Selon les derniers chiffres, l’Union Nationale des Associations Familiales (Unaf) a perdu 9000 adhérents en 2006. Depuis 1994, 166 000 familles ont quitté ses associations membres.

Les Associations Familiales Catholiques ne comptent plus que 28 000 familles adhérentes (soit10 000 de moins qu’il y a dix ans), la Confédération Syndicale des Familles 30 000, et Familles de France 69 000 (contre 108 000 en 2000). Les Associations Familiales Rurales s’en tirent mieux avec leurs 154 000 familles attirées par les services nombreux qu’elles gèrent à la campagne.

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Novembre 1995 : une grand-mère anglaise, Veronica Williams, touchée par les problèmes auxquels sont confrontés les enfants, appelle des mères de famille à se réunir pour prier ensemble. C'est ainsi qu'est née la Prière des Mères, aujourd’hui répandue dans plus de 85 pays à travers le monde. Son principe est très simple : deux mères suffisent pour constituer un groupe de prière. Les réunions sont hebdomadaires et discrètes. Les participants peuvent partager leurs peines ou angoisses, avant de les porter dans la prière, en communion avec les autres mères à travers le monde. Un livret traduit en 25 langues sert de support et de lien. La coordonnatrice pour la France (480 groupes recensés) est Caroline de Boisbaudry, une mère de cinq enfants qui a connu le mouvement en Grande-Bretagne lorsqu’elle y résidait.

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Tél. : 01 45 04 03 82   

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L'archevêque d’Avignon n’a décidément pas fini d’agacer ses confrères. « Il faut absolument dégraisser le mammouth de l'enseignement catholique », déclare Mgr Jean-Pierre Cattenoz dans le Monde de l'Education (sept.-oct.). « Victime de son succès, l'enseignement catholique a perdu son caractère propre », ajoute-t-il dans un entretien publié dans Pèlerin (6/9). « Les chefs d'établissement (...) contrôlent de plus en plus difficilement l'embauche des professeurs. Ceux que les académies nous envoient ne sont pas toujours correctement formés aux missions d'enseignement. En outre, nombre de directeurs reconnaissent eux-mêmes n'être pas croyants ou pratiquants », constate-t-il. Résultat : « par esprit de consensus, les projets éducatifs des établissements se limitent en général au plus petit dénominateur commun: la transmission de valeurs comme le partage ou la tolérance ».

Le constat une nouvelle fois dressé, Mgr Cattenoz ne cesse d’affirmer que « le Christ doit être au centre de l'enseignement catholique ». Il propose « de renégocier avec l'Etat une forme de contrat plus souple, afin de laisser aux chefs de ces établissements plus de latitude dans le recrutement du personnel enseignant ». Il suggère aussi que « les diocèses puissent accueillir des établissements où la proposition de foi soit plus poussée ». Peut-être pense-t-il aux écoles entièrement libres qui se ne cessent de se multiplier : une trentaine de nouveaux établissements ont été ouverts à la rentrée, en même temps que l’Institut libre de formation des maîtres, destiné à former des instituteurs pour les 450 écoles hors contrat. L’ampleur du phénomène conduit aujourd’hui certains directeurs diocésains à adopter une attitude plus ouverte vis-à-vis de ces objets scolaires non identifiés.

La vigueur des analyses de Mgr Cattenoz tranche sur le discours habituel des responsables nationaux de l’Enseignement catholique et de la Conférence des évêques de France (qui, selon Mgr Cattenoz, fait « fausse route »). Eric de Labarre, le nouveau secrétaire général de l’Enseignement catholique, explique notamment que « les enseignants sont tenus de partager les objectifs du projet d’établissement, pas des convictions religieuses » ou que « la catéchèse suppose une liberté de choix et ne peut donc être imposée » (La Croix, 29/8). Et encore : « Il serait suicidaire que l’Enseignement catholique cherche à imposer en son sein ce à quoi il croit, car ce faisant, il contredirait un de ses fondements essentiels. » (Famille chrétienne, 8/9)
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Le deuxième groupe bancaire suisse, le Crédit suisse, a lancé deux fonds d'investissement basé sur les principes religieux, l’un chrétien (Christian Values) et l’autre (Al-Buraq) islamique, conforme à la charia. Premier du genre en Suisse, le fond chrétien investit dans des titres à partir de critères d’exclusion – violation du droit à la vie et des autres droits de l’homme, armes, pornographie, alcool, non-respect de la protection de l’environnement… - et de critères de sélection : préservation de la dignité humaine, respect culturel et religieux, promotion de la famille, responsabilité écologique et sociale, solidarité, conduite morale etc. Philippe Röh, gestionnaire du portefeuille, déclare : « Nous proposons un concept de placement innovant, basé sur des principes d’éthique chrétienne, dont la conformité éthique est contrôlée régulièrement par des instances indépendantes. »

