Le procédé est rodé, la technique parfaitement au point. On l'enseigne dans les stages de marketing direct. Vous recevez un courrier facile à lire: gros caractères et grands sentiments. Sur quatre pages, le même argument revient en boucle, tous les trois paragraphes. Au cas où vous ne l'auriez pas compris une première fois, on vous le sert à nouveau, on le rabâche. Vous êtes séduit, vous êtes conquis : c'est exactement ce que vous pensez. Horreur de l'avortement, débâcle de l'Education nationale, scandale des pédophiles relâchés dans la nature, ruine des retraites, oppression fiscale... Les motifs d'indignation ne manquent pas. Comment un homme de bonne volonté pourrait rester insensible ? Oui, il faut réagir, et vite! Mais que faire?

Or on vous propose immédiatement la solution: signer la pétition qui va secouer les pouvoirs publics, participer au grand « référendum » qui va enfin faire bouger les choses. Et puis surtout, pour multiplier les signatures, toucher la grande masse, il faut envoyer de l'argent, le nerf de la guerre. C'est tout simple: il suffit de cocher « OUI, je m'associe à votre action... », de retourner le « Bon de soutien » avec votre chèque (la maison accepte aussi la carte bleue).

Aux Etats-Unis, cela s'appelle du fund raising, en France de la collecte de fonds. La méthode n'est pas blâmable en elle-même lorsqu'elle est utilisée pour des oeuvres qui agissent concrètement. Par exemple, dans son dernier rapport, la Cour des Comptes a donné une appréciation très positive à la Fondation d'Auteuil, pour la bonne gestion des 93 millions d'euros collectés chaque année. Mais il en va tout différemment pour ces associations apparues ces dernières années à l'origine douteuse, au fonctionnement opaque et à l'utilité incertaine. Prenez garde aux pièges à gogo, « pompes à fric » et « racket de vieilles dames »: avant de donner, réfléchissez !

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A l'heure où la crise financière mondiale bouleverse les fausses certitudes constitutives d'une « mondialisation heureuse » fondée sur le capitalisme,   les analyses économiques et politiques du grand écrivain britannique G.K. Chesterton invitent à renouveler notre regard. Publiées à la veille de la première grande crise – celle de 1929 -, et traduites pour la première fois, elles dénoncent la dévastation de la nature, la perversité de la grande distribution, les illusions de la technique et « la tyrannie des trusts ». Tout cela au nom du distributisme, propre aux catholiques sociaux anglais, proposant « de distribuer les grandes fortunes et les grandes propriétés » sans tomber l'écueil du socialisme étatiste. « Une société de capitalistes ne contient pas trop de capitalistes, mais trop peu...». Évidemment, même lorsqu'il se fait l'écho de telles thèses, Chesterton demeure Chesterton: non un austère théoricien multipliant les démonstrations rigoureuses mais un prosateur à l'infatigable humour, jonglant avec les vérités paradoxales jusqu'à plus soif.

 

 

Gilbert Keith Chesterton

Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste

Éditions de L'Homme Nouveau, 240 p., 22 € www.hommenouveau.fr

 

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Les éditions Ad Solem viennent de publier Torture et eucharistie, le premier livre du théologien (laïc) américain William Cavanaugh, dont la traduction était attendue depuis de nombreuses années. Ce livre étonnant (issu d'une thèse de théologie) part de l'analyse détaillée de la pratique de la torture sous le Chili de Pinochet comme illustration de la mai nmise de l'Etat moderne sur les « corps », abandonnés depuis plusieurs siècles par une Église  confinée à n'avoir au mieux que le « soin des âmes ». Comme si l'Église n'était pas un Corps (le Corps du Christ) alimenté par le corps eucharistique. L'oubli de cette vérité a été renforcé par des penseurs tels que Jacques Maritain, dont l'auteur analyse avec une lucidité inégalée sa « distinctions des plans » (spirituel/temporel). Le spirituel est relégué dans la sphère individuelle et « l'Église en tant que corps ne peut tenir un rôle direct, sur le plan temporel », ce que montre de façon exemplaire l'exemple du Chili, où Maritain a eu une influence considérable. Cet essai exceptionnel marque une date dans l'évolution de la théologie politique. « Pour nous chrétiens, notre résistance consiste à participer à l'imagination de Dieu, par l'enracinement de l'étrange espace-temps de l'eucharistie, où le corps torturé du Christ apporte au monde l'espérance. »


