Le retour de groupes entiers d'anglicans dans l'Église catholique romaine constitue un événement de première importance dans l'histoire de l'oecuménisme et du pontificat de Benoît XVI.

 

Bien qu'attendue depuis plusieurs mois, l'annonce de la publication d'une constitution apostolique permettant la réintégration de pans entiers issus de la Communion anglicane est un acte historique considérable. Contrairement à certains commentaires journalistiques hâtifs, le dispositif ne concerne pas seulement la Traditional Anglican Communion avec ses 400 000 fidèles et sa trentaine d'évêques, mais le mouvement Forward in Faith et tous les diocèses et paroisses anglicans intéressés, soit un potentiel de milliers de prêtres et de millions de fidèles à travers le monde. L'originalité du dispositif romain tient à la création d'ordinariats (diocèses) personnels, avec leur propre tradition et leur liturgie, à l'instar des catholiques de rit oriental. Rome n'a cependant pas cédé sur l'invalidité des ordinations anglicanes affirmée par Léon XIII en 1896 : les « prêtres » anglicans devront être ordonnés pour continuer leur ministère.

 

Pour le grand théologien anglo-catholique John Milbank, à l'origine du courant Radical Orthodoxy, cette initiative de Benoît XVI est remarquable pour quatre raisons (cf. L'Avvenire, 30/10). Premièrement, Rome reconnaît une certaine valeur à la tradition anglicane. Il est en effet prévu de conserver ce que le patrimoine liturgique et spirituel anglican a de bon. Deuxièmement, l'Eglise romaine montre qu'elle reconnaît que le catholicisme ne peut être réellement s'exprimer que dans la diversité culturelle. Troisièmement, elle accepte la possibilité d'un clergé marié comme elle le fait déjà pour les catholiques orientaux et certaines paroisses ex-anglicanes américaines. (Cependant, si les prêtres anglicans mariés pourront être admis au ministère sacerdotal dans l'Église, cette disposition ne s'appliquera ni aux évêques ni aux futurs séminaristes.) Quatrièmement, Benoît XVI prouve qu'il est aujourd'hui possible de réunir les chrétiens sous l'autorité du pape. La proposition de Benoît XVI constitue ainsi un acte oecuménique majeur dans l'histoire de l'oecuménisme catholique – un oecuménisme par le haut, qui vise l'unité de l'Église, et non « l'oecuménisme fondé sur un dialogue d'égal à égal » encore défendu par un Hans Küng (cf. Le Monde, 28/10). Les prochaines étapes annoncées sont, à court terme, la réintégration de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X et, à plus long terme, le rapprochement avec une partie de l'Orthodoxie (notamment russe).

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La cause de béatification d'Edmond Michelet (1899-1970) a été ouverte officiellement en 2006 en raison de son comportement admirable comme résistant et déporté. Son petit-fils, Mgr Benoît Rivière, évêque d'Autun, est un ardent défenseur de la cause. Celle-ci semble néanmoins compromise par le comportement d'Edmond Michelet comme homme politique et surtout ministre de la Justice entre 1959 et 1961. Le 4 juin 1960, il signait une ordonnance, pour rétablir la peine de mort en matière politique, abolie depuis 1848. Puis il demandait qu’elle soit appliquée aux généraux Challe et Zeller en mai 1961. Ceux-ci n’ayant été condamné qu’à 15 ans de détention criminelle, il a qualifié de « détestable » le réquisitoire du procureur général qui n’avait requis que la réclusion criminelle à perpétuité et de « scandaleux » le verdict du Haut Tribunal militaire institué spécialement. C'est ce que rappelle Bernard Zeller, sixième enfant du général, dans un petit livre intitulé Edmond Michelet est-il un saint? (La Doller, 136 p., 10 €) Sans répondre à la place de l'Église, il offre une biographie qui rappelle des faits et pose des questions précises.