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DANS LE PREMIER TIERS DU XXe SIECLE, de nombreux intellectuels français s’étaient convertis au catholicisme (voir le livre de Frédéric Gugelot, « La conversion des intellectuels au catholicisme en France, 1885-1935 », Cnrs éditions, 1998). Un tel phénomène est-il susceptible de se reproduire aujourd’hui ? Dans un article publié dans « Valeurs actuelles » (n°3686, 20/7), Laurent Dandrieu remarque : « sans se concerter, sans même se connaître pour la plupart, chacun de leur côté, plusieurs intellectuels, ces dernières années, ont effectué un chemin ou un retour, intime ou tonitruant, véritable conversion ou simple réveil, vers la foi catholique. Plus significatif encore, au lieu de garder cela pour eux, ils ont décidé d’ignorer ce que cette évolution aurait pu leur valoir de railleries, de haussements d’épaules, d’accusations de passéisme et de ringardise, et de revendiquer publiquement leur identité de catholiques. »

QUI SONT-ILS, CES « INTELLOS TENTES PAR LA FOI » ? A l’image de René Girard, considéré dans le monde entier comme le plus grand penseur français vivant, ils se souvent converti à l’issue d’un itinéraire intellectuel les détachant progressivement de la « modernité». Max Gallo, socialiste souverainiste, allie sur un mode assez « péguyste » conversion personnelle et réaffirmation des racines chrétiennes de la France. Très médiatique, l’essayiste Jean-Claude Guillebaud a écrit « Comment je suis redevenu chrétien » (Albin Michel), un livre qui remporte un grand succès. Homme de gauche, éditeur au Seuil, grand reporter, il repousse aujourd’hui un certain nombre d’idoles actuelles sans pour autant professer encore une foi véritable. Ancien maoïste, disciple de Lacan et de Bataille, le philosophe Bernard Sichère publie un livre au titre explicite : « Catholique » (DDB).

CITONS ENCORE LE CORREZIEN DENIS TILLINAC qui, dans « Le Dieu de nos pères » (Bayard), prend vigoureusement la défense du catholicisme. Ou encore le romancier et essayiste François Taillandier. Maurice G. Dantec, punk converti, Léon Bloy post-moderne, dénonciateur déjanté du nihilisme de la vieille Europe, voit en Benoît XVI le « signe divin » du retour d’une « Eglise plus pugnace, beaucoup plus ancrée sur ses traditions scolastiques, patristiques, théologiques ». Disparu en 2006, Philippe Murray, se réclamait du « Dieu du catéchisme de (son) enfance » et vitupérait les errements contemporains. Laurent Dandrieu remarque : « Ce n’est pas une lame de fond, ni même une déferlante, tout de même un courant qui, aussi informel soit-il, intrigue. »

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Certains évoquent le spectre du communautarisme catholique comme si les catholiques formaient une communauté parmi d’autres (quoique estimable !) à l’intérieur d’une communauté plus vaste qui serait celle de l’Etat-nation. Une telle vision est sociologique – donc fausse - mais elle n’est pas théologique. Car c’est l’inverse qui est vrai : l’Eglise n’est pas une association particulière parmi d’autres mais une communauté plus vaste, la seule véritablement universelle, « catholique » au sens originel du terme. Accepter le présupposé propre à la modernité libérale selon lequel la « catholica » n’est qu’une partie du tout constitué par la communauté nationale conduit inévitablement à refuser toute prétention de cette partie à imposer ses vues – prétention odieuse et « sectaire ». Contre le projet moderne de privatiser la foi et de marginaliser l’Eglise, nous devons retrouver la dimension publique, sociale, du Salut.

