La fête de l'Assomption est jour de travail obligatoire au BHV (Bazar de L'Hôtel de ville) de Paris. Voici le texte de la lettre envoyée par la responsable des ressources humaines à une employée récalcitrante :
« Comme précisé dans la note d'information du 18 juin, le magasin de Rivoli et le BHV Homme seront ouverts le samedi 15 août de 10h à 19h. Vous ne vous êtes pas déclaré volontaire pour venir travailler ce jour-là. Votre présence est néanmoins indispensable afin d'assurer la couverture suffisante dans votre service. Le samedi faisant partie de vos jours habituels de travail, nous vous demandons de bien vouloir vous présenter à votre poste ce jour-là. Si vous ne deviez pas tenir compte de notre demande, votre absence serait considérer comme injustifiée et nous serions contraints d'envisager une sanction à votre encontre. » (Les fautes d'orthographe sont d'origine.)
Où l'on voit que le « volontariat » des salariés confrontés au travail le dimanche et les jours fériés rencontre vite ses limites...
A l'heure où la crise financière mondiale bouleverse les fausses certitudes constitutives d'une « mondialisation heureuse » fondée sur le
capitalisme,
nmise de l'Etat moderne sur les « corps », abandonnés depuis plusieurs siècles par une Église confinée à n'avoir au mieux que le « soin des âmes ». Comme si
l'Église n'était pas un Corps (le Corps du Christ) alimenté par le corps eucharistique. L'oubli de cette vérité a été renforcé par des penseurs tels que Jacques Maritain, dont l'auteur analyse
avec une lucidité inégalée sa « distinctions des plans » (spirituel/temporel). Le spirituel est relégué dans la sphère individuelle et « l'Église en tant que corps ne peut
tenir un rôle direct, sur le plan temporel », ce que montre de façon exemplaire l'exemple du Chili, où Maritain a eu une influence considérable. Cet essai exceptionnel marque une date
dans l'évolution de la théologie politique. « Pour nous chrétiens, notre résistance consiste à participer à l'imagination de Dieu, par l'enracinement de l'étrange espace-temps de
l'eucharistie, où le corps torturé du Christ apporte au monde l'espérance. »