William Cavanaugh

Torture et eucharistie

Ad Solem, 448 p., 30 €



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Face à la crise économique, parler ne suffit pas. L'Église italienne agit en multipliant les initiatives financières pour secourir non seulement les chômeurs et les familles mais aussi les petites entreprises. Certains diocèses de portent garants pour les emprunteurs en difficulté. De nombreux diocèses et Caritas (l'équivalent du Secours catholique français) ont créé des fonds en partenariat avec des banques et alimentés par les dons des fidèles afin d'attribuer des microcrédits voire des prêts à taux zéro. La conférence épiscopale s'apprête à lancer un fonds national de garantie de plusieurs dizaines de millions d'euros. Il aidera les familles à ne pas sombrer dans la pauvreté.

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31 mars

LA THEOLOGIE POSTLIBERALE FACE A LA SECULARISATION

Conférence de Denis Sureau, directeur de Chrétiens dans la Cité, auteur de Pour une nouvelle théologie politique (Parole et Silence, 172 p., 17 €).

Centre culturel Saint-Paul,

12 rue Saint-Joseph, Paris 2e. 20h15.



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Le P. Marcel Neusch, dans le quotidien La Croix du 5 mars 2009 publie une recension du livre de Denis Sureau, Pour une nouvelle théologie politique :

Quand la théologie relève la tête



Depuis sa naissance en 1990, le courant théologique occidental d'une "Radical Orthodoxy", dont John Milbank est la figure centrale, gagne du terrain

En 1990, un jeune théologien britannique de 38 ans, John Milbank, ancien élève de Rowan Williams (devenu depuis archevêque de Cantorbéry), faisait paraître un livre qui mit les esprits en ébullition dans le monde universitaire anglo-saxon. Le livre s'intitulait Théologie et théorie sociale. Par-delà toute raison séculière. L'ennemi était clairement désigné : le séculier (secular), auquel la théologie aurait eu tort de vouloir s'ajuster. L'ambition du projet était elle aussi nettement affichée : reconstruire une vie sociale d'amitié et de paix à partir des ressources de la tradition chrétienne, sans compromission avec ce monde séculier.

Ce courant allait recevoir son nom de baptême en 1997, dans un manifeste rédigé par de jeunes universitaires où se retrouvent anglicans, protestants et catholiques. Il s'appellera désormais «Radical Orthodoxy». La première thèse de ce manifeste donne le ton : «Radical Orthodoxy rejette comme sophistique toute célébration théologique de la sécularisation.» La deuxième thèse, également provocante, entend tourner le dos à la majeure partie de la théologie du XXe siècle, déclarée coupable d'avoir «simplement embrassé les tendances séculières». Et ainsi de suite.

Comment relever le défi de la sécularisation ? Une rupture s'impose. Le programme de la Radical Orthodoxy, écrit Denis Sureau, est à l'opposé des théologies qui pensaient pouvoir «s'appuyer sur la modernité et ses avatars pour repenser la foi et la rendre aimable voire accommodante vis-à-vis du consensus libéral». Il s'agit au contraire de soumettre ce monde malade à une critique «radicale» d'ordre théologique, et de penser l'ordre naturel, l'homme et la société, à partir de l'ordre surnaturel - autrement dit, à partir de la révélation - avec les ressources propres de la foi.

Comme on le voit, la Radical Orthodoxy ne se tient nullement à l'écart du monde moderne. Elle cherche au contraire à envahir tous les domaines afin de les juger à l'aune de la théologie. Elle puise à de multiples sources : la Bible et la Tradition en priorité, mais aussi Platon, Aristote, surtout saint Thomas et saint Augustin. Certains se réclament même d'un «thomisme augustinien post-moderne». Henri de Lubac et Hans Urs von Balthasar ont leur faveur. Il s'agit de retrouver une unité articulée entre foi et raison. Seule la foi leur paraît capable de sauver la raison.