Dans l’Ancien Testament, le Peuple choisi par Dieu qu’est Israël est une communauté politique, et la loi de Dieu régit tous les aspects de la vie humaine. Dans la nouvelle Alliance, le nouveau Peuple de Dieu  se définit comme « Eglise », en référence à l’ekklesia, l’assemblée de ceux qui jouissaient de leurs droits de citoyens dans une polis, un Etat-cité grec. Pas comme une association privée ou une secte. Pas comme la partie d’un tout mais comme un tout, dont la mission s’étend au monde entier et qui comprend au moins en puissance tous les hommes. Cette affirmation a été perçue très vite par l’Empire romain, et Pline a combattu les communautés chrétiennes d’Asie mineure comme autant d’associations politiques subversives. Non, l’Eglise ne défend pas des intérêts particuliers, elle est concernée par les intérêts de la cité entière, de toutes les cités, en tant que témoin de Dieu dans l’histoire. Or Dieu est le seul bien commun à tous les hommes.

Plus tard, la dimension politique de l’Eglise a été davantage visible, d’abord avec les évêques « défenseurs de la cité », puis avec la Chrétienté. Le rôle spécifique des rois était d’assurer un certain ordre au sein même du peuple de Dieu, mission nécessaire quoique temporaire, « temporelle », dans l’attente de la seconde venue du Christ. L’onction royale montrait que même cette responsabilité s’inscrivait à l’intérieur et non à l’extérieur de l’Eglise. Pour comprendre l’articulation entre les fonctions respectives du prince et de l’évêque, les théologiens se référaient aux deux natures (humaine et divine) deux Christ, sans mélange ni séparation. Comme l’a rappelé le théologien américain William Cavanaugh, la différence entre l’autorité temporelle et l’autorité spirituelle était une différence non d’espace mais de temps : est « temporel » ce qui concerne le temps présent, est « spirituel » ce qui concerne l’éternel. Or à partir de la fin du moyen âge, le temporel devient un espace « naturel », « séculier », affirmant toujours davantage son autonomie. C’est alors qu’apparaît l’Etat, contre l’Eglise, progressivement marginalisée, en charge de la « religion » (concept qui prend alors un sens tout nouveau). A l’Etat le pouvoir sur les corps, à l’Eglise le soin des âmes. Renforçant inéluctablement son emprise sur le corps social, il a détruit les formes authentiques de vie sociale ou communautaire : famille, corporations, communes, provinces etc. De la « souveraineté » du monarque devenu absolu, on est passé à la « souveraineté du peuple », elle-même expression de la souveraineté de l’intérêt individuel.

Pour échapper à cette cassure, nous catholiques devons réaliser que l’Eglise est au centre de toute l’histoire humaine. Que c’est à partir du Corps du Christ actif dans la cité des hommes que nous pouvons imaginer une sortie de la sécularisation. Cela implique d’une part que l’Eglise ne cesse de rappeler les exigences de la loi de Dieu aux dirigeants politiques, en puisant dans ses inépuisables ressources. Les évêques ont ici une responsabilité grave. Ils sont dans leur rôle en interdisant (aux Etats-Unis) de communion (mieux encore : en excommuniant) les politiciens pro-avortement, en défiant les gouvernements italiens, portugais et espagnols imposant des lois scélérates, en déclarant immoral le Téléthon, en déclarant injuste la guerre contre l’Irak, etc. Mais cela ne suffit pas.

