La lettre des chrétiens actifs

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Chrétiens dans la Cité
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Qui sommes-nous ?

Chrétiens dans la Cité n'est pas une association mais une lettre d'information indépendante dirigée par Denis Sureau, 53 ans, journaliste et éditeur. Philosophe de formation, il a publié Retour à la politique (DMM, 1995), Petite somme politique, anthologie de textes politiques de saint Thomas d'Aquin (Téqui, 1997) et Prières devant le Saint Sacrement, traduction et commentaire des prières de saint Thomas d'Aquin (Ed. de L'Emmanuel, 2002) et Pour une nouvelle théologie politique (Parole et Silence, 2008 et traduction en espagnol : Una nuova teologia politica, Nuovo Inicio, 2010).
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La nouvelle théopolitique


Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
Pour commander en ligne (à partir du site Transmettre)

Une nouvelle génération de théologiens se lève dans le monde anglo-saxon. Ils ont entre 30 et 50 ans et de l'énergie à revendre. Catholiques, anglicans, ou protestants, ils bouleversent les vieux clivages, remettent en cause les catégories installées. Disciples de saint Augustin et de Henri de Lubac, marqués par l'enseignement d'Alasdair MacIntyre et de Stanley Hauerwas, ils plaident pour le retour à une théologie libérée de tout complexe d'infériorité.


Revue de presse

Una nueva teologia politica

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Una nueva teología política (en torno a la “Radical Othodoxy.”)

  • Denis Sureau

  • EDITORIAL NUEVO INICIO

  • 232 páginas

 

 

  En esta Nueva teología política, Denis Sureau nos da a conocer a una nueva generación de teólogos políticos que irrumpe con fuerza en el mundo anglosajón. Enraizados en San Agustín y convencidos de la importancia de los escritos de Henri de Lubac, influidos por las enseñanzas de Alasdair MacIntyre y de Stanley Hauerwas, estos jóvenes pensadores rechazan la cautividad política de la Iglesia, fruto de la globalización liberal. Son etiquetados como tomistas subversivos,  aristotélicos revolucionarios, ortodoxos radicales o agustinianos posmodernos. Pero todos ellos, al nihilismo violento en que ha desembocado la salvación que prometía el estado moderno, le oponen una comunidad de referencia y de resistencia: la Iglesia. Sólo ella puede restaurar, mediante su praxis sacramental, una verdadera amistad política entre los hombres.

Caritas in veritate

Denis Sureau a publié un commentaire de la grande encyclique sociale de Benoît XVI
Caritas in veritate




Préface de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne.
192 pages - 6,50 €

 

7 députés rejoignent Marc Le Fur et les signataires de la Tribune "Touche pas à mon Dimanche". Il s'agit de

· Véronique BESSE, Députée de la Vendée

· Yannick FAVENNEC, Député de la Mayenne

· Jacques LE NAY, Député du Morbihan

· Franck MARLIN, Député du Loiret

· Damien MESLOT, Député du Territoire de Belfort

· Jean-Luc REITZER, Député du Haut-Rhin

· Dominique SOUCHET, Député de la Vendée


Ils portent le nombre de signataires à 55.

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Voici la déclaration de 47 députés, à l'iniative de Marc Le Fur :


"Organiser des vacances familiales en fonction des congés des conjoints est déjà compliqué. Sera-t-il aussi compliqué d'organiser ses week-ends demain s'il faut travailler le dimanche ? Ceux qui demandent l'ouverture des commerces le dimanche ont-ils conscience de toutes les conséquences de leur revendication ?

Trois questions doivent être posées à ce sujet.
Quel intérêt économique ?
On dit qu' « ouvrir les magasins le dimanche, c'est créer 30 000 emplois. A cela plusieurs études, dont celle du Conseil économique et social, répondent que l'acte d'achat ne serait que transféré de la semaine au dimanche. Les sites qui ouvrent le dimanche perdent ainsi 30% de leur activité du samedi. Les 30 000 emplois créés ne seraient que transférés de la semaine au week-end. D'autres études montrent qu'à consommation égale, un emploi du dimanche supprimera trois emplois de la semaine. La menace portera également sur ceux qui travaillent déjà le dimanche, notamment les multiples petits commerces de proximité dans nos centre-villes ou dans nos centre-bourgs en milieu rural.