Relativement ignorée en France, la Radical Orthodoxy semble vouloir y rattraper son retard. Si son noyau dur est nettement visible, les contours sont plus difficiles à cerner. L'essai de Denis Sureau, le premier à offrir un panorama d'ensemble de ce courant, en présente les principaux thèmes et les figures les plus représentatives. On n'a sans doute pas fini d'en parler. C'est une théologie sans complexes. Face à un monde moderne malade de la sécularisation, elle entend relever fièrement la tête. On peut juger la riposte audacieuse, mais aussi un peu courte.
MARCEL NEUSCH


 
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La levée des excommunications des évêques de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X constitue un geste fort de Benoît XVI dans la perspective d'une pleine communion qui demeure à réaliser.


Au milieu de la semaine pour l'unité des chrétiens, le pape Benoît XVI ordonnait la publication d'un décret levant l'excommunication des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre en 1988. Levée et non retrait : cela signifie que l'excommunication était légitime en raison de son motif (le sacre d'évêques contre la décision de Rome) mais devenait inopportune en raison du « malaise spirituel manifesté par les intéressés » dans une lettre où ils manifestaient leur « volonté de rester catholiques », « au service de l'Eglise », en acceptant « son enseignement filialement » et en croyant « fermement à la volonté de Pierre et à ses prérogatives ». Selon les termes du décret de la Congrégation pour les évêques, cet acte de réconciliation est comme un préliminaire aux « colloques nécessaires » à l'approfondissement des « questions encore ouvertes » afin de « pouvoir ainsi parvenir rapidement à une pleine et satisfaisante solution » et « rendre stables les rapports de la Fraternité Saint-Pie X avec le Siège Apostolique ».


Dans une lettre aux fidèles de la FSSPX, son supérieur Mgr Bernard Fellay citait un autre passage de la lettre adressée à Rome dans laquelle les évêques écrivaient : « nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu'à Vatican II au sujet duquel nous émettons des réserves ». Cette phrase a été citée abusivement par certains journalistes comme un refus de la totalité du concile. Pourtant, la quasi-totalité des cardinaux, évêques et théologiens actuels émettent des réserves vis-à-vis de Vatican II qui, en raison de son mode d'expression inédit et de son caractère « pastoral », ne pouvait que soulever des problèmes d'interprétation (herméneutique, dit Benoît XVI). Le théologien Ratzinger lui-même a émis des réserves vis-à-vis de la constitution conciliaire Gaudium et spes : « maintes insuffisances », « optimisme étonnant », concept de monde resté « à un stade pré-théologique ». Cependant il serait dangereux que l'issue des entretiens doctrinaux des disciples de Mgr Lefebvre avec Rome soit une condition nécessaire à l'entrée dans un processus authentique de réconciliation, lequel incluera des aspects canoniques délicats. L'excommunication du patriarche de Constantinople (1054) a été levée en 1965 mais la pleine communion entre catholiques et orthodoxes n'est hélas toujours pas réalisée. Le pape souhaite que la dissidence d'Ecône s'achève avant une institutionnalisation irréversible. Comment ne pas adhérer à un tel projet ?

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Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France vient de publier une déclaration intitulée Gaza : une folie meurtrière qui ne doit pas être récupérée :
"Les événements qui se déroulent depuis plusieurs semaines à Gaza sont effroyables! Ni le terrorisme, ni la riposte militaire disproportionnée ne sont des issues acceptables. L'escalade guerrière et la violation du droit humanitaire sont des folies condamnables.
Toute récupération visant une importation du conflit sur notre territoire national doit être dénoncée. Propager la violence en France ne ferait pas progresser la paix à Gaza.
Comme tous les hommes épris de justice et de paix, les catholiques de France sont meurtris et mobilisés. De nombreuses initiatives de prières et d'actions sont engagées dans les diocèses.
Avec leurs frères de confessions chrétienne, juive et musulmane, les évêques de France mettent tout en oeuvre pour favoriser le dialogue et le respect mutuel. Ils s'unissent aux appels du pape et de la communauté internationale en faveur d'un cessez-le-feu.
Ils sont solidaires de la demande insistante de Mgr Twal, patriarche latin de Jérusalem, souhaitant que l'Europe soit « un pont au service de la paix ».