 

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Suite à la multiplication des suicides à France Telecom, le Père Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France, a publié une déclaration intitulée Suicides au travail. Il s'interroge : « Qu'est donc cet économisme, faisant pression sur l'homme, au point de ne plus lui donner d'entrevoir une autre issue que de mettre fin à ses jours ? » Rappelant que le travail humain est une dimension fondamentale pour l'épanouissement et le bien commun, il ajoute : « Il est urgent que les acteurs, concernés par ce grave enjeu de société, se concertent afin d'endiguer ce désespoir devant lequel nul ne peut se résigner. Certaines pratiques managériales sont à revoir. La vie est un don et a une valeur inestimable. Une société qui ne procure plus de travail, ou qui en impose dans des conditions inacceptables, n'est plus digne d'elle-même. » Le texte du Père Podvin s'achève sur un extrait de l'encyclique Caritas in Veritate de Benoît XVI : « Des relations authentiquement humaines, d'amitié et de socialité, de solidarité et de réciprocité, peuvent également être vécues, même au sein de l'activité économique, et pas seulement en dehors d'elle ou après elle. »

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Où en est la philosophie politique en ce XXIe siècle naissant ? On trouvera une réponse riche et solidement argumentée dans le nouvel essai de François Huguenin. Il montre que le libéralisme dominant est attaqué, après l'échec du marxisme, par trois courants ou plutôt catégories de penseurs: l

1) Les philosophes communautariens qui opposent la communauté à l'individualisme libéral représenté par un John Rawls (qui fait l'objet d'une étude rigoureuse) : Sandel, Taylor, Walzer et MacIntyre.

2) Les néo-républicains qui veulent corriger la modernité, tels que Pocock, Quentin Skinner et Pettit.

3) Enfin la nouvelle théologie politique avec Hauerwas, Cavanaugh, Milbank et Pickstock. Plutôt que s'attacher à la pensée de chacun, François Huguenin montre leur apport à partir de grands thèmes: redécouvrir la communauté, revisiter l'histoire, relire la théologie et repenser le politique. Il s'emploie avec talent à déceler les failles ou à révéler la fécondité d'approches qui renouvellent en profondeur notre vision de l'homme dans la Cité. Passionnant!

 

François Huguenin

Résister au libéralisme

Les penseurs de la communauté

CNRS Editions, 256 p., 25 €

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Malgré un titre prometteur - « Annonce explicite de l'Evangile dans les établissements catholiques d'enseignement » -, le dernier texte de l'Enseignement catholique est révélateur des pesanteurs qui l'empêchent de briser l'étouffoir de sa sécularisation.


Adopté par le Comité national de l'Enseignement catholique, ce texte de quinze pages a été envoyé aux établissements scolaires qui en dépendent. Sa publication intervient après les coups de butoir provoqués par la Charte de l'enseignement catholique de Mgr Jean-Pierre Cattenoz et par l'expression d'une demande croissante des familles catholiques pratiquantes d'une école qui ne soit pas seulement le lieu de formation d'une raison rétrécie, mais un espace d'évangélisation où la raison est élargie par la foi.

Le phénomène de la multiplication d'écoles catholiques entièrement libres titille aussi les directeurs diocésains,même si certains d'entre eux leur sont discrètement favorables.

C'est dans ce contexte que survient ce document.


Le texte est avant tout révélateur d'un tiraillement, d'une tension schizophrénique entre la référence catholique et une réalité concrète, structurelle et humaine, qui s'y oppose. Écrit dans une langue de buis qui frôle parfois le charabia, il comporte des affirmations qui semblent cohérentes avec son titre : nécessité d'une « dynamique missionnaire », prise en compte de la dimension religieuse de la culture et de l'enseignement social de l'Église, présence de signes religieux visibles (chapelle, oratoire...) etc. Cependant ces propositions aussitôt contrebalancées : sous prétexte de respect de la liberté religieuse, on reste dans une « pastorale de la proposition » et de « l'invitation » pour le moins très timide, voire timorée. Le problème sous-jacent est moins celui de l'ouverture à tous les élèves imposée par la loi Debré que celui du recrutement d'éducateurs non-chrétiens. De fait « la communauté éducative n'est plus une communauté confessionnelle. » Les catholiques d'un établissement doivent prendre garde à ne pas « confondre affirmation légitime de son identité et repli identitaire ». Attention aux dangers de la messe et des célébrations : « La dimension liturgique est cependant délicate à honorer dans une communauté éducative délibérément ouverte à tous. » Plus grave encore, le document fait l'impasse sur le drame central de l'école catholique entretenue par l'Etat : l'abandon d'un véritable enseignement catholique – c'est-à-dire intrinsèquement catholique, vivant de l'harmonie entre raison et foi, conforme à la Tradition de l'Église et à son Magistère. Il reste à évangéliser l'école catholique