La logique économique veut qu'on n'effectue pas d'achats supplémentaires sans pouvoir d'achat en hausse. La hausse du pouvoir d'achat ne se décrète pas par l'ouverture des magasins le dimanche. A l'instar des heures de temps libre dégagées par les 35 heures, l'ouverture des magasins le dimanche risquerait plutôt de créer des frustrations et du surendettement.
Quel impact sur notre société ?
«  Ouvrir les magasins le dimanche, c'est donner une liberté supplémentaire aux individus, un jour de consommation en plus par semaine ! ». Et voilà comment on passe du dimanche chômé, acquis social obtenu de haute lutte au 19ème siècle, au dimanche chômé, menace pour la liberté individuelle des consommateurs. « Si nos concitoyens ont envie d'acheter le dimanche, qu'ils achètent ! Ouvrez tous les jours, le marché reconnaîtra les siens » L'argument est cocasse car, le travail le dimanche, c'est bien quand cela concerne les autres, mais moins bien quand cela nous touche personnellement. Or, ouvrir les magasins le dimanche ne touchera pas que les commerçants. Il faudra trouver des modes de garde pour les enfants. Qu'en sera-t-il des services bancaires indispensables à l'activité commerciale ? Faudra-t-il livrer les magasins le dimanche ? Le travail le dimanche ne se fera que sur volontariat nous dit-on. Comment peut-on y croire ? Chacun sent très bien que l'ouverture des commerces le dimanche est le cheval de Troie pour une ouverture générale de l'activité professionnelle. Qu'en sera-t-il alors de toutes les activités dominicales, non seulement les cultes, mais également les activités sportives, associatives, familiales... ? N'est-il pas préférable de ne pas consommer dans les commerces un jour sur sept et de conserver ces moments de fraternité qui donnent à la vie beaucoup de sens ? Le travail le dimanche, c'est une menace pour les familles. C'est leur retirer un des rares moments de la semaine où elles peuvent se retrouver pour partager des moments indispensables qui participent à la construction de chacun. Pourquoi leur retirer ce refuge essentiel ?
Quel sens donner à une telle revendication ?
C'est en effet là qu'est la vraie question. L'homme contemporain est-il uniquement un « individu consommateur » ou est-il encore l'animal social que définissait Aristote ? S'il n'est que consommateur, ouvrons les magasins le dimanche et laissons le satisfaire son instinct. Si l'homme se construit par les relations qu'il tisse avec les autres, posons-nous la question de maintenir chômé un jour dans la semaine durant lequel les relations que nous avons les uns avec les autres peuvent être facilitées et gratuites.
La réglementation est souvent trop lourde et faite de tracasseries inutiles quand il faut organiser des manifestations sportives, amicales, associatives et religieuses où les gens se rencontrent et partagent un peu de leur temps. Elle est en revanche nécessaire pour préserver des moments gratuits, sans transaction, des moments de partage en famille ou entre amis.
« Les Français qui le veulent pourront ne pas consommer le dimanche. Il n'y a aucune obligation mais une nouvelle offre proposée» affirment enfin les partisans de l'ouverture. Peut-être. Il est cependant probable que ce moment privilégié de partage et de relations personnels sera sévèrement frappé par la concurrence d'une possibilité de consommer qui n'aura plus de limite.
Aujourd'hui, les Français ont encore plus besoin de solidarité qu'hier. Or, la première et la plus vraie des solidarités, la plus efficace, la plus riche en relations et en affection, est certainement la famille. Sachons protéger cette valeur essentielle et ne pas la fragiliser une nouvelle fois.