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Voici l'article paru dans l'hebdomadaire Famille chrétienne (n°1617 du 10 au 16 janvier 2009) :

La nouvelle vague théologique

Denis Sureau brosse, dans un livre novateur, le panorama d'une nouvelle théologie politique.

Cette nouvelle théologie, essentiellement anglo-saxonne, commence à déferler sur notre univers franco-français enfermé dans de vieux dilemmes et des résidus de luttes stériles. Elle est politique: non qu'elle prône une théocratie hors d'âge, ni qu'elle cherche à confondre les plans. Mais elle clame fièrement que la théologie ne saurait se désintéresser des affaires de la cité, que la respublica ne doit pas ignorer ce lien qui, au sein de la vie quotidienne, relie l'homme à Dieu. 
Il n'est donc pas étonnant que cette théologie soit foncièrement héritière de celle du cardinal de Lubac, dans son souci de ne pas séparer l'ordre de la nature et celui de la grâce. Dieu a encore droit de cité dans la cité, non pas au sens d'une absorption du politique par le théologique, mais parce qu'aucune activité humaine ne se déploie que dans la relation avec son créateur. 
Sureau montre à merveille ce que Vatican Il a apporté d'élan et de souffle à cette nouvelle théologie qui, au demeurant, manifeste un souci liturgique très traditionnel. Le-mouvement Radical Orthodoxy, au confluent de l'anglicanisme et du catholicisme, est à cet égard exemplaire: augustinienne et lubacienne en théologie, traditionnelle en liturgie, socialiste (au sens d'antilibérale mais non pas de marxiste) en politique, la pensée de John Milbank, Catherine Pickstock et leurs émules fait exploser tous les cadres. 
On ne saurait ignorer ce que cette nouvelle théologie doit à la philosophie du communautarien Alasdair Macintyre, démontrant la nécessité d'un retour à une éthique des vertus, mais aussi le fait que toute vertu étant qualifiée, on ne saurait faire l'économie du fait de parler en tant que chrétien. A sa suite, son élève, le théologien protestant Stanley Hauerwas, ou le catholique William Cavanaugh, ont commencé à tracer le dessin d'une manière chrétienne de faire de la politique. Cette nouvelle théologie pose frontalement la question de l'universalité de l'éthique et du caractère opératoire du concept de loi naturelle. De cela on peut légitimement débattre. Reste que cette pensée ouvre des portes qui semblaient définitivement fermées: un appel d'air! 
François Huguenin
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Dimanche 11 janvier, à 12h (rediffusion à 16h et minuit) dans le cadre de son émission mensuelle sur Lumière de l'Espérance, radio du dimanche de Radio Courtoisie, Denis Sureau recevra Hervé élie Bokobza, auteur  du livre Israël - Palestine : la paix à la lumière de la Torah (Editions de l'Oeuvre)

Les premiers jours de l'année nouvelle sont particulièrement sombres. En effet la Terre sainte est à nouveau le champ de la violence et de la colère.Terrorisme, contre-terrorisme, tirs de roquettes ou bombardements, morts d'innocents dans les deux camps, destructions, haine, colère : le même scénario se reproduit d'année en année, depuis 60 ans. Faut-il s'y habituer ? Faut-il baisser les bras ?

 


Non, nous ne ne le pouvons pas, nous souvenant des paroles du roi David : « Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite se dessèche;que ma langue reste attachée à mon palais,si je ne garde pas ton souvenir ». Nous catholiques ne pouvons pas détourner nos regards. Nous ne pouvons pas oublier Jérusalem. A la spirale mimétique de la violence, pour reprendre la terminologie de René Girard, tous les hommes de paix doivent opposer une vision de paix et de réconciliation, comme l'Eglise par la voix de ses papes ne cessent de le rappeler, sans se lasser. Pax, salam, shalom.


C'est pourquoi je suis heureux d'inviter dans cette émission un penseur juif qui pose un regard nouveau sur le conflit israelo-palestinien. Hervé élie Bokobzaest né en 1967 à Boulogne-Billancourt.Après une formation supérieure talmudique et rabbinique en France, aux Etats-Unis et en Israël, il a publié quatre ouvrages en hébreu consacrés au Talmud et aux Sages d’Israël − ouvrages salués par les plus hautes autorités religieuses juives. Il est enseignant et conférencier à Paris auprès de la Communauté juive libérale, du Mouvement juif libéral de France, et du Centre communautaire de Paris.