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C'est une idée convenue: la religion a une fâcheuse tendance à promouvoir la violence. Scrutant avec rigueur les arguments avancés (la religion divise, elle est absolutiste et irrationnelle), le théologien catholique américain William Cavanaugh démontre qu'il est impossible de séparer la violence « religieuse » de la violence « séculière ». Plus encore, l'utilisation de la catégorie de « religion » supposée transcender les siècles et les cultures est historiquement datée. Elle a été inventée pour marginaliser l'Église et imposer la domination du pouvoir séculier d'abord en Occident puis, à la faveur de la colonisation, dans le monde entier. Les Guerres de Religion, qui font l'objet d'une analyse historique passionnante, sont un autre ingrédient du mythe. Dans cet essai magistral (dont la version anglaise sort simultanément chez Oxford University Press), William Cavanaugh s'affirme comme un analyste majeur, d'une grande rigueur intellectuelle. Un livre fondamental à lire et faire lire.

 

William Cavanaugh

Le mythe de la violence religieuse

Éditions de L'Homme Nouveau,

384 p., 29 € (en librairie et sur www.hommenouveau.fr)

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Le prix Van Thuân, décerné par la fondation vaticane éponyme créée par Benoît XVI en 2007, a notamment récompensé cette année l'association Le Rocher-Oasis des Cités pour son projet du Fort de la Gavaresse. Cet ancien fort de la Marine française, situé dans la rade de Toulon, sera réhabilité pour à aider des jeunes des quartiers sensibles. Issu de la communauté de l'Emmanuel, Le Rocher est une mission d’évangélisation dans les quartiers « sensibles » des grandes zones urbaines. A la demande des évêques, des missionnaires, familles, célibataires et consacrés, sont envoyés en banlieue (Bondy – en Seine-Saint-Denis -, Lyon, Marseille, Toulon...). Ces missionnaires sont d’abord une présence chrétienne dans les quartiers, en habitant en HLM au cœur de la cité et en vivant leur foi (adoration, louange et eucharistie quotidiennes) à proximité de leur paroisse. Ils sont formés et les responsables diplômés pour le travail social. Dans chaque quartier, ils créent une association dont l’objectif est l’éducation des jeunes et le soutien éducatif des familles de la cité. Par leur vie fraternelle, leur service paroissial, l’organisation de temps forts fraternels et le dialogue interreligieux, ils veulent contribuer à redonner l'espérance.

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Dans une lettre adressée aux présidents des conférences épiscopales, la Congrégation pour l'éducation catholique réaffirme l'identité de l'école catholique. Elle commence par rappeler que « l'œuvre éducatrice, bien qu’accomplie par plusieurs acteurs, repose sur les parents comme premiers responsables de l’éducation » et que « cette responsabilité implique le droit de choisir une école qui garantisse une éducation conforme aux propres principes religieux et moraux. » L'école catholique doit être... catholique « est une véritable réalité d'Eglise, dans laquelle se fondent harmonieusement la foi, la culture et la vie. » En tant qu'expression de la communauté ecclésiale, « sa catholicité est garantie par les autorités compétentes », à savoir l'évêque diocésain. Le document romain précise également : « l’enseignement de la religion est une caractéristique essentielle du projet éducatif et on ne peut y renoncer. L’enseignement de la religion est différent et complémentaire de la catéchèse, car il s’agit d’un enseignement scolaire, qui ne réclame pas une adhésion de foi, mais transmet des connaissances sur ce qu'est le christianisme et la vie chrétienne. » Rome met aussi en garde contre un enseignement religieux se limitant à comparer les religions sous prétexte de « neutralité ».