L’Eglise doit aussi incarner une autre politique, différente de celle du pouvoir athée, et qui transcende les frontières. Quand je parle de l’Eglise, je parle de tous les baptisés, clercs et laïcs, sans négliger pour autant la distinction des vocations. Elle doit se constituer comme un espace social alternatif en multipliant les lieux où l’apprentissage des vertus est possible, où une autorité authentique s’exerce. C’est ce que préconisaient en leur temps les papes Léon XIII et Pie XI en demandant la création d’associations professionnelles (corporations), religieuses et culturelles complètement indépendantes de l’Etat, sous les auspices de l’Eglise. Le principe de subsidiarité a été énoncé à la même époque pour protéger la vie organique des communautés de l’ingérence de l’Etat.

Il faut cependant regretter l’abandon de ce souci par une large part de la hiérarchie ecclésiale. Alors que les évêques devraient encourager la création de corps sociaux alternatifs, ils semblent penser que l’Etat a en puissance la solution à tout problème social. Prenez l’exemple très éclairant de l’enseignement. Vous pouvez envisager de réformer le Mammouth. Bon courage ! Mais en attendant le grand soir hypothétique qui révolutionnera l’Education nationale, il y a des enfants à enseigner ici et maintenant. La création d’écoles entièrement libres est une réponse à un besoin concret. Certaines d’entre elles, par leur vitalité, accueillent désormais des enfants issus de familles dont l’identité est plus large que celles du noyau fondateur, apportant la preuve que nous sommes pas en face d’un « communautarisme catho » replié sur lui-même. Autre exemple. Face au chômage, l’épiscopat français réunit sa commission sociale qui pond une déclaration que personne ne lit. En Italie, les catholiques de Communion et libération, par leurs coopératives et leurs entreprises de toutes sortes, créent des milliers d’emplois. Qui a plus le souci de son prochain ?

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Les Editions de L’Homme Nouveau publient « Prophéties de l’Histoire », un livre du cardinal Billot (128 p., 13 euros, commander sur www.hommenouveau.fr).


Haute figure de la théologie thomiste du vingtième siècle naissant, Louis Billot (1846-1931) est inséparable du pontificat de saint Pie X, qui le créa cardinal et en fit l’un de ses plus proches collaborateurs. Ce jésuite profond, qui était aussi un esprit indépendant, a marqué des générations de prêtres jusqu’au milieu du XXe siècle. Ses grands traités, tous écrits en latin, faisaient autorité dans les séminaires. Figure éminente de ce que l’historien Emile Poulat appelle l’intransigeantisme (antilibéral, antisocialiste, antibourgeois, antimoderne), Billot était une intelligence spéculative impressionnante, très au-dessus de la moyenne, nourrie par une foi indéfectible. Même un théologien aussi hostile à son antimodernisme que le père Chenu voyait en lui un « théologien de grande classe », bien que son « intellectualisme » le rendît « fort peu sensible aux voies irrationnelles du mystère de la foi » !

Les textes qu constituent ce livre développent une réflexion sur le sens chrétien de l’histoire qui a peu d’équivalents au XXe siècle. C’est une sorte de nouveau discours sur l’histoire universelle qui évoque le destin des grands empires et des sept âges de l’Eglise figurés dans l’Apocalypse. Du songe mystique de Nabuchodonosor annonçant l’effondrement des empires terrestres à l’avènement du Royaume de Dieu à travers les sept âges de l’Eglise, le cardinal Billot promène son regard visionnaire sur l’aventure humaine. Développant un sens chrétien de l’histoire, le grand théologien se montre aussi un critique intransigeant du libéralisme sous toutes ses formes, pourvoyeur du nihilisme moderne et de la sécularisation.

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Nommé secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, Jean-Marie Bockel, 57 ans, père de cinq enfants, sénateur-maire de Mulhouse, est connu comme catholique pratiquant, rare socialiste ayant fréquenté le Groupe de spiritualité des assemblées parlementaires. Longtemps proche de Jean-Pierre Chevènement puis défenseur d’un « socialisme libéral » inspiré de Tony Blair, il déclarait il y a quelques années: « Je suis d'accord pour regretter la marginalisation du christianisme. Je suis profondément républicain et laïc. On observe toutefois une montée en puissance du fait religieux, dans ce qu'il a de meilleur et de pire. Dans ce contexte, il est bon que les chrétiens s'engagent, et qu'ils cessent d'avoir honte de s'affirmer comme tels. (…). Il est normal que l'Eglise rappelle ses convictions sur l'importance du principe de vie, cela ne me choque pas. C'est dans sa mission, et elle n'a pas à apporter un message de facilité. Mais en même temps, il faut tenir compte de la réalité sociale. J'ai voté la loi sur le Pacs, j'aurais voté celle sur l'avortement, même si je suis à titre personnel contre l'avortement, bien sûr. Comme chrétien, je revendique aussi mon libre arbitre. » (La Croix, 17 :1 :2003)