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Extrait d'une lettre adressée à Denis Sureau de la part du Saint-Père :
« Sa Sainteté le Pape Benoît XVI m'a chargé de vous exprimer sa gratitude pour l'hommage que vous lui avez fait en lui offrant l'ouvrage que vous avez consacré au courant théologique Radical Orthodoxy, intitulé « Pour une nouvelle théologie politique ». 
Il est très appréciable que puisse être donné en langue française un écho du travail théologique qui s'accomplit dans d'autres aires linguistiques. Puissent ces pages être des lieux de découvertes et de stimulation pour ceux qui travaillent à mieux saisir le donné de la Révélation ! »
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L'écrivain et journaliste Rémi Soulié présente Pour une nouvelle théologie politique dans Le Figaro Magazine du 20 décembre :
"Pourquoi et comment repenser les relations entre les domaines temporel et spirituel ? Le mouvement théologique anglo-saxon Radical Orthodoxy, qui réunit des catholiques, des anglicans au des protestants, tente de répondre à ces questions. Denis Sureau est l'un des meilleurs spécialistes français de ce courant. Dans cet essai, il présente donc ses principaux acteurs (John Milbank, Catherine Pickstock, William Cavanaugh... ), ainsi que la généalogie de leurs thèses, de saint Augustin à Henri de Lubac en passant par Hans Urs von Balthasar. « L'Eglise, écrit Sureau, est au coeur de la nouvelle théopolitique, qui l'envisage comme un véritable espace public et politique de plein droit, riche des ressources lui permettant de résister à l'imaginaire de la société séculière. » Un livre qui ouvre de belles perspectives sur la théologie du XXIe siècle."
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Des blogs de différents pays annoncent la sortie du livre  Pour une nouvelle théologie politique :


ETATS-UNIS : Le blog La Nouvelle théologie (c'est son titre exact) présente le contenu du livre ICI.


SUISSE : Le Novelliste, journal quotidien valaisan

 

Un livre étonnant sur la “nouvelle théologie politique”

Le philosophe Denis Sureau vient de faire paraître aux éditions « Parole et Silence » un essai intitulé : « Pour une nouvelle théologie politique ». Denis Sureau est un fin connaisseur de la nouvelle pensée chrétienne anglo-saxonne développée dans certaines universités sous l’appellation de « radical orthodoxy ». C’est une synthèse très originale de pensée contemporaine allant creuser aux sources des grands penseurs de l’antiquité et des philosophes chrétiens anciens, sans oublier la patristique, pour les remettre au goût du jour dans une dialectique et une pensée adaptées au monde d’aujourd’hui (mais sans tomber dans le copié-collé des idées et du vocabulaire relativistes contemporains) . Bref c’est une véritable synthèse conjuguant le passé et le présent dans un monde qui ne propose plus que des systèmes. 


FRANCE : Le blog de Philippe Maxence Caelum et Terra

Pour une nouvelle théologie politique

Sur son blogue, Patrice de Plunkett présente le dernier livre de Denis Sureau, lequel (le livre, pas Denis Sureau) vient de paraître aux éditions Parole et Silence. Un livre qui fait le tour des nouveaux théologiens qui pensent la politique. Des théopolitiques en somme. Livre érudit, facile à lire, étonnant à chaque page, surprenant à chaque phrase. Une approche théologique et une remise en cause radicale du monde postlibéral.

Denis Sureau va déranger à droite et à gauche, au centre et sur les côtés. C'est une autre façon d'aborder les choses. Est-elle vraie ? Est-elle juste ? En tout ou en partie ? C'est au lecteur d'en décider après lecture. Le prochain numéro de l'Homme Nouveau comporte, bien sûr, un dossier sur le sujet.


 


 

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7 députés rejoignent Marc Le Fur et les signataires de la Tribune "Touche pas à mon Dimanche". Il s'agit de

· Véronique BESSE, Députée de la Vendée

· Yannick FAVENNEC, Député de la Mayenne

· Jacques LE NAY, Député du Morbihan

· Franck MARLIN, Député du Loiret

· Damien MESLOT, Député du Territoire de Belfort

· Jean-Luc REITZER, Député du Haut-Rhin

· Dominique SOUCHET, Député de la Vendée


Ils portent le nombre de signataires à 55.

