Pour répondre à des besoins urgents, la Fondation Notre-Dame a décidé de créer un fonds de solidarité intitulé « Mains ouvertes ». Objectif : apporter un soutien financier à une personne ou à une famille, dès lors qu'elle est accompagnée par une association travaillant avec l'une des 110 paroisses de Paris. La dotation initiale du fonds s'élève à 100 000 euros. Les besoins qui peuvent être pris en charge sont déjà bien définis : impayés de loyers susceptibles de provoquer des expulsions; retards de paiement; aide complémentaire pour permettre à la personne de s'engager dans une formation; dettes de frais d'obsèques d'un parent lorsque qu'un descendant direct se retrouve en recherche d'emploi; aide complémentaire pour le séjour en maison de repos après une hospitalisation; acquisition d'un fauteuil électrique pour une personne polyhandicapée, etc. A titre d'exemple, le premier bénéficiaire est un enfant d'une famille monoparentale en difficulté sociale afin de participer à la prise en charge de ses frais de scolarité et de cantine. Les besoins sont examinés depuis le 1er août. La Fondation Notre-Dame s'engage à répondre dans un délai de cinq jours maximum, sur la base d'une présentation de la situation transmise par l'association qui établit la demande de soutien. Créée par le cardinal Lustiger, il y a dix-sept ans, la Fondation Notre-Dame a pour vocation d'encourager, d'accompagner et de financer des projets dans les domaines de la solidarité, de l'éducation et de la culture. Chaque année, avec un budget de 12 millions d'euros, elle apporte notamment son aide à une soixantaine de projets non cultuels liés à des associations parisiennes. Plus de 400 projets d'associations ont été soutenues depuis son lancement.

Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
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Penseurs de la Cité de Dieu présente dans la cité des hommes, les nouveaux théologiens refusent la « captivité politique de l'Église » et la mondialisation libérale. Produit d'une raison séculière et donc rétrécie, la modernité fondée sur la violence s'achève dans le nihilisme. S'employant à déconstruire le mythe de l'État moderne salvateur, ils lui opposent l'Église, véritable communauté de référence et de résistance. Puisant dans ses ressources - notamment liturgiques -, elle peut restaurer une amitié politique fondée sur la participation au Christ.
Thomisme subversif, anarchisme eucharistique, aristotélisme révolutionnaire, orthodoxie radicale, augustinisme postmoderne, théologie postlibérale : au-delà du choc
des mots, la théologie politique du XXIe siècle est née.
Revue de presse

Denis Sureau is the author of essays about Thomas Aquinas and politics. He is Editor-in-Chief of the French catholic Editions de L'Homme Nouveau.
Book summary
Introduction
Chapter I - The political theologies of the twentieth century
The Schmitt-Peterson debate
Action Française and Neo-Thomisms
From "Political Theology" to "Liberation Theology"
Henri de Lubac at the turn of contemporary theology
Chapter 2 - The Church as Communion: After Vatican II
David Schindler or how to be American, anti-liberal, and theologian of communion
Tracey Rowland or postmodern Augustinian Thomism
Aidan Nichols or the revival of Christianity
Chapter 3 - Morality: the wind rises
Alasdair MacIntyre or revolutionary Aristotelianism
Stanley Hauerwas or the Kingdom of Peace
John Porter or natural law rediscovered
Therese Lysaught or the search for a Christian bioethics
Chapter 4 - Radical Orthodoxy: the Cambridge revolution
John Milbank or beyond secular reason
Catherine Pickstock or how an Anglican theologian rethinks the truth about the Mass.
Chapter 5 - Exercises of theopolitical imagination
John Howard Yoder or the politics of Jesus
Oliver O'Donovan or the Biblical roots of politics
William Cavanaugh or Eucharistic anarchy
Emmanuel Katongole or the new African theopolitics
Stephen Long or theological critique of capitalism
Daniel Bell or to think of God in the city after the end of history
Appendix: European Cousins