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Plus Cde financement catholique à Amnesty International, après la volte-face pro-avortement de l'organisation de promotion et de défense des droits de l’homme. Dans une interview accordée au National Catholic Register, le président du Conseil pontifical Justice et Paix, le cardinal Renato Martino, a exprimé son profond regret pour la prise de position d’Amnesty International, soulignant que se prononcer en faveur de la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse représente une trahison des objectifs institutionnels de l’organisation.
La conséquence inévitable d’une telle décision, selon le cardinal, sera la suspension du soutien financier à Amnesty International de la part des organisations et également des catholiques à titre individuel. Grâce à Dieu – affirme le cardinal Martino - il n'existe pas à un droit à l'avortement internationalement reconnu, comme l’a conclu la Conférence du Caire organisée par les Nations Unies sur la population, qui a exclu l’avortement comme moyen licite de contrôle des naissances. C’est justement Mgr Martino, alors nonce apostolique au Palais de Verre, qui guidait la délégation du Saint-Siège à cette occasion.
Les lobbies pro-avortement – soutient le cardinal dans l’interview au National Catholic Register – continuent leur propagande, qui se place dans le cadre de ce que le serviteur de Dieu Jean-Paul II appelait la « culture de mort » ; et il est extrêmement grave qu’une organisation méritante comme Amnesty International se plie maintenant aux pressions de tels lobbies.

Cela doit intensifier l’engagement non seulement des catholiques, mais aussi de toute personne de bonne volonté, selon le cardinal Martino, pour la défense de la vie des enfants à naître, sans faire de distinctions impossibles entre les cas où le meurtre du bébé dans le sein maternel serait juste ou non. La suppression volontaire de toute vie humaine innocente – a-t-il rappelé – est toujours un délit et mine à sa base le bien commun de la famille humaine.

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Plusieurs appels ont été récemment lancés pour attirer l’attention de l’opinion sur les menaces qui pèsent sur de nombreuses églises de France, avec des risques de démolition. Remis en octobre dernier, un rapport du sénateur Ump de la Meurthe-et-Moselle Philippe Nachbar (« Les monuments historiques : une urgence pour aujourd’hui, un atout pour demain », en ligne sur www.senat.fr) a dressé un état des lieux pour le moins inquiétant : « Dans un document finalisé en janvier 2003, la Direction de l'architecture et du patrimoine a mis en lumière « l'état sanitaire » préoccupant des monuments historiques, et en particulier des monuments classés. Elle évalue à 20% la proportion de ces monuments qui seraient en situation de péril, soit environ 2800 sur un total de 15 000. Suivant ces estimations, les édifices en grande difficulté appartiennent, dans leur grande majorité, à des communes de moins de 2000 habitants qui, à de rares exceptions près, ne disposent pas de ressources suffisantes pour financer les investissements nécessaires, sans l'aide de l'Etat ou d'autres collectivités publiques. » Eglises et chapelles sont les premières visées, et les démolitions ont déjà commencé. Même les cathédrales, dépendant directement de l’Etat, ne sont pas suffisamment entretenues. Un Observatoire du Patrimoine Religieux a été récemment créé pour promouvoir la connaissance et la mise en valeur du patrimoine spirituel de la France. Des comités de défense locaux se créent. La Tribune de l’art (www. latribunedelart.com) a récemment dénoncé la démolition d’églises en Anjou. Le site internet www.40000clochers.com a entrepris un recensement photographique des clochers, tout comme www.clochers.org). Les églises construites avant 1905 demeurent à la charge des collectivités locales, celles qui furent bâties ensuite étant à celle de l’Eglise.

