Quand Rome soutient le tyrannicide

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Les éditions Tallandier viennent de rééditer dans leur collection de poche Texto un livre passionnant de l'historien américain Mark Riebling, Le Vatican

des espions (512 pages, 11,50 €).  Si vous commencez à le lire, vous ne lâcherez pas, il se lit plus agréablement que de nombreux romans d'espionnage. Pie XII est accusé d'être resté silencieux face aux crimes nazis. Or nous découvrons qu'il a cessé de prononcer publiquement le mot "juif" le jour où il a donné le feu vert à l'assassinat d'Hitler, appliquant la théologie du tyrannicide à l'élimination du Führer. Plus encore, il n'a cessé d'être en contact avec la résistance allemande - dès avant la guerre et jusqu'en 1945 -, tel un véritable chef d'un réseau d'espionnage, avec des jésuites devenus des James Bond en soutane, des méthodes de transmission secrètes très efficaces, et un rôle diplomatique actif entre les militaires allemands antinazis (dont le fameux amiral Canaris) et l'Angleterre afin d'établir les conditions d'une paix après la mort du tyran. Le pape était persuadé qu'Hitler était un possédé, et l'on peut effectivement se poser la question comment il a pu échapper aux différentes tentatives d'attentats sans le soutien des puissances des ténèbres.

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