Signataires : Marc LE FUR, Vice-président de l'Assemblée nationale, Député des Côtes d'Armor

Jean-Frédéric POISSON, Député des Yvelines - Philippe MEUNIER, Député du Rhône - - Jean-Paul ANCIAUX, Député de Saöne et Loire - Thierry BENOIT, Député d'Ille et Vilaine -Jean-Claude BOUCHET, Député du Vaucluse - Françoise BRANGET, Députée du Doubs - Xavier BRETON, Député de l'Ain - Yves BUR, Député du Bas-Rhin - Jean-François CHOSSY, Député de la Loire - Dino CINERI, Député de la Loire- Jean-Yves COUSIN, Député du Calvados - Jean-Louis CHRIST,Député du Haut-Rhin - Marie-Christine DALLOZ, Députée du Jura - Laure DE LA RAUDIERE, Députée de l'Eure et Loire- Lucien DEGAUCHY, Député de l'Oise - Jean DIONIS DU SEJOUR - André FLAJOLET, Député du Pas de Calais - Jean-Pierre GARRIGUE, Député de la Dordogne - Philippe GOSSELIN, Député de la Manche- Michel GRALL, Député du Morbihan - Jean-Pierre GRAND, Député de Député de l'Hérault - Arlette GROSSKOST, Députée du Haut-Rhin Antoine HERTH, Député du Bas-Rhin - Guénhaël HUET, Député de la Manche - Michel HUNAULT, Député de Loire-Atlantique - Fabienne LABRETTE-MENAGER, Députée de la Sarthe - Marguerite LAMOUR, Député du Finistère - Jacques LE GUEN, Député du Finistère - Céleste LETT, Député de la Moselle- Lionnel LUCA, Député des Alpes Maritimes - Jean-Philippe MAURER, Député du Bas-Rhin - Christian MENARD, Député du Finistère -Jean-Marie MORISSET, Député des Deux-Sèvres - Jean-Marc NESME, Député de Saône et Loire - Etienne PINTE, Député des Yvelines - Jacques REMILLER, Député de l'Isère - Bernard REYNES, Député des Bouches du Rhône Michel SORDI, Député, Député du Haut-Rhin - Alain SUGUENOT, Député de la Côte d'Or - Eric STRAUMANN, Député du Haut-Rhin - Michel TERROT, Député du Rhône - Jean UBERSCHLAG, Député du Hault Rhin - Christian VANNESTE, Député du Nord - Patrice VERCHERE, Député du Rhône - Michel VOISIN, Député de l'Ain - Marie-Jo ZIMMERMANN, Députée de la Moselle


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Notre confrère Patrice de Plunkett accueille positivement Pour une Nouvelle théologie politique. Il écrit que cet essai "recoupe largement nos propres préoccupations. Nous allons en reparler souvent." Voir ici.

 

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Jeudi 20 novembre
Jeudis de La Procure - 3 rue de Mézières - Paris 6e  - 18h

Rencontre avec Denis Sureau

A l'occasion du lancement de
Pour une nouvelle théologie politique

Pour lire des extraits de l'introduction

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L'Homme Nouveau publie un livre étonnant : Norma McCorvey, L'affaire Jane Roe -Histoire d'une manipulation (Ed. de L'Homme Nouveau, 368 p., 24 €, à commander via http://janeroe.over-blog.com)

ne Roe était le pseudonyme de Norma McCorvey, qui servit de prétexte à légaliser l'avortement aux Etats-Unis par le fameux arrêt de la Cour suprême Roe vs Wade de 1973. Jeune fille sans culture, alcoolique et droguée, trois fois enceinte avant 21 ans avant de devenir lesbienne, Norma McCorvey a été l'emblème du combat pour l'avortement. Manipulée par des féministes dont elle brosse un portrait sans complaisance, elle raconte dans ce livre poignant comment, travaillant dans une « usine d'avortement », elle a rencontré des militants chrétiens pour la vie. Touchée par leur humanité et leur amour, elle a été conduite progressivement d'une part à passer dans leur camp et d'autre part à se convertir au christianisme protestant puis catholique. « Vaincue par l'amour » (c'est le titre original de ce livre : Won by love), elle a pu se reconstruire et devenir une icône de la défense de la vie. Il faut lire et faire lire (notamment aux jeunes) ce témoignage puissant et plein d'espérance, même si l'élection de Barack Obama semble lourde de menaces pour la vie des petits Américains à naître.