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Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, à l'occasion de l'ouverture des Assises de la pastorale des jeunes, a déclaré le 28 avril (texte intégral consultable sur le site http://catholique-vannes.cef.fr):

 « Dans le monde actuel, un témoignage de foi qui resterait implicite serait inaudible. La foi doit être annoncée explicitement et exposée ouvertement… Il ne faut pas avoir peur d'affronter les questions de nos contemporains. Il faut se former au débat. Mais pour cela, il faut sortir d'un Christianisme honteux, d'un Christianisme repentant. Sous prétexte de liberté de conscience, de laïcité, on a parfois l'impression que le Christianisme est une maladie honteuse. Cette perspective paralyse notre volonté de l'annoncer. Non seulement il faut revendiquer pour lui la même liberté d'expression, le même temps de parole et le même respect que pour les autres courants de pensée, mais à la lumière de la foi nous devons aussi le considérer comme la Vérité. »

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Très ouvert, le gouvernement Fillon contient aussi plusieurs catholiques en dehors de la présidente du Forum des républicains sociaux, Christine Boutin, ministre du logement et de la ville. (On notera l’absence de tout ministère de la famille.) Xavier Darcos nommé à l’Education nationale est aussi un catholique convaincu, qui sur son blog défendit énergiquement Benoît XVI au lendemain du discours de Ratisbonne (« le catholicisme s'est habitué à ces distorsions : on peut le caricaturer, l'insulter, l'agresser, envahir ses églises, le tourner en dérision sans risque. Mais gare à qui touche une autre croyance. Là, on ne rigole plus. J'attends que des sans-papiers envahissent une mosquée ou une synagogue... »). On notera aussi la nomination du « chrétien de gauche » pratiquant Jean-Pierre Jouyet, deloriste (secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes) et du président d'Emmaüs-France, Martin Hirsch (haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté). De plus, Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet du Président, a été commissaire nationale Guide des Scouts unitaires de France ; elle y a connu le P. Philippe Verdin, qui a pu par son intermédiaire éditer le livre de Sarkozy La République, les religions, l’espérance (Cerf, 2004).

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Extraits de l'homélie de Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes, le 28 avril:

"il ne suffit pas d'adhérer à des valeurs universelles, avec lesquelles, au fond, tout le monde est d'accord, du moins en paroles. Il est tellement inélégant de dire « moi, je ne suis pas solidaire, moi je ne suis pas fraternel, moi je ne suis pas humaniste, moi je ne suis pas tolérant ».

 

Il faut adhérer à Quelqu'un, écouter sa voix, Le suivre, recevoir de Lui la vie éternelle. Et c'est là que tout bascule !

 

Devant Jésus tout doit se déterminer !

 

Devant Jésus tous doivent se positionner !

 

Devant Jésus, chacun doit choisir !

 

On peut suivre le Christ ou lui jeter des pierres. Il faut choisir !

 

L'évangélisation, la pastorale doivent conduire à ce choix."


Source :  http://catholique-vannes.cef.fr

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Extraits d'un communiqué du collectif Catholiques en Campagne:

 Pour nous catholiques, le scrutin de ce deuxième tour a été suivi avec un certain détachement car aucun des deux candidats n’était porteur de nos valeurs : l’un comme l’autre ont montré au cours de leur campagne que leurs préoccupations étaient fort éloignées de nos attentes, et souvent même en opposition avec celles-ci.

Monsieur Sarkozy a été élu, nous en prenons acte. Qu’il sache que les catholiques, en nombre toujours plus grand, passeront son action au crible de la doctrine sociale de l’Église et qu’ils ne manqueront pas de faire entendre leurs voix et de se mobiliser pour faire barrage à tout ce qui porterait atteinte aux valeurs chrétiennes fondatrices de l’identité de la France.

Le temps n’est plus où les catholiques ne se manifestaient pas en politique. Ces élections l’ont montré et elles feront date en cela : un nombre important de catholiques ont pris conscience du fait que les affaires de la cité doivent être conduites en conformité avec l’enseignement de l’Église. Il nous appartient de faire en sorte que cet élan ne faiblisse pas, mais qu’au contraire les catholiques deviennent des acteurs incontournables de la scène politique française.