 

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Ancien membre d'Action directe, condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité (en particulier pour avoir participé au meurtre de deux policiers lors d'un braquage en 1983), Régis Schleicher vient d'être embauché dans une antenne d'Habitat & Humanisme à Rillieux-la-Pape (près de Lyon). C'est le P. Bernard Devert, fondateur de ce mouvement de logement social, qui l'a recruté comme technicien administratif ans le cadre d'un régime de semi-liberté probatoire : âgé de 52 ans, l'ancien terroriste rejoint la prison de Lyon-Corbas la nuit et les week-ends. Souhaitant anticiper les critiques – notamment des donateurs d'Habitat & Humanisme - , le P. Bernard Devert s'est expliqué, notamment dans un entretien publié par La Croix (17/9) : «  Accueillir Régis Schleicher, ce n'est pas cautionner ou justifier ce qu'il a fait mais défaire un nœud de violence pour lui permettre d'entrevoir une autre réalité. J'ai voulu donner une marque de confiance à cet homme qui reconnaît sa responsabilité et ses fautes. Il tente véritablement de se racheter ..."

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Texte intégral du communiqué des évêques bretons :

 

La crise agricole est là, profonde et complexe. Nous entendons le cri de désespoir des producteurs de lait qui en arrivent à détruire par épandage le fruit de leur travail. Notre société recevra-t-elle cet appel de détresse ? Ce geste, douloureusement paradoxal en pensant aux enfants mourant de faim dans le monde, interroge : comment en est-on arrivé là ? Quelle injustice pèse sur les agriculteurs ? Ne faut-il pas repenser de façon nouvelle la nature même de la production agricole ? Nous savons quels sentiments d’injustice et d’inquiétude face à l’avenir habitent des agriculteurs, en particulier des plus jeunes qui ont investi pour leur exploitation. La crise laitière a des conséquences, parfois dramatiques, sur leurs familles, sans compter les dommages qu’elle créera sur d’autres professions para-agricoles. Elle peut entraîner une crise en Bretagne. Nous encourageons la solidarité de proximité qui s’est mise en place ici ou là. Elle est vitale ! Que les chrétiens s’y engagent davantage. Il n’y a pas qu’à France Telecom qu’il est urgent d’être plus humain ! « La famille en rural doit retrouver sa juste place au cœur de l’ordre social. Les principes moraux et les valeurs qui la gouvernent appartiennent au patrimoine de l’humanité, et doivent avoir la priorité sur la législation… L’investissement dans le secteur agricole doit permettre à la famille d’assumer la place et la fonction qui lui reviennent. » (Benoît XVI, 16/10/2006)

 

Chacun a droit à la nourriture. Elle est indispensable. Elle est source de vie. Nul n’a le droit de spéculer sur elle. La terre a été confiée aux hommes pour qu’ils la cultivent afin de donner des aliments à tous. Les agriculteurs le savent. Cela confère une dignité spécifique à leur métier qu’ils aiment et qui n’est pas comme les autres : produire de la nourriture ne peut être assimilé à une action commerciale. Les agriculteurs ont droit à une reconnaissance de leur travail par une juste rémunération qui leur permette de vivre avec leur famille et de conduire leur exploitation. Ils ont droit à une espérance dans une profession qui mérite d’être mieux appréciée des consommateurs. La production agricole a ses critères propres qui demandent à être reconnus et respectés pour que soit garantie la justice. Industriels, grande distribution ou consommateurs, sommes-nous prêts à payer au juste prix les produits de notre agriculture ? Certes, il faut trouver la régulation idoine.

Mais sera-t-elle équitable pour tous ? Et suffira-t-elle ? « La crise nous oblige à nous donner de nouvelles règles et à trouver de nouvelles formes d’engagement, à miser sur les expériences positives et à rejeter celles qui sont négatives. La crise devient ainsi une occasion de discernement et elle met en capacité d’élaborer de nouveaux projets. C’est dans cette optique, confiants plutôt que résignés, qu’il convient d’affronter les difficultés du moment présent. » (Benoît XVI, Caritas in veritate, 21) Nous avons confiance dans le dialogue vrai, fait d’écoute et de respect, entre tous les acteurs concernés, dans lequel les chrétiens s’engagent. Nous espérons qu’il fera émerger une approche nouvelle de l’agriculture, et conduira à des décisions nationales, européennes et internationales justes pour chaque agriculteur. Ce dialogue est urgent !