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Le cinquantième congrès de la Cftc qui s'est tenu à Strasbourg fin octobre s'est déroulé dans un climat délétère de combat des chefs. Celui-ci s'est achevé sur la défaite de Joseph Crespo face au président Jacques Voisin qui a été élu pour un troisième et dernier mandat avec un score moyen (60,6% des voix contre 89,7% en 2005). Le rapport d'activité n'a été voté que par 64,9% des voix contre 97,6% lors du précédent congrès. Philippe Louis, le nouveau secrétaire général, a été élu de justesse, 22e sur les 22 postes à pourvoir au conseil confédéral. Si les affrontements entre les deux camps ont été féroces, les questions de fond ont été esquivées et aucune orientation stratégique claire n'a été adoptée alors que la Cftc est tout simplement menacée de disparition suite à l'instauration de nouvelles règles de représentativité syndicale. Bien qu'elle soit la seule centrale syndicale a pu voir ses résultats augmenter ces dernières années aux différents types d'élections, avec 6,8% en 2005-2006 la Cftc demeure très en dessous du seuil de 10% des voix requis lors des futures élections des comités d'entreprise/délégués du personnel. Si à l'approche des élections prud'homales, ses dirigeants affirment écarter tout rapprochement avec d'autres organisations, la motion d'orientation votée à Strasbourg est rédigée dans des termes suffisamment flous pour n'écarter aucune éventualité.

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Denis Sureau publie aux éditions Parole et Silence un essai intitulé Pour une nouvelle théologie politique (174 p., 17 €).

Une nouvelle génération de théologiens se lève dans le monde anglo-saxon. Ils ont entre 30 et 50 ans et de l'énergie à revendre. Catholiques, anglicans, ou protestants, ils bouleversent les vieux clivages, remettent en cause les catégories installées. Disciples de saint Augustin et de Henri de Lubac, marqués par l'enseignement d'Alasdair MacIntyre et de Stanley Hauerwas, ils plaident pour le retour à une théologie libérée de tout complexe d'infériorité.

Penseurs de la Cité de Dieu présente dans la cité des hommes, les nouveaux théologiens refusent la « captivité politique de l'Église » et la mondialisation libérale. Produit d'une raison séculière et donc rétrécie, la modernité fondée sur la violence s'achève dans le nihilisme. S'employant à déconstruire le mythe de l'État moderne salvateur, ils lui opposent l'Église, véritable communauté de référence et de résistance. Puisant dans ses ressources – notamment liturgiques -, elle peut restaurer une amitié politique fondée sur la participation au Christ.

Thomisme subversif, anarchisme eucharistique, aristotélisme révolutionnaire, orthodoxie radicale, augustinisme postmoderne, théologie postlibérale : au-delà du choc des mots, la théologie politique du XXIe siècle est née.

Cliquer ici pour commander ce livre

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A l'approche du cinquantième congrès de la Cftc qui se tiendra à Strasbourg du 28 au 31 octobre, la concurrence est vive entre Jacques Voisin, l'actuel président qui se représente, et son rival Joseph Crespo, président de la Fédération de la métallurgie et défenseur d'une « nouvelle Cftc » offrant davantage de services. Ce dernier, bien qu'en situation défavorable, ne manque pas de soutiens. Une confrontation qui se déroule alors que la réforme des règles de la représentativité syndicale est lourde de menaces pour le syndicat d'inspiration chrétienne, même si le nombre d'adhérents serait passé de 92 000 en 1993 à 142 000 aujourd'hui. Le résultat des élections prudhommales du 3 décembre sera un indicateur important de l'audience de la centrale. Jacques Voisin vient de s'expliquer sur sa vision du syndicalisme dans un livre d'entretiens avec Philippe Arondel, Ensemble, militer autrement (DDB, 158 p., 15 €). Il a aussi précisé sa position vis-à-vis des rumeurs de fusion : « La Cftc privilégie les coopérations syndicales ciblées, non les fusions d’appareils. La Cftc et la Cfe-Cgc partagent effectivement un certain nombre de valeurs et modes d’action syndicaux, ce qui explique les actions communes menées dans les entreprises, les branches ou au niveau interprofessionnel. Cependant, la Cftc refuse de limiter ces coopérations à certaines organisations syndicales plutôt qu’à d’autres: elle continuera à agir de concert avec toutes les organisations attachées au pluralisme syndical. C’est dans cet esprit qu’elle a lancé avec Force Ouvrière une pétition pour la défense de l’emploi, du pouvoir d'achat et des conditions de travail, pétition à laquelle la Cfe-Cgc n’a pas souhaité participer. En revanche, la Cftc refuse toute fusion, avec quelque organisation que ce soit. »