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SELON UN SONDAGE REALISE A LA SORTIE DES URNES lors du premier tour des présidentielles (cf. La Croix, 24/4), le vote des catholiques « pratiquants réguliers » (allant à la messe au moins une fois par mois) s’est porté massivement sur Nicolas Sarkozy, avec 45%, suivi par François Bayrou (20%), Ségolène Royal (11%), Jean-Marie Le Pen (8%), Philippe de Villiers (7%), Arlette Laguiller (4%), Marie-George Buffet (3%) et Olivier Besancenot (2%). Les précédents sondages avaient annoncé le glissement à droite du « vote catho ».

QUE SONT LES CHRETIENS DE GAUCHE DEVENUS ? Ces chiffres confirment une évolution constatée depuis plu-sieurs années. En additionnant les voix pour Ségolène Royal et l’extrême-gauche, on obtient seulement 18% des pratiquants réguliers. Un chiffre révélateur. On aurait également pu s’attendre à ce que François Bayrou, héritier de la mouvance démocrate-chrétienne, fasse un score plus fort. Des personnalités aussi emblématiques qu’un Michel Camdessus, président jusqu’à peu des Semaines Sociales de France, avaient publiquement affiché leur soutien. Pourtant les « pratiquants réguliers » n’ont guère davantage voté pour le candidat Udf que l’ensemble des électeurs (18,5%). Ses déclarations ont pu heurter les croyants : du refus des drapeaux en berne lors de la mort de Jean Paul II au laïcisme revendiqué : « comme citoyen – et responsable public -, je ne reconnais aucune autorité au-dessus de ma conscience » etc.
 A DROITE, PHILIPPE DE VILLIERS a probablement ramassé une bonne part des voix des catholiques attachés à la défense de la vie et des valeurs morales. Un terrain délaissé pour une part par Jean-Marie Le Pen dont la campagne a heurté la frange la plus traditionnelle de l’électorat « national-catholique » : refus d’abroger la loi Veil, ouverture en faveur d’une euthanasie allégeant les dépenses de santé, défense de la laïcité etc. Nicolas Sarkozy s’est montré plus habile en multipliant les références au christianisme et à Jean Paul II ou en déclarant que « la religion catholique est l’un des fondements de l’identité française ». Même si, devant d’autres publics, il se déclarait pour l’avortement et la recherche sur les embryons, ouvrait les portes à l’euthanasie et affirmait que « l’amour hétérosexuel n’est pas supérieur à l’amour homosexuel ». Au jour où nous écrivons ces lignes (entre les deux tours), il est difficile de savoir si les catholiques soucieux de cohérence éthique passeront outre à ces atteintes aux « valeurs non négociables » énoncées par Benoît XVI et voteront néanmoins pour lui. Au nom d'une conception erronée du « moindre mal ». 
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La lettre des chrétiens actifs

Chrétiens dans la Cité
 
Ce bloc-notes n'est que la vitrine de Chrétiens dans la Cité, lettre d'information "papier" ouverte à toutes les initiatives politiques, sociales et économiques. Economie solidaire, théologie politique, nouvelle évangélisation, défense de la vie, école missionnaire, projets des communautés chrétiennes, doctrine sociale de l'Eglise: les chrétiens sont sur tous les fronts. Concise (4 pages), facile à lire, sans bavardages, parce que vous n'avez pas le temps de tout lire, mais vous voulez connaître l'essentiel.


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Chrétiens dans la Cité
17 rue Manessier
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Qui sommes-nous ?