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Pour répondre à des besoins urgents, la Fondation Notre-Dame a décidé de créer un fonds de solidarité intitulé « Mains ouvertes ». Objectif : apporter un soutien financier à une personne ou à une famille, dès lors qu'elle est accompagnée par une association travaillant avec l'une des 110 paroisses de Paris. La dotation initiale du fonds s'élève à 100 000 euros. Les besoins qui peuvent être pris en charge sont déjà bien définis : impayés de loyers susceptibles de provoquer des expulsions; retards de paiement; aide complémentaire pour permettre à la personne de s'engager dans une formation; dettes de frais d'obsèques d'un parent lorsque qu'un descendant direct se retrouve en recherche d'emploi; aide complémentaire pour le séjour en maison de repos après une hospitalisation; acquisition d'un fauteuil électrique pour une personne polyhandicapée, etc. A titre d'exemple, le premier bénéficiaire est un enfant d'une famille monoparentale en difficulté sociale afin de participer à la prise en charge de ses frais de scolarité et de cantine. Les besoins sont examinés depuis le 1er août. La Fondation Notre-Dame s'engage à répondre dans un délai de cinq jours maximum, sur la base d'une présentation de la situation transmise par l'association qui établit la demande de soutien. Créée par le cardinal Lustiger, il y a dix-sept ans, la Fondation Notre-Dame a pour vocation d'encourager, d'accompagner et de financer des projets dans les domaines de la solidarité, de l'éducation et de la culture. Chaque année, avec un budget de 12 millions d'euros, elle apporte notamment son aide à une soixantaine de projets non cultuels liés à des associations parisiennes. Plus de 400 projets d'associations ont été soutenues depuis son lancement.

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L'Institut Civitas a publié un communiqué qui appelle les chrétiens à se mobiliser après le vote de la loi sur le travail dominical : « C'est maintenant que commence le véritable combat ! » Explications.

 

Le Conseil constitutionnel, saisi par les parlementaires de l'opposition, vient de valider l'essentiel de la loi Mallié à propos du travail dominical. (...) Mais ne nous trompons pas. Point de défaitisme. C'est maintenant que les Français peuvent agir. C'est maintenant que les catholiques doivent s'organiser et faire entendre leur voix. C'est maintenant que les commerçants de proximité doivent structurer leur défense. C'est maintenant que nous tous, devons nous adresser aux élus municipaux et concentrer notre pression sur les mairies. Car si la loi Mallié est certes votée, c'est maintenant de la décision des maires que dépendra une grande part de l'application de cette loi néfaste, antichrétienne, antifamiliale et antisociale.

En effet, la loi Mallié crée :

- les Puce, « Périmètres d'Usage de Consommation Exceptionnel », limités aux zones urbaines de plus d'un million d'habitants, comme Paris, Aix-Marseille et Lille;

- les « Zones Touristiques d'Affluence Exceptionnelle ou d'Animation Culturelle Permanente », qui concernent officiellement 497 communes et 29 zones touristiques et qui, dans la réalité, peuvent inquiéter environ 5000 communes.

Et l'essentiel est ici : le classement d'une zone touristique sera opéré par arrêté du préfet sur proposition du maire.

 Si restauration de la France il doit y avoir, ce sera à partir de l'échelon local. Nous entendons bien le démontrer par cet exemple concret et user de toutes les techniques de lobbying pour dissuader un maximum de maires de satisfaire les seuls intérêts d'un libéralisme mercantile contre le bien commun. Dès la rentrée, organisons-nous ! Associations de catholiques, associations familiales, associations de commerçants, associations de consommateurs, associations culturelles, associations sportives, vous avez là un rôle extrêmement important à jouer. Le pouvoir des groupes de pression est une réalité : si Lyon, deuxième agglomération de France, est exclue de la loi Mallié, c'est en grande partie grâce au travail de lobbying d'associations catholiques militantes, comme le soulignait le journal Le Progrès du 20 mai 2009.(...)

