas seulement en dehors d'elle ou après elle. »

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Anne Josnin 21/10/2009 19:53


La formation de notre élité, comme celle imposée à tous par l'Education Nationale, est en partie responsable de l'incapacité de nos dirigeants à comprendre la détresse de leurs subordonnés.
En effet j'ai pu constater que certains énarques étaient limite "autistes". D'où cela vient-il?A mon sens de ce quel'on ignore, pour reprendre les mots de C.Jung,que l'on ne comprend pas le monde
par le seul intellect, mais tout autant avec les sens. Ce qui signifie que, plus on développe les capacités intellectuelles, plus on devrait travailler sa capacité à voir,
écouter,toucher,sentir,goûter:cela s'apprend!Le cerveau ne peut rien émettre de bon s'il n'a pas d'abord su recevoir correctement la réalité qui se donne à nous. Au lieu de cela on a mis entre la
réalité et nos intellects dirigeants...des outils mathématiques qui déroulent sur des écrans des données abstraites:comment s'étonner qu'ils ne sachent rejoindre les hommes dans ce qu'ils ont de
plus intime, que ce soit leur détresse ou leurs aspirations?