Chrétiens dans la Cité n'est pas une association mais une lettre d'information indépendante dirigée par Denis Sureau, 51 ans, qui édite également la revue mensuelle Transmettre pour l'évangélisation de l'enfance. Il est aussi président des Editions de L'Homme Nouveau. Philosophe de formation, il a notamment publié Retour à la politique (DMM, 1995), Petite somme politique, anthologie de textes politiques de saint Thomas d'Aquin (Téqui, 1997) et Prières devant le Saint Sacrement, traduction et commentaire des prières de saint Thomas d'Aquin (Ed. de L'Emmanuel, 2002). Ces dernières années, il contribue à faire connaître la nouvelle génération de penseurs chrétiens anglo-saxons, qu'il présente dans son livre Pour une nouvelle théologie politique (Parole et Silence, 2008). Il a assuré la direction éditoriale des livres de William Cavanaugh Etre consommé (Ed. de L'Homme Nouveau, 2007) et Le Mythe de la violence religieuse (Ed. de L'Homme Nouveau, 2009).
Curriculum vitae détaillé

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La nouvelle théopolitique


Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
Pour commander en ligne (à partir du site Transmettre)

Une nouvelle génération de théologiens se lève dans le monde anglo-saxon. Ils ont entre 30 et 50 ans et de l'énergie à revendre. Catholiques, anglicans, ou protestants, ils bouleversent les vieux clivages, remettent en cause les catégories installées. Disciples de saint Augustin et de Henri de Lubac, marqués par l'enseignement d'Alasdair MacIntyre et de Stanley Hauerwas, ils plaident pour le retour à une théologie libérée de tout complexe d'infériorité.

Penseurs de la Cité de Dieu présente dans la cité des hommes, les nouveaux théologiens refusent la « captivité politique de l'Église » et la mondialisation libérale. Produit d'une raison séculière et donc rétrécie, la modernité fondée sur la violence s'achève dans le nihilisme. S'employant à déconstruire le mythe de l'État moderne salvateur, ils lui opposent l'Église, véritable communauté de référence et de résistance. Puisant dans ses ressources - notamment liturgiques -, elle peut restaurer une amitié politique fondée sur la participation au Christ.

Thomisme subversif, anarchisme eucharistique, aristotélisme révolutionnaire, orthodoxie radicale, augustinisme postmoderne, théologie postlibérale : au-delà du choc des mots, la théologie politique du XXIe siècle est née.

Revue de presse

Caritas in veritate

Denis Sureau a publié un commentaire de la grande encyclique sociale de Benoît XVI
Caritas in veritate



Préface de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne.
192 pages - 6,50 €




 

For a New Theopolitics

A new generation of theologians is emerging in the anglo-saxon world. Catholics, Anglo-catholics or Methodists, they develop an alternative which rejects all celebrations of the secular reason. This book explores the origin and the themes of post-liberal political theology and presents fifteen scholars who bring fresh perspectives. From the « post-modern critical Augustinianism » of the Radical Orthodoxy project to the Communio circles or Ressourcement thomism, a new political theology is yet born.

Denis Sureau is the author of essays about Thomas Aquinas and politics. He is Editor-in-Chief of the French catholic Editions de L'Homme Nouveau.

Book summary

Introduction

Chapter I - The political theologies of the twentieth century

The Schmitt-Peterson debate

Action Française and Neo-Thomisms

From "Political Theology" to "Liberation Theology"

Henri de Lubac at the turn of contemporary theology

Chapter 2 - The Church as Communion: After Vatican II

David Schindler or how to be American, anti-liberal, and theologian of communion

Tracey Rowland or postmodern Augustinian Thomism

Aidan Nichols or the revival of Christianity

Chapter 3 - Morality: the wind rises

Alasdair MacIntyre or revolutionary Aristotelianism

Stanley Hauerwas or the Kingdom of Peace

John Porter or natural law rediscovered

Therese Lysaught or the search for a Christian bioethics

Chapter 4 - Radical Orthodoxy: the Cambridge revolution

John Milbank or beyond secular reason

Catherine Pickstock or how an Anglican theologian rethinks the truth about the Mass.

Chapter 5 - Exercises of theopolitical imagination

John Howard Yoder or the politics of Jesus

Oliver O'Donovan or the Biblical roots of politics

William Cavanaugh or Eucharistic anarchy

Emmanuel Katongole or the new African theopolitics

Stephen Long or theological critique of capitalism

Daniel Bell or to think of God in the city after the end of history

      Appendix: European Cousins

 
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