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L'institut de sondages d'opinion Ifop a publié le 15 août une synthèse de 135 sondages réalisés entre 2005 et 2009 sur les catholiques français. Le nombre de Français se disant catholiques est passé de 87% en 1972 à 64% aujourd'hui. Ceux qui déclarent assister à la messe tous les dimanches sont passés de 20% en 1972 à 4,5% aujourd'hui. 65% d'entre eux ont plus de 50 ans. Les catholiques demeurent sous-représentés dans les catégories populaires (ouvriers et employés), qui constituent seulement 18% des pratiquants contre 32% des Français. Les départements les plus christianisés demeurent à l'Est (Lorraine, Alsace, Franche-Comté), dans l'Ouest intérieur (de la Manche aux Deux-Sèvres et la Vendée), dans le sud du Massif Central (Cantal, Haute-Loire, Lozère) et dans les Pyrénées-Atlantiques. La pratique s'érode en Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges, ainsi qu'en Bretagne. Elle progresse dans une partie du bassin parisien : les Yvelines, les Hauts-de-Seine et Paris. Politiquement, le vote des catholiques s'accentue nettement à droite : 39 % des pratiquants se sentent proches de l'Ump (39% chez les pratiquants) et 13,8% du Mouvement pour la France et du France national (contre 10,3% pour l'ensemble des Français). L'électorat catholique centriste se maintient (12,9% des pratiquants) tandis que le vote « catho de gauche » s'efface (21%, soit 15 points de moins que la moyenne nationale).

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La disparition en 1956 de l'Acjf (Association catholique de la jeunesse française), fondée en 1886 et fédérant les mouvements de jeunesse d'Actioncatholique (Jac, Joc...) aurait été le résultat d'un conflit entre deux conc eptions de l'évangélisation et du rapport de l'Eglise au monde. Derrière ces deux visions,le P. Jean-Hugues Soret repère deux philosophies : celle de Maurice Blondel (qui a sa préférence) et celle de Jacques Maritain. Les maritainiens étaient soutenus par les évêques et avaient conquis la Joc. Les blondéliens imprégnaient surtout la Jac. Pour l'auteur, la victoire des premiers sur les seconds expliquerait la politisation des mouvements d'action de jeunesse (et leur déclin). Leur marxisation était en germe chez le Maritain d'Humanisme intégral développé par son disciple turbulent qu'était le P. Chenu. Pour le P. Soret, la philosophie de l'action de Blondel, plus réaliste tout en demeurant intégralement catholique, éviterait ces dérives. Une contribution originale à l'histoire des déchirements de l'Église de France au XXe siècle.

 


Philosophies de l'action catholique

Cerf, 496 p., 44 €

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L’Union internationale des juristes catholiques et la Confédération des juristes catholiques de France organisent un congrès international à Madrid les 12 et 13 novembre prochains sur le thème L'État et la conscience. Outre le cardinal Tauran et Mgr Burke, des conférenciers de qualité traiteront des questions brûlantes telles que celle de l'objection de conscience face à l'Etat moderne et post-moderne.

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La lettre des chrétiens actifs

Chrétiens dans la Cité
 
Ce bloc-notes n'est que la vitrine de Chrétiens dans la Cité, lettre d'information "papier" ouverte à toutes les initiatives politiques, sociales et économiques. Economie solidaire, théologie politique, nouvelle évangélisation, défense de la vie, école missionnaire, projets des communautés chrétiennes, doctrine sociale de l'Eglise: les chrétiens sont sur tous les fronts. Concise (4 pages), facile à lire, sans bavardages, parce que vous n'avez pas le temps de tout lire, mais vous voulez connaître l'essentiel.


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Chrétiens dans la Cité
17 rue Manessier
94130 NOGENT SUR MARNE
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Qui sommes-nous ?