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Voici la déclaration de 47 députés, à l'iniative de Marc Le Fur :


"Organiser des vacances familiales en fonction des congés des conjoints est déjà compliqué. Sera-t-il aussi compliqué d'organiser ses week-ends demain s'il faut travailler le dimanche ? Ceux qui demandent l'ouverture des commerces le dimanche ont-ils conscience de toutes les conséquences de leur revendication ?

Trois questions doivent être posées à ce sujet.
Quel intérêt économique ?
On dit qu' « ouvrir les magasins le dimanche, c'est créer 30 000 emplois. A cela plusieurs études, dont celle du Conseil économique et social, répondent que l'acte d'achat ne serait que transféré de la semaine au dimanche. Les sites qui ouvrent le dimanche perdent ainsi 30% de leur activité du samedi. Les 30 000 emplois créés ne seraient que transférés de la semaine au week-end. D'autres études montrent qu'à consommation égale, un emploi du dimanche supprimera trois emplois de la semaine. La menace portera également sur ceux qui travaillent déjà le dimanche, notamment les multiples petits commerces de proximité dans nos centre-villes ou dans nos centre-bourgs en milieu rural.

La logique économique veut qu'on n'effectue pas d'achats supplémentaires sans pouvoir d'achat en hausse. La hausse du pouvoir d'achat ne se décrète pas par l'ouverture des magasins le dimanche. A l'instar des heures de temps libre dégagées par les 35 heures, l'ouverture des magasins le dimanche risquerait plutôt de créer des frustrations et du surendettement.
Quel impact sur notre société ?
«  Ouvrir les magasins le dimanche, c'est donner une liberté supplémentaire aux individus, un jour de consommation en plus par semaine ! ». Et voilà comment on passe du dimanche chômé, acquis social obtenu de haute lutte au 19ème siècle, au dimanche chômé, menace pour la liberté individuelle des consommateurs. « Si nos concitoyens ont envie d'acheter le dimanche, qu'ils achètent ! Ouvrez tous les jours, le marché reconnaîtra les siens » L'argument est cocasse car, le travail le dimanche, c'est bien quand cela concerne les autres, mais moins bien quand cela nous touche personnellement. Or, ouvrir les magasins le dimanche ne touchera pas que les commerçants. Il faudra trouver des modes de garde pour les enfants. Qu'en sera-t-il des services bancaires indispensables à l'activité commerciale ? Faudra-t-il livrer les magasins le dimanche ? Le travail le dimanche ne se fera que sur volontariat nous dit-on. Comment peut-on y croire ? Chacun sent très bien que l'ouverture des commerces le dimanche est le cheval de Troie pour une ouverture générale de l'activité professionnelle. Qu'en sera-t-il alors de toutes les activités dominicales, non seulement les cultes, mais également les activités sportives, associatives, familiales... ? N'est-il pas préférable de ne pas consommer dans les commerces un jour sur sept et de conserver ces moments de fraternité qui donnent à la vie beaucoup de sens ? Le travail le dimanche, c'est une menace pour les familles. C'est leur retirer un des rares moments de la semaine où elles peuvent se retrouver pour partager des moments indispensables qui participent à la construction de chacun. Pourquoi leur retirer ce refuge essentiel ?
Quel sens donner à une telle revendication ?
C'est en effet là qu'est la vraie question. L'homme contemporain est-il uniquement un « individu consommateur » ou est-il encore l'animal social que définissait Aristote ? S'il n'est que consommateur, ouvrons les magasins le dimanche et laissons le satisfaire son instinct. Si l'homme se construit par les relations qu'il tisse avec les autres, posons-nous la question de maintenir chômé un jour dans la semaine durant lequel les relations que nous avons les uns avec les autres peuvent être facilitées et gratuites.
La réglementation est souvent trop lourde et faite de tracasseries inutiles quand il faut organiser des manifestations sportives, amicales, associatives et religieuses où les gens se rencontrent et partagent un peu de leur temps. Elle est en revanche nécessaire pour préserver des moments gratuits, sans transaction, des moments de partage en famille ou entre amis.
« Les Français qui le veulent pourront ne pas consommer le dimanche. Il n'y a aucune obligation mais une nouvelle offre proposée» affirment enfin les partisans de l'ouverture. Peut-être. Il est cependant probable que ce moment privilégié de partage et de relations personnels sera sévèrement frappé par la concurrence d'une possibilité de consommer qui n'aura plus de limite.
Aujourd'hui, les Français ont encore plus besoin de solidarité qu'hier. Or, la première et la plus vraie des solidarités, la plus efficace, la plus riche en relations et en affection, est certainement la famille. Sachons protéger cette valeur essentielle et ne pas la fragiliser une nouvelle fois.