 

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Chrétiens dans la Cité n'est pas d'abord un blog mais une lettre d'information dont le contenu n'est accessible qu'aux abonnés. Exceptionnellement, voici le dernier numéro au format pdf. cc213.pdf cc213.pdf
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« Le rôle de l'Église catholique a été sous-estimé en ce qui concerne la redécouverte de la nature et sa préservation. » C'est la conclusion du livre très riche d'Olivier Landron sur Le catholicisme vert (Cerf, 528 p., 48 €).

On entend parfois l'accusation selon laquelle l'Église ne s'intéresserait pas à la défense de l'environnement. Ce sentiment était partagé par 68% des personnes interrogées dans un sondage de 2004. Réalité ou malentendu? Professeur à la Faculté de théologie d'Angers, Olivier Landron montre au contraire que les chrétiens ne sont pas restés inactifs sur ce front là. Dans son histoire des relations entre l'Église et la nature au vingtième siècle, il présente les divers aspects de la question. S'il est vrai que les théologiens français se sont peu intéressé à la nature ou au cosmos (Teilhard de Chardin faisant exception), il n'en va pas de même pour les artistes (Dom Robert, Maurice Denis, Olivier Messiaen), les écrivains exaltant la beauté de la Création (Charles Péguy, René Bazin, Henri Pourrat, Francis Jammes, Paul Claudel, Joseph Delteil et bien d'autres), des penseurs tels que Gustave Thibon et, aujourd'hui, ces écologistes influents que sont Jean Bastaire ou Jean-Marie Pelt.