Chrétiens dans la Cité n'est pas une association mais une lettre d'information indépendante dirigée par Denis Sureau, 51 ans, qui édite également la revue mensuelle Transmettre pour l'évangélisation de l'enfance. Il est aussi président des Editions de L'Homme Nouveau. Philosophe de formation, il a notamment publié Retour à la politique (DMM, 1995), Petite somme politique, anthologie de textes politiques de saint Thomas d'Aquin (Téqui, 1997) et Prières devant le Saint Sacrement, traduction et commentaire des prières de saint Thomas d'Aquin (Ed. de L'Emmanuel, 2002). Ces dernières années, il contribue à faire connaître la nouvelle génération de penseurs chrétiens anglo-saxons, qu'il présente dans son livre Pour une nouvelle théologie politique (Parole et Silence, 2008). Il a assuré la direction éditoriale des livres de William Cavanaugh Etre consommé (Ed. de L'Homme Nouveau, 2007) et Le Mythe de la violence religieuse (Ed. de L'Homme Nouveau, 2009).
Curriculum vitae détaillé

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La nouvelle théopolitique


Denis Sureau
Pour une nouvelle théologie politique
Parole et Silence, 174 p., 17 €
Pour commander en ligne (à partir du site Transmettre)

Une nouvelle génération de théologiens se lève dans le monde anglo-saxon. Ils ont entre 30 et 50 ans et de l'énergie à revendre. Catholiques, anglicans, ou protestants, ils bouleversent les vieux clivages, remettent en cause les catégories installées. Disciples de saint Augustin et de Henri de Lubac, marqués par l'enseignement d'Alasdair MacIntyre et de Stanley Hauerwas, ils plaident pour le retour à une théologie libérée de tout complexe d'infériorité.

Penseurs de la Cité de Dieu présente dans la cité des hommes, les nouveaux théologiens refusent la « captivité politique de l'Église » et la mondialisation libérale. Produit d'une raison séculière et donc rétrécie, la modernité fondée sur la violence s'achève dans le nihilisme. S'employant à déconstruire le mythe de l'État moderne salvateur, ils lui opposent l'Église, véritable communauté de référence et de résistance. Puisant dans ses ressources - notamment liturgiques -, elle peut restaurer une amitié politique fondée sur la participation au Christ.

Thomisme subversif, anarchisme eucharistique, aristotélisme révolutionnaire, orthodoxie radicale, augustinisme postmoderne, théologie postlibérale : au-delà du choc des mots, la théologie politique du XXIe siècle est née.

Revue de presse

Caritas in veritate

Denis Sureau a publié un commentaire de la grande encyclique sociale de Benoît XVI
Caritas in veritate



Préface de Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne.
192 pages - 6,50 €




 

For a New Theopolitics

A new generation of theologians is emerging in the anglo-saxon world. Catholics, Anglo-catholics or Methodists, they develop an alternative which rejects all celebrations of the secular reason. This book explores the origin and the themes of post-liberal political theology and presents fifteen scholars who bring fresh perspectives. From the « post-modern critical Augustinianism » of the Radical Orthodoxy project to the Communio circles or Ressourcement thomism, a new political theology is yet born.

Denis Sureau is the author of essays about Thomas Aquinas and politics. He is Editor-in-Chief of the French catholic Editions de L'Homme Nouveau.

Book summary

Introduction

Chapter I - The political theologies of the twentieth century

The Schmitt-Peterson debate

Action Française and Neo-Thomisms

From "Political Theology" to "Liberation Theology"

Henri de Lubac at the turn of contemporary theology

Chapter 2 - The Church as Communion: After Vatican II

David Schindler or how to be American, anti-liberal, and theologian of communion

Tracey Rowland or postmodern Augustinian Thomism

Aidan Nichols or the revival of Christianity

Chapter 3 - Morality: the wind rises

Alasdair MacIntyre or revolutionary Aristotelianism

Stanley Hauerwas or the Kingdom of Peace

John Porter or natural law rediscovered

Therese Lysaught or the search for a Christian bioethics

Chapter 4 - Radical Orthodoxy: the Cambridge revolution

John Milbank or beyond secular reason

Catherine Pickstock or how an Anglican theologian rethinks the truth about the Mass.

Chapter 5 - Exercises of theopolitical imagination

John Howard Yoder or the politics of Jesus

Oliver O'Donovan or the Biblical roots of politics

William Cavanaugh or Eucharistic anarchy

Emmanuel Katongole or the new African theopolitics

Stephen Long or theological critique of capitalism

Daniel Bell or to think of God in the city after the end of history

      Appendix: European Cousins

 
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