Signataires : Marc LE FUR, Vice-président de l'Assemblée nationale, Député des Côtes d'Armor

Jean-Frédéric POISSON, Député des Yvelines - Philippe MEUNIER, Député du Rhône - - Jean-Paul ANCIAUX, Député de Saöne et Loire - Thierry BENOIT, Député d'Ille et Vilaine -Jean-Claude BOUCHET, Député du Vaucluse - Françoise BRANGET, Députée du Doubs - Xavier BRETON, Député de l'Ain - Yves BUR, Député du Bas-Rhin - Jean-François CHOSSY, Député de la Loire - Dino CINERI, Député de la Loire- Jean-Yves COUSIN, Député du Calvados - Jean-Louis CHRIST,Député du Haut-Rhin - Marie-Christine DALLOZ, Députée du Jura - Laure DE LA RAUDIERE, Députée de l'Eure et Loire- Lucien DEGAUCHY, Député de l'Oise - Jean DIONIS DU SEJOUR - André FLAJOLET, Député du Pas de Calais - Jean-Pierre GARRIGUE, Député de la Dordogne - Philippe GOSSELIN, Député de la Manche- Michel GRALL, Député du Morbihan - Jean-Pierre GRAND, Député de Député de l'Hérault - Arlette GROSSKOST, Députée du Haut-Rhin Antoine HERTH, Député du Bas-Rhin - Guénhaël HUET, Député de la Manche - Michel HUNAULT, Député de Loire-Atlantique - Fabienne LABRETTE-MENAGER, Députée de la Sarthe - Marguerite LAMOUR, Député du Finistère - Jacques LE GUEN, Député du Finistère - Céleste LETT, Député de la Moselle- Lionnel LUCA, Député des Alpes Maritimes - Jean-Philippe MAURER, Député du Bas-Rhin - Christian MENARD, Député du Finistère -Jean-Marie MORISSET, Député des Deux-Sèvres - Jean-Marc NESME, Député de Saône et Loire - Etienne PINTE, Député des Yvelines - Jacques REMILLER, Député de l'Isère - Bernard REYNES, Député des Bouches du Rhône Michel SORDI, Député, Député du Haut-Rhin - Alain SUGUENOT, Député de la Côte d'Or - Eric STRAUMANN, Député du Haut-Rhin - Michel TERROT, Député du Rhône - Jean UBERSCHLAG, Député du Hault Rhin - Christian VANNESTE, Député du Nord - Patrice VERCHERE, Député du Rhône - Michel VOISIN, Député de l'Ain - Marie-Jo ZIMMERMANN, Députée de la Moselle


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La lettre des chrétiens actifs

Chrétiens dans la Cité
 
Ce bloc-notes n'est que la vitrine de Chrétiens dans la Cité, lettre d'information "papier" ouverte à toutes les initiatives politiques, sociales et économiques. Economie solidaire, théologie politique, nouvelle évangélisation, défense de la vie, école missionnaire, projets des communautés chrétiennes, doctrine sociale de l'Eglise: les chrétiens sont sur tous les fronts. Concise (4 pages), facile à lire, sans bavardages, parce que vous n'avez pas le temps de tout lire, mais vous voulez connaître l'essentiel.


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Qui sommes-nous ?