Mais la réflexion n'est pas tout. Cet intérêt de l'Eglise pour la nature s'est manifesté par de nombreuses initiatives éducatrices. En témoigne l'essor du scoutisme et des colonies de vacances en plein air ou le renouveau des pèlerinages. Sur un mode plus politique, les chrétiens ont joué un rôle actif pour défendre la terre (Lanza del Vasto venant au secours des paysans du Larzac) comme ils sont actifs pour sensibiliser leurs contemporains à la sauvegarde de l'environnement (initiatives de Pax Christi France ou campagnes du Ccfd sur la question de l'eau). Ils ont été pionniers pour développer l'agriculture biologique (Raoul Lemaire, Georges Racineux, Dominique Florian) au nom d'une relation à la fois raisonnable et contemplative du paysan à la terre, défendue actuellement par les Journées paysannes ou la revue Terre et Foi. Dans son étude pleine de surprises, Olivier Landron s'intéresse aussi à des réalités peu connues, telles que les ermites (la France en compterait 300), les Frères missionnaires des campagnes ou les petites associations chrétiennes militant pour la protection animale et contre la corrida. Le tournant écologique de l'Église amorcé sous le pontificat de Jean Paul II s'accentue sous celui de Benoît XVI. Il reste aux chrétiens à entendre cet enseignement et à continuer à le mettre en pratique.
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A l’occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse qui se dérouleront à Sydney la semaine prochaine, la fondation allemande Bertelsmann publie les résultats d’une enquête sur les croyances religieuses menée auprès de 21 000 individus à travers 21 pays. Les résultats obtenus font voler en éclat de nombreuses idées reçues: ·
 85% des jeunes adultes se déclarent « religieux » et près de la moitié (44%) se définissent comme « profondément religieux ». Seulement 13% d’entre eux ne sont pas croyants. · Il existe de forte disparités en fonction des régions géographiques :
Ainsi, 80% des jeunes protestants hors d’Europe s’estiment être « profondément religieux » contre 7% en Europe. De même pour les jeunes catholiques : 25% d’entre eux vivant en Europe se disent « profondément croyant », ce chiffre s’élèvent à 68% pour les sondés hors d’Europe. · Ces disparités régionales se reflètent également dans la pratique de la religion : ainsi 90% des jeunes adultes vivant dans des pays très religieux comme le Nigeria ou le Guatemala prient au moins une fois par jour, tout comme 75% des jeunes adultes vivant en Inde, Maroc et Turquie. A l’opposé, la prière quotidienne est accomplie par 9% des jeunes croyants Français, 8% des jeunes croyants Russes et 7% des jeunes croyants Autrichiens. · Si le déclin des croyances et pratiques religieuses s’observent en Occident, le sondage met en exergue une exception de taille : les jeunes américains des USA sont nettement plus croyants que dans les autres pays industrialisés. 57% d’entre eux prient quotidiennement. · Ainsi, si l’idée selon laquelle les jeunes d’aujourd’hui sont moins pieux que leurs aînés se vérifie en Europe, cela n’est pas une vérité à l’échelle mondiale. Au Brésil, au Nigeria et en Turquie, 90% des sondés croient en Dieu et en une vie après la mort ; ce chiffre s’élève à 80% en Israël, Indonésie et Italie. ·
Les résultats de l’enquête démontrent également une connexion entre les croyances religieuses des jeunes adultes et leur sexualité. En Europe, 7% des jeunes protestants estiment que leur religion a un impact sur leur sexualité, de même pour 12% des orthodoxes et 14% des catholiques. Hors d’Europe, 67% des Protestants estiment que leur religion a un impact sur leur sexualité, ce résultat est de 52% chez les catholiques.
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Dans un article paru dans Le Monde (4 juin) sous le titre Non, l'Algérie n'est pas antichrétienne, le P. Christian Delorme a écrit : « Ce qui fait fondamentalement l'unité de l'Algérie, en effet, c'est son islamité. Là demeure l'identité profonde de son peuple. L'existence de chrétiens européens, même naturalisés algériens, ne représentait pas une menace contre cette unité et cette identité. Il n'en va plus de même quand des Algériens issus de familles musulmanes deviennent chrétiens. Car alors reviennent aux mémoires les atteintes à la culture et aux institutions musulmanes qu'ont perpétrées les conquérants coloniaux. » Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont, a réagi en rappelant « le droit fondamental et universel à la liberté de conscience et de religion, les exigences du dialogue interreligieux et la nécessité de l’existence d’un État de droit pour que ce dialogue soit possible... » L'abbé Fabrice Loiseau, supérieur des Missionnaires de la Miséricorde Divine (dont l'un des charismes est l'évangélisation des musulmans) a déclaré pour sa part: « Réduire la mission des évangéliques en Kabylie à une stratégie américaine est une méconnaissance totale de la réalité de ces conversions profondes et authentiques. Qu'il y ait parfois des maladresses dans ces missions, c'est indéniable, mais on ne peut nier un réel mouvement de conversion au christianisme dans les pays du Maghreb. Faut-il accuser le Christ d'avoir divisé son peuple ? Les premiers chrétiens sont-ils coupables d'avoir divisé l'empire romain ? Le P. Delorme se fait ainsi l'avocat de tous les régimes totalitaires qui ont accusé les convertis de mettre en péril l'unité de la nation. (...) Le plus dramatique serait que les autorités algériennes puissent se servir du texte du P. Delorme pour légitimer la persécution des chrétiens.(...) Hélas, il a toujours existé des chrétiens qui ont dénoncé leurs frères. »
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La Commission doctrinale de la Conférence des évêques de France a publié une note intitulée Comment chrétiens et musulmans parlent-ils de Dieu ?

SI CHRISTIANISME ET ISLAM (et le judaïsme) sont des religions monothéistes, « la façon dont chrétiens et musulmans parlent de Dieu est très différente ». La notion de Trinité est refusée au nom du rejet du polythéisme et les chrétiens sont accusés d’avoir falsifié les Ecritures. L’incarnation est considérée par les musulmans comme une atteinte à la transcendance de Dieu. La crucifixion de Jésus fut une apparence ou une illusion (thèse d’un sosie crucifié à la place de Jésus, que Dieu a élevé auprès de lui). Jésus est seulement un homme, un grand prophète, né de la Vierge Marie, venu apporter un message provenant réellement de Dieu, mais qui a été déformé par les chrétiens. Pour l’islam comme pour le christianisme, il existe des Ecritures saintes, mais les conceptions de la révélation sont très différentes : prétendument éternel et incréé, le Coran est le fruit d’une dictée de Dieu à Mohammed. Pour les chrétiens, c’est Dieu qui a inspiré les auteurs bibliques qui ont rédigé les livres de la Bible en se servant des mots et des formes littéraires de leur temps, ce qui ouvre un espace à l’exégèse.

Citant Vatican II (Lumen gentium n.16) et Jean Paul II à Casablanca en 1985 (qui relevait comme points communs : «nous croyons à l’importance de la prière, du jeûne et de l’aumône, de la pénitence et du pardon ; nous croyons que Dieu nous sera un juge miséricordieux à la fin des temps »), la Commission doctrinale évoque une « une relation réelle entre les croyants tournés ensemble vers le Dieu Créateur ». Mais elle ajoute aussitôt : « Notre perception du mystère de Dieu n’est pas la même. Pour les chrétiens, l’incarnation du Fils de Dieu a transformé les choses : Dieu, personne ne l’a jamais vu, le Fils Unique qui est tourné vers le sein du Père, nous l’a fait connaître (Jn 1,18). » Quant au dialogue théologique, il est au mieux difficile, car il exige, avec la sympathie pour préliminaire, « une réelle clarté de l’identité de la foi chrétienne. Ce que le Christ nous a fait connaître de Dieu est d’une exceptionnelle richesse : contempler la Trinité et en parler, c’est montrer comment elle est la source de notre vie spirituelle et de notre manière de nous comporter. » On le voit, la nouveauté de ce texte est de ne pas masquer les désaccords au nom d’un conception irénique du dialogue islamo-chrétien. Pour Jean-Marie Guénois (La Croix, 23/5), « indéniablement, l’Eglise catholique durcit le ton face à l’islam ».

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Denis Sureau s'entretiendra avec Patrice de Plunkett,
auteur de " L'Ecologie, de la Bible à nous jours"



Dimanche 1er juin
de 12h à 13h30 (rediffusion à 16h et minuit)
sur Lumière de l'Espérance, la radio du dimanche de Radio Courtoisie
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La guerre est déclarée entre les associations familiales officielles et les syndicats. Objet du litige : la composition du futur Haut conseil de la famille, devant remplacer à la fois la conférence nationale de la famille, le conseil interministériel de la famille et le Haut conseil de la population et de la famille. Selon le projet de décret, les associations familiales officielles auraient autant de sièges que les syndicats, ce qui est jugé insuffisant pour les partenaires sociaux « financeurs de la branche » famille, selon leurs propres termes. Lors du dernier conseil d’administration de la Cnaf (Caisse nationale des allocations familiales), les 16 représentants des syndicats ont voté contre ce projet, face à 6 voix pour (5 Unaf, 1 personne qualifiée) et 2 prises d’acte (2 personnes qualifiées). Si le Gouvernement persiste, les cinq confédérations syndicales ainsi que le Medef, la Cgpme et l’Upa boycotteront cette instance, la privant ainsi de toute légitimité. Tous s’accordent cependant sur la nécessité de cette nouvelle institution.

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