Chrétiens dans la Cité n'est pas une association mais une lettre d'information indépendante dirigée par Denis Sureau, 51 ans, qui édite également la revue mensuelle Transmettre pour l'évangélisation de l'enfance. Il est aussi président des Editions de L'Homme Nouveau. Philosophe de formation, il a notamment publié Retour à la politique (DMM, 1995), Petite somme politique, anthologie de textes politiques de saint Thomas d'Aquin (Téqui, 1997) et Prières devant le Saint Sacrement, traduction et commentaire des prières de saint Thomas d'Aquin (Ed. de L'Emmanuel, 2002). Ces dernières années, il contribue à faire connaître la nouvelle génération de penseurs chrétiens anglo-saxons, qu'il présente dans son livre Pour une nouvelle théologie politique (Parole et Silence, 2008). Il a assuré la direction éditoriale des livres de William Cavanaugh Etre consommé (Ed. de L'Homme Nouveau, 2007) et Le Mythe de la violence religieuse (Ed. de L'Homme Nouveau, 2009).
Curriculum vitae détaillé

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La nouvelle théopolitique


Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
Pour commander en ligne (à partir du site Transmettre)

Une nouvelle génération de théologiens se lève dans le monde anglo-saxon. Ils ont entre 30 et 50 ans et de l'énergie à revendre. Catholiques, anglicans, ou protestants, ils bouleversent les vieux clivages, remettent en cause les catégories installées. Disciples de saint Augustin et de Henri de Lubac, marqués par l'enseignement d'Alasdair MacIntyre et de Stanley Hauerwas, ils plaident pour le retour à une théologie libérée de tout complexe d'infériorité.

Penseurs de la Cité de Dieu présente dans la cité des hommes, les nouveaux théologiens refusent la « captivité politique de l'Église » et la mondialisation libérale. Produit d'une raison séculière et donc rétrécie, la modernité fondée sur la violence s'achève dans le nihilisme. S'employant à déconstruire le mythe de l'État moderne salvateur, ils lui opposent l'Église, véritable communauté de référence et de résistance. Puisant dans ses ressources - notamment liturgiques -, elle peut restaurer une amitié politique fondée sur la participation au Christ.

Thomisme subversif, anarchisme eucharistique, aristotélisme révolutionnaire, orthodoxie radicale, augustinisme postmoderne, théologie postlibérale : au-delà du choc des mots, la théologie politique du XXIe siècle est née.

Revue de presse

Caritas in veritate

Denis Sureau a publié un commentaire de la grande encyclique sociale de Benoît XVI
Caritas in veritate



Préface de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne.
192 pages - 6,50 €




 

For a New Theopolitics

A new generation of theologians is emerging in the anglo-saxon world. Catholics, Anglo-catholics or Methodists, they develop an alternative which rejects all celebrations of the secular reason. This book explores the origin and the themes of post-liberal political theology and presents fifteen scholars who bring fresh perspectives. From the « post-modern critical Augustinianism » of the Radical Orthodoxy project to the Communio circles or Ressourcement thomism, a new political theology is yet born.

Denis Sureau is the author of essays about Thomas Aquinas and politics. He is Editor-in-Chief of the French catholic Editions de L'Homme Nouveau.

Book summary

Introduction

Chapter I - The political theologies of the twentieth century

The Schmitt-Peterson debate

Action Française and Neo-Thomisms

From "Political Theology" to "Liberation Theology"

Henri de Lubac at the turn of contemporary theology

Chapter 2 - The Church as Communion: After Vatican II

David Schindler or how to be American, anti-liberal, and theologian of communion

Tracey Rowland or postmodern Augustinian Thomism

Aidan Nichols or the revival of Christianity

Chapter 3 - Morality: the wind rises

Alasdair MacIntyre or revolutionary Aristotelianism

Stanley Hauerwas or the Kingdom of Peace

John Porter or natural law rediscovered

Therese Lysaught or the search for a Christian bioethics

Chapter 4 - Radical Orthodoxy: the Cambridge revolution

John Milbank or beyond secular reason

Catherine Pickstock or how an Anglican theologian rethinks the truth about the Mass.

Chapter 5 - Exercises of theopolitical imagination

John Howard Yoder or the politics of Jesus

Oliver O'Donovan or the Biblical roots of politics

William Cavanaugh or Eucharistic anarchy

Emmanuel Katongole or the new African theopolitics

Stephen Long or theological critique of capitalism

Daniel Bell or to think of God in the city after the end of history

      Appendix: European Cousins

 
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